Question? Quitter

La violence psychologique

Comment la reconnaître?

C’est la violence la plus méconnue. Elle peut être subtile et difficile à identifier. Propos dénigrants, humiliations, interdictions, contrôle, menaces, intimidations… Les agressions psychologiques ne laissent pas de marques sur le corps, mais elles font très mal et peuvent terroriser. Jamais anodine, cette violence atteint profondément l’estime de soi et la santé des victimes.

Ecouter notre premier podcast qui traite le sujet en cliquant sur ce lien: Épisode 1 – violences invisibles: les violences psychologiques et économiques.

Nier les choix de sa/son partenaire
Imposer ses goûts, ses vues à sa/son partenaire (alimentation, loisirs, fréquentations, etc.), choisir à sa place (coiffure, habillement, etc.), prendre des décisions importantes sans la/le consulter, lui dicter sa conduite, lui donner des ordres… Le/la partenaire violent-e prend le dessus, empêche l’autre de vivre librement. Il/elle dit savoir mieux qu’elle ce qui est bon pour l’autre partenaire qui doit se plier à sa volonté. C’est une première forme de violence psychologique.
Dénigrer, rabaisser
La violence psychologique inclut les propos dénigrants, méprisants, que le/la partenaire adresse parfois devant d’autres personnes. Tout peut être rabaissé: les capacités intellectuelles, les idées, les émotions, le physique, les proches, le passé, la façon d’élever les enfants, de tenir la maison, de faire la cuisine… Par exemple: « t’y arriveras pas, t’as pas le niveau », « t’es folle, tu dis n’importe quoi », « t’es sans cesse en train de pleurnicher »,
« regarde de quoi t’as l’air », « t’es qu’un incapable », « t’es bonne à rien ». L’enthousiasme, la bonne humeur de la/du partenaire, ses manifestations d’affection peuvent aussi être attaqués. Le partenaire violent fait croire à l’autre qu’elle/il ne vaut rien et lui renvoie une image d’incompétence et de nullité.
Insulter, humilier, ignorer
La violence psychologique s’exprime aussi sous forme d’insultes, d’injures, de propos grossiers, ou encore d’humiliations: lever les yeux au ciel, tourner le dos, ricaner, cracher, roter, péter, etc. Ce peut être aussi interrompre sans cesse sa/son partenaire, ne pas l’écouter ni lui répondre, ou l’ignorer, refuser de lui parler pendant plusieurs jours sans donner d’explications.
Isoler, surveiller, harceler
« Si tu m’aimes, ne va pas à ton rendez-vous », « tu préfères ta famille à moi », « ta copine a une mauvaise influence sur toi », « je n’aime pas que tu fréquentes tes collègues de travail », etc. La violence psychologique inclut les actes liés à la jalousie, à la volonté de posséder l’autre. Par exemple exiger de sa/son partenaire une présence continue et exclusive, la/le réveiller la nuit, l’empêcher de voir ses proches, lui interdire de sortir seul-e, d’aller dans certains endroits, surveiller ses appels téléphoniques, ses sms, son courrier, ses réseaux sociaux (facebook, instagram etc.). Le contrôle exercé par le/la partenaire peut déboucher sur du harcèlement: questionner à répétition, l’accuser, arriver à l’improviste ou l’appeler sans cesse pour vérifier son emploi du temps, etc.
Menacer
La violence psychologique comprend les menaces, par exemple de couper les vivres, de s’en prendre aux proches, aux enfants, de les enlever, de frapper ou tuer la/le partenaire, de se suicider: « tu la fermes ou je t’étrangle », « si je te revois avec elle, ça va mal aller », « si tu sors, tu vas le regretter », « fais gaffe, je suis capable de tout », « si tu pars, tu reverras jamais les enfants / je tue le chien / je te fais la peau / je me fous en l’air ».
Intimider
Les comportements d’intimidation font aussi partie de la violence psychologique: prendre un regard noir, crier, hurler ou à l’inverse baisser le ton, prendre sa voix la plus suave, voire chuchoter pour effrayer sa/son partenaire, détruire ses effets personnels, claquer les portes, casser des objets de la maison, conduire la voiture à toute allure, frapper dans les murs, dans les portes, maltraiter un animal domestique, etc. Le/la partenaire violent-e fait la démonstration de sa force et menace d’aller plus loin.

Questions sur la violence psychologique

> Je cherche un avocat spécialisé dans les violences conjugales

11 novembre 2020 - Oli...


Bonjour,

je cherche un avocat sur Genève, Nyon et expert en cas de relations conjugales avec narcissiques pervers.



Notre réponse


Bonjour Madame,

Vous recherchez un-e avocat-e qui connaît bien le domaine des violences au sein du couple.

Dans le canton de vaud, il existe l'association des Avocats Ressources en matière de violence domestique. Vous trouverez sur ce site les contacts des membres. Vous pouvez également les appeler au 021 317 50 81 ou leur écrire par e-mail (info@arvd.ch).

Dans le canton de Genève, vous pouvez contacter le Centre LAVI (022 320 01 02) qui pourra vous donner les coordonées des avocat-e-s spécialistes de la région. Il existe également le Centre Social Protestant (022 807 07 00) qui répond aux questions juridiques. Les intervenant-e-s sont sensibles à la thématique de la violence conjugale. Dans le canton de Vaud, il existe également ces deux insititutions, que vous pouvez contacter aux numéros 021 631 03 00 pour le Centre LAVI (qui pourra vous fournir un contact sur Nyon) et 021560 60 60 pour le CSP.

Nous espérons que vous trouverez l'accompagnement dont vous avez besoin pendant cette période, qui nous l'imaginons, est difficile pour vous. Si vous avez d'autres questions ou que vous souhaitez nous donner de vos nouvelles, vous pouvez nous écrire à nouveau. Prenez soin de vous.

> Comment réussir à réellement mettre fin à une relation toxique?

13 novembre 2020 - Nin...


Bonjour,

Je vous ai déjà écrit en parlant de mon ex-compagnon qui était dénigrant, contrôlant, possessif, colérique. Je trouve horrible de décrire cela comme ça, j'ai pas envie de dire du mal de lui. J'ai l'impression que on pensera que j'essaye de me dédoiner de ma responsabilité dans ma propre situation.

Bref, je l'ai quitté. J'ai pris un studio. Il est reparti dans son canton. J'ai pu récupérer mes chats. Mon problème actuel : il a tellement insisté que je l'ai revu et on a eu une discussion très émotionnelle sur ce qui s'est passé, sur ce qui m'avait blessé aussi. Il a dit que jamais il avait dit ça, que j'ai mal compris, que si il l'a dit en tous cas pas avec ces mots et que en tous cas il ne se souvient plus. Finalement il s'est excusé que je l'aie compris comme ça....

Et il m'a demandé pourquoi j'acceptais encore de lui parler vu ce que j'avais compris, que à ma place il aurait refusé tout contact. Et là, je lui ai dit que j'y arrivais pas car je tenais encore à lui. Et j'aurai pas dû. Je regrette de lui avoir dit je t'aime car même si c'est vrai, à partir de ce moment-là, ça a recommencé le numéro de charme. Et je sais que c'est malsain. Il ne veut pas changer, ça il me l'a dit clairement. Et on a aussi établi que ni lui ni moi ne voulons redevenir un couple. Lui car à ses yeux je suis une "traitresse" qui ne respecte pas certaines "valeurs", moi car je veux plus revivre ce que j'ai vécu.

Mais on se voit tous les dimanches pour regarder un film ensemble, se faire des calins, se raconter sa semaine et dormir dans les bras l'un de l'autre... La seule barrière encore effective est que j'ai refusé et je continue de refuser de lui donner mon adresse. Car il était venu chez mes parents quand je m'y étais réfugiée et aussi sur mon lieu de travail, alors j'ai pas confiance qu'il aie mon adresse.

Comment faire pour réussir à ne plus lui répondre? A ne plus céder et aller le voir? A ne plus être comme alcoolique rn sevrage qui est content d'avoir tenu 4 jours puis rechute encore et encore? Je sais que cette relation détruit ma santé mentale. Mais là, étant loin, j'ai "que le positif" et je sais que c'est pas viable long terme mais comment faire le pas?

J'ai peur que ce semblant d'équilibre, ce win-win soit juste la première étape pour un nouveau tour de manège... Je ne sais plus vraiment comment faire. Lutter contre cette envie de le revoir m'épuise. Merci par avance pour votre écoute.



Notre réponse


Bonjour Madame,

Depuis notre premier échange, vous avez décidé de quitter votre ex-compagnon, vivant chacun dans des cantons différents. Toutefois, après quelques temps, vous avez repris contact et vous avez discuté de la situation avec plus de recul. Vous vous êtes mis d’accord sur le faite que vous ne souhaitiez pas vous remettre en couple car lui ne veut pas changer de comportement. Vous vous voyez tout de même tous les week-ends et continuez à vous écrire des messages, ce qui vous épuise mentalement. Vous nous demandez comment faire pour couper contact définitivement. 

Il sembleraient que vous soyez retombée dans de nouvelles habitudes relationnelles, ce qui n’aide pas à la rupture.

Vous dites que cela vous épuise et il est temps de prendre soin de vous. Une manière d’arrêter cette relation épuisante serait de faire vos adieux en lui expliquant que vous ne souhaitez plus de cette relation sociale, quelle qu’elle soit et d’effacer son numéro, ainsi que de le bloquer. Ce serait une façon de ne plus recevoir ses messages et d’être tentée à nouveau. 

Si cette solution ne vous semble pas possible pour le moment, quelle est la cause qui vous empêche de faire le pas?

Peut-être que vous pourriez y réfléchir avec un-e thérapeute ou un-e intervenant-e du Centre d’accueil de MalleyPrairie (021 620 76 76) qui pourra vous accompagner dans cette démarche de fin de relation.

Une manière de se détacher de quelqu’un est également le regain de confiance en soi qui permet de ne plus se sentir mal si l’autre n’est pas là. Vous pouvez également travailler à renforcer votre estime avec ces professionnel-le-s qui vous donneront plusieurs outils pour se faire. Il existe également de nombreux livres en librairies sur le développement personnel et l’estime de soi.

Nous espérons que nos conseils vous aideront à sortir de cette situation fatigante et nous vous envoyons plein de courage pour la suite. Nous vous adressons nos meilleurs messages.

> Peut-on pardonner à un colérique s’il commence une thérapie?

22 novembre 2020 - Elf...


Au début ses colères étaient déjà un soucis. Mais cela se limitait à quelques objets qui volent, et des mots fait pour être blessant. Et puis cela faisait presque un an qu'il n'y avait plus eu de grosse colère. Avec le confinement il a commencé à déprimer. Et à prendre du Xanax en excès. Cela l'avait mit dans un état de colère presque permanant, extrêmement irritable et prêt à faire une crise de colère pour presque tout et n'importe quoi. Avec beaucoup de négativité en prime.

J'ai tenté de le soutenir du mieux possible malgré la situation invivable, et puis c'est monté d'un cran. Pas de coup de points, plus des grosse claque et un coup de boule où il n'a clairement pas mit toute sa force. J'ai pu le faire partir pour me préserver. Mais cela l'a remit dans son état normal, il dit m'aimer comme un fou, qu'il regrette et qu'il accepte de faire une thérapie de couple ou personnelle pour son soucis de colère.

Dans on état normal c'est quelqu'un d'adorable, doux attentionné. Tout le contraire de ce qu'il a montré en confinement.

Peut-on pardonner ou ne doit on pas pardonner? Evidemment que je l'aime et ai envie d'y croire mais après ce qui s'est passé...

Il m'a menacé de mort lors de colère, menacé ma famille, mes animaux. Enormément de violence verbale (insulte, rabaissement) alors que ses colères d'avant se contentait de dire des choses blessantes.

Je suis une personne qui souffre d'une trop forte émotivité et j'ai vécu un vrai enfer confiné avec lui.

Les choses si je pardonne ne vont-elles pas forcement recommencé? Le Xanax n'a t'il pas énormément contribuer?Mon caractère qui fait que je ne me soumet pas à ses colères et lui tienne tête? Etait-ce un concours de circonstance ou forcément une situation qui tôt ou tard recommencera?

Je me sens perdue entre ma tête et mon coeur.



Notre réponse


Bonjour Madame,

Vous décrivez votre partenaire comme quelqu’un de colérique et qui a agi violemment psychologiquement puis physiquement. Il a également menacé votre famille et vos animaux. Son dérapage physique l’a fait prendre conscience de ses agissements et il dit regretter ses actes, vous aimer et commencer une thérapie pour que la situation de violence s’arrête. Vous nous demandez si lui pardonner dans le cas où il fait un travail thérapeutique pourrait s’envisager et nous comprenons que vous vous posez également la question de la responsabilité.

Nous comprenons vos doutes et vos peurs pour la suite et nous sommes désolé-e-s de ce que vous avez vécu.

Tout d’abord, il faut savoir que la violence n’est pas une fatalité et il est possible de ne plus y recourir en ayant un soutien extérieur adapté. Il est très important que votre partenaire suivent les recommandations des professionnel-le-s et fasse un réel travail sur la gestion de sa colère pour agir d’une autre manière que par la violence lorsque celle-ci monte. À Genève, nous pouvons lui conseiller de consulter auprès de VIRES, une association qui aide les personnes ayant recours à la violence. Pour les contacter par téléphone: 022 328 44 33 ou par Email: vires@bluewin.ch .


Par ailleurs, nous lui suggérons vivement de contrôler sa prise de Xanax avec un-e psychiatre. Les substances psycho-pharmacologiques ont de nombreux effets et doivent être pris de manière consciencieuse car elles peuvent être dangereuses et influencer son état psychique.

Par contre, nous tenons à souligner que les substances (drogues ou médicaments) ne rendent pas violent-e, elles peuvent par contre amener à manifester plus rapidement ou plus intensément une violence déjà présente en lui. Quoi qu'il en soit, la personne qui recourt à la violence est seule responsable de ses actes et pour qu'un travail sur soi puisse porter ses fruits, il est nécessaire que votre partenaire reconnaisse sa responsabilité.


Par rapport aux comportements de violence que vous nous avez cités, quel que soit le type, tous sont interdits par la loi en Suisse. Ils sont source de destruction de la relation de couple et néfastes pour la personne qui les subit. Il est donc important de ne pas les minimiser et vous en protéger est important car la violence à tendance à se répéter et s’intensifier avec le temps si rien n'est entrepris pour y mettre un terme. En cas de nécessité, à Genève, toute personne victime de violence peut contacter l’association AVVEC pour être soutenue pour trouver des solutions (tél.: 022 797 10 10). N’hésitez pas à les contacter, les intervenant-e-s peuvent vous accompagner jusqu’à ce que la situation s’améliore, quoi que vous décidiez.

De votre côté, vous nous dites avoir une souffrance liée à vos émotions. La violence a des conséquences sur la personne qui la subit (sentiment de culpabilité, état d'alerte permanent, estime de soi qui s'effondre etc.) et ce que vous décrivez peut être le résultat de ces violences. Aussi, votre "caractère" n'est ni responsable ni un facteur ayant contribué aux agissements de votre conjoint. N’hésitez pas à demander de l’aide à un-e thérapeute si vous souhaitez en parler et vous sentir mieux. 

Nous espérons que ces informations aideront votre réflexion et que nos orientations vous permettront de sortir de la violence. Si vous avez d’autres questions ou si vous souhaitez nous donner de vos nouvelles, notre porte reste ouverte. Prenez bien soin de vous.

> Mon fils vit de la violence au sein de son couple, pouvez-vous l’aider?

25 novembre 2020 - Mam...


Bonjour,

mon fils d'une vingtaine d'année a une relation avec une fille un peu plus âgée. Ils sont jaloux, méfiants.

Elle le tape, griffes, mord... elle lui a jeté ses habits dehors, le menace en prenant des photos de si il lui fait un bleus... Désormais il pense quand habitant avec tout ira mieux!

Nous parents allons le laisser partir, mais pouvez-vous l’aider si besoin, car il a honte j’ai l’impression il dis que c’est ça faute si elle réagit comme ça!



Notre réponse


Bonjour Madame,

Vous nous écrivez au sujet de votre fils et sa compagne. Il subit des violences psychologiques et physiques de sa part. Votre message laisse entendre qu'il a lui aussi recourt à la violence physique envers elle. Ces comportements, dont certains peuvent être poursuivi par la loi, nous alertent.

Nous comprenons que vous souhaitiez vous assurer qu'il puisse trouver de l'aide s'il le souhaite, d'autant plus qu'il compte quitter le domicile familial pour emménager avec elle. Vous avez fais un pas important en décidant de parler de ce qui lui arrive.

Votre fils étant majeur, vous ne pouvez ni lui interdire de quitter la maison, ni le forcer à demander de l'aide, mais il est possible d'avoir un impact en transmettant des messages clairs sur la violence dans le couple et la responsabilité de chacun-e et en l'orientant vers des professionnel-le-s formé-e-s aux enjeux de la violence dans le couple.

Une fois engagé, le cycle de la violence au sein d'un couple est difficile à enrayer sans aide extérieure. Plus le temps passe, plus la fréquence et l'intensité des violences tendent à augmenter. Les conséquences sont multiples, et concernent tant la santé mentale et physique de chaque partenaire, que la qualité de la relation à deux. Les personnes se sentent souvent honteuses après un épisode de violence, n'osent pas parler de ce qui leur arrive ou pensent que tout est de leur faute.

Il est important de distinguer quelles sont les responsabilités de chacun-e. Rien ne justifie la violence : c'est la personne qui décide d'avoir un comportement ou une attitude violente qui en est seule responsable, et qui doit agir pour que cela ne se reproduise plus. Les actions de sa compagne ne sont pas de la faute de votre fils, même s'il en a l'impression. Par contre, votre fils est responsable de toute forme de violence que lui a exercé envers sa compagne, et c'est à lui de prendre des mesures pour changer son fonctionnement.

La violence n'est pas une fatalité. Avec de l'aide extérieure, il est possible de sortir de la honte, de la culpabilité et de l'isolement, et de trouver des solutions pour briser le cycle de la violence.

Au centre de prévention de l'Ale (CPAle), votre fils et sa compagne peuvent être accompagnés et conseillés individuellement ou en couple. Sur le cours de plusieurs entretiens (confidentiels et gratuits), des professionnel-le-s pourront les aider à d'identifier les situations à risque et  trouver des alternatives à la violence. Une première consultation peut être fixée de suite au 021 321 24 00, du lundi au vendredi de 8h à 12h et de 13h à 17h.

Il est aussi possible de faire appel au Centre d'accueil MalleyPraire, qui oeuvre de pair avec le CPAle. Le centre organise des consultations ambulatoires (confidentielles et gratuites) dans le canton de Vaud visant à informer les hommes et les femmes victimes de violences dans leur couple des démarches qu'elles peuvent entreprendre pour se protéger et faire évoluer leur situation. La prise de rendez-vous se fait également par téléphone, au 021 620 76 76, du lundi au vendredi de 8h - 12h et de 14h à 18h.

N'hésitez pas à nous écrire à nouveau avec d'autres questions, des précisions supplémentaires  et/ou pour nous tenir au courant de l'évolution de la situation. Nous sommes également là pour votre fils s'il souhaite nous écrire directement avec des questions quant à sa relation de couple.

Nous sommes de tout coeur avec vous et vous envoyons nos meilleures pensées.

> Le mari d’une connaissance fait du chantage affectif et menace de se suicider si elle le quitte

30 novembre 2020 - 083...


Pour une connaissance qui a un mari qui fait du chantage affectif chaque fois que la séparation est évoquée (menace de suicide). Souvent des cris devant les petits. Elle et son mari ont pris les choses en main pour éviter le divorce et faire souffrir les enfants. Ils suivent une thérapie de couple plus un suivi en parallèle chez un psychiatre.

Seulement ils ont été signalé à l’organe de protection de l’enfant. Elle a fait de ses enfants une priorité depuis leur naissance et s’en occupe très bien, elle a peur qu’on lui retire ses enfants elle en serait dévastée.



Notre réponse


Bonjour,

Vous nous écrivez au sujet d'une connaissance qui subit des violences psychologiques (menace au suicide) dans son couple. Son mari et elle ont déjà engagé plusieurs démarches auprès de professionnel-le-s, avec l'objectif de faire perdurer leur couple et protéger leurs enfants. Suite à un signalement auprès de l'organe de la protection de l'enfant (OPE), votre connaissance a peur qu'on lui retire ses enfants.

Nous comprenons de part votre message que vous vous inquiétez quant aux conséquences de ce signalement. Nous ne pouvons pas nous prononcer sur cette situation qui est actuellement prise en charge par l’OPE. Nous pouvons cependant vous rassurer sur le fait qu’un signalement ne signifie pas automatiquement que la garde de ses enfants sera retirée à votre connaissance. L’objectif des intervenant-e-s de l’OPE est d’évaluer les situations qui lui sont signalées afin de s'assurer le bon développement des enfants n'est pas mis en danger. Cela peut passer entre autres par des mesures de soutien et de conseil éducatif aux parents. De plus, les démarches que votre connaissance et son mari ont déjà entreprises en amont du signalement (thérapie de couple et suivi psychiatrique) attestent de leur volonté d’agir pour préserver le bien-être de leurs enfants et leur seront sûrement favorables dans l’évaluation de l’OPE.

En complément, vous pouvez proposer à votre connaissance de contacter la Fondation L'essentielles, localisée dans le canton du Valais. Elle pourra y trouver une écoute attentive et du soutien auprès d'une équipe formée à venir en aide aux victimes de violences psychologiques dans le couple. Leurs prestations sont toutes confidentielles et incluent un accompagnement pour les démarches administratives, des entretiens individuels pour faire le point sur sa situation, ainsi que des moments d'échange en groupe avec des personnes ayant vécu une situation similaire. La fondation peut être contactée tous les jours au 079 320 98 70.

Nous restons à votre disposition si vous souhaitez nous poser une question, donner plus d'informations sur la situation, ou nous informer de sa progression. Nous vous souhaitons le meilleur pour la suite et vous envoyons nos meilleures pensées.

> Est-ce de la violence conjugale?

01 décembre 2020 - L1C...


Je suis en couple depuis 5 ans et depuis 3 ans j'ai observé une vraie dégringolade de l'ambiance de la relation. Nous sommes en tension constante et il y a plus de conflits que de moments heureux. Nous sommes en thérapie depuis un moment, mais la thérapeute m'a dernièrement proposée un suivi en individuel, qui tourne principalement autour de la thématique "pourquoi j'accepte cette relation"... ce qui m'a évidemment poussé à faire plus de recherches.

Pour les détails de nos conflits: mon mari se vexe pour un rien et entre dans des bouderies sans fin. Cela peut durer des semaines. On ne peut tout simplement pas être d'avis contraires. Une spirale s'enclenche alors, qui ne termine que si je capitule ou par un gros clash où on parle de séparation (voire on la concrétise, pour revenir sur nos pas le lendemain).

Quand cette sensibilité est blessée, il va "chercher" la tension, en demandant souvent de parler, mais d'une manière non productive, ou tous les problèmes sont soulevés et aucun ne peut-être résolu. Nous avons tenté d'apprendre les manières de communiquer non agressivement mais il ne veut pas les appliquer parce que ça fait "chochotte"). Entre les discussions, dans les moments de tension, il est passif agressif. Plus rarement, des discussions escaladent et il finit par exemple par taper/pousser la table, cogner une porte, jeter un coussin au travers de la pièce, etc.

Lorsque nous allons bien cela ne dure pas 3 jours qu'il lance une bombe émotionelle et détruit ainsi toute la sécurité qu'on a pu reconstruire. Mais tout cela reste peu "épique" (par exemple il me lancera que "malgré notre bonne entente il ne me fait pas confiance", ou alors après un serrage de bras il me dira que "ah oui, je voulais te dire, je trouve ton odeur étrange. C'est pas ton parfum, c'est ton corps. C'est pas encore désagréable, mais je le remarque quand je te serre dans les bras"... Évidemment ça me bouscule, mais est-ce qu'il n'est pas juste franc?... Ou alors des injonctions contradictoires qui font penser à du double lien ("tu es trop carrée avec la nourriture pour notre enfant", mais quand notre enfant a des frites et une part de gâteau un jour il me corrige en disant "faut que tu arrêtes de penser que tu le nourris bien, ton enfant...") je sais plus quoi faire pour faire bien. Ce sont toutes de petites choses.

Mais je sens que ma boussole intérieure se dérègle. Je ne suis même plus sûre de ce que je pense (je me questionne beaucoup sur mes limites, peut-être à être trop rigide dans mon éducation, ou trop directe dans mes propos, ou peut-être à vouloir trop...? ) ce sont toutes des pensées que je n'avais pas au début et nos 2 premières années ces caractéristiques ne semblaient pas le gêner...

Je ne vous demande pas un diagnostic... il y a bien trop peu d'éléments et ils ne sont décrits que par moi (qui n'ai d'ailleurs pas non plus un tempérament à subir, d'où les conflits nombreux). Mais je me sens perdre pieds. D'autant plus que je n'arrive pas à mettre fin à cette relation, alors qu'elle m'agresse bien trop souvent. Il m'a appelée "pute" et je l'ai laissé revenir... je ne me comprends plus... qu'est ce qui est juste de la répartie ou une réaction sous le coup de la colère, et/ou des aspects culturels/familiaux (par exemple tout le mond ne réagit pas fortement aux insultes, et dans certaines familles elles sont même monnaie courante sans créer de problème) et qu'est-ce qui est violence conjugale...?

Je suis en zone trouble et je ne sais pas si je me victimise ou si c'est vraiment un glissement vers de la violence... Je pense que j'ai juste besoin de verbaliser mon ressenti de manière clair et voir qu'il est entendu. Je vais évidemment reprendre cette thématique plus directement avec ma thérapeute, mais nous avons du annuler les dernières séances à cause du covid et d'isolement par-ci, par-là



Notre réponse


Bonjour Madame,

En couple depuis 5 ans, vous observez une détérioration de votre relation de couple depuis 3 ans et avez décidé d'entreprendre une thérapie de couple. Votre thérapeute vous a proposé un suivi individuel et cette démarche suscite en vous des questionnements et des doutes sur votre relation. De manière plus générale, vous vous sentez "déboussoulée" et vous ne savez plus quoi penser. Nous comprenons dans votre message que vous vous questionnez aussi sur la violence conjugale et vous vous demandez si c'est ce que vous vivez ou du moins si c'est la direction que prend votre relation.

Nous allons vous donner quelques éléments de réflexion qui, nous l'espérons, pourront vous aider.

Dans une relation de couple comme dans tout type de relation, les conflits peuvent survenir. Un conflit cristallise une opposition ou un désaccord sur un objet particulier et il met en présence deux personnes qui se trouvent sur un même plan d’égalité, deux sujets, en capacité l’un et l’autre d’exprimer et de faire valoir leur point de vue.  Chaque protagoniste a une liberté d'expression et leur intention est d'avoir raison sur le sujet conflictuel. Au final, il n'y a pas d'effets délétères sur les personnes.

A contrario, lorsqu'il y a de la violence au sein d'une relation, l'autre n'est pas placé sur un pied d'égalité et un compromis ne peut pas être trouvé puisqu'il s'agit d'avoir le pouvoir sur l'autre, le conflit n'étant qu'un prétexte pour arriver à cela. La personne auteure de violence cherche sous n'importe quel prétexte à vérifier et à réaffirmer sa domination sur la personne victime. Un cycle de la violence, qui se répète, se met alors en place. Enfin, la violence a des conséquences négatives sur tout le monde: en premier lieu sur la victime (peur, honte, culpabilisation, doutes etc...) mais aussi sur la personne auteure.  Les enfants lorsqu'ils sont témoins de violence sont aussi impactés et eux aussi victimes.

La violence au sein du couple , surtout lorsqu'elle est psychologique, n'est pas toujours facile à identifier puisqu'elle peut être subtile: propos dénigrants, contradictions (il est impossible pour la personne victime de "bien faire"), menaces, intimidations... Elle ne laisse pas de marques sur le corps mais n'est pour autant pas anodine pour la santé psychique et l'estime de soi de la personne victime.

Est-ce que ces éléments font écho à ce que vous pouvez vivre?

Nous souhaitons saluer tout ce que vous mettez en place: thérapie de couple, thérapie individuelle, tentative de mise en place de communication non violente ainsi que nous écrire afin de verbaliser ce que vous ressentez en attendant d'avoir un entretien avec votre thérapeute. Vous faites preuve de grandes ressources pour avancer de manière constructive pour votre bien-être, celui de votre couple et de votre famille or cela est loin d'être une manière de se victimiser. Pour qu'une thérapie de couple porte ses fruits, il est nécessaire que chacun-e soit prêt-e à prendre sa part de responsabilité et a rééllement engager un travail sur soi. Nous vous encourageons également à rester à l'écoute de vos signaux "d'alarme" intérieurs: ne plus savoir quoi penser, avoir le sentiment de perdre pieds , se sentir en zone trouble.

Nous espérons que vous pourrez prochainement pouvoir reprendre ces différents éléments avec votre thérapeute afin d'avancer dans votre cheminement.

Nous restons bien sûr à votre disposition si vous souhaitez nous réécrire, nous poser d'autres questions ou tout simplement nous donner de vos nouvelles. Nos meilleures pensées vous accompagnent et nous vous souhaitons que "votre boussole intérieure" retrouve son équilibre.

> Je ne suis pas sûre si ce que je vis est normal

08 décembre 2020 - viv...


Bonjour,

Je suis séparée du papa de mes enfants depuis plus de 4 ans. Depuis que je l'ai rencontré, j'ai fait mon possible pour qu'il soit heureux, mais son caractère insatisfait l'a toujours empêché d'être bien. Nous avons eu des enfants et depuis la naissance du dernier il est devenu très agressif. Il me hurlait dessus, criait dans la maison tout le temps. Je l'ai finalement quitté.

Aujourd'hui, après 4 ans je me sens encore dans une sorte d'emprise. Il enchaine les procédures au Tribunal pour m'affaiblir. Il n'y a aucun contact entre nous mais quand je dois l'affronter en face à face pour discuter pour les enfants, je me sens déstabilisée et je dois me préparer car j'angoisse. Pour exemple, je dois refaire les passeports des enfants et je lui ai demandé de me les donner que je puisse aller au rendez-vous. Il ne veut pas me les remettre et va y aller lui-même. Je me sens prise au piège et sous pression. C'est un moyen pour lui de nous contrôler à distance, puisque je ne peux pas agir sans son accord et ce n'est pas la première fois qu'il refuse de me donner les papiers pour m'empêcher de faire quelque chose. Je sens aussi que mes enfants ont peur de lui demander des choses et ne se sentent pas naturels quand ils sont avec lui.

A plusieurs reprises, il m'a crié dessus et je rentre encore dans une peur excessive. Mes amis me disent parfois que j'agis comme une femme battue. Moi je sais qu'il ne m'a jamais frappé, qu'il me fait mal au coeur et qu'il ne fait pas exprès d'être méchant. Avant que l'on se sépare, je suis quelque fois tombée dans les pommes car je ne supportais plus ses accès de cris.

Je lui trouve des excuses constamment et je me demande si ma "panique" est bien réelle. Je dois faire quelque chose, mais je n'ai pas envie que mes enfants y soient mêlés. Quelles sont mes options ?



Notre réponse


Bonjour Madame,

Vous nous faites part des agissements du père de vos enfants ainsi que de l'impact de ceux-ci sur vous et vos enfants bien que vous soyez aujourd'hui séparée. Nous comprenons que vous cherchiez à identifer ce que vous vivez et que faire afin que la situation s'améliore.

Les cris, les hurlements réguliers peuvent être des moyens d'intimidation afin d'avoir le pouvoir sur l'autre et ainsi constituer une forme de violence psychologique. Maintenant que vous êtes séparée, vous décrivez que votre ex-conjoint enchaine les procédures au Tribunal et met tout en place afin de garder le contrôle, autrement dit, conserver le pouvoir sur vous et votre liberté de décision/action. Ces éléments nous laissent également penser que vous continuez, malgré la séparation, à être victime de violence psychologique. La violence psychologique est la plus méconnue et difficile à identifier tellement elle peut être subtile. Par ailleurs, elle ne laisse pas de marques sur le corps mais n'en est pas moins délétère pour la santé physique ou psychologique des personnes qui la subissent. Vous le dites dans votre message: vous vous sentez destabilisée, angoissée, prise au piège, sous pression et il vous est même arrivé de tomber dans les pommes tellement les cris étaient insupportables et vos enfants ont également peur lorsqu'ils doivent demander quelque chose à leur père. Ces états sont les conséquences directs de la violence subie dont vous n'êtes pas responsable! Seule la personne qui recourt à la violence est responsable de ces actes quelle que soient les raisons invoquées.

De votre côté, vous avez la responsabilité de tout mettre oeuvre afin de vous protéger du mieux possible ainsi que vos enfants de ce climat néfaste pour votre santé psychique et physique.

Dans le canton Vaud, nous pouvons vous conseiller de prendre contact avec le Centre d'accueil MalleyPrairie afin d'obtenir un entretien avec les intervenant-e-s spécialisé-e-s dans le domaine de la violence au sein du couple. Pour prendre contact: 021 620 76 76 ou par email: info@malleyprairie.ch.Lors de cet entretien, vous pourrez faire le point sur votre situation et réfléchir avec les intervenant-e-s à ce que vous pourriez mettre en place afin de vous protéger vous et vos enfants des intimidations et agressions verbales de votre ex-conjoint. Les entretiens sont gratuits et confidentiels.

Aussi nous nous demandons si vous êtes accompagnée par un-e avocat-e pour régler les différents aspects liés à la séparation (organisation de la garde des enfants par exemple) et les différentes procédures au Tribunal. Dans le canton de Vaud, vous pouvez trouver un-e avocat-e sensibilisé-e à la problématique de la violence conjugale via l'association Avocats ressources en matière de violences domestiques. Pour prendre contact par téléphone.: 021 317 50 81 ou par email: info@arvd.ch.

Le CSP propose également un service juridique où vous pouvez poser vos questions juridiques à des juristes par téléphone 021 560 60 60 ou email info@csp-vd.ch.

En espérant que ces pistes répondent à votre demande, nous restons bien volontiers à votre disposition si vous avez d'autres questions ou si vous souhaitez donner de vos nouvelles. Nous vous souhaitons ainsi qu'à vos enfant  de trouver l'apaisement et la sérénité que vous méritez. Nos meilleurs messages vous accompagnent.

> Mon mari me menace parce que j’ai porté plainte, j’ai besoin d’aide.

13 décembre 2020 - SJL...


mon mari a menacé aujourd'hui qu'en raison du dépôt d'une plainte à la police, il ferait tout ce qu'il pouvait pour payer les frais à ma place. il a également déclaré que personne ne portait même plainte pour avoir poussé, giflé et que la violence psychologique n'avait aucune preuve - quelqu'un peut-il s'il vous plaît aider



Notre réponse


Bonjour Madame,

Après une plainte contre des violences exercées par votre mari, celui-ci vous menace et nie l’effet d’une plainte contre la violence psychologique et physique (bousculade et gifle). Vous aimeriez de l’aide.

La violence, quelle qu’elle soit est interdite par la loi et vous avez fait des démarches qui vont dans ce sens. Nous saluons votre volonté de ne plus tolérer ces actes et de demander de l’aide.

En effet, la plainte est une manière plus forte de dire stop et votre mari essaie certainement de vous faire peur à nouveau pour que vous laissiez tomber vos démarches et reprendre le dessus de la situation.

Pour information, vous pouvez trouver toutes les violences psychologique ici. Il est possible de garder des preuves des échanges de conversations (téléphonique ou messages) ainsi que d’avoir des témoignages de personnes connaissant et ayant vu ou entendu vos disputes violentes. Vous pouvez aussi noter ce que vous vivez dans un carnet ou dans votre téléphone avec les dates et heures.

Les violences physiques ne laissant pas de traces visibles comme bousculer, gifler ainsi que les menaces peuvent bien être poursuivies sur plainte dans un délai de trois mois. 

La violence ayant tendance à se répéter et s’intensifier avec le temps, nous vous encourageons à vous protéger et continuer vos démarches pour sortir de cette situation. Nous vous conseillons vivement de contacter des professionnel-le-s qui pourront vous soutenir et vous informer pendant cette période difficile. Vous pouvez donc contacter le Centre LAVI ( Lausanne 021 631 03 00 ; Aigle 021 631 03 04;  Yverdon 021 631 03 08) pour les questions juridiques et financières en cas de violences conjugales ainsi que le Centre MalleyPrairie (021 620 76 76) dont les intervenant-e-s proposent des entretiens pour trouver des moyens de vous protéger.

N’hésitez pas à les appeler au plus vite. Vous n’êtes pas seule et ces spécialistes vous accompagneront au mieux. Nous vous envoyons nos meilleures pensées et restons disponibles si vous avez d’autres questions. Nous recevons volontiers de vos nouvelles. Prenez soin de vous.

> J’ai peur de dénoncer mon mari. Pourrais-je perdre mon enfant?

13 décembre 2020 - Tou...


J ai des conflits avec mon mari, qui est aggressif et me menace avec des enregistrements qu'il veut utiliser contre moi si je me separe. J ai peur de denoncer. Pourais-je perdre mon enfant?



Notre réponse


Bonjour Madame,

Votre mari menace de vous nuire si vous le quittez, ce qui est une forme de Violence psychologique. Vous nous dites aussi qu'il est agressif et que vous êtes en conflit.

Nous entendons que votre inquiétude principale est votre enfant et que vous avez peur de dénoncer les comportements de votre mari. Vous n'êtes pas seule. Des professionnel-le-s bienveillant-e-s sont là pour vous informer, vous conseiller quant à la possibilité de dénoncer les comportements abusifs de votre mari et vous aider, vous et votre enfant.

Il nous est difficile de répondre à votre question sans connaître plus en détails votre situation et vous encourageons à poursuivre votre démarche auprès de professionnel-le-s qui pourront vous informer et vous accompagner.

Nous vous encourageons vivement à contacter le centre Solidarité Femmes / LAVI de Fribourg au 026 322 22 02 (numéro gratuit et confidentiel) entre 9h-12h et 14h-17h30 les jours de semaine et de 11h à 17h le weekend, ainsi que toutes les nuits de 19h30 à 7h. Une professionnelle pourra vous informer sur vos droits et les démarches que vous pouvez entreprendre pour vous et votre enfant. Demander des informations et des conseils ne vous engage bien sûr à rien, vous restez libre d'entreprendre les démarches que vous souhaitez.


Nous vous proposons aussi de prendre contact avec l'office familial de Fribourg. Leurs professionnel-le-s proposent une écoute attentive, des conseils et diverses formes de soutien aux parents faisant face à de la violence dans leur couple et/ou souhaitant se séparer de leur conjoint-e. Vous pouvez les appeler au 026 322 10 14 ou leur écrire via ce formulaire.

Nous aussi restons à votre disposition si vous souhaitez nous écrire à nouveau avec d'autres questions et/ou pour nous informer sur l'évolution de votre situation. Nous sommes de tout coeur avec vous et vous souhaitons le meilleur pour la suite.

> Violences lors des visites à domicile avec le père de mes enfants, que faire pour me protéger ?

18 décembre 2020 - Mam...


Bonsoir,

Nous sommes séparés avec le papa des enfants. Nous ne sommes pas mariés. Une requête auprès de la justice a été déposée il y a peu de temps. Depuis, la relation coparentale ne fait que de se dégrader (violence psychologique, chantage, et j'en passe...). Dernièrement, j'ai dû faire intervenir la police pour faire sortir le père des enfants de chez moi. Mon avocat est évidemment au courant. Seulement voilà, je ne sais plus quoi faire. Je ne souhaite plus que le père des enfants vienne chez moi (sachant que tant qu'il n'y a pas de décision de justice, le père peut prendre les enfants chez lui pour la journée à titre occasionnel. Sinon, c'est lui qui vient en visite à domicile).

Que faire? Comment faire? Surtout que c'est l'hiver maintenant et se retrouver dehors pendant plusieurs heures n'est pas possible. Et sachant que je suis terrorisée par lui, surtout depuis les derniers évènements.



Notre réponse


Bonjour Madame,

Depuis votre séparation, la relation avec le père de vos enfants s'est fortement dégradée. Vous vivez des violences psychologiques et nous expliquez être terrifiée de lui. Il y a peu, vous avez dû faire appel à la police pour qu'il sorte de chez vous. Vous avez informé votre avocat de la situation et ne voulez plus que votre ex-conjoint entre dans votre domicile.

Les comportements et propos violents peuvent apparaitre ou s'aggraver pendant la période suivant la séparation. Il est important que vous ne restiez pas seule face à cette situation. Vous avez fait un pas important en décidant de parler de ce que vous vivez.

Vous nous expliquez avoir informé votre avocat des comportements violents de votre ex-conjoint. Qu'en a-t-il dit ? Vous a-t-il proposé des ressources pour vous protéger ?

Les professionnelles du centre Solidarité Femmes de Bienne sont formées pour écouter, soutenir et conseiller les femmes dont les (ex-)conjoints ont des propos et/ou des comportements violents. Cela inclut toutes les questions relatives au droit de visite suite à une séparation.  Nous vous encourageons vivement à les appeler au 032 322 03 04 du lundi au vendredi aux horaires suivants ou sur leur ligne d'urgence, le 031 533 03 03. Vous pourrez prendre rendez-vous pour un premier entretien (gratuit et confidentiel) pour faire le point sur votre situation et définir clairement vos options.

S'il désire voir les enfants, préférez l'option où il les prend chez lui pour la journée afin d'éviter qu'il vienne à votre domicile longuement. Si d'ici là une nouvelle confrontation venait à se produire avec votre ex-conjoint, n'hésitez pas à appeler une deuxième fois la police au 117.

Nous vous invitons chaleureusement à nous écrire à nouveau si vous avez d'autres questions et/ou pour nous informer de l'évolution de votre situation. Nous vous souhaitons tout le meilleur pour la suite et vous envoyons nos meilleures pensées.

> Quels moyens juridiques a-t-on à disposition pour faire constater une violence psychologique à son encontre ?

20 décembre 2020 - Tar...


Bonjour, Quels moyens juridiques, légaux a-t-on à disposition pour faire constater une violence psychologique à son encontre ?



Notre réponse


Bonjour Monsieur,

Vous souhaitez savoir quels sont les moyens juridiques pour faire constater la violence psychologique.

Il nous est difficile de répondre avec précision à votre question car nous n'avons que peu d'informations sur le contexte. N'hésitez pas à nous écrire une deuxième fois si notre réponse ne correspond pas à vos attentes et/ou à votre situation.

Pour ce qui est des questions d'ordre juridique, nous vous conseillons de contacter la Permanence juridique du CSP au 022 807 07 07. Un-e juriste pourra vous écouter et vous renseigner en fonction de votre situation. Pendant les fêtes, la permanence est ouverte les 28 et 29 décembre de 10h à 12h et de 14h à 16h. A partir du 4 janvier, les horaires habituels reprennent : une consulation peut être demandée par téléphone du lundi au vendredi de 8h30 à 12h (sauf mardis matins 10h-12h) et de 14h à 17h30.

Le centre LAVI (Loi fédérale sur l'aide aux victimes d'infraction) de Genève peut également être contacté au 022 320 01 02 du lundi au vendredi de 14h à 17. En fonction de votre situation, un-e professionnel-le pourra vous recevoir pour un entretien gratuit et confidentiel pour vous informer sur vos droits et vous accompagner dans vos démarches.

Nous espérons que ces renseignements sauront vous être utile. Nous vous souhaitons le meilleur pour la suite.

> Il m’a poussé contre le mur et m’a menacée de mort.

04 janvier 2021 - Chi...


Je eu un dispute avec mon marie lui m’a puce très fort contre le murs j’ai lui dit q je ne laisser passer plus ce maltraitance est lui m’a menacé de mort je ne c pas qu’à faire on suit lui se calme mais je penser q doit pas laisser continue même que lui a eu un anévrisme cérébral je ne crois pas q ce justifie



Notre réponse


Bonjour Madame,

Lorsque votre mari vous a poussé très fort contre le mur, vous avez dit que vous ne laisserez plus passer ce genre de comportement. Face à ce positionnement de votre part, il a renforcé les violences en vous menaçant de mort. Vous ne savez plus quoi faire de tout ça, et c’est bien compréhensible.

Les violences psychologiques et physiques que vous subissez de votre mari ne sont en rien justifiables, ni par son état de santé, ni par quoi que ce soit d’autre. Vous avez raison de dire que cela ne doit pas continuer, car les violences ont des conséquences sur les personnes qui y sont confrontées

Pourtant, il est probable que votre mari continue à vous maltraiter et mettre votre vie en danger. Sachez que si vous vous sentez menacée, vous pouvez en tout temps appeler la police en faisant le117. Durant leur intervention, ils ont la possibilité d’expulser votre mari de la maison.

Vous pouvez aussi chercher de l’aide auprès de services pouvant vous accompagner dans une démarche de compréhension des violences et vous informer des droits que vous avez.

Adressez-vous au Centre MalleyPrairie, qui propose des consultations ambulatoires confidentielles et non payantes aux femmes victimes de violences, ceci à plusieurs endroits dans le canton de Vaud. Si vous avez des difficultés à comprendre et parler le français, l’entretien pourra se dérouler avec l’aide d’un-e interprète.

De vous pousser ainsi contre le mur ou de vous menacer de mort sont des infractions et vous pouvez contacter le Centre LAVI afin de connaitre vos droits en la matière.

Le Centre de Prévention de l’Ale pourrait accompagner votre conjoint dans un processus de reconnaissance de ses violences et dans des changements significatifs. Charge à votre mari de prendre contact avec eux.

Nous espérons que ces quelques éléments de réponses vous permettront de vous orienter au mieux dans vos démarches. Rappelez-vous que vous n’êtes pas seule, les professionnel-le-s sont là pour vous épauler et vous accompagner dans ce que vous vivez

Avec nos meilleures pensées, nous espérons, Madame, que ces pistes vous donneront la force et le courage pour vous protéger. N'hésitez pas à nous recontacter si vous avez d'autres questions ou pour nous donner de vos nouvelles.

> Comment refuser de se laisser insulter?

04 janvier 2021 - LN2...


Bonjour,

mon conjoint est sous très forte pression dans son travail, une réelle pression qui s'ajoute à une personnalité égocentrique et autoritaire. Il s'énerve pour des riens, n'est jamais disponible pour discuter, s'isole et m'ignore comme si j'étais la cause de tous ses malheurs.

Lorsqu'il en arrive aux insultes, notamment devant les enfants, c'est absolument inacceptable. Mais concrètement, que faire pour refuser cette situation? Dire que c'est inacceptable ne suffit pas. Et je ne peux pas partir. J'ai expliqué mon point de vue, redit que rien ne pouvait justifier de telles insultes, mais il refuse d'écouter, répétant en boucle sa version des faits (qui justifie donc les insultes). Alors concrètement, comment refuser de se laisser insulter?



Notre réponse


Bonjour Madame,

Les insultes de votre conjoint vous sont insupportables. Vous les qualifiez d’inacceptables lorsque les enfants sont présents et vous ne savez que faire de ses comportements où il s’énerve pour un rien.

Vous dites que vous positionner ne suffit pas et vous recherchez une solution concrète pour que ces violences s’arrêtent.

Face à ces violences verbales et psychologiques, vous avez déjà fait beaucoup en lui expliquant votre point de vue et en évoquant l’aspect inacceptable de son comportement.

Que votre conjoint soit sous très forte pression au travail et qu’il ait une personnalité égocentrique et autoritaire, comme vous le mentionnez, n’excuse en rien les insultes. Car elles sont, comme vous le dites, inacceptables et rien ne les justifie.

Votre positionnement est juste mais pour autant, votre conjoint continue à agir sans tenir compte de vos remarques et en restant collé à sa version des faits. Ceci vous pousse à chercher des mesures différentes, pour vous protéger, vous et vos enfants, car ces derniers sont particulièrement vulnérablesaux violences qu’ils subissent, directement ou indirectement.

Ce que vous pouvez changer est la hauteur de la "barricade" que vous tentez de mettre en place pour vous protéger, en annonçant clairement quelles sont vos limites dans le refus des comportements violents de votre conjoint. Si les violences ne diminuent pas et finalement ne disparaissent pas, ces limites pourraient être une mise à distance de votre conjoint, ce qui vous protégera de ce climat délétère.

Vous dites ne pas pouvoir partir. Pourtant, il existe certainement des possibilités pour que soit vous ou votre conjoint puissiez-vous éloigner l’un de l’autre, de façon à retrouver la paix et la sérénité dans votre foyer.

Ces démarches sont difficiles et même si vous avez tenté à plusieurs reprises d’avancer avec votre savoir faire et vos forces, vous pouvez, vous comme lui, demander de l’aide.

Adressez-vous au Centre MalleyPrairie, qui propose des consultations ambulatoires confidentielles et non payantes aux femmes victimes de violences, ceci à plusieurs endroits dans le canton de Vaud.

Le Centre de Prévention de l’Ale pourrait accompagner votre conjoint dans un processus de reconnaissance de ses violences et dans des changements significatifs. Charge à votre mari de prendre contact avec eux.

Vous pouvez aussi consulter en couple. La plateforme couple propose des entretiens pour sortir de situations violentes.

Nous espérons que ces pistes vous donneront le courage de continuer à vous protéger ainsi que vos enfants. Rappelez-vous que vous n’êtes pas seule, les professionnel-le-s sont là pour vous épauler et vous accompagner dans cette situation difficile. Si vous avez d’autres questions, vous pouvez nous écrire à nouveau ainsi que nous donner de vos nouvelles.

Prenez bien soin de vous et de vos enfants. Nos meilleures pensées vous accompagnent.

> Mon épouse présente des troubles psychiques et recourt à la violence verbale

05 janvier 2021 - Lec...


Je vis avec mon épouse qui présente à quasi 100% de certitude des troubles psychiques probablement de type maniaco-dépressif et narcissique. Or, elle ne veut pas aller consulter un médecin.

A part le divorce qui n'entre pas en considération, y-a-t-il une possibilité de l'inciter à consulter AVANT que quelque chose de grave ne se produise ?

Est-ce par exemple qu'une assistante sociale pourrait intervenir, faut-il enregistrer les injures subies, etc. ?



Notre réponse


Bonjour Monsieur,

Vous évoquez dans votre récit votre épouse, qui présente des troubles psychiques et ne veut pas consulter un médecin. Vous semblez inquiet que quelque chose de grave se passe, sans pour autant préciser quelle en serait la nature, et vous demandez si vous pourriez recevoir de l’aide.

Face à une personne présentant des troubles psychiques, il est en effet difficile de trouver une solution pouvant la mettre en sécurité sans obtenir son consentement.

La possibilité de lui venir en aide sans son consentement est un PLAFA (placement à fin d’assistance). Il peut être prononcé par l’autorité de protection (Justice de paix) ou par les médecins de premier recours, les médecins de garde et les médecins délégués au Médecin cantonal.

Votre médecin personnel pourrait vous apporter une aide circonstanciée en lui faisant part de ce que vous vivez et des inquiétudes que vous avez, pour vous et pour votre épouse.

En cas d’urgence, vous pouvez faire appel à la police en téléphonant au 117.

Toutefois, vous aimeriez anticiper les choses avant que se produise quelque chose de grave. Ne sachant pas de quoi il en retourne exactement, nous vous conseillons de ne pas rester seul dans votre situation et de vous confier à des professionnel-le-s

En plus de votre médecin, vous avez la possibilité de consulter le Centre MalleyPrairie, qui propose des consultations ambulatoires confidentielles et non payantes pour des hommes victimes de violences conjugales, à plusieurs endroits dans le canton de Vaud.

Elles ou Ils pourront vous entendre dans ce que vous vivez et vous renseigner sur les possibilités qui vous sont offertes tout en vous épaulant dans vos démarches.

Nous espérons que ces quelques conseils vous permettront de vous orienter au mieux dans les démarches que vous entreprendrez pour vous mettre, vous et votre épouse, en sécurité.

Nous vous souhaitons tout le meilleur pour la suite. N'hésitez pas à nous écrire pour nous donner de vos nouvelles. Cordialement.

> Violence durant la grossesse que faire?

06 janvier 2021 - Noo...


Je suis avec mon conjoint depuis 2018, en 2019 on a eu notre premier enfant, il ma gifler pendant la grossesse et tromper.

Je lai pardonner... mois après, pendant l'ete 2020, il m'as agresser a coups de poing pendant que j'avais l'enfant dans mes bras (heureusement elle n'as pas pris un seule coup).

Maintenant, début 2021, me voilà enceinte du 2eme enfant, toujours sans travail (le covid n'aide pas ma situation, car j'ai toujours travailler dans la restauration) il recommence a montrer son agressivite envers moi, il me jete des affaires, dis que je sers a rien, que je fais rien de bien et qu'il me prendrera les enfants et me laissera das la m...

qu'est que je peux faire pour eviter cette situation? J'en ai marre de tout ça..



Notre réponse


Bonjour Madame,

Vous décrivez être victime de violence physique de la part de votre conjoint depuis 2019. La violence a débuté durant votre première grossesse et a perduré suite à votre accouchement en présence de votre enfant. Vous êtes actuellement enceinte et subissez à nouveau de la violence psychologique importante et vous dites ne plus supporter cette situation. Vous souhaitez savoir ce que vous pouvez faire afin de vous protéger ainsi que vos enfants.

Les actes de violences que vous subissez sont inacceptables et répréhensibles par la loi. Vous en avez marre de cette situation et cela est tout à fait normal: la violence, qu'elle soit physique ou psychologique n'est pas sans conséquences sur la santé des personnes qui la subissent.Actuellement enceinte, vous subissez également les violences et cela en présence de votre petite fille et nous sommes inquièt-e-s pour vous et le bon déroulement de votre grossesse, votre fille mais aussi pour la santé de votre bébé à naître. Nous tenons à souligner que même si votre fille n'a, jusqu'à maintenant, pas reçu directement des coups, elle est aussi impactée par ce contexte de violences auquel elle est confrontée.

La violence semble revenir régulièrement au sein de votre relation et cela laisse penser que vous êtes dans  un cycle de la violence qui se répète et qui a tendance à s'intensifier. Nous savons que, très souvent, sans aide extérieure, il est difficile de briser ce cycle. Dans le canton de Vaud, vous pouvez obtenir de l’aide et du soutien auprès du réseau de professionnel-le-s qui accompagnent les personnes victimes de violences au sein du couple ainsi que leurs enfants.

Pour ce faire, vous pouvez sans attendre prendre contact avec le Centre d’accueil MalleyPrairie au 021/620.76.76 et demander une consultation ambulatoire  à Lausanne ou dans d'autres villes du canton en fonction de votre lieu de domicile et/ou de vos possibilités de déplacements ou non. Vous pourrez parler de votre situation avec un-e intervenant-e qui pourra vous accompagner et réfléchir avec vous à toutes les options qui s’offrent à vous afin de vous protéger ainsi que vos enfants et mettre un terme à cette situation empreinte de violences. Ces entretiens sont gratuits et confidentiels. Le Centre d’accueil MalleyPrairie peut également vous héberger avec votre fille en urgence si vous souhaitez quitter votre domicile pour bénéficier d’une protection et d’un accompagnement individualisé. Mais sachez que vous pouvez en tout temps faire appel à la police au 117 si une nouvelle scène de violence émerge et que vous vous sentez en danger. La police pourra alors expulser immédiatement votre conjoint du logement commun pour une durée maximale de 30 jours.

Le Centre LAVI du canton de Vaud peut également vous recevoir sur rendez-vous à Lausanne, Aigle ou Yverdon et vous aiguiller par rapport à vos droits en tant que victime d’infraction et vous accompagner dans vos démarches juridiques. Vous trouverez ici les numéros de téléphones des différents centres mentionnés. Les services du Centre LAVI sont également gratuits et confidentiels.

Vous avez fait un premier pas en vous confiant sur notre site et nous espérons de tout coeur que vous poursuivrez vos démarches auprès des professionnel-le-s qui pourront vous accompagner afin de vous protéger vous et  vos enfants de toute forme de violence.

En espérant que notre réponse vous aide à y voir plus clair dans votre situation nous restons à votre disposition si vous souhaitez plus d'informations ou nous donner de vos nouvelles. Nos meilleures pensées vous accompagnent.

> Mon mari ne contrôle pas ses nerfs avec moi

10 janvier 2021 - Yol...


Toujours sur les nerfs très nerveux contrôle pas ses nerfs envers moi , injures rabaisser regards déplacés tout ce que je dis fais c’est mal .ma façon d’être est inconsciente immature inadéquate gamine inadmissible insupportable ingérable inquiétante ce qui dit mari filles . Que je suis malade que je vais jamais changer je suis très seule .quitter un domicile avec pression tension pour vivre dans le calme que des inconvénients j’ai subi cela . Je suis bloquée choquée peurs humiliée seule isolée enfermée chambre pas à table irritable sensibilité larmes .m’a jeter sur le lit en me giflant et me tenant fort et disant tu peux crier j’ai rien à foutre peur de personnes . Ma mâchoire je la sentais plus j’avais mal .




Notre réponse


Bonjour Madame,

Vous nous décrivez de fortes violences psychologiques et physiques de votre mari envers vous. Vous vous sentez seule, bloquée, humiliée et isolée et vous avez peur. 

Nous comprenons votre état qui est alarmant. Nous nous inquiétons beaucoup pour vous. Vous avez bien fait de ne pas rester seule et de nous écrire. Ces ressentiments difficiles sont des conséquences directes de la violence dont vous êtes victime. 

Pouvez-vous aller voir un médecin? Il est important de soigner vos blessures et contrôler votre état de santé. Dans le canton de Vaud, vous pouvez y aller gratuitement sur rendez-vous à l’Unité des Médecine des Violences (UMV) le plus proche de chez vous et faire un constat médical confidentiel.

Si vous souhaitez quitter votre domicile pour vous protéger avec vos filles vous avez le droit de partir à tout moment. La violence est interdite par la loi en Suisse. Au Centre d’accueil MalleyPrairie, il existe des hébergements d’urgence pour les personnes victimes de violence conjugale. Vous pouvez les appeler (021 620 76 76) au plus vite et leur demander de l’aide. Ces professionnel-le-s pourront vous aider à sortir de cette situation et vous accompagneront tout au long des démarches nécessaires pour vous. 

Vous n’êtes pas seule et les professionnel-le-s sont là pour vous aider, n’hésitez pas à les contacter rapidement.

Si vous avez d’autres questions ou que vous souhaitez nous donner des nouvelles, notre porte reste ouverte. Nos meilleures pensées vous accompagnent pour la suite. Courage!

> Expulsion du conjoint de l’appartement

12 janvier 2021 - Alb...


Il est fait mention de situation aigüe pour obtenir le départ du conjoint de l appartement. Le fait d' être insultée et menacée est - il suffisant ? Ce soir il y a eu une petite gifle et essayé de casser mon natel quand j ai dit que je voulais appeler la police. Comment ça se passe quand la police arrive ?




Notre réponse


Bonjour Madame,

Vous avez été confrontée à des violences psychologiques et physiques au sein de votre couple. Vous nous écrivez pour nous demander dans quelle situation il y a une expulsion de l'auteur de violence et si cela se fait si vous êtes insultée et menacée. Vous aimeriez aussi savoir comment cela se passe une fois la police sur place. 

Dans les situations de violences conjugales, en cas de domicile commun, l’auteur-e peut être expulsé-e du domicile commun, soit sur demande de la victime, soit par un service désigné par les cantons en cas de crise (art. 28b al. 4 du Code Civil), soit par la police judiciaire dans le canton de Vaud.

En cas de crise (menaces graves ou de violences physiques), vous pouvez appeler la police en urgence au 117. Celle-ci interviendra au plus vite pour vous protéger et vous interrogera ainsi que votre conjoint pour évaluer la situation. Après cette audition, il peut y avoir une expulsion de l’auteur de violence du lieu d’habitation pendant 30 jours (art. 28b, CC).  L’auteur-e des faits devra rendre les clés à la police (qui les remettra à la victime) et faire un rapide sac avec le nécessaire puis quitter les lieux.

Pendant ces 30 jours, l’auteur-e ne peut reprendre contact avec la victime ni encore moins retourner au domicile. Une procédure judiciaire sera ouverte, et à terme, une décision quant au retour à la vie commune ou à une séparation temporaire devra être prise selon le souhait de la victime. S’il y a une demande de séparation provisoire, le juge civile peut statuer dans l’urgence l’attribution du domicile, de la garde des enfants et de la pension.

S'il y a des violences, des menaces ou du harcèlement, la victime peut aussi demander des mesures de protection civiles. Le juge peut ainsi interdire à la ou au partenaire de s’approcher de la victime, et/ou de son domicile et d’autres lieux comme de son lieu de travail, ainsi que de prendre contact avec elle de quelque manière que ce soit (art. 28b, CC).

Nous espérons que ces informations vous aideront à vous protéger et nous restons à disposition pour toute autre question. Nous recevons aussi volontiers de vos nouvelles. Prenez bien soin de vous.

> Je subis de la violence de la part de ma femme depuis des années, que me conseillez-vous?

16 janvier 2021 - Xan...


Bonjour, Je me permets de vous écrire parce que je subi de la violence de la part de ma femme depuis quelques années. Cela se traduit par des gifles, griffures, humiliations, insultes entre autres... Et Il se trouve que ma femme a vécu des situations de violences pendant son enfance car son père frappait sa mère. Je ne sais pas si cela peut servir de "circonstance atténuante".

Je me trouve aussi dans une situation de dépendance vis-à-vis de ma femme parce que nous avons deux enfants en bas âge et que je suis sans travail et n'ai pas de revenus. Cela fait en sorte de me sentir contraint de "rester".

Je me sens sans aucune confiance en moi et ressens comme du stress en sachant que ma femme rentre à la maison, par exemple. Je vous serais reconnaissant de me conseiller au mieux. Merci beaucoup. Cordialement.




Notre réponse


Bonjour Monsieur,

Depuis plusieurs années, vous vivez des violences psychologiques et physiques. Vous nous dites dépendre de votre femme financièrement et vous avez aussi deux enfants en bas âge, ce qui fait que vous vous sentez contraint de rester. La perte de confiance en vous et l’appréhension du retour de votre femme à la maison, qui sont des conséquences de la violence, font partie de votre quotidien.

Vous aimeriez nos conseils pour sortir de cette situation. Oser en parler et demander de l’aide est un grand pas et nous vous en félicitons. 

Tout d’abord, il est vrai que si votre femme a vécu des violences dans son enfance, cela peut être à l’origine de ses comportements. Cependant, cela ne justifie pas la violence, qui est d’ailleurs interdite par la loi en Suisse. 

Nous comprenons que se séparer de votre femme dans ce contexte est délicat. Malheureusement, la violence détruit la relation et défavorise l’ambiance propice au développement de vos enfants dans votre foyer. Il est donc important d’agir, pour vous et pour eux. 

En plus de vous protéger de la violence, qu’aimeriez vous pour votre couple? Pensez-vous que votre femme est consciente que la situation est grave et qu’il est nécessaire que cela change?

Pour vous aider à vous protéger et trouver des moyens financiers si vous souhaitez partir, nous vous conseillons de contacter le Service d'aide aux victimes (SAVI) pour discuter de votre situation. Les intervenant-e-s vous accompagneront dans cette période difficile, quels que soient vos choix, et pourront vous soutenir ainsi que vous informer sur vos droits. Les entretiens sont sur rendez-vous, gratuits et confidentiels. Une permanence téléphonique, tous les jours de la semaine de 18h-21h ou le samedi de 9h à 12h est à disposition (032 886 46 36). Ces professionnel-le-s de la violence sont là pour vous aider, n’hésitez donc pas à les appeler au plus vite.

Si vous avez d’autres questions ou que vous souhaitez nous donner des nouvelles, notre porte reste ouverte. Nos meilleures pensées vous accompagnent. 

> Connaissez-vous un groupe de parole pour femmes victimes de violences?

19 janvier 2021 - fl0...


Bonsoir,

Je vous écris car je sors d'une relation abusive de 2 ans avec une personne qui a abusé de moi sexuellement et émotionnellement. Je suis bien entourée, suivie par une psychologue depuis 2 ans et je commence gentiment à comprendre le mécanisme des abus que j'ai subi, mais le traumatisme reste très présent quotidiennement. J'aimerais beaucoup pouvoir partager ça avec des femmes* ayant vécu la même chose et je voulais savoir si vous aviez connaissance de groupes de parole pour les personnes ayant subi des violences psychologiques et émotionnelles? J'ai contacté MalleyPrairie, mais pour l'instant il n'y pas de groupe actif par rapport à ce sujet. Merci d'avance pour votre réponse et bonne soirée !




Notre réponse


Bonjour,

Après avoir été confrontée à des violences psychologiques et sexuelles au sein de votre ancien couple, vous avez décidé de suivre une thérapie personnelle. Malgré les efforts, les conséquences de ces violences demandant plus de temps et de soin et vous ressentez le besoin de partager votre vécu avec d’autres femmes et cherchez un groupe de parole.

A notre connaissance actuelle, il n’existe pas de groupe de parole à cet effet pour le moment dans le canton de Vaud. Cependant, il existe un association d’entraide entre femmes qui pourrait peut-être vous intéresser. Il s’agit d’Elles Entr’Aid. Vous pourriez les contacter ( 021 311 86 76)  et demander s’il est possible d’organiser un groupe de parole à cet effet. Beaucoup de femmes seront certainement intéressées par ce projet.

Sinon, à Genève, il existe des groupes de paroles en pleine conscience au Centre Thérapeutique Traumatisme Agressions sexuelles (CTAS, 022 800 08 50). Il y a un cycle de 4 séances à suivre. Si vous pouvez vous déplacer, n’hésitez donc pas à les contacter pour rejoindre un de leurs groupes de paroles. 

Nous espérons que vous trouverez ce dont vous avez besoin pour guérir des blessures laissées par cette relation. Nos meilleurs pensées vous accompagnent. 

 

> Un couple d’amis vit de la violence, que faire pour leur venir en aide?

28 janvier 2021 - Mor...


Bonjour, Je vois un couple d'amis ou la femme fait preuve de violence verbales (négativité, insultes, menaces) vis-à-vis de son mari et plus rarement de son enfant. Je souhaiterai savoir comment les aider à gérer cette aggressivité, avez-vous des ressources disponibles, des outils, etc.




Notre réponse


Bonjour Monsieur,

Dans un couple d’amis, la femme fait preuve de violences psychologiques envers son mari et son enfant. Vous aimeriez les aider à gérer cette violence, ce pourquoi vous nous demandez conseil.

Vous avez bien fait de ne pas les laisser seuls dans cette situation et nous saluons votre volonté de leur venir en aide. 

Savez-vous si votre amie a conscience de la violence au sein de sa famille? Est-elle prête à se faire aider?

Prendre conscience que la violence blesse l’autre et qu’elle détruit la relation et l’estime de son mari ainsi que de son enfant est important pour commencer. La violence a des conséquences sur lui et son enfant ainsi que pour elle, qui doit également porter en elle beaucoup de souffrance.

Une fois cette prise de conscience, il faut comprendre le mécanisme de la violence et d'où elle provient. Comment elle s’est installée, à quel moment votre amie use de la violence, dans quel contexte et pour répondre à quoi.

Elle doit savoir que d’autres moyens que la violence existent pour exprimer sa colère, son désaccord ou son mécontentement. 

Lorsqu’elle sent la colère monter, elle peut désamorcer la violence en sortant de la pièce, en allant marcher, ou encore en se concentrant sur sa respiration pour canaliser ses émotions et ses penséees. Cela permettra de ne pas réagir mais de comprendre d’abord les raisons de son état émotionnel et de réfléchir à ce dont elle a besoin. 

N’hésitez pas à donner le lien de notre site à ce couple, qui leur permettra d’identifier ce qu’ils vivent. Ils pourront aussi se confier et demander de l’aide via notre service de conseil en ligne s’ils le souhaitent.

Le mieux que vous puissiez conseiller à votre amie et d’accepter l’aide d’un thérapeute. Sans aide extérieure, il est difficile d’arrêter par soi-même la violence. Vous pourriez lui donner le contact du CP-Ale (021 321 24 00) qui est un service pour les personnes ayant recours à des agressions ou actes de violences au sein du couple ou/et de la famille. Elle pourra ainsi avoir accès à des consultations de manière confidentielle et à un tarif adapté à sa situation financière.

Nous espérons que ces pistes vous permettront de venir en aide à vos amis. Nos meilleurs messages vous accompagnent.

 

> Il me hurle dessus et me frappe alors que j’ai l’impression de n’avoir rien fait. Dois-je appeler la police?

04 février 2021 - Oli...


Nous sommes agriculteurs et nous parlons à midi de ce qu'il faut planter. Je regarde les semences et lui dit "ne pas choisir du Raygras car il y en a beaucoup sur une parcelle".

Son fils l'a planté il y a quelques années alors il se fâche et me hurle que je suis une saloperie, la pire saloperie de la terre, une salope et une vieille truie. Il dit que je cherche le conflit car j'ai critiqué les choix de son fils.... il me donne des gifles car je veux lui dire que je n'ai rien fait. Il persiste dans ses insultes pendant des heures. Je le suis pour lui redire que je n'ai rien fait et obtenir des excuses alors il me frappe. C'est comme cela tous les jours.

Plus j'essaie de faire bien et plus je ne suis que le paratonnerre de tout ce qu'il se passe. Chaque phrase peut tourner en drame. Dois-je appeler la police? J'aimerais tellement qu'il arrive à comprendre une fois que son comportement n'est pas normal. C'est comme si il ne savait pas et maintient qu'il a raison et que je suis une salope et qu'il n'a rien à se reprocher. Mais j'ai beau le suivre pour lui expliquer que cela ne va pas, il ne comprend pas et me frappe au final pour me faire taire. Comment le faire réaliser que son comportement est celui d'un fou? Hurler, insulter et frapper pour une histoire d'herbe n'est pas normal.




Notre réponse


Bonjour Madame,

Votre partenaire et vous êtes agriculteurs. Lorsque vous donnez votre avis et que lui n’est pas d’accord, il use de violences psychologiques et physiques. Vous vous efforcez de bien faire et vous aimeriez qu’il comprenne que son comportement n’est pas normal. Vous vous demandez si vous devez appeler la police lorsque cela tourne en drame.

Madame, ce que vous vivez n’est pas normal! Vous avez bien fait de nous écrire et de ne pas rester seule avec ce quotidien plus longtemps. La violence est interdite par la loi en Suisse. Elle vous met en danger et a de nombreuses conséquences sur votre santé.

Dans votre situation, nous voyons bien que votre partenaire use de la violence pour garder un rapport de force et contrôler la situation. Or, peu importe ce que vous faites, rien ne peut justifier ses comportements violents. Ses agissement ne sont pas excusables et ce n’est pas de votre faute! Nous vous rassurons, vous n’avez rien fait de mal et ne méritez pas ça. 

En cas de crise de violence (lorsque’il vous frappe), nous vous suggérons d’appeler la police au 117. Elle interviendra pour vous protéger, vous interrogera tous les deux et pourra lui demander de quitter le domicile momentanément. Généralement, il s’agit d’une durée de 30 jours, pour que vous puissiez faire le point de votre côté, qu’il ne vous violente plus et que vous commenciez des démarches pour vous en protéger.

Cela peut être un début pour lui dire STOP et qu’il comprenne que ses comportements ne sont pas admissibles.

S’il vous a frappée récemment, n’hésitez pas à aller consulter votre médecin traitant ou l’hôpital le plus proche afin de faire un constat médical des coups et blessures. C’est important de garder une preuve pour les démarches futures mais surtout de contrôler votre état de santé et soigner les blessures, même superficielles. 

Avant qu’une nouvelle crise se passe, nous vous conseillons vivement d’appeler Solidarité Femmes et le Centre LAVI (026 322 22 02). Les intervenant-e-s vous aideront à trouver des solutions pour que cette situation cesse. Les consultations sont gratuites et confidentielles. Vous serez ainsi informée des vos droits et des possibilités qui s’offrent à vous. Vous avez également le droit de partir de votre domicile pour vous protéger en urgence si la situation se péjore encore et que vous vous sentez en danger. Sur notre site, vous trouverez un plan d'urgence et les préparatifs de départ.

Nous espérons que vous oserez en parler à ces professionnel-le-s et poursuivrez vos démarches pour vous protéger. Votre vie est importante et nous nous inquiétons pour vous. Nous restons à disposition si vous avez d’autres questions, que vous avez besoin de soutien pour faire des pas supplémentaires ou que vous souhaitez nous donner des nouvelles. Prenez soin de vous.

> Je suis témoin de violences

05 février 2021 - Cyn...


Bonjour,

Après avoir discuté avec plusieurs voisins qui sont tous du même avis, je me tourne vers vous car je ne sais pas quoi faire pour ves voisins. C’est un couple avec 2 très jeunes enfants. Les disputes violentes sont quotidiennes, les enfants passent leur temps à hurler (de pleurs!), les parents s’insultent et se jettent des objets dessus (pour les objets, nous le soupçonnons à cause du bruit!)

S’il est certain que ça occasionne une réelle gêne pour tout le monde, ce qui me pose le plus de problème aujourd’hui et de me dire que si un jour ça va plus loin, je m’en voudrais de n’avoir rien fait! J’ai déjà posé un mot pour les nuisances sonores l année dernière (les enfants hurlent et courent jusqu’à parfois 1h du matin!), je me suis rendue compte que de les dénoncer à la régie ne serait pas une bonne idee car il me semble qu’ils ont déjà assez de problèmes!

La situation me préoccupe surtout pour les enfants qui évoluent dans un cadre malsain et pour Monsieur, qui bien qu’il insulte beaucoup Madame, se fait humilier constamment... Le pire c est le weekend, lorsqu’ils doivent être ensemble toute la journée! Ça commence dès 6:30 du matin pour ne s arrêter qu’à 23:00 minimum...

Que peut-on faire sachant que le dialogue est impossible? Qu’engendrerait un appel à la police? Que puis je faire pour ces enfants ne sachant pas exactement ce qui se passe? Merci pour votre aide...




Notre réponse


Bonjour Madame,

Vous et vous voisin-e-s êtes régulièrement témoins auditifs de disputes violentes provenant de l'appartement d'un couple qui a deux très jeunes enfants. Vous êtes inquiète car vous entendez également des jets d'objets et des cris d'enfants. Vous vous demandez comment réagir face à cette situation et ce qu'engendrerait un appel à la police.

La situation que vous nous décrivez est difficile et nous comprenons que vous cherchiez de l'aide. Nous vous félicitons pour votre volonté d'agir contre ces violences psychologiques et suspicion de violencephysiques. Nous partageons votre inquiétude concernant les enfants qui subissent de graves conséquences lorsqu'ils sont exposés à des violences même lorsque celles-ci se produisent au sein du couple de leurs parents.

Si vous entendez à nouveau des cris, des insultes ou des jets d'objets n'hésitez pas à contacter immédiatement la police au 117. Elle est formée pour évaluer les situations de violences domestiques. Une fois au domicile, elle sera à même de constater s'il s'agit d'une situation de violences domestiques et pourra éventuellement expulser la personne auteure des violences pour une durée de 14 jours dans le canton de Vaud. Cet expulsion de la personne auteure a pour but de protéger la ou les personnes victimes et leur laisser le temps de réfléchir à leur situation avec l'aide de professionnel-le-s. Une liste des services d’aide est également transmise au couple. Si la police estime qu'il y a mise en danger des enfants, elle pourra alors contacter le Service de Protection de la Jeunesse du canton de Vaud (SPJ). Si les violences persistent, nous vous encourageons à continuer d'appeler la police qui pourra alors constater la récurrence des violences.

Nous vous comprenons lorsque vous dites que le dialogue est impossible. Il n'est pas facile de discuter avec les personnes concernées, même lorsque la situation nous inquiète. Nous pouvons vous proposer d'afficher dans votre immeuble ce flyer dressant la liste des ressources d'aide disponibles pour les victimes de violence dans le couple.

Nous espérons que ces quelques lignes vous sont utiles. Nous sommes de tout coeur avec vous et vous envoyons nos meilleures pensées.

> Mon mari est violent depuis 15 ans. Comment puis-je m’en sortir psychologiquement?

10 février 2021 - St...


Mon mari est agressif et violent depuis 15 ans. J ai toujours eu peur d être frappé quand il cassait tout dans l appartement. La violence physique a laissé place à de la violence verbale. Comment puis je m en sortir psychologiquement ?



Notre réponse


Bonjour Madame,

Vous avez peur d'être frappée lorsque votre mari casse tout dans l'appartement. Désormais, c'est surtout la violence verbale dont vous êtes victime qui vous interpelle et vous pousse aujourd'hui à nous écrire.

Votre situation est difficile et vous avez bien fait de nous écrire. La violence verbale fait partie de la violence psychologique : les insultes, les humiliations, les menaces, intimider l'autre. A contrario de la violence physique, elle ne laisse pas de traces sur le corps mais n'est pas pour autant anodine. Insidieuse et souvent difficile à identifier, la violence psychologique a des répercussions sur la santé de la personne qui la subit: effondrement de l'estime de soi, sentiment de culpabilité, anxiété, dépression etc. La violence, quelle que soit sa forme, est inacceptable et est interdite par la loi.

Vous avez peut-être remarqué qu'avec le temps, les violences ont tendance à devenir de plus en plus graves et de plus en plus fréquentes. La violence psychologique plonge souvent les personnes qui la subissent dans l'isolement par sentiment de honte et de culpabilité et/ou parce que la personne auteure a progressivement coupé tout contact extérieur afin de garder son/sa conjoint-e sous emprise. Ainsi pour répondre à votre question, nous vous encourageons à parler de ce que vous vivez à une personne de confiance et/ou à des professionnel-le-s qui pourront vous soutenir. En nous écrivant de manière anonyme sur notre site, vous avez fait un premier pas que nous saluons et nous vous encourageons à poursuivre sur cette voie en prenant par exemple directement contact avec des professionnel-le-s qui pourront vous offrir un entretien en direct.

Dans le canton de Zürich, vous pouvez contacter le Beratungsstelle für Frauen (BIF), qui propose un soutien aux femmes victimes de violence dans leur relation de couple. Une équipe de spécialistes pourra vous fournir un soutien psychologique de manière totalement confidentielle et gratuite. Vous pouvez les contacter au 044 278 9999.

Nous espérons que vous allez pouvoir trouver l'aide que vous recherchez.  Nous restons à disposition si vous avez d’autres questions ou si vous souhaitez nous donner des nouvelles. Prenez bien soin de vous.

> Est-ce de la violence ou pas?

11 février 2021 - viv...


Bonjour,

Je vous écris car je vis une situation difficile. J'ai rompu avec mon compagnon car j'ai été souvent heurtée et effrayée par son comportement et non pas parce que je ne l'aime plus. Notre relation a duré 10 ans. Dix années de bons moments mais également de moments plus difficiles. Il n'y a pas eu de violence physique mais j'ai subi des crises de rage assez impressionnantes et souvent pour des raisons qui me semblaient relativement banales comme par exemple si j'insistais trop avec une question (posée 2-3 fois), si je lui coupais la parole ou si je voulais discuter et lui pas.

Tout était souvent de ma faute. Ses réactions désagréables étaient de ma faute, il fallait que je réflechisse moi à ce qui avait provoqué de la colère chez lui. Si on avait des difficultés, c'était parce que je n'étais pas assez tendre, pas assez sexuellement active. Par exemple, une fois, alors qu'on était dans un moment d'intimité et qu'il n'était pas satisfait de moi, il m'a dénigrée ouvertement en me disant que je n'étais pas assez active.

Je me sens perdue, j'ai du mal à comprendre, j'ai du mal à avancer.




Notre réponse


Bonjour Madame,

Vous avez vécu une relation de 10 ans avec votre ex-compagnon, avec des hauts et des bas. Les moments difficiles comptaient des crises de rage importantes et pour des raisons banales. La faute vis-à-vis de ses difficultés revenait sur vous, vous n’étiez « pas assez tendre et pas assez active sexuellement » selon lui.  Après cette longue relation, vous avez du mal à avancer, vous vous sentez perdue et vous vous demandez s’il s’agissait de comportements de violences.

Vous avez bien fait de nous écrire et de vous écouter. Lorsque’on se sent bloqué à cause d’une situation, c’est important d’y revenir et de mettre des mots sur ce qui s’est passé. Après cette étape, il sera certainement plus facile pour vous de faire votre bout de chemin.

Les comportements que vous nous décrivez sont bien des violences psychologiques. Quelle que soit la raison, il n’est pas normal de subir des crises de rages excessives, ni d’être dénigrée. Lui seul est responsable de ses réactions face à quelque chose qu’il n’apprécie pas. Ce n’est pas de votre faute s’il a réagit violemment. Vous évoquez aussi des dénigrements dans votre intimité. Est-ce que vous vous êtes aussi sentie forcée ou contrainte d’avoir des rapports sexuels? Si oui, il s’agit de violences sexuelles. 

Vous nous dites aussi avoir été heurtée et effrayée. Ce sont là des conséquences des agissements violents. 

Lorsque vous quittez une relation longue, il s’ensuit tout un processus de « deuil » de la relation qui peut prendre le temps qu’il est nécessaire pour s’habituer à vivre sans l’autre. Beaucoup de changements sont nécessaires et lors de situations de violences, ce temps peut être plus tumultueux car les conséquences de la violence restent et nécessitent un soin particulier.

Nous vous conseillons de continuer à mettre des mots sur ce qui s’est passé et prendre soin de vous en discutant avec un thérapeute ou un spécialiste des violences. 

Sur ce site https://www.santepsy.ch/fr/aides-et-soutiens/ , vous pouvez trouver des adresses d’organisations et thérapeutes. Si vous vous sentez à l’aise, vous pouvez également en parler à votre médecin traitant qui peut vous suggérer des spécialistes proches de votre région qu’il connaît.

Le SAVI (service d’aide aux victimes) propose également des consultations gratuites, sur rendez-vous au 032 889 66 49. Les intervenant-e-s pourront vous écouter attentivement et vous aider à trouver ce qui pourrait vous permettre de vous sentir mieux.

Nous espérons que vous trouverez dans nos lignes des solutions qui vous permettront de faire quelques pas de plus. Si vous avez d’autres questions ou que vous souhaitez nous donner des nouvelles, n’hésitez pas à nous écrire à nouveau. Prenez bien soin de vous.

> Témoin de violence de couple, comment agir sans briser notre amitié?

17 février 2021 - Eli...


Bonjour,

Je vous écris pour demander conseil, concernant la situation d'une amie. Celle-ci ne sait pas que j'entreprends cette démarche. Pour simplifier ma question, je vais l'appeler Lucie. Voici en bref, la situation:

Mon amie Lucie s'est mise en couple il y a quelques années avec un homme que nous ne connaissions pas. Avec d'autres amies communes, nous avons découvert qu'il y avait un sérieux problème lors d'une fête qui avait lieu au sein du village où vit ce couple. Je précise que ce village est assez éloigné de la vile où nous (les amies de Lucie) vivons, et nous avions fait le déplacement spécialement pour la voir. Nous avions prévu de dormir chez elle.

Ce soir-là, son compagnon a eu une crise d'agressivité parce que Lucie n'était pas rentrée avec lui mais était restée danser avec moi et une autre amie. Quand nous sommes rentrées, nous avons découvert nos affaires (à moi et à l'autre amie) éparpillées dans le jardin, le compagnon de Lucie les avait lancées par la fenêtre. Mon téléphone portable était cassé en 4 morceaux. Apparemment, il aurait lancé des meubles à travers l'appartement et c'est comme cela qu'il aurait été cassé... Durant toute la soirée, nous avons entendu crier. Nous étions très inquiètes, mais Lucie nous a écrit pour nous dire que ça allait, mais qu'il fallait qu'on aille dormir chez sa voisine. C'était le premier et le seul épisode de violence physique auquel j'ai assisté.

Toutefois, d' autres épisodes ont eu lieu par la suite, lors desquels nous avons eu l'impression que le conjoint de Lucie était jaloux, culpabilisant et réticent à la laisser s'éloigner du village (elle culpabilise dès qu'elle est absente plus d'un jour). Lucie nous avait expliqué que son conjoint avait des problèmes d'alcool et que quand il boit trop il a parfois des crises d'agressivité, mais "jamais dirigées contre elle". Quand on l'appelle pour prendre des nouvelles, elle dit que ça va mieux, que c'est de l'histoire ancienne, elle relativise...

Toutefois, il est parfois arrivé qu'elle nous envoie un message pour dire vouloir s'en aller mais ne pas y arriver. De manière générale, il nous est difficile de la voir, puisqu'elle habite loin et nous sommes inquiètes pour elle.

Ma question est la suivante : Face à cette situation, comment devrions-nous réagir? D'une part, nous avons peur de confronter Lucie, de lui dire directement nos craintes ou ce que nous pensons des réactions de son compagnon parce que nous avons peur que cela la blesse et l'amène à ne plus nous faire part de ce qu'elle vit. Nous avons peur de perdre le contact avec elle, comme elle est déjà très isolée géographiquement. D'autre part, en ne disant rien, nous avons peur de banaliser la situation...

Auriez-vous des conseils à me donner?




Notre réponse


Bonjour Madame,

Si nous comprenons bien, votre amie vit de la violence conjugale dont vous avez été témoin. Votre amie minimise la situation et à d’autres moments vous envoie des message d’appels à l’aide. Vous aimeriez savoir comment réagir sans perdre contact avec elle ni banaliser la situation. Vous craignez une rupture de lien et un renforcement de son isolement. Vous vous sentez impuissante et c’est pourquoi vous nous contactez.

Au vu des éléments que vous avez pu observer, votre amie vit dans un contexte de violence conjugale. Cette dernière peut-être de plusieurs types, notamment psychologique. Comme vous avez pu le constater, il peut être compliqué d’aborder le sujet et d’agir dans ce genre de situation. Votre amie se trouve dans un cycle de violence conjugale dont il est difficile d’en sortir seule. Selon l’étape du cycle, le discours de la victime peut varier face à son agresseur·e. Pour ces personnes victimes, il est important de pouvoir compter sur des personnes extérieures à la relation pour s’en sortir. C’est pourquoi notre premier conseil serait de verbaliser votre soutien à votre amie, quoiqu’il advienne. Le choix de poursuivre cette relation lui appartient, mais vous pouvez rester présente à ses côtés au besoin, vous montrer soutenante et non jugeante face à sa volonté de poursuivre ou non sa relation. Nous vous recommandons de respecter son rythme afin de ne pas la brusquer et risquer effectivement qu'elle s'isole de ses ami-e-s qui sont pourtant une ressource importante.

De plus, il existe des adresses utiles à connaître si votre amie souhaitait à un moment donné votre accompagnement. Sur le Canton de Vaud, le Centre d’accueil Malley Prairie (021 620 76 76) est spécialisé dans l’accompagnement de personnes victimes de violence conjugale. Les intervenant·e·s peuvent se déplacer dans les différentes régions du canton de Vaud, il s'agit de la prestation Itinérance. Un hébergement est également possible sur Lausanne. Le Centre LAVI (021 631 03 00) peut également soutenir les personnes victimes sur les plans psychologique, juridique ou de protection. Ce centre se base sur la Loi fédérale d'aide aux victimes. Leurs bureaux se trouvent à Aigle, Lausanne et Yverdon-les-bains. Ils sont joingables 24/24h et les entretiens sont gratuits et confidentiels. L'Equipe Mobile d'Urgences Sociales (0848 133 133) peut se déplacer en tout temps à domicile ou dans tout autre lieu souhaité pour une rencontre afin de soutenir les personnes en difficultés.

Votre amie peut aussi désirer poursuivre la relation avec son compagnon tout en acceptant une aide professionnelle extérieure. Le couple pourrait faire appel à des conseillers conjugaux ou thérapeutes de couple. Ces profesionnel·le·s peuvent être contacté·e·s au travers des consultations de couple du Centre social protestant (021 560 60 70) ou de la Fondation PROFA (021 631 01 62), selon le lieu de vie du couple. Il existe aussi la ligne info couple (0840 860 860).

Concernant les problèmes de consommation excessive d’alcool, une ressource pour eux pourrait être la Croix bleue romande (021 633 44 32) ainsi que la ligne d’écoute SOS alcool (0848 805 005).

Pour en revenir à votre rôle, si vous êtes à nouveau témoin d’une scène de violence, vous pouvez appeler la police au 117. En effet, la violence conjugale peut être composée d’infractions punies par la loi. Une partie de celles-ci peuvent être poursuivies d’office. Suite à un appel à la police, différentes procédures peuvent s’ouvrir: expulsion du domicile pour la personne auteure, dépôt de plainte et possibilité séparation. Des mesures de protection peuvent être mises en place pour protéger la personne victime.

Nous espérons que vous avez trouvé dans ces pistes les conseils que vous cherchiez. Nous restons bien entendu à votre disposition si vous avez besoin de compléments d’information.

> Comment lui faire quitter le domicile ?

18 février 2021 - Mid...


Bonjour,

Je suis dans une relation depuis trois ans dont deux ans et demi de vie commune. Il a un tempérament fort et s’emporte facilement. Je suis plutôt calme et j’ai une aversion profonde pour le conflit. Les désaccords sont apparus assez rapidement et si au début nous arrivions à trouver un terrain d’entente, assez rapidement les compromis sont devenus à sens unique et lorsque Le compromis n’était pas possible, c’est la violence verbale et psychologique qui a débuté.

La situation n’a fait qu’empirer depuis une année et va crescendo. Insultes, menaces, humiliations, vexations, etc. Je me retrouve aujourd’hui dans une situation que je ne peux plus supporter, de plus en plus isolée et de plus en plus stressée. Il ne travaille pas et a un procès pour violences conjugales avec son ex-épouse en attente. Je travaille et je subviens à tous les besoins matériels du ménage. Nous habitons un appartement dont je suis propriétaire et je ne peux donc pas le quitter. Je réalise à quel point la situation est grotesque en écrivant ces lignes...

Je souhaite savoir quelles sont mes options pour lui faire quitter la maison sans porter plainte si possible. D’autre part, il a un fils ado qui habite avec nous une semaine sur deux et je souhaite le préserver autant que possible. Je vous remercie d’avance.




Notre réponse


Bonjour Madame,

Vous êtes avec votre conjoint depuis trois ans. Lorsque cela n’est pas possible de trouver un compromis lors de désaccords, votre conjoint fait usage de violence verbale et psychologique. Depuis une année, ces violences empirent. Vous ne pouvez plus supporter la situation et vous souhaiteriez savoir quelles options sont possibles pour que votre conjoint quitte votre logement sans devoir porter plainte.

Votre situation est difficile et vous avez bien fait de nous écrire. Vous décrivez des violences qui empirent et qui montent « crescendo » : vous reconnaissez peut-être dans votre situation les différentes phases du cycle de la violence. Avec le temps les formes de violence peuvent empirer, il est donc important de les reconnaître dans ce cycle et de demander de l’aide afin de pouvoir en sortir. En effet, avec un soutien extérieur il est possible de le briser et vous avez fait un premier pas dans ce sens en nous partageant ce que vous vivez.

Afin de répondre au mieux à votre demande concernant le départ de votre conjoint de l'appartement, nous avons besoin de savoir si votre conjoint a nommé cette adresse comme lieu de résidence principale auprès de la commune. Si ce n'est pas le cas, vous êtes propriétaire de la maison et vous avez tout à fait le droit de lui demander de partir. S'il refuse, vous pouvez appeler la police pour violation de domicile et la police l'expulsera.

Si votre conjoint a nommé l'adresse de votre appartement comme lieu de résidence principale, vous avez le choix entre deux options :

1) Vous pouvez appeler la police et expliquer qu'il y a des violences récurrentes de la part de votre conjoint et que vous souhaitez qu'il quitte le domicile. La police pourra alors intervenir et l'expulserimmédiatement du domicile. Une procédure pénale se mettra alors en route : certaines infractions sont poursuivies d'office, c'est-à-dire qu'une procédure pénale se déclenche sans qu'il n'y ait besoin de porter plainte.

2) Si vous ne voulez pas passer par une procédure pénale, vous pouvez également écrire une lettre au tribunal d'arrondissement avec l'aide d'un-e avocat ou d'un-e juriste afin de demander des mesures civiles de protection de la personnalité. Dans cette lettre vous spécifiez que vous souhaiteriez que votre conjoint quitte le domicile en raison de violences conjugales (cf. art. 28b du CC). Une procédure civile se met alors en place, sans que vous ayez besoin de porter plainte.

Si vous choisissez la deuxième option, nous vous conseillons d'être accompagnée par un-e avocat-e ou un-e juriste afin de rédiger la lettre. Vous pouvez faire appel au service juridique du CSP (par téléphone au 021 560 60 60 ou par email à l’adresse info@csp-vd.ch) ou à la permanence des avocat-e-s.

Nous espérons de tout cœur que ces renseignements vous seront utiles et nous vous souhaitons du courage dans vos futures démarches. Si nous n'avons pas entièrement répondu à votre question ou si vous avez d'autres questions, nous sommes à votre écoute et n'hésitez pas à nous écrire. Avec nos meilleures pensées.

> Témoin de violences psychologiques et économiques de mon père envers ma mère.

20 février 2021 - Sol...


Bonsoir,

mon père menace, intimide ma mère qui après 30 ans de dispute et de menace s'est décidée de se séparer de lui. Pendant plus de vingt ans j'ai assisté à mon père constamment énervé, qui rabaissent mon frère, moi et ma mère. Actuellement, il est devenu encore plus menaçant car il veut que ma mère soit pas dans le possible de trouver un appartement ou de vivre car elle a un salaire très bas.

Il a cassé de nombreux meubles, il menace toujours encore plus ma mère. L'intimide car lui a l'argent mais pas elle. J'en peu plus de voir ma mère comme ça, sans pouvoir. Il devient très difficile de respirer à la maison. J'aimerais savoir si vous pensiez que je devrais appeler la police si à nouveau mon père a de violente dispute avec ma mère et qu'est-ce qui se passerait si j'appèlerais la police? ou qu'est-ce que vous me conseillerez? Merci d'avance




Notre réponse


Bonjour,

Ta mère s'est décidée à se séparer de ton père et les manifestations de violences psychologiques et de violences économiques ont augmenté. Tu te sens démunie face aux menaces de ton père et tu te demandes si tu dois appeler la police.

La situation que tu décris semble lourde et difficile à vivre. Tu as raison de vouloir faire quelque chose pour que cela change. La violence fonctionne comme une spirale avec des passages violents de plus en plus rapprochés et la violence devient de plus en plus forte. Si rien n'est fait cela peut devenir très grave. Les actes de violences au sein du couple sont interdits par la loi. Si tu sens ta mère, ton frère ou toi même en danger lors d'une violente dispute, n'hésite pas à appeller la police au numéro 117. Si besoin la police peut expulser du logement pour une durée déterminée la personne auteure de violence ou vous mettre à l'abri. L'expulsion permet aux personnes de pouvoir prendre du recul sur leur situation et aussi réfléchir à ce qu'elle souhaite pour la suite. Dans les jours qui suivent l'expulsion, la personne auteure doit prendre contact avec le Centre Prévention de l'Ale pour un entretien socio-éducatif qui a pour but de l'aider à évaluer sa situation et l'encourager à avoir un suivi afin de ne plus recourir à la violence.

Nous pensons qu'il est très important que ta mère puisse être soutenue par des professionnel-le-s. Dans le canton de Vaud, il existe le Centre d'accueil Malley-Prairie qui propose des entretiens ambulatoires. Ta mère peut les appeler au 021/620.76.76, du lundi au vendredi de 8h à 12h et de 14h à 18h. En s'adressant à ce centre, ta mère peut être soutenue dans sa séparation avec ton père. Elle peut être conseillée sur ses droits par téléphone ou lors d'un entretien. Si nécessaire le centre peut vous héberger provisoirement en toute sécurité. Leur aide immédiate est gratuite.

Nous espérons avoir répondu à tes questions et que le Centre d'accueil Malley-Prairie pourra vous aider. Si tu as d'autres questions ou si tu as besoin de précisions n'hésite pas à nous écrire à nouveau.

Nous te souhaitons beaucoup de courage et nous t'envoyons nos meilleures pensées.

> Je suis témoin de violences

10 mars 2021 - Sis...


Je vous explique la situation... Je préfère ne donner aucun nom afin de protéger les personnes concernées.

J'ai malheureusement eu affaire à plusieurs signes de violence dans un couple: des bousculades, des menaces, du chantage pour la personne et sa famille aussi, des bleus apparents, et j'en passe...

Il y a déjà eu une intervention de la police parce que les voisins les ont avertis. Mais quand ils sont arrivés, la personne a su manipuler la situation afin de faire passer la victime réelle comme le/la coupable. Même les voisins du bâtiment ont fait une pétition contre eux afin de les faire partir du bâtiment parce que les disputes et la violence sont bien présentes.

Cependant, par peur qu'il arrive quelque chose à une des deux personnes, je voulais savoir s'il était possible de poser une main courante tout en restant dans l'anonymat. La personne violente en question m'a écrit hier sur WhatsApp. Il ne m'a rien dit de grave, cependant c'est de l'insistance. Plusieurs fois il me demande pour me voir et à chaque fois je refuse. Mais hier il m'a bloqué d'une fois que je lui ai dis que je ne voulais pas le voir face à face.

Cette personne m'a enregistré à mon insu pour utiliser mon audio contre son/sa copain/copine.



Notre réponse


Bonjour,

Tu connais un couple qui vit de la violence psychologique et physique. Il y a déjà eu une intervention de la police et les voisins se sont également mêlés à la situation. Tu te demandes s’il est possible de porter plainte tout en restant dans l’anonymat. Tu nous dis également que la personne auteur de violence aimerait te voir en face à face et a utilisé un audio à toi contre sa copine.

Nous comprenons tes inquiétudes face à cette situation ainsi que pour les personnes concernées. Merci de nous avoir écrit pour en parler.  La violence est malheureusement destructrices des relations et entrainent de lourdes conséquences pour le couple et aussi pour l’entourage. 

Il n’est pas possible de porter plainte sans donner de nom. Par contre, il est possible d’appeler la police à nouveau en cas de danger en anonymat ainsi que de recourir à des professionnel-le-s en toute confidentialité pour discuter de ce qui te préoccupe et trouver des solutions concrètes pour y faire face.

C’est à la personne qui subit les violences de porter plainte. Sache que les violences physiques sont poursuivies d’office par la loi. Il n’y a donc pas besoin de porter plainte mais de signaler la situation à la police ou à la justice pour que des démarches juridiques débutent. La loi en Suisse interdit la violence, quelle qu’en soit la forme. 

Nous te conseillons donc d’encourager la personne victime à demander de l’aide de spécialistes qui pourront l’aider à sortir de cette situation. Elle pourra choisir que faire selon ses besoins et désirs. Le réseau de la violence domestique en Valais peut être une grande ressource, n'hésite pas à donner ce lien à ton ami-e ou ce numéro: 027 607 31 00. Tu peux également contacter ce réseau toi-même pour demander conseil ainsi que nous écrire à nouveau. 

Tu as bien fait de bloquer la personne insistante et tu as le droit de ne pas vouloir la voir. Si tu te sens en danger, n’hésite pas à en parler à ton entourage et contacter la police au besoin. 

Concernant l’audio, nous aurions besoin de plus de détails pour t’aiguiller sur ce sujet. 

Nous espérons que nos pistes de réponses te rassureront et t’aideront à poursuivre tes démarches. N’oublie pas de prendre soin de toi également. Bien à toi. 

 

> Il ne m’a jamais battue, mais est-ce tout de même de la violence ?

10 mars 2021 - She...


Bonjour,

Je sors de 6 sns de relation que le monde décrivait comme idyllique mais pas à l'intérieur du couple Mais la étant partie me réfugier chez un ami, je vois que j'ai un gros contrecoup

Mon ex avait des accès colérique, jetais des choses, hurlait faisait parfois silence pendant des jours, contrôlait mes comptes et mes fréquentations, refisait des achats de nécessité alors que c'était mon salaire, exigeait que je travaille en payant tout en disant qu'il était au foyer. Refusait que je postule à certains postes car pas assez payés à ses yeux, Maintenant que je suis plus dedans, je panique a l'idée de sortir seule, j'angoisse de dépenser 5 francs pour mes besoins, je peux annuler rdv avec mes amis proches que je retrouve enfin par peur de sortir...

Il ne m'a jamais battue mais on est d'accord que c'était de la violence ? Ca peut faire des séquelles pareilles ? Jetais très vive et indépendante avant.




Notre réponse


Bonjour Madame,

Vous avez vécu une relation durant 6 ans. Votre entourage décrivait votre relation comme idyllique mais ce n'était pas la réalité que vous viviez à l'intérieur du couple. Maintenant que vous vous êtes réfugiée chez un ami vous vous rendez compte de séquelles psychiques et vous vous demandez si c'est bien de la violence que vous avez subit.

Vous avez bien fait de nous écrire et de partager votre situation. Ne pas rester seule avec votre souffrance est une première étape pour aller mieux.

Ce que vous avez vécu est bien de la violence. Il existe plusieurs sortes de violences. Les accès de colère, ignorer l'autre et contrôler vos fréquentations font parties des violences psychologiques. Contrôler vos comptes, ne pas vous permettre de disposer de votre argent et vous empêcher de postuler pour un emploi sont des violences économiques. Ces actes de violences conjugales sont interdits par la loi.

Les réactions que vous décrivez sont normales après avoir vécu cette situation. La violence crée des troubles importants, tel que la peur, l'anxiété, le stress... Nous vous conseillons de continuer de mettre des mots sur ce qui s'est passé en parlant avec un-e thérapeute ou un spécialiste de la violence.

Sur ce site https://www.santepsy.ch/fr/aides-et-soutiens/ , vous pouvez trouver des adresses de thérapeutes et d'organisations. Vous pouvez aussi contacter le Centre d'accueil MalleyPrairie au 021/620.76.76. Ce Centre propose des consultations gratuites sur rendez-vous. Des professionnel-le-s vous écouterons et vous conseillerons selon vos besoins. Si pour une raison ou une autre vous ne pouvez plus rester chez votre ami où vous vous êtes réfugiée, le Centre MalleyPrairie peut aussi vous héberger provisoirement et gratuitement.

Nous espérons que les pistes proposées vous aideront à prendre soin de vous et que vous trouverez l'aide nécessaire pour vous sentir mieux. Si vous avez d'autres questions ou que vous souhaitez nous donner des nouvelles, n'hésitez pas à nous contacter.

Nous vous transmettons nos meilleures pensées et vous souhaitons bon courage.

> Mon mari me menace de me gifler, me lance des objets au visage et m’a secouée, je ne sais plus quoi penser et je culpabilise

15 mars 2021 - Nat...


Bonjour,

Mon conjoint a des difficultés à gérer ses émotions et il peut arriver qu'il s'emporte et se mette en colère pour des raisons que je ne comprends pas. Dans ces moments là, il me menace souvent de me gifler ou de vouloir me faire du mal.

Quand il est très fâché, il est arrivé qu'il me lance des objets au visage, mais toujours des objets qui ne laissent pas de trace et qui ne font pas mal. Dernièrement, il m'a serré très fort le bras, m'a tenu le pull et m'a secoué et m'a tapé sur le visage avec son doigt. Au début, il s'est excusé et a dit que c'était allé trop loin mais quand il a vu que je continuais à rester distante, il m'a dit que j'étais une menteuse, qu'il m'avait juste tenu le bras et que ce n'était pas de la violence. Je ne sais plus quoi penser et je culpabilise beaucoup. J'aurais besoin d'avoir l'avis d'une personne neutre pour y voir plus clair.

Je vois remercie pour votre réponse.




Notre réponse


Bonjour Madame,

Vous nous dites que votre mari vous menace verbalement ou physiquement, allant jusqu'à vous frapper dernièrement. Vous nous faites part de votre sentiment de culpabilité et vous demandez que penser de ces comportements; vous aimeriez avoir notre avis.

Vous avez bien fait de nous contacter; partager sa situation est un premier pas pour trouver des pistes et aller mieux.

Les faits que vous décrivez sont des actes de violence. Les accès de colère, les dénigrements, intimidations ou encore les menaces relèvent de la violence psychologique. Le fait de lancer des objets, de pousser, secouer, serrer voire frapper l'autre constituent bien des violences physiques.

La plupart de ces actes sont interdits par la loi en Suisse. Dans le cadre d'une relation de couple, les menaces ou encore les voies de fait répétées (le fait d'être poussée par exemple) sont des infractions qui peuvent être poursuivies d'office depuis 2004. Cela signifie qu'une enquête pourrait être ouverte si la police avait connaissance de ces agissements, sans besoin de plainte de votre part.

Si vous veniez à contacter le 117 lors d'une situation de crise, il est important de savoir que la police peut expulser du domicile la personne auteure de violence conjugale pour une durée maximale de 10 jours dans le canton de Fribourg. Pour votre protection, la personne visée par cette mesure a l'interdiction stricte de revenir au domicile et de vous contacter.

Vous soulevez l'absence de douleur physique ou encore de trace visible. Nous savons que, même dans ce cas, la violence peut fortement affecter l'intégrité psychique de la personne victime. Les sentiments que vous exprimez, tels que la culpabilité ou la confusion, font partie des réactions normales face à ce type de situation, qui elle ne l'est pas. Il est important de pouvoir mettre des mots sur votre vécu et nous vous invitons à poursuivre cette démarche tout en étant aidée, pour pouvoir sortir du cycle de la violence.

Pour plus de soutien si vous le souhaitez, nous vous encourageons à prendre contact avec Solidarité Femmes - Centre LAVI du canton de Fribourg - au 026 322 22 02 ou avec le centre LAVI du canton de votre choix. Des intervenant-e-s spécialisé-e-s peuvent vous proposer une consultation gratuite et confidentielle et vous accompagner dans ces questions complexes. Le but est de répondre à vos besoins et vous permettre de choisir les démarches qui vous conviennent (mesures de protection, soutien psychologique d'un-e thérapeute, etc.). A noter que Solidarité Femmes dispose également d'une structure d'accueil en cas de besoin d'hébergement d'urgence.

Nous restons volontiers à disposition si vous souhaitez nous donner de vos nouvelles ou nous contacter pour d'autres questions.

En vous souhaitant bon courage pour la suite, nous vous transmettons nos meilleurs messages.

> Mon ex petit ami « m’harcèle » sur les réseaux sociaux

12 avril 2021 - Com...


Je ne sais pas ce que je peux faire pour qu’il me laisse tranquille




Notre réponse


Bonjour,

Ton petit-ami te harcèle sur les réseaux sociaux et tu aimerais savoir comment faire pour qu'il te laisse tranquille.

Tu as bien fait de nous contacter et de ne pas rester seule dans cette situation. Le harcèlement une forme de violence psychologique qui a des conséquences néfastes sur le quotidien et l'état de santé.

Pour qu'il te laisse tranquille, nous te proposons tout d'abord de lui écrire une seule fois sur les réseaux sociaux en expliquant clairement que tu ne souhaites plus qu'il te contacte et que tu ne réponderas plus à ses messages s'il continue.

Dans un deuxième temps, nous te suggérons de le bloquer sur tous les réseaux sociaux ainsi que de bloquer son numéro de téléphone sur ton natel.

Nous espérons qu'avec ces pistes, tu trouveras enfin la paix!

Nous restons à disposition si tu as d'autres questions ou que tu souhaites nous donner des nouvelles.

> J’ai besoin d’aide pour me séparer.

15 avril 2021 - Ste...


Bonjour,

J’ai rompu avec mon ex conjoint il y a plus d’une année. Il est d’un caractère pervers narcissique et anti social. Nous avons deux enfants ensembles et il ne veut pas les lâcher, il veut m’enlever la garde et les placer en foyer. Il est prêt à tout pour se venger de moi.

Nous habitons toujours ensembles, j’avais arrêté de travailler pour m’occuper des enfants, ce qui fait que c’est lui qui a le seul revenu. Ça fait environ 1 an qu’il m’a entièrement coupé les vivres, j’ai juste de quoi manger. Il me menace également de me mettre dehors, car c’est lui qui paient le loyer. Aujourd’hui ses menaces deviennent sérieuses, il a contacté ma famille en leur disant que j’étais en dépression que je m’occupe pas des enfants, espérant me mettre sous tutelle, donc que c’est lui qui sera responsable de moi.

Aujourd’hui, sans argent je ne peux mm pas payer une consultation juridique, les enfants qui sont menacés d’être envoyé et foyer, c’est la cata Je suis preneuse de tout les conseils que vous pouvez me donner




Notre réponse


Bonjour Madame,

Vous avez rompu avec votre ex-conjoint et habitez toujours ensemble. Cela fait une année qu’il vous a coupé les vivres, vous avez seulement de quoi manger, il vous menace de vous mettre dehors et de placer les enfants en foyer. Il aimerait également vous mettre sous tutelle et l’a communiqué à votre famille.

Sans moyens financiers, vous aimeriez trouver de l’aide juridique et souhaitez recevoir des conseils dans cette situation difficile.Vous avez bien fait de nous contacter et de ne pas rester seule plus longtemps. Vous vivez des violences économiques et psychologiques inquiétantes.

Tout d’abord nous vous rassurons sur deux points importants qui sont des sources de peur. Si vous êtes capable de discernement, de vous organiser, de travailler et de vous occuper des enfants, il n’y a pas de raisons valables pour que vous soyez sous tutelle, ni qu’on vous enlève vos enfants.

Dans votre situation, ce qui semble prioritaire est une séparation dans un premier temps pour que vous ne dépendiez plus de votre ex-conjoint. Pour vous aider à trouver les ressources nécessaires à cette séparation, nous vous conseillons de contacter le Centre LAVI au 022 320 01 02 ainsi que l'Association d'aide aux victimes de violence en couple au 022 797 10 10. Vous serez ainsi accompagnée pour les différentes démarches et soutenue par des professionnel-le-s gratuitement et en toute confidentialité.

Il est aussi possible de demander une aide juridique au près du Centre social protestant, en précisant qu'il s'agit d'une situation de violence conjugale. Vous pouvez les contacter du lundi au jeudi au 022 807 07 07.

Tant que vous êtes mariée, votre mari a l’obligation d’entretien et ne peut pas continuer à user des violences. Vous pouvez demander les mesures protectrices de l’union conjugale et des aménagements au tribunal civil à cet effet. Les intervenant-e-s des deux institutions citées au-dessus pourront vous aider à faire cette démarche.

La violence a des conséquences néfastes sur la santé psychique, ainsi que pour vos enfants. Il est important de prendre soin de vous et eux. Si vous sentez votre moral au plus bas, vous pouvez en parler à votre médecin qui pourra vous suggérer un traitement.

Nous espérons que ces pistes vous aideront à sortir de cette situation. Nous restons à disposition pour toute autre question ou si vous souhaitez nous donner des nouvelles. Nos meilleures pensées vous accompagnent. 

> Sur le point de me marier afin de régulariser la situation du père de ma fille, j’ai peur qu’il me fasse mal si je le quitte. Je suis perdue, je ne sais pas quoi faire.

20 avril 2021 - Jan...


Bonjour,

Je suis actuellement en couple depuis deux ans avec un homme. Nous sommes en situation de mariage car c’est un homme d’origine étrangère. Nous avons aussi une petite fille de quelques mois.

Au début, c’était un homme parfait. Il était toujours là pour moi me réconforter aller jusqu’à lacer mes chaussures ouvrir les portes bref il faisait tout pour moi il me valorisait tous le temps. Par la suite j’ai compris que je n’avais plus trop le choix d’avoir mes propres envies ou mes propres décisions. Et par exemple longtemps il m’a reproché de trop voir mes amis. Il me reprocher aussi d’être trop gentil avec ma famille ne pas assez être autoritaire avec eux car je suis une personne trop gentille et je dis trop souvent oui.

Les violences ont commencé quand j’étais enceinte c’était des des gifles des bousculades et à chaque fois que je lui fais des reproches il va d’abord m’insulter violemment: Ta mère est une pute tu es une pute tu es une merde tu seras jamais rien sans moi je vais te prendre la petite tu n’es pas une bonne mère tu es fainéante etc... mon compagnon actuellement ne travaille pas je sais que cela le ronge quand je l’ai connu il n’était pas comme ça je ne sais pas si il est en dépression je n’arrive pas à voir clair dans cette situation.

J’ai peur qu’il me fasse du mal si j’arrive à le quitter j’ai peur des représailles. Il y a toujours une part de moi qui pense que ça va s’arranger mais j’en doute je suis vraiment Dans le flou. Actuellement j’ai la garde exclusive de ma fille car mon compagnon n’a pas pu la reconnaître étant donné qu’il n’a pas de permis de séjour en Suisse et que nous sommes dans l’obligation de nous marier pour qu’il reconnaisse ses droits en Suisse.

Cependant je ne sais pas si se marier avec lui est une solution ou une bonne idée, j’ai l’espoir qu’il change si il peut s’épanouir en travaillant mais je suis tellement perdue que je ne sais pas quoi faire.




Notre réponse


Bonjour Madame,

Vous êtes en couple depuis 2 ans et maintenant maman d’une petite fille de quelques mois. Vous avez vécu de très bons moments au début de votre relation, puis votre compagnon a commencé à vous reprocher de voir votre entourage et vous dicter votre façon d’être; ces agissements constituent des violences psychologiques. Les violences physiques sont ensuite apparues lorsque vous étiez enceinte ainsi que des insultes très violentes. Vous nous expliquez ensuite qu’il ne travaille pas et que vous soupçonnez une dépression, ce qui pourrait expliquer son comportement changeant selon vous.

Vous vous demandez si vous devez rester avec lui, si le mariage serait une solution à cela. Vous avez l’espoir qu’il change et vous êtes perdue.  Vous avez bien fait de nous demander de l’aide, les violences que vous vivez nous inquiètent. La violence a tendance à s’accentuer avec le temps si rien n’est entrepris pour la stopper et ont des conséquences néfastes sur vous mais aussi votre fille qui ressent et voit ce qui se passe entre ses parents.  Nous comprenons que vous vous sentiez perdue et souhaitons vous dire que vous n'êtes pas seule.

Dans un premier temps, il est important de savoir si votre compagnon est conscient de ses actes et s’il serait prêt à faire des entretiens avec des professionnel-le-s pour en discuter et apprendre à ne plus user de violence. Pensez-vous qu'il serait prêt à contacter un service afin de trouver de l'aide pour ne plus recourir à la violence?

Nous imaginons que dans sa situation il doit être difficile de ne pas pouvoir travailler. Cependant, ce n’est pas une raison d’user de violence contre vous, rien ne justifie le recours à la violence. Sa situation sociale, financière et sa santé sont de sa responsabilité. Il est aussi de sa responsabilité d'agir autrement que par la violence pour gérer sa frustration,  sa colère ou son mal-être. A part le soutenir dans ses démarches si vous le souhaitez, le reste dépend de lui.

De votre côté, sachant comment il agit actuellement avec vous, quelles sont vos attentes vis-à-vis de votre couple? Est-ce le bon moment pour vous pour penser à un mariage? Quelles seraient vosattentes à vous de ce mariage ? Nous vous encourageons à réfléchir en priorité à vos besoins, à ceux de votre enfant ainsi qu'à votre sécurité à toute les deux.


Dans le canton du Jura, nous vous suggérons fortement de discuter de la problématique de violence de votre couple avec un-e des professionnel-le du Centre LAVI (032 420 81 00). Vous pourrez ainsi être accompagnée au mieux quels que soient vos choix et réfléchir avec du soutien extérieur à des solutions pour votre famille. Les consultations sont uniquement sur rendez-vous et une permanence téléphonique est accessible le lundi (8h30 - 11h30) , Mercredi (8h30 - 11h30 et 14h00 - 16h30) et le vendredi (11h00 - 14h00).

Il est important que vous vous protégiez, toutes les deux, de ces violences en premier lieu et que vous réfléchissiez dans un deuxième temps à la suite pour votre couple. Nous vous encourageons aussi grandement à ne pas rester seule avec vos questionnements et à garder le contact avec vos proches et vos ami-e-s. Si vous vous sentez suffisamment en confiance avec une personne de votre entourage, nous vous conseillons également de parler de votre situation afin d'avoir du soutien.

Nous espérons que vous poursuivrez vos démarches et vous envoyons nos meilleures pensées pour la suite. Nous restons disponibles si vous avez d’autres questions ou que vous souhaitez nous donner des nouvelles quelles que soient vos décisions futures.

> Les disputes dérapent et je recours à la violence, à qui puis-je m’adresser pour faire une thérapie?

16 mai 2021 - gen...


Bonjour,

Je suis en couple depuis 2008, nous avons un enfant en bas âge et nous attendons un deuxième enfant. Depuis que nous nous connaissons nous avons eu des disputes qui souvent ont dégénérées de mon côté vers des insultes et des violences physiques sur ma personnes c’est à dire que je me brutalise au lieu de la brutaliser!

La dispute se termine souvent ainsi et un gros malaise s’installe...Je pensais que je pourrais régler ça seul mais je vois que je n’y arrive pas, ce qui me fait extrêmement peur car notre fils  a déjà été témoin de ces scènes de dispute à plusieurs reprises et je souhaite que ça n’arrive plus, je veux mettre un terme à tout ça pour le bien de ma famille. A qui puis-je m’adresser, je souhaite faire une thérapie au plus vite. Je me sens trop mal. Merci pour votre aide.




Notre réponse


Bonjour Monsieur,

Vous nous contactez afin de trouver de l’aide suite à vos fréquentes disputes de couple qui dégénèrent en violence psychologique et physique à l'encontre de vous-même. Vous craignez pour votre fils et vous voulez mettre un terme à vos agissements.

Faire le constat que l’on recourt à la violence n’est pas chose aisée, mais cela est un premier pas important et précieux. Retourner l’agressivité contre soi est aussi une forme de violence qui amène à des séquelles pour tout le monde y compris votre fils. Même si ce recours à la violence se produit de manière irrégulière, ce n'est pas un comportement excusable pour autant. Entamer un processus de changement est tout à fait possible et nous saluons votre démarche de nous écrire aujourd’hui.

Nous partageons également votre inquiétude au sujet de votre fils qui est exposé à la violence puisque celle-ci a un impact délétère sur l’équilibre psychique et la santé des enfants même s’ils n’en sont « que » témoins. Nous savons en effet que l’exposition à une forte et fréquente agressivité exercée entre les parents, cause des réactions de défense et d’insécurité à long terme. Lorsque les réactions agressives se succèdent, les enfants sont affectés, ils peuvent garder des réactions de peur et d’évitement longtemps même en l'absence de menaces réelles.

Nous vous encourageons donc à entreprendre un suivi thérapeutique qui permettra d'apprendre ainsi à mieux vous connaître et à gérer concrètement votre colère. C'est pourquoi nous partageons votre avis et il nous semble indispensable que vous trouviez de l'aide auprès de professionnel-le-s pour comprendre l'origine de vos comportements et trouvez des stratégies afin de mettre fin à vos comportements violents.

À Neuchâtel le Service pour les auteur-e-s de violence conjugale (SAVC) œuvre dans ce sens et propose un travail thérapeutique aux personnes auteures de violence. Le SAVC répond aux appels 7 jours sur 7 de 8h à 20h au 032 886 80 08 et le premier entretien est gratuit.

Nous vous encourageons à vous confier à ces professionnel-e-s de confiance et qualifié-e-s qui pourront vous apporter un soutien et un soulagement important pour vous, votre femme et vos enfants.

N’hésitez pas à nous recontacter si vous en ressentez le besoin et nous souhaitons bonne chance pour la suite de vos démarches.

> J’ai entendu mon voisin menacer verbalement ma voisine

18 mai 2021 - Jea...


Bonsoir, Mon compagnon et moi avons entendu beaucoup de cris chez mes voisins et des menaces de mort (« je vais t’égorger ») ! Nous ne savons pas ce que nous pouvons faire ! Les cris et les hurlements, claquement de portes etc sont très fréquents chez eux .. mais ce soir c’était particulièrement violent dans les paroles ! Merci d’avance pour votre réponse




Notre réponse


Bonjour,

Votre compagnon et vous avez entendu des menaces de mort ainsi que d'autres violences psychologiques chez vos voisins. Vous vous inquiétez car ce soir-là, c’était particulièrement violent. Vous aimeriez savoir que faire dans cette situation.

Nous saluons votre premier pas en venant chercher de l’aide au près de professionnel-le-s. La situation de vos voisins ne laisse pas indifférent-e et semble difficile. 

Lorsque vous soupçonnez de la violence, vous pouvez appeler la police en urgence pour qu’elle intervienne. Tout personne peut signaler une situation de violence, de manière anonyme au 117. Celle-ci pourra analyser la situation, leur rappeler que la violence est interdite ainsi que protéger la victime si besoin, voir expulser l’auteur en cas de violences physiques.

La violence a tendance à s’intensifier avec le temps. Vous pouvez déjà informer la police de ce que vous avez entendu ce soir-là. Toute menace de mort doit être dénoncée à la police, qui l’évaluera.

Nous nous demandions quelle est la proximité que vous avez avec vos voisins. Si l’occasion se présente lors d’une discussion, vous pouvez demander à la personne victime comment elle va. Vous pourriez ajouter que vous avez entendu des disputes et que cela vous inquiète. Si la personne évoque la violence, n’hésitez pas à lui parler de notre site. Nous vous suggérons aussi de l’informer de l’existence du Centre d’accueil Malley-Prairie, qui propose des téléphones ou consultations gratuites pour discuter de la violence au sein du couple. Votre voisine peut les contacter au 021 620 76 76. 

Nous espérons que ces pistes aideront vos voisins. Nous vous remercions pour votre demande et sommes à disposition si vous avez d'autres questions. Nos meilleurs messages.

> Demande de renseignements étant témoin de violences conjugales chez nos voisins

19 mai 2021 - Voi...


Bonjour,

Nous vous contactons car nous avons malheureusement constaté que le couple à- côté se disputent fréquemment. Ces derniers temps nous avons remarqué que l'intensité des disputes a augmenté et que Monsieur hurle, l'insulte, donne des coups dans les murs, les meubles, ... Madame, dit ne jamais avoir été frappée (mais est-ce vrai ?), mais avoir peur que cela arrive un jour. Ils n'ont heureusement pas d'enfants.

Dernièrement, alors que nous allions appeler la police, car cette fois-ci ça devenait trop violent de notre point de vue et nous avions peur pour notre voisine, Madame c'est retrouvé violemment jetée dehors sur le palier avec ses affaires. Nous avons donc intervenus et essayé de parler avec elle pour l'inviter chez nous afin de la mettre en sécurité, mais elle a préféré partir pour tristement revenir au domicile dès le lendemain.

Et aujourd'hui les cris ont déjà recommencé c'est pour cela que nous vous écrivons maintenant. Nous avons parlé avec elle et lui avons fait part de nos inquiétudes et nous lui avons également dit que nous étions là pour elle et qu'elle pouvait venir chez nous quand elle le souhaitait, de jour comme de nuit. A l'avenir nous n'allons pas hésiter à faire intervenir directement la police vu la scène de la dernière fois.

Pourriez-vous s'il vous plaît nous conseiller sur la meilleure manière de faire dans cette situation là? Nous envisageons également d'avertir la gérance, est-ce une bonne idée?

Merci d'avance pour votre attention et meilleures salutations




Notre réponse


Bonjour Madame,

Vous vous inquiétez pour votre voisine qui est victime de violence conjugale. Vous avez été témoins, à plusieurs reprises, de violentes disputes lors desquelles vous entendiez son partenaire hurler, l’insulter et frapper dans les murs et les objets. Récemment, à l’issue d’une dispute, votre voisin l’a brutalement mis à la porte du domicile conjugale. Vous avez parlé avec Madame, lui avez fait part de vos inquiétudes et lui avez proposé votre aide, notamment en l’invitant à venir se réfugier chez vous en cas de danger. Vous avez peur pour votre voisine et nous demandez comment agir au mieux dans cette situation.

Nous comprenons bien que vous vous faites du souci et vous avez bien fait de nous contacter.  Il n’est pas évident de se retrouver témoins de ce genre de scènes et de savoir comment réagir. Nous aimerions vous féliciter d’être intervenu·e·s auprès de votre voisine. Vous vous êtes montrés soutenant·e·s et lui offrir la possibilité de prendre refuge chez vous peut lui être utile en cas de crise.

Comme vous l’avez remarqué, la violence conjugale s’inscrit dans un cycle qui se répète et s’intensifie. Bien souvent, l’auteur·e de violences psychologiques a tendance à recourir à la violence physique avec le temps. Ce cycle explique également, en partie, comment la personne victime est amenée à rester ou à retourner avec l’auteur·e malgré ce qu’elle subit dans la relation. Il est donc important de ne pas la juger et de respecter son rythme et ses besoins.

En cas de nouvel épisode de violence, nous vous encourageons effectivement à appeler la police au 117 afin de protéger la victime. Elle viendra sur place et évaluera la situation. Elle pourra alors rappeler que la violence domestique est interdite par la loi, protéger la victime et dans le canton de Vaud, la police pourra éventuellement expulser l’auteur du domicile pour une durée déterminée de 14 jours.

Étant donné que vous déjà un lien avec votre voisine, lors d’une discussion avec elle, vous pouvez lui transmettre les contacts des associations auprès desquelles elle peut trouver de l’aide. N’hésitez pas à lui parler du site www.violencequefaire.ch afin qu'elle puisse par elle-même et à son rythme prendre des informations. Nous vous conseillons aussi de lui proposer de prendre contact avec le Centre d’accueil MalleyPrairie à Lausanne qui offre des consultations gratuites et confidentielles aux personnes qui vivent de la violence au sein du couple. Des professionnel·le·s pourront l’écouter et lui donner des informations par rapport aux différentes possibilités qui s’offrent à elle. Si elle le souhaite, elle pourrait aussi demander un hébergement au Centre d’accueil MalleyPrairie afin d’être en sécurité et de prendre du recul sur sa situation. Votre voisine peut joindre le centre au 021 620 76 76.

Par rapport à votre demande concernant le fait d’avertir votre gérance, ceci ne nous paraît pas indispensable dans le sens où vous avez déjà établi un contact direct avec votre voisine et que vous semblez à l’aise de discuter de la situation avec elle. Cependant, il vous est évidemment possible d’informer la gérance si vous souhaiter avoir un soutien de sa part ou lui demander d’intervenir afin de rétablir le calme.

Enfon, sur notre site, dans la section pour l’entourage, vous trouverez des informations complémentaires. En effet, ces situations peuvent également être difficiles émotionnellement pour les témoins. Nous vous invitons à écouter vos ressentis et prendre soin de vous. Nous espérons que notre réponse vous aura aidés et que la situation pourra s’améliorer.

N’hésitez pas à nous écrire à nouveau si vous avez d’autres questions ou si vous souhaitez nous donner des nouvelles de la situation. Nos meilleures salutations.

> Mon mari est violent verbalement et a cassé la porte de ma chambre. Que faire?

24 mai 2021 - Din...


Mon mari veut que du relation sexuel et il a des doutes sur moi et ainsi il a cassé la porte de ma chambre où j’étais en sécurité avec mon fils que faire? Comment l’expulser du pays définitivement?




Notre réponse


Bonjour Madame,

Nous comprenons que votre mari insiste afin d'avoir des relations sexuelles et doute de vous. Vous devez vous réfugier dans une chambre avec votre fils pour être en sécurité. Maintenant il a cassé la porte et vous ne savez pas que faire.

Vous avez bien fait de nous contacter. Ce que vous vivez constitue de la violence sexuelle (harcèlement) et psychologique (casser la porte de chambre). Le harcèlement sexuel en fait partie. La plupart des actes de violence au sein du couple sont interdits et poursuivis par la loi.

Votre fils est lui aussi affecté par cette violence. En tant que parent, vous êtes responsable de la protéger tout comme votre mari. Cependant, actuellement, votre mari en usant de violence, ne garanti pas la protection de votre enfant, il vous revient alors d'agir afin que votre fils ne soit pas exposé à la violence. En effet lorsqu'il y a des violences entre les parents, les enfants souffrent et cela perturbe leur bon développement.

Expulser quelqu'un du pays n'est pas facile. En cas de nouvelle crise, nous vous encourageons à appeler immédiatement la police au 117 qui pourra intervenir chez vous et expulser votre conjoint du domicile pour une durée déterminée.

Vous avez également le droit de quitter votre domicile et vous mettre en sécurité avec votre fils. Dans le canton de Vaud le Centre d'accueil MalleyPrairie aide les femmes dans votre situation de manière confidentielle et gratuite. Nous vous conseillons de prendre contact avec ces professionnel-le-s au 021/620.76.76. Des spécialistes vous répondrons et vous aideront à sortir de cette situation.

Nous espérons que les pistes proposées vous aideront à vous mettre en sécurité.

Nous restons à votre disposition pour toutes questions ou si vous souhaitez nous donner de vos nouvelles.

Nos meilleures pensées vous accompagnent.

> J’ai subi des violences psychiques et physique de la part de mon copain, je souhaite porter plainte, quel recours et quelle démarche dois-je faire?

31 mai 2021 - Ede...


Bjr,

j'avais emménager mes affaires chez mon copain sur le canton de Fr en attendant de finir ma formation en France et d'aller m'installer officiellement. J'ai déménagé mes affaires chez lui et j'ai subit violences psychique et physique je souhaites porter plainte et récupérer mes affaires dans l'appartement. Quels recours et quel démarche je peut faire ? J'ai contacté son ex femme et ses 3 enfants qui ont subit pdt près de 20 ans les mêmes violences que moi.




Notre réponse


Bonjour Madame,

Vous avez subi des violences psychologiques et physiques de la part de votre conjoint et vous souhaitez récupérer vos affaires chez lui et porter plainte.

Etant donné que les violences ont été commises en Suisse, vous avez le droit à une aide aux victimes d'infractions. Cela veut dire que vous pouvez être accompagnée gratuitement dans toutes vos démarches, comme celle de porter plainte. Nous vous encourageons vivement à prendre contact avec le centre LAVI du canton de Fribourg, des professionnelles pourront vous aider dans vos démarches et selon vos besoins.

Dans le canton de Fribourg, les consultations du Centre LAVI cantonal peuvent s'effectuer par téléphone au +41 26 322 22 02, notamment si vous n'êtes pas en Suisse. Il est nécessaire de préciser que les violences ont eu lieu à Fribourg, en Suisse.

Nous conseillons également de faire constater les violences physiques le plus rapidement possible et cela même si les violences ne sont pas récentes. Des professionnel-le-s de la santé pourront évaluer votre état de santé physique et mental. Ce constat médico-légal peut être utilisé comme preuve lors d'une procédure judiciaire. Si vous pouvez vous déplacer à Lausanne, l'Unité de médecine des violences est spécialisée dans ce type de constat médical, le constat n'est remis qu'à vous et ne vous engage pas à porter plainte.

Vous avez contacté l'ex-femme de votre conjoint qui a également subi des violences de sa part, nous saluons cette démarche courageuse qui vous permet de briser le silence et de ne pas rester seule avec vos émotions. Si vous souhaitez également en parler à des professionnel-le-s en France, le numéro 3919 vous écoute de manière bienveillante et confidentielle. Au besoin, leurs équipes pourront également vous orienter dans le réseau français.

Nous espérons avoir répondu à vos questions et notre porte reste ouverte si vous souhaitez nous poser une nouvelle question ou nous donner de vos nouvelles. Nous vous souhaitons beaucoup de courage pour la suite de vos démarches, avec nos meilleures pensées.

> Malgré la séparation, le harcèlement se poursuit. Que faire?

20 juin 2021 - @Kn...


En raison de plusieurs années de maltraitance psychologique dans ma vie conjugale (insultes, rabaissement, chantage au suicide), j ai décidé il y a bientôt 6 mois de me séparer. Cependant, malgré la séparation j ai l impression de vivre encore plus sous pression. Mon ex appelle mes amis et ma famille dans mon dos pour savoir ce que je fais et avec qui, questionne les enfants et leur demande d investiguer pour lui alors qu'ils sont très jeune et j en passe. Il m envoie des messages pour me dire que je brise notre famille etc. Je n en peux plus.

Je veux demander le divorce mais il menace de se suicider et j ai peur. Et j avoue aussi que jbai honte de ma situation. Que faire?




Notre réponse


Bonjour Madame,

Après plusieurs années de violence psychologique dans votre vie conjugale, vous avez décidé de vous séparer. Cependant votre mari questionne votre entourage et demande à vos enfants de l'informer sur ce que vous faites et avec qui. Il vous envoie aussi des messages culpabilisants. Vous n'en pouvez plus de cette situation et vous vous demandez que faire.

Vous avez bien fait de nous contacter, en effet il n'est pas facile de sortir d'une situation de violence psychologique et cela prend du temps. Nous vous félicitons, vous avez déjà fait un grand pas un vous séparant. Votre sentiment de honte est une réaction normale. C'est la situation qui ne l'est pas, d'ailleurs la violence est interdite et peut être condamnée par la loi.

Malgré que vous soyez partie, vous subissez encore du harcèlement par les messages et les investigations de votre ex-mari auprès de vos enfants et vos proches. La menace fait aussi partie de ce type de violence, tel que menace de suicide en cas de divorce.

Nous vous encourageons à prendre contact avec le Centre LAVI Vaud au 021/631.03.00. Des spécialistes vous écouterons et vous conseillerons de manière confidentielle et gratuite. Par leur intermédiaire, il est aussi possible de bénéficier de consultations juridiques gratuites, afin de connaître vos droits en cas de divorce.

Nous vous conseillons aussi d'appeler le Centre MalleyPraire spécialisé en violence conjugale au 021/620.76.76. Lors d'un entretien des professionnels-les vous conseilleront afin de vous aider à vous protégez et sortir de cette situation.

Nous vous rappelons que vos enfants sont aussi affectés par cette situation. Ils sont pris dans un conflit de loyauté entre leurs parents. La Fondation As'Trame 021/648.56.56, peut apporter à vous et vos enfants conseils et soutien afin de les aider à traverser cette période de séparation.

Nous espérons qu'au travers de ces différentes pistes vous trouverez l'aide nécessaire pour poursuivre votre chemin vers plus de sérénité.

Nous restons à votre disposition pour toutes questions ou si vous souhaitez nous donner de vos nouvelles.

Recevez nos meilleures pensées.

> Je prends conscience que mon mari a pris un certain contrôle sur ma famille. Je ne sais pas si je suis « victime de violence » et si je dois divorcer.

02 juillet 2021 - Col...


Bonjour,

C’est le pédiatre de mon fils qui veut faire appel au SPJ/l’AEMO pour mon mari et je prends conscience qu’il a pris un certain contrôle sur notre famille. Il n’est pas violent physiquement (quelques rares fessées aux enfants mais je vois bien qu’ils ont peur de lui) mes enfants eux-mêmes ne veulent plus vivre avec leur papa. Je ne sais pas si le SPJ va suffit ou si je dois le quitter.

Je voudrais retrouver la liberté de choisir les vêtements de mes enfants par exemple. Mais j’ai du mal à me reconnaître comme « victime de violence » alors j’ai peur que mes décisions soient trop radicales par rapport à lui.

Est-ce moi qui vit les choses trop intensément ou je suis vraiment sous emprise même minime et je dois me sortir de là ?




Notre réponse


Bonjour Madame,

Vous vous questionnez sur l’avenir de votre couple ne sachant pas si vous devez vous séparer ou non. Vos doutes semblent être intervenus lorsque le pédiatre de vos enfant a dit vouloir contacter le SPJ à propos du comportement de votre mari. Peut-être ces doutes sont-ils apparus plus tôt encore ? Vous nous dites prendre conscience que votre époux exerce un certain contrôle sur vous mais il vous est toutefois difficile de vous reconnaître en tant que victime. Vous vous interrogez sur la légitimité de votre ressenti, sur les décisions à prendre ainsi que sur une éventuelle emprise de votre mari sur vous.

Nous avons peu d’éléments concernant les actes de votre mari qui ont poussé le pédiatre à faire un signalement au SPJ. Il y a aussi peu de description de son comportement au sein de votre couple mais nous allons néanmoins pouvoir faire exister ceci :

La violence existe sous plusieurs formes et n’est pas que physique. Elle peut être aussi psychologique, économique et sexuelle. Le contrôle est une violence de type psychologique. Cette dernière peut en effet, sur du plus ou moins long terme, permettre à l’auteur-e d’exercer de l’emprise sur son/sa conjoint-e ou même sur les enfants. L’emprise s’installe en principe par le biais d’une dynamique répétitive dans la relation nommé cycle de la violence. Les conséquences de la violence, de l’emprise peuvent se manifester entre autres par de la perte de confiance, de la peur et de la confusion.

La violence est interdite et la plupart des actes peuvent être sanctionnés par le droit pénal, et celle exercée sur les enfants est motif à dénonciation aux services de protection de la jeunesse. Les parents ont le devoir de protection envers leurs enfants et si l’un est inadéquat, l’autre doit les en protéger. Mais quelles mesures l'autre parent peut-il mettre en place et doivent-elles être "radicales"?

Ceci nous emmène à votre question sur le divorce. Ce n’est pas forcémment LA solution, la seule et unique, mais elle peut l’être si vous estimez que le seul moyen de vous protéger vous et vos enfants est de partir. Toutefois, le premier pas qui peut conduire à trouver de l’aide est de sortir du silence et vous l’avez d’ores et déjà fait. Bravo pour cet acte courageux qui est souvent le plus difficile !

Nous ne pouvons passer outre le sujet de la reconnaissance du statut de victime. C’est une démarche difficile mais nécessaire car elle amène sur le chemin de la prise de conscience et c’est certes douloureux. En parallèle, elle a le mérite de mettre du sens et d'aider à débuter une reconstruction.

Victime de violence ou non ? Sous emprise ? Partir ? Divorcer ? Nous ne pouvons répondre à toutes ces questions et par ailleurs il nous manque des informations pour vous répondre précisément mais quelques éléments pourraient mettre la puce à l’oreille, notamment quand vous mentionnez ne pas avoir la liberté de choisir les vêtements de vos enfants. C’est pourquoi, pour évaluer votre situation et trouver de l’aide nous pouvons vous aiguiller vers le Centre d’accueil MalleyPrairie qui est spécialisé dans la problématique de violence dans le couple et de la famille. Vous pouvez contacter les professionnel-le-s au 021.620.76.76. Les prestations sont gratuites et confidentielles, et vous pourrez recevoir des conseils par téléphone ou lors de RDV ambulatoires sur place. Avec elles/eux,  vous pourrez réfléchir aux diverses questions qui vous habitent.

Nous espérons avoir pu vous apporter des éclairages utiles et vous souhaitons plein de courage pour la suite. Nous restons volontiers à disposition pour d’autres questions ou aussi pour recevoir de vos nouvelles.

> Je ne me sens plus en sécurité à la maison. Existe-t-il un lieu pour m’héberger temporairement?

16 juillet 2021 - Lui...


Bonjour,

Je suis intéressée en Savoir si vous donnez de soutien en question de hébergement temporaire, pour le femmes victimes de violence psychologique? Je ne me sens plus en sécurité chez moi avec mon mari. J'ai peur d'être battu en quelque moment. La dernière période je ne dor pas. je cherche un travail. mais je n'ai pas assez d'argent pour quitter la maison. je suis immigré je viens d'arriver à Genève l'année dernière. mon permis a été fait juste en avril cette année 2021 Merci,




Notre réponse


Bonjour Madame,

Vous évoquez être victime de violence psychologique de la part de votre époux et vous craignez un passage à l’acte au niveau physique. Vous avez peur pour votre sécurité, votre santé et votre avenir au vu votre arrivée relativement récente en Suisse. Vous cherchez à savoir s’il existe un hébergement pour fuir et trouver de la protection.

Nous comprenons bien que votre situation doit être éprouvante. En effet, votre peur de la violence est légitime et elle est accentuée par l’incertitude liée à votre permis et vos conditions de vie en Suisse. Toutefois, nous tenons à vous dire combien votre démarche de nous écrire et demander du soutien est courageuse. Mais aussi, elle est bienvenue vu le risque que vous ressentez.

Vous nous donnez peu d’éléments sur le contexte dans lequel vous vivez avec votre mari, mais nous entendons votre peur et votre besoin de sécurité. Sachez que la violence est interdite et qu’il est légitime de demander de l’aide pour s’en sortir et surtout se protéger. Vous trouverez des informations pouvant vous servir sur le lien suivant.

En cas de danger, d’urgence immédiate, il est conseillé de faire appel à la police au 117. Et pour répondre à votre demande, oui, il existe un lieu d’hébergement temporaire qui accueille des femmes victimes de violence dans leur couple, auquel vous pouvez faire appel.

Pour plus d’informations et pour évaluer votre situation, vous pouvez prendre contact avec l’association AVVEC au 022.797.10.10. Des professionnel-l-e-s pourront vous écouter et vous renseigner selon votre situation et vos besoins. Cette démarche est gratuite et confidentielle.

Nous espérons avoir pu vous renseigner de manière utile et restons volontiers à votre disposition pour d’autres questions ou pour nous apporter des compléments. Nous vous souhaitons vivement de trouver l’aide dont vous avez besoin et que votre situation s’améliore.

Avec nos meilleurs messages

> Il ne supporte pas la rupture et menace de détruire mes affaires. Que faire?

26 juillet 2021 - Din...


Je suis marié mais separé cependant il ne supporte pas la rupture et quand je sort tard le soir il menace de tout cassé cher moi. Il habite cher moi et en attendant de trouver une solution lors de dispute il menace de prendre mon appart sous son nom, de detruire mes affaire, mettre le feu que faire.




Notre réponse


Bonjour Madame,

Vous êtes séparée de votre ex-partenaire mais vivez encore avec. Il ne supporte pas la rupture et menace de tout casser et de prendre votre appartement. Vous nous demandez que faire dans cette situation.

Vous faites bien de nous écrire. Cependant, nous n’avons pas beaucoup de détails pour vous donner des réponses précises.

Dans la situation que vous nous décrivez, il y a des indices qui nous font penser à de la violence psychologique: le fait qu’il n’accepte pas que vous sortiez, les menaces de s’en prendre à vos affaires et de mettre le feu.

La période de la séparation est un des moments durant lequel la violence peut s’aggraver. Vous avez raison de vous inquiéter et de demander de l’aide. Pensez-vous qu’il pourra mettre ses menaces à exécution ? Avez-vous peur ? Si à un moment donné, vous vous sentez en danger, il est important d’appeler la police (117). Il est également possible de porter plainte pour les menaces.

Avez-vous entrepris des démarches au niveau juridique pour la séparation ? Y a-t-il déjà eu des décisions par rapport à l’attribution du domicile ? Si le domicile vous a été attribué, vous pouvez faire intervenir la police pour expulser votre mari du domicile. Si vous n’avez pas encore entamé de procédure au niveau juridique, nous vous conseillons de prendre contact avec un avocat pour entamer ces démarches.

Vous pouvez également contacter l’association AVEEC (022 797 10 10 ). Une intervenante pourra vous écouter, évaluer avec vous votre situation et vous expliquer les démarches qu’il est possible de faire. Les entretiens sont gratuits et confidentiels.

Il existe également le foyer le Pertuis à Onex (022 309 57 27) qui accueille les victimes ainsi que les auteurs de violence. Il est possible que vous proposiez cette adresse à votre ex-partenaire si vous souhaitez qu'il parte en attendant de trouver un appartement. Il est nécessaire d'appeler pour avoir un premier entretien d'admission.

Nous espérons que ces pistes vous aideront à trouver l’aide que vous recherchez. N’hésitez pas à nous réécrire si vous avez une autre question, si vous souhaitez nous donner plus d'informations sur votre situation ou pour nous donner de vos nouvelles. Prenez bien soin de vous.

> Comment protéger mes enfants de leur père ?

31 juillet 2021 - Col...


Bonjour, J'ai récemment réalisé que je suis victime de mécanisme d'annulation de la pensée, d'action et d'être de la part de mon mari et mes enfants ont peur de lui. Plus je me renseigne sur les différentes violentes, plus j'identifie le pervers narcissique en lui mais je fais attention car ce mot est à la mode et comme mon mari n'utilise pas les insultes ouvertement, il ne paraît pas "violent" c'est plus subtil que ça. Cela se manifeste surtout par le manque de liberté d'être et de choix justement. Tout doit être fait à sa façon sinon je suis nulle. Les enfants reçoivent parfois des fessées, mais surtout ils ont peur de lui au quotidien. J'ai décidé de le quitter mais comme il est doué pour nier l'évidence, comment faire comprendre au juge qu'il ne faut pas laisser les enfants seuls avec lui lors des visites ? Comment faire reconnaître un pervers narcissique devant le Tribunal puisqu'ils savent manipuler les psy pour paraître normaux ?




Notre réponse


Bonjour Madame,

Vous avez récemment réalisé que vous êtes victime de mécanisme d'annulation de la pensée, d'action et d'être de la part de votre mari et vos enfants reçoivent parfois des fessées et ont peur de lui. Vous pensez que c'est peut-être un pervers narcissique. Vous avez décidé de le quitter, mais vous ne souhaitez pas que vos enfants se retrouvent seul avec lui lors des visites. Vous vous demandez comment faire reconnaître un pervers narcissique devant le Tribunal.

Vous avez bien fait de nous contacter. La situation que vous vivez avec votre mari semble très difficile.  La violence psychologique que vous subissez, qu'elle soit de la perversion narcissique ou de la manipulation, reste difficile à identifier, car elle est très subtile et ne laisse pas de trace. Cependant cette violence atteint profondément l'estime de soi et la santé de la personne victime.

Il est légitime que vous vous inquiétiez pour vos enfants. Nous vous encourageons à demander conseil à un des Offices Régionaux de Protection des Mineurs. Dans le canton de Vaud, vous pouvez un contacter un selon votre région. Des professionnel-le-s de l'enfance peuvent encadrer le droit de visite de manière sûre pour vos enfants.

Nous vous conseillons aussi de prendre contact avec l'association Au-delà des Masques. Cette association est spécialisée dans le soutien et l'accompagnement des victimes de manipulation/perversion narcissique. Le premier contacte se fait en remplissant le formulaire sur le site internet https://www.au-dela-des-masques.ch. Des spécialistes de cette problématique pourront vous écoutez et vous conseillez, notamment sur vos interrogations au sujet des visites de vos enfants chez leur père.

Nous espérons que ces différentes pistes vous aideront et que vous trouverez le soutien nécessaire.

Nous vous souhaitons bon courage et nous restons à votre disposition pour d'autres questions.

Meilleures pensées.

> Comment agir lorsqu’on est témoin de violence psychologique?

01 août 2021 - ste...


Bonjour, J'ai récemment été témoin d'un épisode de violence psychologique et de comportement suspect à l'égard d'un voisin. Après minuit, alors que je rentrais dans mon appartement avec ma compagne, nous avons rencontré une jeune fille qui est entrée dans notre immeuble dans un état d'essoufflement évident. Nous lui avons demandé si tout allait bien et elle a expliqué que son partenaire se tenait devant la porte de son immeuble et qu'elle avait peur de le voir et de lui parler. En même temps, elle était en contact téléphonique avec sa colocataire et un ami. Nous avons essayé de réfléchir ensemble à la manière de gérer la situation, car elle ne voulait pas appeler la police pour ne pas lui causer d'ennuis, et finalement nous avons réussi à la ramener chez elle en passant par les jardins communaux situés derrière notre immeuble et le sien, en escaladant les clôtures et en atteignant sa terrasse qui se trouve au rez-de-chaussée de l'immeuble. Le lendemain matin, nous sommes allés lui parler pour voir si tout allait bien et pour lui faire savoir que nous la soutenions. Nous lui avons dit que si elle avait besoin de quelque chose à l'avenir, elle pouvait nous contacter et passer à notre appartement. Elle nous a dit qu'ils ont fini par se parler parce qu'il l'a vue entrer, elle n'a pas été précise mais elle nous a fait savoir que la situation n'était pas très positive. À ce stade, nous nous sommes demandés ce que nous pouvions faire concrètement pour soutenir cette fille. Outre le fait de lui offrir notre aide en tant que réseau de soutien dans un contexte comme celui du quartier, nous recommandez-vous de faire quelque chose pour nous assurer de lui apporter un soutien meilleur et plus efficace ?




Notre réponse


Bonjour Monsieur,

Récemment, votre compagne et vous avez été témoin d’un épisode de violence psychologique à l'égard d’une jeune fille de votre quartier. Vous êtes aussi intervenu pour l’aider à rentrer chez elle et lui avez rendu visite le lendemain en proposant votre contact ainsi que de passer à votre appartement en cas de besoin.

Nous saluons votre attitude dans cette situation et votre soutien pour cette jeune fille. Concrètement, les pistes que vous lui avez proposé sont des aides très précieuses! Elle pourra ainsi vous contacter si elle ressent le besoin d’en discuter ou si elle se retrouve « coincée » comme cette nuit-là. Elle sait également qu’elle peut appeler la police en cas d’urgence, bien que, cette fois-là, elle ne l’ait pas jugé nécessaire. Si vous la savez en danger, vous pouvez aussi appeler la police pour qu'elle évalue la situation et inervienne.

Lors d'une prochaine rencontre ou discussion avec elle, vous pouvez lui transmettre les contacts des associations auprès desquelles elle peut trouver de l'aide. Nous vous conseillons de lui proposer de prendre contact avec le Centre Malleyprairie à Lausanne qui offre des consultations gratuites et confidentielles. Et si elle le souhaite, elle peut joindre le centre au 021 620 76 76. 

Vous pouvez aussi lui parler de notre site pour un premier pas anonyme et peut-être moins engageant pour elle. Elle pourra aussi lire les informations concernant la violence psychologique, ce qui peut l'aider à prendre conscience que ce qu’elle vit n’est pas normal. Il est nécessaire qu’elle décide par elle-même d’entreprendre ces démarches. La victime doit identifier ses propres besoins pour reprendre le contrôle de sa vie. Il lui faut pouvoir compter sur une présence respectueuse de ses choix et de son rythme. Les mouvements d’aller-retour vers le partenaire ou l’inaction dans des situations peuvent nous désemparer, mais ils font partie du processus. 

Nous espérons que ces pistes aideront au mieux cette jeune fille et vous rassurerons aussi. Une situation de violence n’est pas anodine et peut nous remuer émotionnellement. Notre porte reste ouverte en cas de nouvelle question. Nos meilleurs messages.

 

> Une femme est menacée de violence, que peut-elle faire?

02 août 2021 - Cyc...


Bonjour, une femme avec une permis B mariée à un suisse et ont un bébé. Le mari la menace toujours de la frapper et elle a peur, sachant qu'il a déjà des antécédents avec ses ex épouses. La femme déjà elle se sent seule et très déprimée de cette situation. Que peut-elle faire ? Merci




Notre réponse


Bonjour,

Une femme est menacée par son mari, qui a déjà des antécédents de violences avec ses épouses précédentes. Elle a peur, se sent seule et déprimée et tu aimerais l’aider.

Nous saluons ta volonté d’en savoir sur ce qu’elle peut faire dans cette situation pour l’aider au mieux.

En effet, il ne faut pas prendre à la légère ces menaces qui peuvent se réaliser si rien n’est entrepris pour se protéger. Si cette femme est en en situation de danger, elle peut en tout temps appeler la police au 117 qui pourra évaluer l’appel au secours et intervenir si besoin.

Nous te suggérons de l’orienter au près du Centre d’accueil MalleyPrairie, qu’elle peut appeler au 021 620 76 76. Les intervenant-e-s de ce centre pourront la soutenir et la guider dans les démarches à faire pour sortir de cette situation de violence psychologique. Elles-ils proposent des entretiens gratuits et confidentiels pour les femmes, mères et enfants.

Si elle craint de se séparer à cause de son statut civil, elle peut aussi demander des informations concernant les démarches possibles au Centre Social Protestant (021 560 60 60), en précisant qu’elle vit une situation de violence conjugale.

Nous espérons que ces pistes l’aideront. Ton soutien est une ressource précieuse et nous t’encourageons à lui prêter oreille si tu peux et qu'elle en ressent le besoin. Nous restons à disposition pour toute autre question et t’envoyons nos meilleurs messages.

> Comment quitter mon conjoint qui exerce des violences psychologiques?

09 août 2021 - Eni...


J’essaie de quitter mon conjoint qui a exercé et qui exerce encore maintenant des violences psychologiques, mais j’ai peur qu’il mette ses menaces à exécution vis-à-vis de mes enfants (perte de garde, non soutien financier aux charges liés aux enfants), je me sens fragile face au cycle de violence/disputes récurrentes, même si j’ai l’impression de devenir plus forte en voulant partir, et de réaliser que je vis terrorisée et sous son emprise. Est-ce que vous avez des conseils à me donner pour sortir de cette situation sans que les enfants souffrent et le quitter sans qu’il soit trop terrorisant/violant, et que j’arrive à ne pas sombrer psychologiquement? Merci infiniment pour votre aide.




Notre réponse


Bonjour Madame,

Vous essayez de quitter votre conjoint mais vous avez peur de perdre la garde de vos enfants et de ne pas avoir de soutien financier. Vous souhaitez savoir comment le quitter sans faire souffrir vos enfants et sans que la violence augmente.

Vous avez bien fait de nous contacter, en brisant le silence et en décidant de partir vous avez déjà fait un pas afin de sortir de cette situation. Nous vous encourageons à poursuivre vos démarches pour sortir de la violence, vos enfants et vous-même.

La violence psychologique n'est pas anodine, elle nuit gravement à l'estime de soi et la santé de la personne qui en est victime. Il est difficile d'en sortir sans soutien. Dans le canton de Zürich, il existe le BIF qui est un centre d'aide aux femmes victimes de violence conjugale. Nous vous conseillons de les contacter au 044/278.99.99. Des spécialistes vous soutiendront et vous conseillerons au mieux selon votre situation. Ce service est confidentiel et gratuit.

Nous espérons que vous trouverez l'aide nécessaire et que vous ne resterez pas seule face à la situation.

Nous vous souhaitons de tout coeur beaucoup de courage.

Meilleures pensées.

> Je me sens maltraitée psychologiquement et je subis de la violence verbale, que faire?

10 août 2021 - S&A...


J’aimerais trouver une sortie ou une porte de secours pour pouvoir vivre ma vie avec deux enfants , mais je vis constamment dans le peut dans le doute j’ai confiance en plus personne , je me reconnais plus en tant que femme je veux vivre ma vie comme je l’étais avant de l’avoir connu et d’absout eu mes enfants que faire ?




Notre réponse


Bonjour Madame,

Vous aimeriez vivre votre vie comme avant d’avoir connu votre partenaire et avoir eu vos enfants. Vous éprouvez de la peur et vous vous méfiez des autres. Vous nous écrivez car vous aimeriez trouver une sortie de secours. 

Nous pouvons imaginer ce que vous ressentez, la violence psychologique a beaucoup de conséquences néfastes sur la santé et la vie au quotidien. Les enfants en sont aussi touchés car ils vivent sous ce climat de tensions. En demandant de l’aide, vous avez fait un grand premier pas pour sortir de cette situation. Nous vous remercions de votre confiance.

Nous vous suggérons de continuer vos démarches en contactant des personnes spécialistes du domaine des violences qui pourront vous écouter et vous aider à trouver des solutions concrètes dans votre situation. Vous pouvez appeler la Frauenhaus à Lucerne au 041 360 70 00. Vous et vos enfants pourrez être accompagnés au mieux, discuter de vos besoins et savoir comment vous pouvez y répondre.

Une fois que vous aurez trouver un moyen de vous protéger de ces violences psychologiques, souvenez-vous de ce qui vous remplissait lorsque vous vous sentiez bien. Demandez-vous quelles actions vous faisiez pour vous-même et comment vous pouvez à présent remettre en place ces actions quotidiennes qui rendaient votre vie meilleure. 

Nous vous envoyons plein de courage pour la suite et restons à disposition en cas de nouvelle question ou si vous souhaitez nous en dire plus. Nos meilleurs messages vous accompagnent. 

> Je subis des violences verbales de mon ex-mari. J’ai besoin d’aide.

17 août 2021 - Pet...


Bonjour,

Je subis depuis 11 ans des violences verbales de mon ex-mari. Je ne sais plus comment faire... et mes deux ados en souffrent aussi. J'aurai besoin d'aide car je suis fatiguée de cette situation.




Notre réponse


Bonjour Madame,

Vous avez bien fait de nous contacter, briser le silence est un premier pas nécessaire afin de sortir de la violence.  Nous saluons votre démarches de demander de l'aide! Les violences verbales constituent de la violence psychologique et ne plus savoir quoi faire et être épuisée sont des réactions normales dans une situation qui elle ne l'est pas.

Les enfants sont aussi touchés par la violence conjugale, même si eux même ne la subissent pas, le fait d'en être témoins peut avoir des conséquences graves sur leur développement.

Nous vous encourageons à poursuivre vos démarches et à faire le deuxième pas en ne restant pas seule face à cette situation. Dans le canton de Vaud, le Centre MalleyPraire soutient les personnes victimes de violences domestiques. Vous pouvez les contacter au 021/620.76.76 ou par Email àinfo@malleyprairie.ch et demander un entretien à Lausanne ou dans d'autres parties du canton de Vaud en fonction de votre lieu de domicile. Des spécialistes vous écouteront et vous conseilleron. Vous pourrez ainsi faire le point sur votre situation et réfléchir ensemble aux pistes possibles pour mettre un terme au cycle de la violence. Les entretiens sont gratuits et confidentiels.

Nous espérons que la piste mentionnée vous apportera l'aide dont vous avez besoin.

Nous restons à votre disposition pour d'autres questions ou si vous souhaitez nous donner des nouvelles.

Nos meilleures pensées vous accompagnent!

> Mon mari peut me pousser mais ne me frappe pas. Mon fils vit la même chose que moi.

20 août 2021 - Sko...


Mon mari n'est pas toujours correcte avec mou, il crie souvent, hausse la voix, insulte , peut me pousser mais ne frappe pas. Par contre, mon fils qui subit la même chose que moi, réagit à ce comportement en cassant des objets ou en frappant son père.




Notre réponse


Bonjour Madame,

Vous nous écrivez pour nous dire que votre mari crie souvent, vous insulte et vous pousse.Votre fils, qui subit les mêmes agissements de la part de son père, réagit différemment en cassant des objets ou en le frappant.

Vous ne formulez pas à proprement dit de questions, mais l’on peut imaginer que vous cherchiez de l’aide.

Tout d’abord il est important de vous dire que les violences que vous évoquez sont non seulement d’ordre psychologique (cris, insultes) mais aussi physique (le fait de pousser quelqu’un).

Effectivement, au niveau de la loi suisse, le fait de pousser à plusieurs reprises quelqu’un est considéré comme une infraction au code pénal suisse et est interdite par la loi. Ce sont ce que l'on appelle des voies de fait (art. 126 du code pénal suisse). Votre mari ne vous « frappe » peut-être pas, mais le fait de vous pousser quelques fois est déjà une violence physique en soi.

Votre fils, qui subit les mêmes actes que vous, est également victime de son père. Il réagit à sa manière, par un retour de violence certes, mais sans doute ne sachant pas comment réagir et on peut imaginer, pour vous protéger aussi.

Il est important que ces violences intrafamiliales cessent au plus vite car vous devez être tous les trois en souffrance. Ces violences sournoises, qu'on tend souvent à minimiser, atteignent pourtant profondément l'estime de soi et la santé des victimes directes et des enfants lorsqu'ils en sont témoins.

Pour trouver de l’aide relative à votre situation, vous pouvez contacter le Centre d’Aide aux Victimes d’Infractions à Sion qui propose des consultations gratuites et confidentielles pour vous et pour votre fils. Les professionnel-le-s peuvent vous orienter au besoin vers un-e thérapeute, vers un-e avocat-e et vous donner des conseils en lien direct avec votre situation. Vous pouvez les appeler au numéro suivant: 027 607 31 00  afin de convenir d'un rendez-vous. Les entretiens sont gratuits et confidentiels.

Il existe aussi la fondation l'Essentielles qui vient en aide aux personnes victimes de violences au sein du couple et propose une permanence téléphonique au numéro: 079 320 98 70 , un entretien individuel permettant de faire le point sur votre situation.


Enfin pour votre sécurité et celle de votre fils, en cas de nouvelle situation de violences, vous pouvez aussi faire appel à la police, au 117. Ces derniers pourraient prendre la décision d'expulser votre mari du domicile pour quelques jours, en attendant une audience au tribunal civil. C'est une mesure de protection que la police peut décider en toute urgence en cas de violences physiques ou psychiques (menaces importantes).

Votre message ne le dit pas, mais si votre fils devait encore être mineur, vous pouvez aussi faire appel à l'Office de la Protection pour les Enfants.

Nous espérons vous avoir donné quelques pistes et restons bien entendu à votre disposition si vous aviez des questions ou des commentaires à nous faire. Notre porte reste ouverte, prenez bien soin de vous et de votre fils.

> Est-ce de ma faute?

02 septembre 2021 - Azu...


Tout allait bien dans mon couple mais pendant plusieurs mois j’ai commencer à avoir une légère dépression. Moi est mon copain pouvions difficilement nous voir à cause du Covid. J’étais un peu plus paniquée. Et durant certaines discussions, je lui reprochait doucement de paraître un peu froid ou distant parfois.

A chaque fois il s’énerverait criait en m’insultant, me disant d’aller me faire foutre, d’aller chier. Un jour il m’a menacer de me quitter si je ne venais pas faire ce qu’il voulait. Puis avec les mois les schémas se répétait, je n’étais pas heureuse en quand j’en parlais, du manque ou des petites choses que j’aimais qui me manques, je finissais par culpabiliser. Pendant un moment j’ai eu peur, je fesais attention à mes mots, je ne voulais pas dire quelque chose qui l’enerve ou me prendre une nouvelle remarque peu agréable en pleine face. A chaques reproches de ma part, à nouveau des insultes et de la colère, parfois il lançait des objets dans la pièce ou frappait fort sur son bureau. Il finissait par hurler « C’est toujours moi le fautif, moi le grand méchant. » je n’arrivais pas à avoir une discussion avec lui, au finale je finissais toujours par m’excuser, regrettant de m’être plainte.

Il m’a fait plusieurs ultimatum, me demandant de redevenir comme avant, je ne comprenais pas, je n’arrivais pas à cerner ce que je devais faire, dire. J’essayais d’être moi-même mais avec lui je n’y arrivais plus, et je ne pouvais plus vraiment lui parler simplement, je réfléchissais à tout, tout le temps.

Au finale j’ai céder à ces demandes, j’ai essayer de faire tout les efforts possible, en le suppliant à chaque menace et ultimatum.

Suis-je responsable de quoi que se soit ? Les reproches était-il déplacé, ou est-ce sa réaction qui semblait déplacé ? J’aimerais comprendre pour pouvoir avancer et arrêter de continuellement me remettre en question.




Notre réponse


Bonjour,

Cela fait plusieurs mois que ton copain et toi vivez une période difficile. Lorsque tu lui communiquais ce que tu ressentais et ce dont tu avais besoin, ton copain usait de violence psychologique (insultes, cris, ignorance, chantage, intimidations) qui t’ont fait perdre confiance en toi et culpabiliser. Tu craignais de faire quoi que ce soit qui ne lui convienne pas et tu as fait beaucoup d’efforts pour changer et t’adapter, ne pouvant finalement plus être toi-même avec lui. Tu te demandes si tu es fautive ou si ce sont ses réactions qui sont déplacées.

Tout d’abord nous te félicitons d’avoir eu le courage de nous parler de ta relation et nous espérons que tu as demandé de l’aide pour ta dépression légère. Si ce n’est pas le cas, nous te suggérons vivement d’en parler à ton médecin traitant ou directement à un-e psychologue/psychothérapeute qui pourra évaluer ton état de santé et te proposer un petit suivi si nécessaire. Lorsque tu as des moments où ça ne va pas, tu peux toujours appeler quelqu’un en qui tu as confiance pour discuter (entourage) ou la Main Tendue au 143.

Comme dit plus haut, ton copain a réagi de manière violente lorsque tu lui faisais des reproches (qui ne sont pas de la violence s’il s’agit bien de la communication de tes besoins et de tes attentes dans cette relation). Sache que ce n’est jamais la faute de la victime si la personne auteure de violence a ces comportements car il y a d’autres manières possibles de réagir pour donner son avis ou montrer son désaccord dans une situation. Chacun-e est responsable de ses propres actions et réactions.

Lorsque l’autre recourt à la violence avec nous, on peut facilement avoir peur, se remettre en question sans cesse, culpabiliser et donc vouloir se rattraper en pensant que c’est notre faute. Ces conséquences de la violence font qu’on est facilement pris dans un engrenage qui ne s’arrête plus, qui se répète et souvent s’intensifie avec le temps. C’est pourquoi il est nécessaire de s’en protéger en mettant des limites ou en s’éloignant. Afin d'évaluer simplement si une relation prend la direction d'une relation abusive, il y a le "violentometre" qui permet avec des exemples concrêts de cerner si de la violence est présente au sein du couple.

Nous espérons que ces explications t’éclaireront sur ce qui s’est passé. A présent, que penses-tu faire pour la suite ?

Tu peux contacter le SAVI (service d'aide aux victimes, 032 886 46 36) si tu as besoin de soutien dans cette situation. Leur ligne téléphonique est ouverte tous les jours de 14h00 à 21h00, sauf le samedi de 9h00 à 12h00 et le dimanche de 18h00 à 21h00.

Nous restons à disposition si tu as d’autres questions ou que tu souhaites nous répondre. Nos meilleures pensées t’accompagnent.

> Suis-je responsable?

07 septembre 2021 - Har...


Bonjour.

Voilà cette question me ronge depuis plusieurs mois. Mon copain et moi sommes séparer depuis quelques mois. Mais je m’en veux et je me sens coupable de tout. J’ai le ressenti que tout est de ma faute et que je l’ai perdu à cause de moi, et moi seule. En lisant plusieurs sites, j’ai commencer à réfléchir. Il est arriver à mon conjoint, lors de discussion, lorsque je lui reprochait quelque choses, qu’il se mette à me hurler dessus en m’insultant. Parfois en jetant des objets ou en frappant fort un meuble, j’étais en permanence en train de m’excuser. Il m’avait fait plusieurs menace, de me quitter si je ne fesait pas quelques choses et différents ultimatum. Il lui est arriver également d’avoir des propos peu respectueux, me disant que je n’en valais pas la peine ou que « Je suis désoler mais tu es conne. » Il voulait rester en contacte quand il a arrêter notre relation en me disant. « Pour le moment c’est mort et sans espoir entre nous, mais si le destin le veut, peut être dans le futur parce que j’ai encore des sentiments.. » J’ai finis par mettre de la distance entre nous, sans aucun contacte. Aujourd’hui j’ai peur d’avoir perdu une chance de reconstruire quelques choses avec lui. Et d’un autre coter je me demande si il fessait preuve de violence. Il avait déjà aussi crier sur sa mère ou sa sœur.




Notre réponse


Bonjour,

Ton copain et toi êtes séparés depuis quelques mois et tu te demandes si c’est ta faute. En coupant contact, tu crains avoir perdu une chance de construire une relation avec lui et d’un autre côté tu te demandes s’il avait recours à la violence.

Les hurlements, les insultes, les menaces, le dénigrement lorsqu’il te disait que tu « n’en valais pas la peine » sont bien des actes de violence psychologique. Ces violences ne laissent pas de marques sur ton corps mais font très mal et ont de nombreuses conséquences néfastes sur la santé. La culpabilité que tu ressens en est certainement une. Lorsqu’on est victime, on commence à douter de nos comportements et on pense que c’est à nous de changer pour que la situation s’améliore. Or, ce n’est pas ta faute s’il a agi ainsi car c’est la personne qui a recourt à la violence qui est responsable de ses actes et ses réactions violentes.

Tu sembles regretter d’avoir coupé contact. Cependant, ce que tu as fait c’est de te protéger en t’éloignant de cette situation de violence, où ton copain avait une emprise sur toi. La violence détruit une relation, il est donc difficile de construire une relation si un cycle de violence s’est installé.

Afin d'évaluer simplement si une relation prend la direction d'une relation abusive, il y a le "violentometre" qui permet avec des exemples concrets de cerner si de la violence est présente au sein du couple.

Nous te proposons également de consulter notre page « s’aimer c’est quoi ? » qui décrit les bases d’une relation amoureuse sans violence.

 

Nous espérons que ces pistes t’aideront dans ta réflexion et restons à dispositions si tu as d’autres questions. Bien à toi.

> Que puis-je faire pour aider ma voisine victime de violence ?

12 septembre 2021 - Suz...


Bonjour,

Je ne sais pas quoi faire, j'entends les violences dont elle est victime une voisine, c'est un jeune couple, je suis allée une fois à 4h du matin sonner chez eux le jeune homme il m'a répondu d'une manière agressive et j'ai essayé de parler lui une fois mais il était très violent verbalement

Aujourd'hui je l'ai entendu lui crié dessus et la frapper je suis désemparée, tressée et apeurée je ne sais pas quoi faire




Notre réponse


Bonjour Madame,

Vous nous expliquez être témoin des violences conjugales que subit votre voisine. Vous avez déjà essayé d’intervenir en allant sonner à leur porte durant la nuit ou en parlant avec votre voisin. Celui-ci s’est alors montré agressif verbalement envers vous. Cette situation vous effraie et vous vous sentez démunie.

Vous avez bien fait de nous contacter, en effet il est difficile de se retrouver face à ce genre de situation et de savoir comment réagir. Nous vous félicitons pour vos interventions courageuses qui indiquent à votre voisin que la violence n’est pas acceptable et que vous ne la tolérez pas. En effet, la violence au sein du couple, qu’elle soit psychologique ou physique, est interdite par la loi et peut avoir de graves conséquences sur la personne victime.

Nous aimerions vous donner quelques pistes pour venir en aide à votre voisine, tout en vous protégeant vous-même des agressions verbales de son conjoint.

En cas de nouvel épisode de violence, nous vous encourageons vivement à appeler immédiatement la police au 117. Celle-ci pourra alors intervenir au domicile et proposer de l’aide à la victime, voire expulser l’auteur du logement durant quelques jours.

Si vous vous sentez à l’aise, vous pouvez également essayer d’entrer en contact avec Madame en lui demandant comment elle va et en lui faisant part de votre inquiétude. Vous pourrez alors lui indiquer les associations qui viennent en aide aux personnes confronté·e·s à la violence conjugale comme www.violencequefaire.ch (via son conseil en ligne anonyme) ou, dans le canton de Genève, l’association AAVEC. Elle peut les contacter au 022 797 10 10 afin d’être soutenue et conseillée gratuitement et de manière confidentielle par des professionnel·l·es. Si elle le souhaite, elle pourrait également être hébergée dans un logement sécurisé afin de prendre du recul sur sa situation.

Finalement, nous vous conseillons de consulter la section pour l’entourage dans laquelle vous trouverez des informations supplémentaires pouvant vous être utile en tant que témoin. Comme vous le mentionné, ces situations peuvent également avoir un fort impact émotionnel sur vous et il est important que vous preniez soin de vous.

Nous espérons que notre réponse vous aura aidée et nous vous souhaitons bon courage pour les démarches à venir. N’hésitez pas à nous réécrire pour nous poser d’autres questions ou nous donner des nouvelles de l’évolution de la situation. Nos meilleures salutations.

> Violences psychologiques de la part de la mère de mes enfants, comment faire pour les protéger?

26 septembre 2021 - Gro...


Bonsoir,

je subit actuellement enormement de violence psychologique de la part de la maman de mes enfants je me trouve dans un moment difficile actuellement nous somme en mesure de divorce mais elle vit encore sous le toit conjugale et elle trouve chaque pretext pour me denigree devant les enfant elle va même jusqu a dire de aller me suicide devant eux.

En tant que papa je veux protege mes enfants de cette situation mais je ne sais pas vraiment comment m y prendre.. Dois je contacter mon avocat pour entreprendre une mesure de protection contre elle pour le bien de mes enfants ou directement passer a la police pour faire un constat et etablir une main courante.

Actuellement elle ne s occupe plus du tout des enfants cela fais deja 3 mois que elle devrai avoir son appartement mais fais traîner les chose. Elle monte les enfants contre moi avec l aide de sa maman..

Cette situation est vraiment difficile psychologiquement elle me detruit tout les jours, pendant tout notre marriage j ai subit de la tromperie de ça part et aujourd hui elle me manque totalement de respect. Aider moi !!




Notre réponse


Bonjour Monsieur,

Actuellement en procédure de divorce avec la mère de vos enfants, la cohabitation avec cette dernière se passe mal et vous nous informez être victime de violences psychologiques de sa part. Ces violences psychologiques se produisent devant vos enfants et vous souhaitez savoir comment les protéger.

Tout d'abord, nous partageons votre avis quant à la nécessité de protéger vos enfants. En effet, les enfants, lorsqu'ils sont exposés à la violence au sein du couple de leurs parents, sont eux aussi directement impactés et aujourd'hui cette exposition est reconnue comme une forme de maltraitance. Pour vous aider et vous accompagner à protéger vos enfants, plusieurs pistes s'offrent à vous. Vous pouvez parler de la situation à la ou au pédiatre qui suit vos enfants afin qu'il ou elle puisse vous donner son avis et vous conseiller au mieux. Vous pourrez discuter avec elle ou lui de la possibilité de contacter le CAN-Team de l'Hôpital Riviera Chablais qui est composé d'une équipe pluridiscinaire ayant pour mission la protection des enfants contre toute forme de maltraitance.

Vous mentionnez également avoir un avocat et vous nous demandez si vous devez entamer des démarches telles que la mise en place de mesure de protection de l'union conjugale. Comme vous avez déjà un avocat, il nous semble effectivement judicieux que vous puissiez adresser ces questions juridiques directement à celui-ci qui connaît déjà votre situation.

Nous espérons que ces quelques pistes vous permettront d'avancer dans votre recherche de protection de vos enfants. Si avez d'autres questions ou si nous n'avons pas répondu complètement à votre demande, n'hésitez pas à nous recontacter. Nous recevons également volontiers de vos nouvelles. Nos meilleures pensées vous accompagnent.

> Mon amie a un copain violent

30 septembre 2021 - Dyz...


Mon amie sort depuis trois mois avec un jeune homme violent. Très colérique, il la malmène. Il l'a enfermé seule chez elle ce soir, en la privant de son téléphone. Il est revenu peu après en s'excusant. Quand on lui dit qu'elle doit le quitter, elle dit "je sais, mais c'est dommage".




Notre réponse


Bonjour Monsieur,

Vous êtes préoccupé par la manière dont votre amie est traitée par son nouveau partenaire. Vous avez raison de vous alerter car la situation décrite est inquiétante. En effet, les actes évoqués (enfermement, privation du téléphone) montrent une volonté de contrôler et d’isoler qui s’apparente à de la violence psychologique. Celle-ci est grave et interdite par la loi.

Nous vous félicitons d’avoir pris action en nous écrivant. Souvent, les proches de la personne victime se sentent impuissant·e·s et ne savent pas quelle attitude adopter. Pourtant leur soutien peut être déterminant. Nous allons donc vous donner quelques pistes comment accompagner votre amie.

Votre amie a réussi à briser le silence en se confiant à vous, c’est un premier pas important.  Nous vous encourageons à maintenir le contact, prendre régulièrement de ses nouvelles et lui faire savoir que vous êtes là pour elle et qu’elle peut vous contacter en tout temps. En effet, les risques augmentent pour une victime isolée qui se retrouve seule face à son problème.

Il est également important d’éviter les jugements. Témoin de violence conjugale, l’entourage peut parfois ressentir de la colère envers la personne auteure de violence ou de l’incompréhension face à l’inaction de la personne victime. Mais plusieurs raisons peuvent expliquer la difficulté de votre amie à mettre un terme à la relation : les sentiments amoureux qui persistent, la peur de la réaction du partenaire, le renoncement au couple, la honte et la culpabilité… De plus, comme vous le mentionnez (« il est revenu peu après en s’excusant »), la violence conjugale survient souvent à l’intérieur d’un cycle de violence. Suite à l’explosion de la violence viennent les excuses et les promesses du partenaire. Votre amie peut alors s’accrocher à l’espoir d’un changement.

Sortir de l’emprise est un processus qui peut prendre du temps. Il s’agit alors pour vous d’aider votre amie à prendre conscience de cette emprise et condamner les actes de violence tout en respectant ses choix et son rythme.

Vous pouvez lui indiquer des ressources venant en aide aux personnes concernées par la violence dans le couple et lui proposer de l’accompagner à faire ces démarches quand elle se sentira prête. Elle peut elle-même consulter notre site www.violencequefaire.ch ou prendre contact avec le centre LAVI du canton de Neuchâtel (032 886 46 36 tous les jours de 14h00 à 21h00, sauf le samedi de 9h00 à 12h00 et le dimanche de 18h00 à 21h00). Des professionnel·e·s l’écouteront et la conseilleront de manière gratuite et confidentielle. En tant que témoin, il est aussi possible de les appeler pour obtenir des informations. Finalement, en cas de danger immédiat, appelez la police au 117.

Nous espérons que notre réponse vous sera aidante et nous vous souhaitons bon courage dans le soutien de votre amie face à cette situation difficile. N’hésitez pas à consulter notre session l’entourage pour des compléments d’information et à nous réécrire si vous avez d’autres questions ou pour nous donner des nouvelles de la situation. Bien à vous.

> Je subis du harcèlement psychologique de la part de ma femme. Où puis-je m’adresser pour avoir de l’aide en tant qu’homme?

01 octobre 2021 - Als...


Bonjour Je ne trouve absolument personne qui puisse aider un homme. J ai besoin d aide rapide mais tout traine... Je suis marié et pour diverses raisons Je subis un harcèlement psychologique de la part de ma femme de rabaissement des insultes et des obligations de faire ce qu'elle demande de faire avec humiliation de pression psychologique sur mon lieu de travail. Elle a fait en sorte que je sois en froid avec ma famille elle n'aime pas mes amis. Quasiment tous les jours elle me harcèle au téléphone elle mon gueule je ne sais vraiment plus quoi faire j'ai déposé ce jour une demande de séparation urgentes Et surtout je demande une mesure d'éloignement rapide car je n'en peux plus je passe ma vie dehors alors qu'on est dans la maison et en plus de cela elle veut la voiture pour me laisser vraiment à la rue et me demandent de revenir mais dès que je reviens c'est pour que les engueulades continuent alors que moi j'essaie de fuir cela. Du fait que c'est une femme Mes voisins ou même la police partent du principe que c'est moi le méchant alors que je suis une simple victime certes ce sont mes voix que l'on entend et on en déduit un peu trop facilement que c'est l'homme le coupable tu désigner je veux partir je ne veux pas qu'il se passe un drame mais personne ne m'aide personne.




Notre réponse


Bonjour Monsieur,

Vous avez besoin d'une aide urgente et vous ne trouvez personne qui puisse vous aider.

Vous subissez du harcèlement psychologique de la part de votre femme. Elle vous rabaisse, vous insulte et vous humilie et cela même sur votre lieu de travail. Vous avez perdu contact avec votre famille et certains de vos amis, car votre épouse ne les apprécie pas. A ce jour, vous avez entrepris des démarches pour une demande de sépartation urgente, car vous ne pouvez plus vivre dans ce climat de violences psychologiques. 

Vous avez bien fait de nous contacter, briser le silence est un premier pas nécessaire afin de sortir de la violence.  Nous saluons votre démarches de demander de l'aide!

En Valais, il existe la Fondation L'EssentiElles, qui aide toutes les victimes de violence domestique, homme ou femme. Elle vient en aide spécifiquement aux vicitmes de violences psychologiques, sociales et économiques. Vous pouvez les contacter au 079 320 98 70, pour un premier entretien téléphonique puis ensuite fixer un entretien individuel pour faire le point sur votre situation et ainsi trouver un soutien et un accompagnement. Cette aide est gratuite et confidentielle.

Nous espérons que la piste mentionnée vous apportera l'aide dont vous avez besoin.

Nous restons à votre disposition pour d'autres questions ou si vous souhaitez nous donner des nouvelles.

Nos meilleures pensées vous accompagnent.

 

> Est-ce de la violence?

03 octobre 2021 - Jea...


Bonjour, Je ne vis pas avec mon compagnon mais il s’en prend régulièrement à moi quand nous nous voyons. Enfin je ne sais pas si c’est le terme. Il s’énerve sans raison, me déprécie en me disant que je suis un poids, que je n’ai jamais rien de bon à annoncer que des problèmes, que s’il devait vivre ma vie il y a longtemps qu’il aurait fait une overdose pour régler ça (aucun de nous ne se drogue). Il remet en doute ma santé mentale en me traitant de folle, de schizophrène. Quand je fuis la dispute même en partant physiquement il m’en empêche pour me harceler des nuits entières parfois. Il me dit que la cause de son énervement c’est moi ou ce que je dis quand je parle et qu’en supprimant la cause, on supprime la conséquence (sa colère). Il a déjà eu frappé dans des meubles à s’en faire très mal. Il ne m’a secouée qu’une seule fois en disant que c’était pour me faire réagir. Après chaque épisode, il s’excuse et me dit qu’il m’aime plus que tout et va soigner son problème de colère mais il ne fait rien et ça recommence à chaque fois. Je vis actuellement une période compliquée dans ma vie privée et je suis complètement perdue. Je ne sais plus ce que je peux supporter ou non, j’ai besoin d’aide pour savoir si je me mets en danger ou pas. Merci pour votre réponse.




Notre réponse


Bonjour Madame,

Vous êtes en couple et votre compagnon s’énerve souvent en disant que vous en êtes la cause. Il vous dénigre souvent et vous rabaisse en vous traitant de folle. Quand vous fuyez les disputes il vous harcèle et a déjà tapé dans des meubles, ce qui est intimidant. Vous vous demandez ce que vous pouvez supporter ou non et si vous êtes en danger.

Ce sont bien des comportements de violence psychologique que vous subissez. Dans la situation que vous nous décrivez, nous pouvons identifier clairement un cycle de violence : la tension monte, il vous blesse psychiquement et met la faute sur vous, pour ensuite s’excuser de son comportement. Malgré les promesses de soin, cela recommence.

Le risque est que cela revienne plus fréquemment, plus intensément et que d’autres formes de violences apparaissent avec le temps. Il est important de vous en protéger car la violence a desconséquences néfastes. Douter de vous en est déjà une.

Vous n’êtes pas fautive de ses actes et personne n’a « à supporter » de la violence, qui de plus est interdite par la loi.

En sachant cela, que pensez-vous faire ? Vous pouvez aussi vous demander quelles sont vos attentes dans un couple ? Est-ce que votre compagnon répond toujours à ces attentes ?

Si vous souhaitez en discuter de vive-voix avec des professionnel-le-s de manière confidentielle et gratuite, vous pouvez appeler la ligne téléphonique du Centre d’accueil MalleyPrairie, spécialisé dans les violences au sein du couple. Leur numéro est le 021 620 76 76.

Nous restons à disposition pour toute autre question ou si vous souhaitez répondre à nos questions. Nous recevons également volontiers de vos nouvelles et vous envoyons plein de courage pour cette période difficile.

> Mon ex me menace de mort, que faire?

03 octobre 2021 - spc...


bonjour ou bonsoir j ai subis des violence conjugale et même de menace de mort si je sortais pas de ou j habite mon ex compagnon a finir part sortir de chez moi mais ma menacer de me tuer si je sortais pas du village où j habite il n'accepte pas de me laisser ne paix




Notre réponse


Madame,

Vous nous témoignez que votre ex-compagnon est parti du domicile conjugal, qu’il ne vous laisse pas en paix et qu’il vous menace de mort si vous ne partez pas du village ou vous habitez.

Vous mentionnez le terme de violences conjugales et vous avez raison, car les menaces de mort sont des violences psychologiques, tout comme le harcèlement et vous faites bien de vous en inquiéter.

Les menaces de mort sont considérées par la loi comme une infraction et il vous est possible de déposer plainte contre votre ex-partenaire. Cette démarche permet de vous affirmer face à lui en lui signifiant, avec l’appuis de la loi, que cette façon de faire est inacceptable.

Si ce Monsieur venait à réitérer ses menaces, n’hésitez pas à appeler la police pour vous protéger en composant le 117.

Même s’il est probable que vous ayez déjà fait ces démarches visant à vous protéger, il est possible de faire reconnaitre son droit d’habiter dans son logement en passant par un tribunal. Le choix du tribunal est en fonction de votre statut de couple marié ou en concubinage. Dans le cas de concubinage, c'est la Justice de Paix qui fait autorité en la matière.

Le Centre LAVI peut vous vous accompagner et vous apporter leur aide pour ce qui concerne un dépôt de plainte est ses conséquences.

Vous pouvez aussi vous adresser au Centre MalleyPrairie en composant le 021 620 76 76. Ils vous proposeront des entretiens ambulatoires pour vous accompagner dans la compréhension de violences conjugales, des moyens de s’en protéger et de s’en sortir.

Autant la LAVI que le Centre MalleyPrairie proposent des consultations confidentielles, non payantes et dans votre région.

Vous avez raison de dénoncer la violence, d'autant plus que celle-ci a de nombreuses conséquences sur votre équilibre physique et psychique. Nous savons que ce n'est pas une démarche aisée mais en nous écrivant vous avez fait le premier pas pour les faire cesser. Nous vous invitons donc à poursuivre sur cette voie et à vous entourer de personnes qui connaissent bien cette problématique.

Nous vous envoyons nos meilleures pensées pour vous accompagner dans ces moments difficiles et restons à disposition en cas de besoin.

> Je subis de la violence psychologique de la part de ma femme. Je suis désemparé car je vois mes enfants en souffrance.

06 octobre 2021 - Mar...


Bonjour Monsieur,

Je suis un homme marié depuis plus de 10 ans. Nous avons deux enfants adolescents. Notre couple a vécu des phases de violence aussi bien physique que psychologique. C'est violences était aussi bien de mon fait que du fait de Madame. Nous avons tenté de faire une thérapie de couple mais sans succès car elle ne voulait pas continuer et elle m'a forcé à l'arrêter.

J'ai de mon côté fait (et continue) une thérapie auprès d'une psychiatre et sous délégation avec une psychologue. J'ai beaucoup changé ces dernières années mais malheureusement Madame n'a pas profité de mes changements pour en faire aussi. Je parle avec respect et je ne suis plus violent. Je cherche à aider Madame et la soutenir mais elle ne veut pas de mon aide. J'ai décidé de demander le divorce.

Madame ne voulait pas en entendre parler donc j'ai commencé à faire les documents seuls pour une demande unilatérale.

Finalement, elle a été d'accord de faire une demande commune pour s'éviter des histoires et en essayant de trouver des solutions qui nous semblent le mieux pour tout le monde. Nous avons envoyé les documents au tribunal de première instance et depuis Madame a littéralement "pêté" un cable.

Elle m'insulte, est immature, cherche à me rabaisser constamment, me menace en me disant que quand je l'aurai quitté elle ira raconter mes épisodes de violence passée autour de nous.

Nous sommes tous en souffrance à cause de son attitude violente et immature. Elle a une telle haine en elle qu'elle cherche à me faire le plus de mal possible. Elle dit que c'est de ma faute si notre famille va mal car je veux divorcer. C'est selon elle, mon choix de vouloir divorcer qui "détruit" tout. Alors que cela fait des années que je lui demande d'être plus sereine et calme. Elle est persuadée que je lui veux du mal et que je cherche à la rabaissé alors que pas du tout au contraire. Mais c'est une telle certitude chez elle qu'elle se met dans une position de victime pour se donner le droit de m'agresser. Alors que j'essaye d'être le plus bienveillant possible avec elle.

Je suis à la recherche d'un appartement pour pouvoir accueillir mes deux enfants. La situation traîne car nous n'avons toujours pas été convoqué pour une audition auprès du juge et surtout je ne trouve pas d'appartement qui me permettrai de sortir de cette situation malsaine et violente. Un endroit sécurisé ou je pourrai vivre et accueillir mes enfants. C'est ce dont j'ai le plus envie dans ma vie, un cadre sécurisant, épanouissant, de soutien et d'amour pour mes enfants. Je suis désemparé car je vois mes enfants en souffrance et nous en tant que parents nous souffrons aussi. Je suis ouvert à trouver des solutions pour le bien-être de tous.




Notre réponse


Bonjour Monsieur,

Vous êtes marié depuis plus de 10 ans et vous avez deux enfants. Votre couple a vécu des phases de violences physiques et psychologiques. Vous décrivez  avoir été à la fois auteur et victime. Après une tentative de thérapie de couple qui n'a pas eu de succès, vous avez continué seul un suivi thérapeutique. À présent vous ne recourez plus à la violence et vous avez débuté une procédure de divorce. Depuis votre femme exerce de la violence psychologique à votre égard. Vous souhaitez trouver une solution pour le bien-être de chacun et plus spécifiquement celui de vos enfants.

Tout d'abord, nous saluons vos différentes démarches, celles en lien avec vos agissements violents et celle que vous entreprenez aujourd'hui afin de protéger vos enfants ainsi que vous même. En effet, la violence psychologique ne laisse pas de traces sur le corps, mais elle atteint profondément l'estime de soi et la santé des personnes qui en sont victimes.

Nous partageons votre inquiétude quant à la souffrance de vos enfants. En effet lorsque les enfants sont exposés à la violence au sein du couple de leurs parents, ils sont eux aussi affectés. Ils en souffrent et cela peut avoir des conséquences négatives sur leur développement. L'exposition des enfants à la violence au sein du couple parentale est aujourd'hui reconnu comme une forme de maltraitance. Votre devoir, en tant que parent, est donc de les protéger d'un environnement nocif pour leur bien être et leur développement.

Sortir seul d'une situation de violence n'est pas facile et votre récit montre que la séparation n'arrête pas forcément la violence. Nous allons vous proposer ici quelques pistes.

Tout d'abord, en ce qui concerne votre recherche de logement afin de ne plus vivre sous le même toît que votre femme en attendant que le divorce soit prononcé, nous nous demandons si vous avez demandé des mesures de protection de l'union conjugale (MPUC). Ces MPUC peuvent être demandées en cas de situation conflictuelle afin que la ou le juge prononce ainsi la séparation par jugement et règle principalement:

  • L'attribution du logement familial et du mobilier

  • L’attribution de la garde du ou des enfant-s mineur-e-s et les modalités d’exercice du droit de visite

  • La fixation d’une contribution d'entretien en faveur du ou des enfant?s et de l’épouse ou de l’époux


En ce qui concerne la souffrance de vos enfants dont vous nous faites part, nous pensons qu'il pourrait être aidant pour eux d'avoir un espace de parole. En ce sens, nous pouvons vous recommander la Fondation Astrame qui pourrait vous recevoir avec vos enfants afin de parler de cette situation perturbante et difficile. Cette brochure pourrait également vous être utile. Pour prendre contact ainsi qu'un rendez-vous:

As'trame Genève

Rue du Léopard 3
1227 Carouge

022 340 17 37
geneve@astrame.ch

Enfin à Genève, nous pouvons également vous recommander l'association AVVEC qui pourra vous conseiller au sujet des violences psychologiques que vous subissez ainsi que par rapport aux démarches que vous entreprenez pour vous protéger ainsi que vos enfants. Pour prendre contact:

AVVEC
46, rue de Montchoisy
1207 Genève

Tél. 022 797 10 10

Nous espérons que vous trouverez l'aide dont vous avez besoin afin de vous permettre ainsi qu'à vos enfants de vivre dans un climat sécurisant.

Nous restons à votre disposition pour d'autres questions ou si vous souhaitez nous donner de vos nouvelles.

> Je vis une situation anormale dans mon couple, cela ressemble à de la violence. Que faire?

11 octobre 2021 - C_1...


Bonjour,

Je suis navrée de vous déranger mais je vis actuellement une situation compliquée au sein de mon couple. Je ne sais pas vraiment comment la qualifier mais je trouve cela anormal. Cela ressemble à de la violence, du contrôle..

Je suis épuisée et ne sais plus vers qui me tourner. C’est difficile d’en parler avec nos proches…

Merci pour votre aide et soutien.




Notre réponse


Bonjour Madame,

Vous vivez actuellement une situation compliquée dans votre couple et vous suspectez de la violence psychologique, plus particulièrement du contrôle de votre partenaire. Cela vous épuise et vous cherchez de l’aide.

Nous saluons votre courage et votre demande de soutien. Briser le silence est le premier pas à faire lorsqu’on rencontre des difficultés et l’aide extérieure est nécessaire pour sortir d’une situation de violence.

Nous comprenons tout à fait qu’il soit difficile d’en parler à vos proches. La honte et la culpabilité sont des émotions qu’on peut ressentir lorsque nous vivons une telle situation. Ce sont souvent des conséquences de la violence qui nous emprisonne dans un cercle vicieux et nous empêche ainsi d’en parler autour de nous pour trouver des solutions. L’épuisement que vous ressentez en est une également.

Rassurez-vous, vous n’êtes pas seule. Nous sommes là pour vous aider à identifier ce que vous vivez et réfléchir aux moyens que vous avez pour faire face à ces difficultés, les traverser et retrouver une situation meilleure qui réponde à vos besoins. Vous ne nous dérangez donc absolument pas ! Notre service est fait pour soutenir et conseiller les personnes victimes de violence au sein du couple ou personnes se questionnant sur leur situation.

Vous avez raison, vivre de la violence psychologique n’est pas normale ! Elle est néfaste pour la santé, elle détruit les liens et peut-être parfois  interdite par la loi en fonction des actes qui peuvent relevés d'infractions au sens de la loi.

Dans tous les cas, vous avez donc le droit de recourir à de l’aide pour vous protéger et nous tenons à vous dire que vous n’êtes pas coupable de ce qui vous arrive. Seule la personne, qui décide de recourir à la violence, en est fautive.

Sur cette liste vous trouverez toutes les violences psychologiques et pourrez mieux identifier les comportements dans votre relation de couple. La violence psychologique inclut les actes liés à la jalousie, à la volonté de posséder l'autre. Le contrôle exercé par le/la partenaire peut déboucher sur du harcèlement: questionner à répétition, l'accuser, arriver à l'improviste ou l'appeler sans cesse pour vérifier son emploi du temps par exemple.

Maintenant que vous savez que le contrôle de l'autre est une violence psychologique, que pensez-vous faire?

Mettre de la distance quelque temps permettrait de vous reposer, vous retrouver, de reprendre confiance en vous et de faire le point sur vos besoins dans votre relation. L'envisageriez-vous? Et si oui, serait-ce possible dans votre situation?

Est-ce que vous auriez besoin de nous en dire un peu plus ou éventuellement d'en parler par téléphone avec des professionnel-le-s? Vous pouvez nous écrire à nouveau ou, pour le Valais, contacter la fondation l'Essentielles gratuitement au 079 320 98 70.

Nous espérons que notre réponse vous donnera du courage et des réponses pour poursuivre votre démarche et vous envoyons nos meilleures pensées.

> La personne avec qui je vis m’ordonne de lui obéir et me rabaisse, que faire?

25 octobre 2021 - Cœ...


La personne avec qui je vis me ordonne de lui obeir ... j'ai déjà été frappé enceinte et même après... la personne me dit que je parle trop et que je mérite ça car je l'ai provoqué... la personne a des reaction extrêmement violente ... a déjà cassé des objets et crie fort ..la personne m'a déjà poussée a boue alors que je suis généralement une personne calme.. et maintenant je suis h24 en stress et la peur au fond de moi




Notre réponse


Bonjour Madame,

Vous vivez des violences psychologiques graves et avez également été frappée lorsque vous étiez enceinte. Vous êtes très stressée et ressentez de la peur profonde au quotidien.

Nous imaginons la détresse dans laquelle vous vous trouvez et vous félicitons d’avoir brisé le silence malgré tout. Vous êtes courageuse ! Des professionnel-le-s sont là pour vous aider, vous n’êtes pas seule.

La violence est interdite par la loi et personne n'a le droit de vous donner des ordres. Rien ne peut justifier la violence et dire que "vous parler trop" est une manière de vous faire culpabiliser ainsi que de donner un excuse non valable à son acte.

Une fois la violence apparue, elle a tendance à s’intensifier avec le temps et c’est pourquoi nous vous conseillons de vous en protéger. La peur et le stress peuvent en être des conséquences et malheureusement, votre enfant aussi en est victime. Il est de votre responsabilité de faire des démarches pour également protéger votre enfant.

Il y a plusieurs manières de se protéger. Tout d’abord, en cas d’urgence et de danger, vous pouvez appeler la police qui interviendra et expulsera du domicile l’auteur de violence momentanément. L’éloignement ou la séparation en est une autre. Si vous avez des proches qui peuvent vous héberger une petite période, vous pourriez prendre le temps de vous reposer, reprendre des forces et de l’assurance pour faire le point sur ce que vous désirez pour la suite de votre vie de couple. Vous pouvez aussi signaler les violences que vous avez vécu à la justice ou porter plainte. Pour cela, nous vous conseillons d’être accompagnée par des professionnel-le-s d’un Centre LAVI (Lausanne: 021 631 03 00, Aigle: 021 631 03 04, Yverdon: 021 631 03 08).

Nous vous suggérons de discuter de votre situation avec des spécialistes du domaine des violences au sein du couple par téléphone ou en entretien. Les intervenant-e-s du Centre d’accueil MalleyPrairie(021 620 76 76) peuvent vous soutenir dans cette situation difficile et si vous souhaitez partir de votre domicile avec votre enfant et demander un hébérgement d’urgence, n’hésitez pas à leur en parler. Vous pourrez ainsi être soutenue de manière gratuite et confidentielle.

Nous espérons que notre réponse vous apportera un sentiment de sécurité et que ces pistes vous permettront de continuer vos démarches. Nous restons à dispositions si vous avez d’autres questions et recevons volontiers de vos nouvelles. Nos meilleurs messages vous accompagnent.

> Ma fille est victime mais n’ose pas porter plainte, que faire pour l’aider?

01 novembre 2021 - Cha...


Ma fille est mal traité par son ami physiquement et mentalement je suis allé à la police pour signaler la mal traitance de ma fille mai vue quelle est majeur je ne peut rien faire je suis déchiré de l'intérieur j'ai tellement peur pour elle. Elle n'est pas marié et n'a pas d'enfants mai elle à tellement peur de lui quelle n'ose pas porter plainte quesque je peut faire pour l'aider à sortir de se cauchemar.




Notre réponse


Bonjour Madame,

Votre fille vit des violences psychologiques et physiques et n’ose pas porter plainte contre son partenaire. Vous avez déjà signalé ces violences à la police mais vous avez très peur pour elle.

Nous comprenons votre « déchirement » et imaginons votre appréhension en tant que mère. Vous avez bien fait de nous contacter. Votre aide lui sera très précieuse pour sortir de cette situation.

En cas d’urgence et de danger, elle ou vous, pouvez appeler la police au 117 à tout moment pour qu’elle intervienne et protège votre fille.

L’emprise de l’auteur et la peur empêche d’agir mais lorsque les victimes prennent connaissance de leurs droits et des moyens pour se protéger, cela leur laisse plus de possibilités pour s’actionner et sortir d’une situation difficile.

En dehors des démarches juridiques (comme porter plainte), votre fille peut recourir à différentes solutions pour se protéger déjà physiquement en s’éloignant de son partenaire. Serait-elle prête à partir (même momentanément) pour reprendre confiance et faire le point sur cette situation ?

Si oui, pourriez-vous l’héberger ? Ou se sentirait-elle plus en sécurité en allant dans un endroit confidentiel et sécurisé ? L’hébergement d’urgence le plus proche de votre région serait chez Solidarité Femmes Bienne (032 322 03 44) qui a une maison d’accueil. Les intervenantes proposent aussi des entretiens pour informer et soutenir les victimes dans leurs démarches.

Lorsque les violences sont signalées à la police, elles peuvent être poursuivies d’office. C’est-à-dire qu’il n’y a pas besoin de porter plainte car elles sont considérées comme graves et font automatiquement l’objet d’un délit pénal répréhensible. Cela a pour but de mieux protéger les victimes et de les alléger. Vous trouverez sur notre site la liste des violences poursuivies d’offices et celles poursuivies sur plainte.

Si votre fille souhaite porter plainte plus tard, il y a un délais de trois mois depuis l'acte de violence. Nous lui conseillons de garder des preuves et de demander l’aide d’un Centre LAVI pour être accompagnée au mieux dans cette démarche. Elle pourra aussi voir avec eux si elle veut mettre en place des mesures de protections, notamment s’il y a des menaces importantes.

Rappelez à votre fille qu’elle n’est pas seule et que des professionnel-le-s peuvent l’aider à se protéger et sortir de cette situation.

Nous espérons que nos pistes encourageront votre fille. Nous sommes à disposition si vous avez d’autres questions ou si elle-même souhaite nous écrire. Nous vous envoyons à toutes les deux nos meilleures pensées pour la suite. Prenez soin de vous.

> Comment aider une amie victime de violence ?

15 novembre 2021 - Bab...


Bonjour,

J’ai une amie de longue date qui est victime de violences. Physique assurément à une reprise: elle a eu une commotion. Et psychologique au quotidien. Elle en parle, mais n’a pas la force de partir. Elle est détruite. Nous (sa famille et ses amis) sommes démunis. Surtout qu’il l’a forcée à couper les ponts avec nous tous. Comment l’aider?




Notre réponse


Bonjour Madame,

Votre amie est victime de violence conjugale. Elle n'a pas la force de quitter son conjoint. Vous vous sentez démunie et vous souhaitez savoir comment l'aider.

Les violences physiques sont interdites par la loi. La plupart de ces actes sont poursuivis d'office sans que la victime ait besoin de porter plainte. La violence psychologique même si elle ne laisse pas de trace peut atteindre profondément l'estime de soi et la santé de la personne. Le fait d'isoler une personne de sa famille et de ses amis est considéré comme de la violence psychologique.

Nous saluons votre engagement auprès de votre amie et nous vous encourageons à poursuivre votre soutien qui peut être détérminant. Il est important de garder le contact et de lui signifier que vous êtes là pour elle. La victime de violence fait de son mieux pour survivre, il s'agit d'essayer de la comprendre sans la juger ou la blâmer. Vous pouvez lui dire qu'elle n'est pas seule et qu'il existe des solutions. Le Centre MalleyPrairie soutient les personnes victimes de violences conjugales de manière confidentelle et gratuite. Si elle le souhaite,  elle peut les appeler au 021/620.76.76. Des spécialistes l'aideront à faire le point sur sa situation et la conseilleront sur ses droits afin qu'elle puisse prendre les décisions qui lui semble les meilleures pour elle-même. Ce centre offre aussi un hébergement sécurisé au cas où votre amie a besoin de quitter le domicile conjugale pour se protéger.

La violence se déroule sous la forme d'un cycle avec des phases de plus en plus rapprochées et des agressions de plus en plus fortes. Nous conseillons vivement à votre amie et vous-même de ne pas hésiter à appeler la police au 117 en cas de danger. La police a la possibilité d'expulser du domicile la personne auteure de violence pour une durée déterminée.

Vous pouvez aussi parler de www.violencequefaire.ch à votre amie et l'inviter à consulter le site afin de mieux comprendre ce qui lui arrive. Parfois, ce premier pas est plus facile à franchir.

Nous espèrons que les pistes proposées puissent venir en aide à vous et votre amie. Nous restons à votre disposition si vous avez d'autres questions et recevons volontiers des nouvelles de la situation.

Nous vous envoyons nos meilleures pensées.

> Une proche de ma famille subit des violences de la part de son mari depuis plus de 40 ans. Que puis-je faire pour l’aider ?

15 novembre 2021 - Nov...


Bonjour,

j'ai besoin d'aide pour un proche de ma famille qui subit des violences physiques morales et psychologiques de la part de son mari depuis plus de 40 ans .

Comment puis je l'aider à le quitter elle qui ne se sent pas la force .




Notre réponse


Bonjour Madame, 


Une proche de votre famille subit des violences physiques et psychologiques de la part de son mari depuis plus de 40 ans. En tant que témoin de cette situation, vous vous demandez comment lui venir en aide. Nous comprenons et partageons votre inquiétude vis-à-vis de cette situation. Votre amie n’est pas seule, il existe des solutions pour lui venir en aide. 


La violence conjugale débute souvent par une insulte et peut, au fil des années, évoluer vers des actes juridiquement plus graves tels que des coups et des blessures corporelles. Il existe un nom pour expliquer ce processus : le cycle de la violence conjugale. Nous vous invitons vous et votre amie à lire ce qu’explique notre site afin de savoir si votre amie se reconnait dans l’explication ou non. Ensuite, nous vous rendons attentives au fait que la violence est punie par la loi. Votre amie a le droit de demander de l’aide afin de protéger son intégrité physique et psychique.


Pour venir en aide et offrir du soutien aux victimes de violence, il existe le centre LAVI du canton du Valais.  Des professionnel-le-s du centre pourront proposer à votre amie une écoute, des informations sur ces droits ainsi qu’une aide plus spécialisée comme des consultations chez un-e psychothérapeute ou un-e avocat-e. Le centre LAVI offre également un hébergement d’urgence dans le but de protéger les victimes de leur agresseur. Les consultations dans le centre LAVI sont confidentielles et gratuites. Rencontrer les professionnel-le-s de ce centre ne l'engage à rien et cela lui permettrait de faire le point sur sa situation afin de prendre la décision qui sera la meilleure pour elle-même.


Pour le canton du Valais, nous vous conseillons d'inviter votre amie à prendre contact avec le Centre LAVI  au 027 607 31 00. Les professionnel-le-s du centre LAVI sont là pour soutenir votre amie, en aucun cas, elle ne sera jugée ou encore mise en doute. Et en cas d’urgence, nous vous conseillons de suggérer à votre amie de faire appel immédiatement à la police au 117. En cas de crise, la police peut, dans le cadre de son intervention, expulser immédiatement le/la partenaire violent-e du logement commun.


Nous espérons avoir pu vous amener quelques éléments de réponses à vous et votre amie. N’hésitez pas à nous écrire à nouveau si vous avez d’autres questions, ainsi que si vous souhaitez nous tenir au courant de la situation. Nos meilleures pensées vous accompagnent vous et votre amie. 



> Mon ami est victime de violence: comment l’aider?

16 novembre 2021 - ISA...


Bonjour,

J’ai un ami qui subit des choses qui pour moi sont des violences (insultes, gros mots, objets lancés, les lunettes ont été cassées intentionnellement, l’ordinateur personnel emporté durant une journée…).

Je me demande comment l’aider? Que puis-je faire??? Merci pour votre réponse




Notre réponse


Bonjour Madame,

Vous nous faites part de la situation de votre ami qui reçoit notamment des insultes et des objets. Cela vous préoccupe et vous nous demandez comment l'aider.

Le contrôle, les insultes ou l’intimidation par la destruction d’objets personnels relèvent effectivement de la violence psychologique voire de la violence physique pour ce qui est des objets lancés. Ces agissements sont interdits par la loi et peuvent faire l’objet d’une plainte pénale. De plus, si elles sont commises dans le cadre d’une relation de couple, certaines de ces infractions sont poursuivies d’office, du moment où une autorité en est avertie, sans que la personne victime ait besoin de porter plainte. En cas de violence conjugale, il peut toutefois être difficile pour la personne de reconnaître qu’elle est victime en raison du cycle de la violence.

Nous comprenons votre inquiétude en tant qu’ami et saluons votre démarche. L’entourage représente un précieux soutien, tout comme les informations et l’accompagnement pouvant être fournis par le réseau professionnel. Nous vous encourageons en ce sens à transmettre à votre ami les coordonnées du Centre de consultation LAVI (pour enfants, hommes et victimes de la circulation) du canton de Fribourg au 026 305 15 80 pour une consultation gratuite et confidentielle. En cas d’urgence et de danger, vous ou votre ami pouvez solliciter l’intervention de la police au 117 pour sa protection. En cas de violence dans le couple, la police a la possibilité d’expulser la personne auteure pour une durée déterminée.

En espérant avoir répondu à votre demande, nous restons à disposition si vous souhaitez préciser la situation ou si vous avez d’autres questions. Nous vous transmettons à vous et votre ami nos meilleures pensées pour la suite.

> Mon compagnon ne peut pas gérer sa colère, peut-il s’en sortir? Y-a-t-il de l’espoir?

21 novembre 2021 - Sun...


Bonsoir,

Tout d'abord, je suis contente de voir qu'il existe de l'aide pour les personnes qui pensent vivre une situation de violence. Je suis en couple depuis 3 ans et je suis devenue maman à un mgnifique garçon qui a quelques mois.

Depuis 2 ans environs, mon compagnon monte très vite dans les tours et après au lieu de s'excuser, il me fait culpabiliser en m'expliquant pourquoi il a eu ce comportement. Les colères s'intensifient de plus en plus. Dimanche dernier, tout est allé trop loin car il a pété les plombs, il m'a crié et a tapé dans les murs (ce n'est pas la première fois ...) mais cette fois ci il a levé la main sur ma grande mère qui tenait notre fils dans les bras. Ensuite, je lui ai donné une claque pour protéger mon fils et ma grande mère et pour le sortir de cet état de colère intense.

Cette fois ci, tout est allé trop loin et il ne s'est même pas excusé. D'ailleurs, il nie avoir levé la main mais nous sommes 2 à l'avoir vu (moi même est ma grande mère)

Il avoue avoir un problème avec la gestion de la colère et me demande de ne pas rompre et lui laisser une dernière chance. Il me demande de l'aider en ne pas l'agressant mais je ne suis pas sûre que je l'agresse, en ce moment je fais tout le temps attention à ce que je dis car il s'énerve vite et j'ai peur de ses réactions. Il me dit aussi avoir peur de mes réactions. Il va également se faire aider par un psychologue. C'est compliqué d'expliquer le contexte en quelques mots mais j'espère que je suis assez claire.

Je souhaite vous demander quelques questions -Lors de nos discussions après les incidents violents ou agressifs, je suis souvent frustrée car il reparle de situations précédentes quand je l'ai blessé. Ensuite, il me fait culpabiliser et je n'arrive pas a le convaincre que son comportement est inacceptable. Comment garder sang froid et prendre du recul pour qu'il comprenne que son comportement ne doit pas continuer ? - Est-ce que les personnes qui ont du mal à gérer leur colère et pètent les plombs vite peuvent s'en sortir ? Y a-t-il de l'espoir ?

Je vous remercie beaucoup de votre aide et soutient. Je me réjouis de lire votre avis et vos conseils. Meilleures salutations




Notre réponse


Bonjour Madame,

Vous êtes en couple depuis 3 ans et maman d’un garçon de 8 mois. Vous écrivez que votre partenaire monte vite dans les tours et a de la difficulté à gérer sa colère. Vous constatez que les colères s’intensifient. Dans ces moments, il crie, casse du matériel. Lors de la dernière scène que vous nous décrivez, il a levé la main sur votre grand-mère qui tenait votre enfant dans ses bras. Vous nous décrivez qu’il remet la faute sur vous et vous reproche de l’agresser si bien que vous faites attention à votre attitude.Suite à la dernière scène il a demandé de lui laisser une chance et cherche de l’aide auprès d’un psychologue. Vous nous posez la question comment prendre du recul, et s’il y a de l’espoir qu’il puisse travailler la gestion de ses colères.

Les éléments que vous nous décrivez nous font penser à de la violence conjugale.

La violence peut prendre différentes formes. Les insultes, rabaissement, menaces, contraintes font partie de la violence psychologique, casser du matériel également. La violence psychologique peut avoir des conséquences sur la santé physique et psychique des victimes. La perte de confiance en soi, le doute, la culpabilisation, l’isolement, la perte de repères sont des éléments qui reviennent fréquemment. La violence conjugale a aussi des conséquences sur les enfants qui y sont exposés. Vous nous écrivez d’ailleurs que votre enfant était dans les bras de votre Grand-mère quand il a levé la main sur elle.

La violence conjugale s’inscrit souvent dans un cycle au cours duquel les violences deviennent plus graves. Nous retrouvons dans votre situation l’augmentation des tensions, l’explosion, la phase durant laquelle l’auteur de violence essaie de se déresponsabiliser et de mettre la faute sur un facteur extérieur, puis les promesses et la demande de redonner une chance. Le problème est que malheureusement bien souvent, les violences s’intensifient, le cycle s’accélère. Et sans aide extérieure il peut être difficile de s’en sortir.

Le fait de parler des violences, demander de l’aide, chercher des informations est déjà un pas important. Nous vous encourageons à ne pas vous isoler dans cette situation. Si votre partenaire a conscience qu’il a besoin d’aide et est décidé à être soutenu par un-e thérapeute, c’est aussi un signe que quelque chose peut évoluer. Cela nécessite du temps. Un élément important est qu’il prenne la responsabilité de ses actes.  Une possibilité serait aussi qu’il prenne contact avec Ex-pression au 0848 08 08 08 , une association qui aide les auteur-e-s de violence à surmonter leur comportement et à éviter la récidive.

Si votre partenaire n’est pas prêt à faire un travail sur lui-même, vous ne pourrez pas le faire à sa place. Mais vous pouvez faire des démarches pour vous, réfléchir à ce que vous attendez de cette situation, de cette relation, où est la limite de ce qui est acceptable ou non pour vous, quelles mesures devez-vous prendre pour votre sécurité et celle de votre enfant. A titre de réflexion, nous vous posons également la question suivante: A quoi verrez-vous que la situation s’améliore ?

Pour vous aider dans cette réflexion, vous pouvez vous adresser à Solidarité Femmes Fribourg-centre LAVI au 026 322 22 02. Des intervenantes pourront évaluer avec vous votre situation, réfléchir à des pistes, vous informer sur vos droits, trouver des stratégies pour vous défendre sans entrer dans la violence. Ces prestations sont gratuites et confidentielles.

Et si à un moment donné, vous vous sentez en danger, n’hésitez pas à contacter la police au 117.

En espérant que ces quelques pistes vous auront aidée à vous orienter, nous vous souhaitons beaucoup de courage et restons à votre disposition pour d'autres questions.

> Mon mari m’ignore et ne participe pas toujours financièrement.

25 novembre 2021 - HKS...


Mon mari m'ignore, se désinvestit de la famille, me laisse toutes les responsabilités, dort toute la journée, me cache ses revenus, ne participe pas toujours financièrement




Notre réponse


Bonjour Madame,

Vous nous dites que votre mari vous ignore, se désinvestit de la famille et qu'il vous cache des choses concernant sa situation financière. Vous vous retrouvez à devoir gérer toutes les responsabilités familiales.

Vous avez bien fait de nous écrire. Devoir gérer toutes les tâches dans un couple et dans un foyer est pesant.

L'ignorance est un acte de violence psychologique. Ne pas vous écouter et ne pas vous répondre constamment ou refuser de vous parler pendant plusieurs jours sans donner d'explications par exemple en font partie.

Vous nous dites qu'il ne participe pas toujours financièrement et qu'il cache ses revenus. Ces comportements pourraient être de la violence économique. Vous sentez-vous obligée de prendre en charge fiancièrement toutes les dépenses alors qu'il travaille ou que ce ne soit pas réparti équitablement?

Nous nous demandions depuis combien de temps cela dure. Pour mieux vous conseiller, serait-il possible de nous donner plus d'informartions sur la situation que vous vivez avec votre mari ?

En espérant avoir de nouvelles bientôt, nous vous envoyons nos meilleures pensées.

> Il m’insulte et me dit des choses blessantes, j’essaie de tout faire au mieux mais je ne suis jamais assez bien.

06 décembre 2021 - Jen...


Bonjour,

Je suis en couple depuis 6 mois seulement. C'est assez court mais je suis très attachée à lui. Je pense avoir peur de l'abandon ce qui n'aide pas mais je travail dessus. Depuis plusieurs mois, il m'insulte, me dit des choses très blessantes, s'énerve pour un rien, frappe dans les murs/portes, me pousse violemment si j'essaie quand même de le calmer... j'essaie tant bien que mal de tout faire au mieux mais je ne suis jamais assez bien.

Si je suis de bonne humeur et que lui pas ca l'énerve et il pete les plombs. Si je n'apprécie pas quelque chose (qui ne le concerne pas) il s'énerve aussi. Si je suis triste il s'énerve, si je pleure, n'apprécie pas quelqu'un, me sens mal, lui pose une question au mauvais moment, lui parle d'un sujet quelconque mais dont il ne veut visiblement pas parler à cet instant, donné mon avis sur les infos,... il s'énerve. En gros il s'énerve pour tout et je ne peux pas l'anticiper car ce n'est jamais pour les mêmes choses. J'essaie de tout faire au mieux mais je n'y arrive pas.

En dehors de ça il est adorable, gentil attentionné et il est très très gentil avec les personnes extérieures (surtout les femmes qu'il protège en toutes circonstances). Quand il se rend compte de ça (souvent 24h plus tard), il s'excuse, me dit qu'il s'en veut, qu'il ne veut pas me perdre car il a besoin de moi,...

Mais la je n'en peux vraiment plus, je me sens de plus en plus mal dans ma peau ce qui me rend de plus en plus jalouse et malheureuse ce qui l'énerve encore plus. Je voudrais arranger cela et l'aider mais je ne sais pas comment faire. Il refuse de consulter (il me l'interdit même à moi même sous peine de me quitter).

Il a subi de nombreuses commotions suite au hockey, de nombreuses personnes voulait qu'il fasse des tests mais il refuse. Est-ce que je peux faire quelque chose pour aider ou est-ce que ça ne changera jamais et je dois apprendre a vivre avec quelqu'un qui m'aimera un jour et me detestera le lendemain et ce sans raison ? Est ce que je peux faire quelque chose pour moi ne pas me sentir en dessous de tout dans ces moments là ?

Merci de votre aide et désolé pour le long message.




Notre réponse


Bonjour Madame,

Depuis plusieurs mois, vous vivez des violences psychologiques, et physiques lorsqu’il vous pousse, et « vous n’en pouvez plus ». Vous vous demandez si vous pouvez faire quelque chose pour aider ou si vous devez apprendre à vivre avec les changements de comportements de votre partenaire. Vous vous demandez comment faire pour ne pas vous sentir rabaissée dans les moments de crise.

Nous vous remercions de votre long message, les détails sont précieux pour comprendre la situation et vous conseiller au mieux.

La violence dans un couple n’est pas « normale ». Elle détruit la relation ainsi que l’estime de soi, la santé mentale et physique de celui ou celle qui la subit. C’est aussi pour cela qu’elle est interdite par la loi. Vous n’avez donc pas à apprendre à vivre avec les comportements violents de votre partenaire qui sont néfastes pour vous. Que vous vous "suradaptiez" ou non à votre partenaire, comme vous le dîtes, "il s'énerve pour tout" et vous ne pouvez pas l'anticiper.

Avant tout, il est primordial que vous vous en protégiez, d’autant plus que la violence à tendance à s’intensifier avec le temps.

Nous comprenons que vous soyez attachée à lui, que vous craignez d’être seule et que vous ayez envie de l’aider. Cependant, il est responsable de sa santé et de ses comportements. Seul lui peut fournir des efforts et des démarches pour se sentir mieux et arrêter d’user de la violence. Le fait qu’il s’excuse lorsqu’il se rend compte que c’est mal ou qu’il vous interdit de consulter un-e professionnel-le sont des manières de garder le contrôle sur vous et cela nous inquiète. Cela vous donne de l’espoir pour continuer la relation et renforce le cycle des violences qui reviennent de plus belle.

Nous vous invitons à vous questionner sur vos besoins dans votre couple. Ne souhaiteriez-vous pas que quand vous ne vous sentez pas bien, vous ayez du soutien de votre partenaire pour passer ce moment difficile ? Lorsque vous vivez un moment de joie, ne voudriez-vous pas l’apprécier et le partager sans que cela se termine en crise ?

Sachez que vous avez le droit de vivre une vie de couple remplie d’amour et surtout de sécurité.

Lorsqu’il vous insulte et qu’il vous rabaisse, votre estime personnelle est touchée et vous vous sentez dévalorisée. À cout terme, vous pouvez vous éloigner (changer de pièce ou partir) lorsqu'il y a une crise pour ne plus l'entendre. Vous pouvez aussi choisir de mettre une limite à cela et ne plus accepter ces actes. Décider que votre personne a de la valeur et du mérite comme tout le monde et que vous n’êtes pas ce qu’il dit. Vous pouvez renforcer votre estime à l’aide de littérature sur le sujet ou avec du soutien psychologique professionnel. Vous pourriez en parler avec des spécialistes du Centre LAVI du canton du Valais (027 607 31 00) qui pourront vous proposer un accompagnement psychologique ou contacter de votre côté un-e psychologue/psychothérapeute.

Nous vous encourageons à poursuivre votre réflexion et vos démarches pour vous sentir mieux. Vous n’êtes pas seule, notre porte reste ouverte si vous souhaitez nous donner des nouvelles ou nous poser d’autres questions. Prenez soin de vous.

> Je vis des violences psychologiques, que faire?

08 décembre 2021 - Kva...


Comment faire si dans ma relation plus rien ne va mais j’ai pas envie de le quitter mais je souffre




Notre réponse


Bonjour,

Nous te félicitions de nous avoir écrit, demander de l'aide lorsqu'une relation nous fait souffrir demande du courage. Nous avons peu de détails sur ta situation pour te conseiller précisement. Souhaiterais-tu nous en dire plus sur ce qui te fait souffrir?

Nous comprenons que tu as repéré des violences psychologiques dans ton couple. Nous imaginons que cette situation est difficile car la violence a des conséquences néfastes pour la personne qui la subit. Malheureusement, elle détruit les relations. D'ailleurs, tu as pensé à rompre cette relation pour ne plus souffrir et te protéger. Seulement, tu es attachée à lui. Sache que les personnes victimes de violence sont souvent sous une emprise psychologique, qui n'est pas de l'amour mais de la manipulation, et qui rend difficile la séparation.

Peut-être qu'en sachant que la violence que tu vis n'est pas normale et interdite par la loi te fera réfléchir pour prendre les meilleures décisions pour toi-même.

Nous te suggérons de faire le point sur ta situation. A quoi t'attends-tu en poursuivant cette relation? Et à l'inverse, qu'est-ce que cela t'apporterait de la quitter?

Nous recevons volontiers des détails ainsi que de tes nouvelles. N'oublie pas qu'il est important que tu te protèges quoi qu'il arrive. Prends bien soin de toi et n'hésite pas à nous contacter si tu as d'autres questions.

> Je subis des agressions psychologiques, que faire?

11 décembre 2021 - Nan...


C’est normal qui je subit des agressions devant mes enfants et je réagit pas?




Notre réponse


Bonjour Madame,

Vous nous partagez une situation inquiétante. Vous avez bien fait de nous écrire et de ne pas rester seule plus longtemps.

Nous avons peu de détails des agressions que vous vivez et du contexte. Souhaiteriez-vous nous en dire plus pour que nous puissions vous conseiller au mieux ?

La passivité lors d’une agression peut-être un mécanisme de défense par peur de déclencher plus de violence. Dans ce cas, il se peut que vous « ravaliez vos sentiments » par peur de vous exprimer.

Il est toutefois important d’agir pour vous protéger, vous et vos enfants. Les agressions psychologiques, physiques ou sexuelles sont néfastes pour vous mais aussi pour vos enfants, exposés à ces scènes violentes.

Nous vous suggérons de continuer cette démarche en nous écrivant à nouveau ou en appelant rapidement l’Association AVVEC (aide aux victimes de violence en couple, 022 797 10 10). Vous pourrez ainsi être renseignée gratuitement et de manière confidentielle sur ce que vous pouvez faire pour vous protéger et mettre en sécurité vos enfants.

Vous n’êtes pas seule et des professionnel-le-s peuvent vous aider à sortir de cette situation de violence. Nous attendons de vous nouvelles et restons à disposition pour toute autre question. Bien à vous.

> Mariée, j’aimerais savoir si je subis de la violence psychologique.

14 décembre 2021 - Bel...


Bonjour,

Je suis mariée depuis plus de 10 ans et j'ai deux enfants pré-adolescents. J'aimerais savoir si je subis de la violence psychologique de la part de mon mari ?

Voici les faits :

  • Il m'empêche de sortir seule, si je sors quand même il me harcèle par message ou me téléphone et me fais une scène quand je rentre comme quoi il souffre.

  •  Il m'empêche de voir mes amis ou une sortie de travail

  • Il m'a suivi ou me suis encore pour voir si j'étais bien à un rdv ou tel endroit

  • Il a été voir mes messages sur mon téléphone

  • Il me dénigre

  • Je n'ai pas excès à mon salaire

  • Si je le quitte, il me fait du chantage affectif

  • Si je le quitte il menace de casser des objets, comme la voiture par exemple

  • Il ne supporte pas mon succès au niveau professionnel

  • Si je le quitte, il dit que je ne vais pas m'en sortir seule - Que les autres sont tous des cons - c'est lui la victime et moi la coupable.


Merci pour votre aide et retour. Meilleures salutations.




Notre réponse


Bonjour Madame,

Mariée depuis une dizaine d'année vous vous demandez si vous êtes confrontée à des violences psychologiques en nous partageant ce que vous vivez au quotidien.

Tout d’abord nous saluons votre démarche et vous encourageons à les poursuivre car oui, ce que vous vivez est bien de la violence.

Vous empêcher de sortir seule, vous harceler, vous surveiller, vous dénigrer, vous menacer de toute sorte sont des comportements de violence psychologique. Le fait que vous n’ayez pas accès à votre propre salaire est une violence économique car il s'approprie votre argent.

Ces deux types de comportements servent à vous contrôler. Le fait qu’il ne supporte pas votre succès professionnel montre aussi une sorte de compétition. Il veut certainement garder le plus haut statut, le pouvoir dans votre couple à chaque niveau pour toujours avoir le contrôle de la situation.

Cette situation nous inquiète. Les violences psychologiques et économiques ont des conséquences néfastes sur l’estime de soi et la santé mentale. De plus, vous êtes privée de liberté.

Les enfants doivent aussi voir ou entendre ces comportements et peut-être se sentir apeuré ou même banaliser les actes de violence en les intégrant comme une normalité pour leurs relations présentes et futures. Il est donc aussi important de les en protéger.

Vous nous parlez de séparation. S'éloigner est une solution pour sortir d’une situation de violence et prendre du recul. Cependant, nous vous rendons attentive au fait que la violence à tendance à s’intensifier au moment de la séparation et qu’il est nécessaire de prendre des précautions.

Pour vous aider à faire le point de votre situation et trouver des moyens pour vous protéger, nous vous suggérons de contacter le Centre d’accueil MalleyPrairie. Les professionnel-le-s pourront vous soutenir quelles que soient vos décisions pour l’avenir et vous accompagner dans vos réflexions. Vous pourrez aussi être conseillée pour la sécurité de vos enfants. Vous pouvez les appeler au 021 620 76 76. Les entretiens sont gratuits et condifentiels. Vous pouvez aussi leur demander conseil par téléphone.

Sachez que vous n’êtes pas seule, il existe beaucoup d’aides pour les personnes victimes de violence. Nous restons à disposition si vous avez d’autres questions ou que vous souhaitez nous donner des nouvelles. Nos meilleurs messages.

> Un couple âgé vit une situation de violence, que faire?

17 décembre 2021 - dpi...


Bonjour,

depuis quelques temps, je me suis rendu compte qu'une voisine (+70 ans) vivant dans mon immeuble souffre de violence conjugale que je qualifierais de psychologique. En effet lorsque je la croise dans les couloirs de notre immeuble, elle est souvent triste et parfois même en train de pleurer. J'ai eu l'occasion de lui poser quelques questions dernièrement et elle m'a confié que son mari est devenu très difficile avec l'âge: il contrôle tous ses faits et gestes, lui interdit de sortir quand elle le souhaite, limite même les contacts qu'elle essaie d'entretenir avec sa fille (il ne lui permet quasimment jamais de la voir).

Cette femme semble souffrir énormément. Savez-vous ce qu'il serait possible de faire pour l'aider à sortir de cette situation toxique?

Idéalememnt si elle en trouve le courage, il faudrait qu'elle quitte déjà son domicile actuel, mais elle m'a confié ne pas en avoir l'énergie, losque je lui ai suggérl cela. Je n'ai pour ma part pas été témoin de violences physiques entre eux et elle ne m'en a pas parlé. Je ne crois pas que ce couple soit marié. Merci d'avance pour votre prise de contact et vos conseils.




Notre réponse


Bonjour Monsieur,

Vous nous écrivez car vous aimeriez venir en aide à votre voisine qui vit des violences psychologiques. Vous lui avez proposé de quitter son domicile, cependant elle vous a confié ne pas en avoir le courage.

Vous avez bien fait de nous écrire, cette situation est touchante et nous imaginons les souffrances de cette dame.

Avec l’âge, il est parfois plus difficile de s’imaginer vivre seul pour le restant de ses jours. Cela peut décourager, en plus des habitudes et de l’attachement malgré les violences.

Votre voisine pourrait en parler avec son médecin traitant qui pourra lui suggérer une aide médicale par rapport à l’état de son partenaire ou des moyens pour elle de s’en protéger. En effet, des troubles psychologiques ou de la rigidité peuvent survenir en vieillissant.

Vous pouvez aussi lui suggérer de contacter le Centre d’accueil MalleyPrairie. Elle pourra ainsi être soutenue par des professionnel-le-s dans le cas où elle souhaite rester mais aussi si elle veut partir. Les intervenant-e-s proposent des entretiens confidentiels et gratuits dans plusieurs régions du canton de Vaud et conseillent également par téléphone au 021 620 76 76.

Nous espérons que ces pistes pourront aider votre voisine à sortir de cette situation. Nous restons à disposition pour toute autre question et vous envoyons nos meilleures pensées.

> Je me demande si ce que je subis est de la violence?

27 décembre 2021 - Li...


Bonjour, Je ne sais pas si ce que je subis constitue de la violence. Mon ami est une personne lunatique et nerveuse. Il lui arrive de me crier dessus. Dernièrement, alors qu'il était très énervé, il m'a lancé une couverture au visage, m'a serré le bras et m'a bousculée. Que dois-je faire ?




Notre réponse


Bonjour Madame,

Dans votre message, vous vous demandez si les actes de votre ami envers vous constituent de la violence et vous aimeriez savoir ce que vous devez faire face à cela.

Vous avez bien fait de nous écrire. Briser le silence autour des violences n'est jamais facile. C'est un pas important que vous avez franchi en venant nous demander de l'aide.

En effet, les actes que vous nous décrivez peuvent être qualifiés de violents. Les bousculades, lancer des objets au visage et serrer le bras sont des comportements physiquement violents. Les cris, notamment lorsqu'ils sont accompagnés de violences verbales font partie d'une forme de violence psychologique.

Les actes qu'exercent votre ami envers vous sont graves et punissables par la loi.  De plus, sur le long et court terme, elles peuvent avoir des conséquences négatives sur votre bien-être. Vous nous dites que ce dernier est "lunatique", "nerveux" et se met en colère. Or, ces traits de personnalités quels qu'ils soient n'excusent et ne justifient en rien le recours à la violence. Si votre ami passe par une période difficile ou qu'il rencontre des problèmes particuliers, c'est à lui que revient la responsabilité de gérer son stress et mal-être plutôt que de s'en prendre à sa partenaire.

Nous avons peu d'information quant à votre situation. Seriez-vous d'accord de nous en dire un peu plus ? Y-a-t-il eu d'autres épisodes de violence ? Vivez-vous avec votre ami ?

Voici quelques questions qui peuvent vous aider à faire le point de votre situation: comment envisagez-vous le reste de la relation maintenant que vous avez identifié les violences? En avez-vous parlé avec lui ? Pensez-vous qu'il puisse reconnaitre la nature violente de ses comportements? Nous vous conseillons de consulter la rubique "Que Faire" sur notre site internet qui explique les démarches à prendre selon les décisions que vous prenez quant à votre relation. Le plus important est que vous pensiez à vous en priorité et à vous protéger.

Nous vous conseillons de parler de ce vous vivez avec une ou des personnes de confiance (entourage comme ami-e, collègue, famille etc). Il est important que vous soyez soutenue et que vous ne restiez pas seule avec votre souffrance.

Vous pouvez également parler avec des professionnel-e-s en faisant appel à Solidarité Femmes Fribourg. Il s'agit d'une association qui soutien les femmes victimes de toutes sortes de violences. Vous y trouverez  des professionnelles formées dans ce domaine qui offrent de l'écoute, informent et soutiennent les personnes concernées. Vous pouvez les contacter par mail, téléphone ou obtenir une consultation sur rendez-vous, gratuite et confidentielle. Vous pouvez les joindre au 026 322 22 02.

Pour finir, si une scène de violence explose ou que vous avez peur pour vous-même, n'hésitez pas à appeler à la police au 117 à tout moment. La police intervient d'office dans les situations de violences conjugales et preserve l'anonymat de la personne qui a appelé.

Nous nous tenons à disposition si vous désirez nous en dire un peu plus ou si vous avez d'autres questions. Nous sommes de tout coeur avec vous et attendons de vos nouvelles.

> Elle me rabaisse, m’insulte et me menace. Ce n’est pas tenable.

05 janvier 2022 - bri...


Bonjour,

Je vous écrit parce que ma femme et moi somme dans une situation difficile. Elle me rabaisse quotidiennement, me dit qu'elle n'a pas confiance en moi, que je suis stupide. Elle a parfois des crises de colères effrayantes et aussi devant nos enfants.

Elle me reproche le temps que je ne passe pas à travailler ou m'occuper des enfants, et je doit renoncer à voir mes amis ou ma famille. Parfois elle part et me laisse à gérer la maison alors que je doit aller travailler. Et récemment elle me parle de se suicider. Nous ne sommes pas dans une situation typique: Je ne suis pas en danger. Par bien des aspects, ma femme est plus vulnérable que moi: elle ne parle pas couramment Français, elle ne travaille pas. Les chose allaient beaucoup mieux avant que nous n'ayons des enfants et je pense qu'il pourrait s'agir d'une dépression post-partum. Mais je sais que la situation actuelle n'est pas tenable, je m'inquiète des conséquences pour nos enfants et je ne sais pas comment faire pour trouver de l'aide. Idéalement, je souhaiterais avoir les coordonnée d'un conseiller ou d'une conseillère conjugal anglophone dans la ville de Biel/Bienne (BE) ou à proximité. Ou tout autre conseil. Par avance, Merci




Notre réponse


Bonjour Monsieur,

Votre femme vous rabaisse quotidiennement, elle vous fait des reproches sur votre occupation du temps et celle que vous consacrez aux enfants. Elle a parfois des crises de colère que vous qualifiez d’effrayantes et qui peuvent se passer devant les enfants. Elle a récemment parlé de se suicider. Il s’agit de violences psychologiques et vous vous rendez compte que cette situation n’est pas tenable.

Vous en êtes inquiet, pour vous et vos enfants et vous avez raison de vous préoccuper des violences que vous subissez car leurs répétitions sont délétères, non seulement pour les enfants, mais certainement aussi pour votre équilibre personnel.

Pour trouver de l’aide, vous recherchez des conseillers conjugaux et nous pouvons vous adresser à la Consultation Conjugale et Familiale du CSP/Bienne, qui propose, comme vous le demandez, des consultations en anglais.

Pour les couples binationaux, vous pouvez vous adresser à l’Association Frabina, qui propose des consultations, aussi en anglais.

Nous vous rendons attentif au fait qu’une consultation de couple n’est possible qu’avec la participation active des deux partenaires, qui s’engagent préalablement à vouloir changer quelque chose dans leur comportement.

Si vous êtes incertain sur l’engagement de votre épouse à entamer un travail psychothérapeutique de couple, vous pouvez demander à l’un des centres proposés une consultation uniquement pour vous, afin de vérifier la possibilité d’entamer ce processus.

Si votre femme n’est pas disposée à commencer une thérapie de couple, ne restez pas seul et adressez-vous soit aux institutions citées précédemment pour une consultation individuelle, ou au Centre LAVI de Bienne, qui vous recevra dans ses consultations pour homme victimes de violences conjugales. Vous pouvez aussi vous adresser auprès de l’Association ZwüscheHalt, qui soutient spécifiquement les hommes victimes de violences conjugales.

Le cas échéant, votre femme peut aussi trouver de l’aide auprès du Centre de consultations de Solidarité femme de Bienne. Comme vous le suggérez, si elle souffre d’une dépression post partum, elle peut consulter et trouver du soutien auprès d’un-e psychothérapeute.

Il est essentiel pour vous et vos enfants de trouver une stabilité relationnelle de couple et un fonctionnement familial propice au développement des enfants. Nous espérons que vous trouverez les appuis nécessaires auprès des prestataires proposés pour entamer des changements dans la dynamique familiale afin que vous puissiez trouver un climat relationnel paisible.

Nous restons à votre disposition pour d’autres renseignements et nous vous adressons, Monsieur, la force et le courage pour vous protéger et vivre sereinement avec vos enfants.

> Est-ce que la violence peut s’arrêter si nous réglons nos problème de couple? Comment savoir comment agir sans porter plainte?

06 janvier 2022 - Cha...


Nous avons eu deux grosses disputes, une avec empoignement, crachat, insulte, intimidation et menace et une avec matériel cassé et énervement. En dehors de ces situations, mon partenaire s'est souvent montré inapproprié oralement avec moi. Tu sers à rien, tu es bête, tu n'as pas de cerveau etc.

Est-ce que si nous réglons nos problèmes de couple, que nous retrouvons une entente, nos relations peuvent s'améliorer ? Est-ce une spirale négative qui peut nous amener à ça sans pour autant condamner l'auteur a 100% et agir dans l'extrême (dénonciation, plainte, etc)? Comment savoir comment agir dans ce contexte ? Essayer de trouver un terrain d'entente ou contacter les institutions supérieures ? Merci d'avance et meilleures salutations




Notre réponse


Bonjour Madame,

Vous nous faites part des violences physiques et psychologiques de la part de votre partenaire lors de deux disputes. Il vous humilie également fréquemment. Dans le titre de votre question vous nous demandez "comment savoir si la violence est acceptable ?" et par la suite vous nous demandez si vos relations peuvent s'améliorer et comment agir dans votre contexte.

Nous tenons tout d'abord à saluer votre démarche de nous écrire et poser vos questions. Nous savons qu'il n'est jamais facile de faire ce pas et de chercher de l'aide lorsque l'on se retrouve confrontée à de la violence au sein de son couple.

Pour répondre à votre première question, la violence, qu'elle que soit sa forme (psychologique, physique, sexuelle ou économique) n'est jamais acceptable et elle est interdite par la loi. La violence au sein du couple détruit la relation et a des conséquences néfastes sur la santé des personnes qui la subissent c'est pourquoi il est important que vous puissiez vous en protéger.

Vous nous demandez si vos relations peuvent s'améliorer si vous réglez vos problèmes de couple. Nous n'avons pas la réponse à cette question puisqu'elle dépend de votre partenaire et de vous-même et que chaque relation est unique. Nous savons que la violence au sein du couple prend souvent la forme d'un cycle qui se répète et qui augmente en intensité si rien n'est entrepris pour le stopper. Cependant la violence au sein du couple n'est pas une fatalité et il est possible de "désapprendre" la violence. Cela nécessite un travail sur soi, une reconnaissance de la part de la personne auteure de violence que quelque chose ne va pas, une volonté de changement et du temps. Nous savons qu'un tel processus de changement a plus de chance d'aboutir avec l'aide et le soutien de professionnel-l-e-s spécialisé-e-s.

Nous nous permettons de vous posez les questions suivantes à titre de réflexion:

  •  Votre conjoint est-il conscient de la gravité de ses actes ?

  • Serait-il prêt à demander de l'aide auprès d'un-e professionnel-l-e spécialisé-e?

  • De votre côté, que souhaitez-vous pour vous-même et comment imaginez-vous la suite de votre relation ?

  • Quelles sont vos attentes à l'égard de votre partenaire ?


Si votre conjoint est prêt à demander de l'aide, il peut s'adresser, dans le canton de Berne au Service de lutte contre la violence domestique
Direction de la sécurité du canton de Berne DSE

Kramgasse 20

3011 Berne



Pour une inscription au groupe de parole et aux entrevues individuelles: +41 79 308 84 05

Pour une inscription au groupe de parole en français: +41 32 886 80 08.





De votre côté, il pourrait être bénéfique de pouvoir faire le point sur votre situation de manière confidentielle et gratuite auprès d'une professionnelle du domaine des violences domestiques. Dans le canton de Berne, vous pouvez vous adresser à Solidarité Femmes Bienne et région:

Solidarité Femmes
Centre de consultation de Solidarité femmes région biennoise
Rue du Contrôle 12
2503 Bienne
Tél. : 032 322 03 44
www.solfemmes.ch

Enfin, en cas de nouvelle crise, si vous êtes en danger, nous vous encourageons à appeler immédiatement la police au 117.

Nous espérons que ces quelques pistes vous aideront à répondre à vos interrogations. Notre porte reste ouverte si vous souhaitez nous en dire, nous poser d'autres questions et recevons volontiers de vos nouvelles. Nos meilleurs messages vous accompagnent,




> Mon conjoint et moi avons des comportements violents l’un envers l’autre, que pouvons nous faire pour arrêter cette escalade de violence?

07 janvier 2022 - Fem...


Bonjour,

Je suis en couple, nous avons un bébé. Nous avons régulièrement des disputes. Régulièrement, mon conjoint me critique ou critique ma famille de façon répétée et insistante. Je suis très fatiguée le soir. Il me répète aussi les critiques de sa mère à mon égard. J'ai l'impression qu'il le fait exprès, je me sens harcelée alors que j'ai besoin de repos le soir.

Cela m'exaspère et me fait sortir de mes gonds à tel point que je l'ai déjà secoué et frappé. Cela l'a presque amusé. Jusqu'à ce que je lui fasse mal et là il s'est énervé et m'a frappée en retour sans me faire trop mal mais j'ai eu peur car il est très fort et je pourrai me faire taper fort si ça dégénère. Je lui ai dit de partir dormir dans une autre pièce, ce qu'il a fait. Je trouve cette situation très malsaine. La journée, il est "normal" et nous arrivons â avoir de bonnes relations mais parfois le soir il boit de l'alcool et son comportement est modifié.

Je ne sais pas quoi faire pour améliorer cette situation.

Merci pour votre aide.




Notre réponse


Bonjour Madame,

Votre compagnon et vous avez régulièrement des disputes. Vous nous dites qu'il exerce de la violence psychologique (critiques constantes à votre égard)  envers vous de manière insistante et répétée. Vous sentant harcelée et exaspérée par ses attaques, vous vous en êtes pris physiquement à lui et lui a répondu par de la violence physique également. Vous trouvez cette situation malsaine et vous souhaiteriez savoir ce que vous pourriez faire pour l'améliorer.

Vous avez bien fait de nous écrire. Vous faites un pas important aujourd'hui en nous parlant des violences que vous vivez au sein de votre couple. En effet, La situation que vous nous décrivez nous inquiète, vous avez raison de demander de l'aide extérieure. Nous comprenons votre peur quant au risque que la situation "dégénère". Nous savons que la violence au sein du couple prend souvent la forme d'un cycle qui se répète et qui augmente en intensité si rien n'est entrepris pour le stopper.

Les violences physiques sont des comportements graves et répressibles par la loi.  Nous comprenons également votre sentiment d'exaspération face aux violences verbales constantes de votre conjoint, car les violences psychologiques sont elles aussi inacceptables et ont conséquences sur le bien être psychique.  Toutefois, cela ne justifie pas de réagir par l'agression physique d'un côté comme de l'autre. Il revient à chacun-e des partenaires de ne pas user de la violence et de trouver d'autres moyens pour gérer la colère ou le désaccord. La violence au sein du couple n'est pas une fatalité et il est possible de trouver des alternatives.

Nous nous permettons de vous proposer quelques questions à titre de réflexion:

  • Lorsque que vous discutez à froid (une fois les disputes passées), comment perçoit-il ses critiques "insistantes et répetées" envers vous ?

  • Comment réagit-il lorsque vous lui faites part de vos sentiments et besoins de repos?

  • Pensez-vous qu'il serait possible d'aller consulter ensemble un-e professionel-le pour mettre un terme à l'escalade de violence qui s'est installée au sein de votre couple?


Vous nous dites que votre conjoint adopte des comportements agressifs lorsqu'il boit de l'alcool. Nous aimerions souligner le fait que l'alcool ou l'abus d'autres substances n'est pas la cause directe de la violence. Elle peut amener une violence déjà présente en soi à se manifester plus rapidement ou plus intensément. Par conséquent, si boire de l'alcool régulièrement fait ressortir des réactions violentes en lui, il est de sa reponsabilité de trouver des solutions pour arrêter sa consommation. Pour ce faire et s'il en a besoin, il peut demander de l'aide et s'orienter vers des professionnel-le-s prenant en charge les problèmes d'addictions.

Vous avez mentionné votre bébé. Nous aimerions vous rendre attentive au fait que les violences au sein couple impactent également la santé des enfants même lorsque ces derniers ne sont pas présents au moment des événements et même lorsque la violence n'est pas directement exercée à leur encontre.  Les bébés ressentent fortement les tensions et absorbent le stress des parents comme des "petites éponges". Il est donc primordial que vous et votre conjoint mettiez tout en oeuvre pour protéger votre bébé d'un environnement violent.

Dans le canton de Vaud, vous pouvez contacter le Centre Malley-Prairie (CMP) à Lausanne qui propose un suivi pour les couples qui vivent des situations de violences. Vous trouverez des professionnel-le-s qui seront là pour vous écouter et aider vous et votre conjoint à trouver des alternatives à la violence. Si vous souhaitez prendre rendez-vous ou simplement vous renseiger, vous pouvez les appeler au 021 620 76 76. Ces entretiens sont gratuits et confidentiels.

Pour finir, si vous vous sentez menacée ou qu'une situation devient violente,  nous vous encourageons à appeler immédiatement la police au 117.

Nous espérons que notre réponse puisse vous être utile. Notre porte reste ouverte si vous souhaitez nous en dire en plus ou nous poser d'autres questions. N'hésitez pas à nous donner de vos nouvelles. Nous vous souhaitons tout le meilleur pour la suite de vos démarches.

> Alcool et violences de mon compagnon, dois-je faire quelque chose?

08 janvier 2022 - @Se...


Bonjour mon compagnon ma insulté durant plusieurs heures ,et aussi ma secoué ensuite étrangler pas de gifle ,il montait la voix,il avait bu ! Dois-je faire quelque chose




Notre réponse


Bonjour Madame,

Vous avez bien fait de nous écrire. Briser le silence autour des violences n'est jamais facile et vous l’avez fait !

La situation que vous nous décrivez est grave et nous sommes inquièt-e-s pour vous. À votre question de savoir si vous devez faire quelque chose, nous vous répondons qu'il est primordial que vous puissiez vous protéger des violences et allons vous indiquer quelques pistes.

Les comportements physiquements violents qu'a eus votre compagnon à votre égard sont graves, inacceptables et interdits par la loi. Les violences verbales font parties d'une forme de violence psychologique, qui elle aussi a des conséquences néfastes sur la santé mentale. Nous savons que la violence au sein du couple prend souvent la forme d'un cycle qui se répète et qui augmente en intensité si rien n'est entrepris pour la stopper et sans une aide extérieure.

Vous nous dites que votre conjoint était sous l'emprise de l'alcool au moment des faits. Or, l'alcool ou l'abus d'autres substances n'est pas la cause directe de la violence. Elle peut amener une violence déjà présente en soi à se manifester plus rapidement ou plus intensément. Par conséquent, si boire de l'alcool fait ressortir des réactions violentes en lui, il est de sa reponsabilité de trouver des solutions pour arrêter sa consommation. Pour ce faire et s'il en a besoin, il peut demander de l'aide et s'orienter vers des professionnel-le-s prenant en charge les problèmes d'addictions.

Nous nous permettons de vous poser les questions suivantes: après cet incident, comment envisagez-vous la suite de la relation ? Comment votre compagnon perçoit-il ses actes d'agressions physiques?

Nous vous invitons à consulter la rubique "Que Faire" sur notre site internet qui explique les démarches à prendre selon les décisions que vous prenez quant à votre relation. Le plus important est que vous pensiez à vous en priorité et à vous protéger. Nous vous encourageons fortement à parler de ce vous vivez avec une ou des personnes de confiance (entourage comme ami-e, collègue, famille etc). Il est important que vous soyez soutenue et que vous ne restiez pas seule.

Si vous décidez de faire appel à une aide extérieure, nous vous conseillons de contacter  le Centre LAVI du canton de Genève, qui est un service d'aide et d'accompagnement des personnes victimes de violences. Le centre LAVI offre un espace confidentiel et gratuit. Pour un premier rendez-vous ou si vous souhaitez simplement parler de votre situation, vous pouvez appeler au 022 320 01 02.  Des professionne-le-s sont là pour répondre à vos questions, vous conseiller ou vous offrir un soutien psychologique et/ou juridique.

Il est important que vous puissiez faire un constat d'agression le plus rapidement possible à l'hôpital. Il est en effet important de vérifier votre état de santé et ensuite faire un constat de coups et blessures qui peut vous être très utile par la suite. Pour ce faire, vous pouvez vous rendre à l' UIMPV (Unité interdisciplinaire de médecine et de prévention de la violence) aux hôpitaux HUG à Genève. Pour obtenir un rendez-vous ou tout simplement obtenir des informations, vous pouvez appeler au numéro suivant: 022 372 96 41. Ce constat médical est confidentiel et gratuit et n'engage à rien, il n'est remis qu'à vous. Toutefois, ce constat peut vous etre utile si vous décidez de porter plainte par la suite.

Si vous souhaitez partir de toute urgence et n'avez nul part où aller, vous pouvez contacter le foyer d'accueil le Pertuis. Vous pouvez les appeler au 022 879 62 14. Les intervenant-e-s vous renseigneront sur le nombre d'hébergements disponibles et peuvent vous orienter vers d'autres foyers au besoin.  Vous trouverez ici sur notre site internet des conseils pratiques pour les personnes qui doivent partir du domicile dans l'urgence (le matériel à prendre, les démarches à entreprendre etc).

Si une scène de violence explose à nouveau ou que vous vous sentez menacée, nous vous encourageons fortement d' appeler immédiatement la police au 117.

Nous nous tenons à disposition si vous désirez nous en dire un peu plus ou si vous avez d'autres questions. Nous sommes de tout coeur avec vous et attendons de vos nouvelles.

> Ma belle-mère subit des violences psychologiques et économiques de la part de mon père, que puis-je faire pour l’aider ?

13 janvier 2022 - laf...


Bonjour,

Je vis actuellement avec mon père et sa copine. Cette dernière, de nationalité portugaise, est arrivée en Suisse il y a bientôt deux ans pour venir rejoindre mon père lui-même d'origine portugaise et installé en Suisse depuis plus de trente ans. La situation a commencé à se dégrader petit à petit en grande partie avec des violences psychologiques et économiques.

Mon père refuse qu'elle ait un travail déclaré, qu'elle obtienne un permis de séjour ou même qu'elle ait une assurance maladie. Elle se retrouve complètement bloquée, ne parle pas du tout français et ne connaît personne en Suisse. Elle ne souhaite pas non plus se confier à sa famille et ses ami.e.s au Portugal de peur de les inquiéter. Elle me dit avoir honte de rentrer au Portugal. Je la vois aller de plus en plus mal, prendre des anxiolytiques et des antidépresseurs. Je me sens parfaitement démunie. Lorsque je parle de la situation à mon entourage, la plupart me disent de prendre de la distance car ce n'est pas de ma responsabilité.

Seulement, je suis bien la seule personne à être au courant de cette situation et j'estime dès lors devoir réagir. Mon père a un passif violent, j'ai moi-même été victime de maltraitances durant toute mon enfance et témoin de violences sur ma mère qui est aujourd'hui divorcée de lui.

Que puis-je faire pour l'aider ?

Merci d'avance




Notre réponse


Bonjour,

Tu habites actuellement avec ton père et sa compagne arrivée du Portugal. Petit à petit, elle a été victime de violences psychologiques et économiques de la part de ton père qui refuse qu’elle travaille, obtienne un permis ou soit assurée. Toi-même tu as été victime de maltraitances de la part de ton père pendant toute ton enfance et témoin des violences de ce dernier vis-à-vis de ta mère. Tu souhaites aider ta belle-même et tu nous demandes comment.

Les violences que tu relates sont effectivement d’ordre psychologiques et économiques.  Il se pourrait que des actes physiques soient déjà arrivés ou puissent arriver. Comme tu le décris si bien, cela engendre malheureusement et très souvent de la honte et amène à la dépression. Mais il y a des solutions.

Nous comprenons et saluons ta volonté de ne pas fermer les yeux face à cette situation, nous savons à quel point cela n’est de loin pas si simple, surtout en ayant passé par un parcours quelque peu similaire.

Dans le canton de Vaud, tu peux trouver de l'aide de manière gratuite et confidentielle auprès du Centre LAVI qui vient en aide aux personnes victimes notamment de violences domestiques. Si ta belle-mère l’accepte, tu pourrais l’accompagner dans cette première étape de recherche d’écoute neutre et professionnelle. Les intervenant-e-s peuvent faire appel à leurs frais un-e interprète pour la consultation. Ils ou elles orientent au besoin auprès de thérapeutes, de médecins, de foyer d’accueil d’urgence, d’avocat-e-s. Ta belle-mère a des droits, il est important qu’elle puisse s’entourer pour les faire valoir et se mettre en protection que ce soit physiquement, psychologiquement et/ou administrativement.

Ayant également vécu toi aussi des violences durant toute ton enfance, tu aurais aussi la possibilité d’être reçue dans un centre LAVI.

Dans le canton de Vaud, tu peux t'adresser au Centre LAVI à:

  • Lausanne au 021 631 03 00

  • Aigle au 021 631 03 04

  • Yverdon-les-Bains au 021 631 03 08


Pour les questions administratives en lien avec ses droits sur le sol suisse, ta belle-mère peut aussi s'adresser à la Fraternité du Centre Social Protestant (CSP) qui se trouve également dans plusieurs cantons.

Par ailleurs il est important de savoir que, dès qu’une personne se montre menaçante ou agit  de violences physiques, il y a toujours la possibilité de faire appel à la police via le 117 qui pourrait expulser du domicile la personne pendant un certain nombre de jours, selon les cantons. Cela permet de marquer un temps d’arrêt dans le cycle de la violence conjugale et mieux entrevoir les solutions pour l'un-e, pour l'autre.

Ton écoute non jugeante et soutien à l'égard de ta belle-mère sont déjà extrêmement précieux. Même s'il est possible que ta belle-mère ne soit pas encore prête pour engager des démarches, il est important de ton côté de conserver un bon lien avec elle. Le moment venu, cette confiance à ton égard pourrait être très utile. Aussi, cette situation peut être lourde à porter pour toi et différentes émotions peuvent te traverser et nous souhaitons te rappeler que tu ne peux pas agir à la place de ta belle-mère. Si tu en ressens le besoin, n'hésite à rechercher pour toi aussi un espace pour parler de la situation que ce soient auprès d'ami-e-s, de personnes de confiance ou de professionnel-le-s.

Nous restons bien entendu à ton entière disposition si tu as encore des questions ou si tu souhaites nous donner des nouvelles. Nos meilleures pensées t'accompagnent ainsi que ta belle-mère.

> Mon amie subit des violences, comment l’aider si elle semble malheureuse mais qu’elle ne change pas sa situation?

06 février 2022 - Jes...


Bonjour,

Une amie proche est en couple depuis plusieurs années avec un homme qui l’a viole et qui lui fait subir de la violence psychologique et financière. Elle en parle très peu mais s’est confiée dernièrement à une autre amie et à moi-même!

Par moment elle veut le quitter et le lendemain elle fait comme si de rien n’était… et nous dit qu’elle est amoureuse…!

Ils ont une fille de 3 ans qui commence à comprendre un peu ce qu’il se passe. Cette situation me mets mal-à-l’aise, je sais qu’elle n’ai pas heureuse dans sa vie mais qu’elle ne va rien entreprendre pour quitter cette situation compliquée par peur…! Que pouvons-nous faire face à ça?




Notre réponse


Bonjour Madame,

Une amie proche s’est confiée à vous récemment au sujet des violences sexuelles, psychologique et financières dont elle est victime. Vous ressentez un malaise face à cette situation car vous savez votre amie malheureuse mais ambivalente à l’idée de se séparer de son conjoint. Vous craigniez que ses craintes soient trop importantes pour qu’elle change sa situation.

Accompagner une personne victime de violence n’est pas évident et peut amener l’entourage à ressentir de l’impuissance. Il est alors tout à fait normal que vous vous questionniez sur la meilleure manière de vous y prendre. Le fait que votre amie ait pu se confier montre la confiance qu’elle vous témoigne. Il est très important qu’elle sente que vous être disponible en cas de besoin, elle pourra ainsi se confier à nouveau à vous.

Votre amie semble vivre des violences conjugales graves dans sa relation de couple et être ambivalente quant au fait de prendre la décision de se séparer. Il faut parfois du temps aux personnes victimes pour se positionner ce qui peut se révéler difficile à vivre pour l’entourage. La peur et la honte sont souvent des conséquences de la violence et empêchent les victimes d'agir. En tant qu'amie, si vous voulez la soutenir au mieux, il est important que vous respectiez son rythme et ses décisions au risque notamment qu'elle ne s'isole encore plus et ne se confie plus à vous.

Vous pouvez cependant lui transmettre des adresses utiles et lui suggérer de recevoir de l’aide de professionnel-le-s pour l’écouter et l’accompagner dans sa situation de vie. Elle peut par exemple, faire appel à la Fondation MalleyPrairie qui s’occupe des personnes victimes de violence et qui pourra lui proposer un entretien gratuit et confidentiel. Pour cela, elle doit prendre rendez-vous elle-même au 021/620.76.76. Les professionnel-le-s du Centre LAVI Vaud peuvent également la renseigner sur ses droits en tant que victime et répondent au 021/631.03.00. Concernant spécifiquement les violences sexuelles, il serait extrêmement important qu'elle puisse faire un constat médico-légal auprès de l'Unité de médecine des violences du CHUV. Ce document est confidentiel et n'est remis qu'à elle. Il pourrait être très précieux le jour où elle décide d'entreprendre des démarches. Pour tout renseignement et prise de rendez-vous:

Du lundi au vendredi de 08h00 à 12h00 et de 14h00 à 16h00, les week-ends et jours fériés de 08h00 à 12h00.

Concernant la fille du couple, il est important de savoir que les enfants sont considérés comme des victimes direct des violences dont ils sont témoins. Il est de la responsabilité des parents de les en protéger. Parfois le fait de rendre attentive la personne victime de l'impact négatif sur l'enfant exposé à la violence au sein du couple parental, est un levier qui permet à la personne de faire quelque chose pour changer sa situation. L'épisode 4 de notre podcast Poussière traite spéciquement des enfants exposés à la violence au sein du couple parental, vous pourriez suggérer à votre amie de l'écouter.

En espérant avoir répondu à vos questions, nous restons à disposition pour d’éventuelles précisions et recevons volontiers des nouvelles de la situation.

Nous vous transmettons nos meilleures messages.

> Violence verbale: punissable par la loi suisse?

06 février 2022 - Sam...


Est-ce que la violence verbale, avec humiliation, rabaissement etc. dans un couple, un puni par la loi?




Notre réponse


Bonjour,

Nous avons envie de te dire pour commencer que quoi qu'il en soit, la violence verbale tout comme la violence physique, sexuelle ou économique n'est tout simplement pas tolérée et vient impacter le bon développement de tout humain. La violence psychologique est souvent discrète mais elle nuit énormément et vient déstabiliser la confiance en soi. Il est important qu'elle puisse cesser rapidement.

Pour répondre à ta question, l'humiliation et le rabaissement ne sont pas encore punissables par la loi car cela reste compliqué, au niveau des moyens de preuve, de les rendre visibles. Cependant et heureusement, il y a d'autres actes de violences psychologiques qui sont déjà punissables par le code pénal suisse. Les injures le sont, sous l'article 177 du code pénal suisse avec un délai de trois mois pour déposer plainte pénale. Les menaces graves sont également punies par la loi suisse sous l'article 180 du code pénal suisse.  Les délais dépendent du contexte. Si tu subis des menaces et souhaites avoir plus d'informations à ce sujet, tu peux joindre le Centre LAVI, le centre d'Aide aux Victimes d'Infractions au 021 631 03 00 de 9h à 12h et de 14h à 17h.

Saches aussi qu'il y a des lieux spécifiques où tu peux partager tous les vécus de violences. Le Centre Malley Prairie propose par exemple des consultations ambulatoires. Ils ont également un groupe de paroles en quinzaine. Pour plus d'informations, tu peux les joindre au numéro suivant: 021 620 76 76.

Si tu as d'autres questions en lien avec les violences, n'hésites pas à nous recontacter.

> Conflits violents chez mes voisins, que faire pour aider?

09 février 2022 - Gen...


bonjour,

Mes voisins du dessus ont des disputes de plus en plus violentes ou j'entends monsieur être très injurieux avec madame, il la menace aussi de la frapper si elle n'arrête pas. Hier soir la dispute était particulièrement fortes et avec mes autres voisins nous avons hésités à avertir la police. Après hésitations ceux-ci sont montés sonner et Mme est venue ouvrir toute tremblante ...Ils ont demandé si tout allait bien et que l'on était en soucis pour elle et sa fille de 2ans. Elle s'est excusée des désagréments et n'a pas voulu trop parler Aujourd'hui je l'ai croisé et nous avons discuté un moment elle était plus détendue et m'a expliqué sa situation que son conjoint s'énervait de plus en plus qu'elle avait l'impression qu'il buvait et prenait des drogues et que c'était toujours à ces moments là que la situation se dégradait qu'il se mettait dans des colères terribles ou il la menace et lance tout ce qui est à côté de lui. Elle se sent coupable de la situation et voudrait lui venir en aide en l'envoyant dans un centre pour les personnes addictes Comment puis-je lui venir en aide car elle le plus important c'est qu'elle soit en sécurité Est-il utile de contacter la police pour avertir de la situation ou faut-il attendre une prochaine dispute... Je suis un peu désemparée avec toutes ces informations Merci pour votre répoonse




Notre réponse


Bonjour Madame,

Il y a souvent des disputes avec de la violence psychologique chez vos voisins. Votre voisine vous a expliqué la situation, vous êtes inquiète pour elle et aimeriez l'aider.

Nous saluons votre démarche, vous avez raison, votre voisine et son enfant ont besoin de sécurité.

En cas de nouvelle forte dispute, nous vous encourageons à appeler la police au 117 pour qu'elle puisse intervenir et assurer la sécurité de votre voisine. Lorsqu'une autorité est informée, cela peut aussi avoir l'effet d'un stop plus clair à ces comportements et faire bouger la situation. Votre voisine peut aussi le faire elle-même si elle se sent en danger.

Les sentiments de honte et de culpabilité sont des conséquences des violences et empêchent la victime de partager ce qu'elle vit pour trouver un moyen d'en sortir. Elle essayera aussi de trouver une solution par elle-même en ayant l'espoir que cela s'arrête si elle se comporte autrement. Or, ce n'est pas de sa faute. Le responsable est l'auteur des actes de violences. Il peut être soutenu dans ces démarches mais doit les faire par lui-même car il est nécessaire d'être conscient des comportements problématiques pour arrêter d'agir ainsi.

Votre écoute sans jugement et vos conseils sont précieux pour elle. Avoir pu vous partager ce qui se passe dans leur ménage est un grand pas. Connaissant son vécu, vous pouvez désormais lui proposer une orientation avec des professionnel-le-s qui pourront l'accompagner pour sortir de cette situation. Elle peut contacter l'Association L'EssentiElles et recevoir une aide gratuite et confidentielle en appelant au 079 320 98 70.

Nous espérons que votre voisine poursuivra ces démarches et restons à disposition si vous avez d'autres questions. Nos meilleures messages.

> Que faire de plus pour aider mon amie victime de violences psychologiques?

10 février 2022 - Car...


Bonjour, Mon amie est avec son compagnon depuis une dizaine d'années. La violence verbalement s'est installée et s'accentue ces derniers temps. Il l'insulte, la dénigre, lui parle très mal. Je n'ai pas assister personnellement à de telles scènes. Elle m'en a fait part. La situation s'est détériorée depuis quelques mois surtout lorsqu'il consomme de l'alcool. Il ne s'excuse plus de ces comportements, ce qu'il faisait avant. Il attend juste qu'elle parte et se trouve un appartement. Elle a essayé de proposer d'aller voir qqn mais il refuse systématiquement. Ils n'ont pas d'enfant. Ils viennent d'emménager dans un endroit idyllique mais elle ne peut pas garder l'appartement toute seule avec son salaire. Elle a peur de partir. Pour moi et sa famille la situation est limpide, elle doit partir, se soustraire de cette situation toxique mais elle n'en a pas le courage, elle a Elle a peur de ne pas retrouver un logement, pas envie de retourner vivre chez ses parents...J'ai peur qu'elle se fasse du mal, elle me dit avoir des idées suicidaires...Je ne peux pas la forcer à partir, je lui ai juste proposé mon aide pour l'accueillir chez moi, de l'aider pratiquement à faire ses cartons mais la décision finale lui appartient. Que puis-je faire de plus? Auriez-vous qqn un thérapeute à me conseiller qui soit pris en charge financièrement?




Notre réponse


Bonjour,

Vous exposez les difficultés de couple de votre amie. Vous n’en avez jamais été témoin mais c’est elle qui vous raconte que son compagnon lui parle mal, la dénigre et l’insulte. La situation se péjore de plus en plus, toutefois votre amie ne semble pas avoir le courage de partir. Vous êtes à la recherche de pistes pour vous, pour elle, afin de pouvoir lui venir en aide.

Nous tenons tout d’abord à valoriser votre démarche de nous contacter. C’est révélateur de l’amie précieuse que vous êtes. C’est aussi le témoignage de vos inquiétudes qui sont tout à fait compréhensibles.

Les actes qui sont rapportés par votre amie sont des faits de violence dite psychologique. Cette dernière est sournoise et s’installe par le biais du phénomène appeler « cycle de la violence ». Ce mécanisme qui se répète engendre un risque d’augmentation de la violence en termes de fréquence et d’intensité, comme ce que nous percevons dans le récit de votre amie. Il est utile de savoir que c’est grâce à ce processus que l’auteur annihile l’identité de la victime et la met sous son emprise. Les conséquences de cet état sont entre autres : peur, confusion- perte de repères à la réalité, perte d’estime et de confiance en soi. Ces symptômes ont pour impact d’hypnotiser la victime et de l’empêcher d’agir pour se mettre en protection, alors que la solution est si évidente pour l’entourage. Partir, et non mettre en danger sa vie.

Nous pouvons vous conforter dans votre positionnement et affirmer que la violence, sous toutes ses formes, est interdite. Votre amie a toute légitimité de pouvoir s’en protéger et il existe des alternatives pour le faire. Sachez que ce que vous lui avez proposé et votre présence à ses côtés représentent déjà beaucoup !

Vous avez déjà compris que la demande d’aide doit venir d’elle. Si tel est le cas, vous pouvez lui proposer de prendre contact avec le Centre d’accueil Malleyprairie au 021.620.76.76. Cette institution offre les prestations suivantes : permanence téléphonique, entretiens ambulatoires à Lausanne ou ailleurs dans le canton, de l’hébergement. C’est gratuit et confidentiel. Les professionnel-l-e-s qui l’accueilleront pourront apporter écoute, soutien et orientation. De même pour vous si vous souhaitez obtenir plus d’informations en tant que personne de l’entourage, en les joignant par téléphone.

Pour commencer, est-il possible d’inviter votre amie à consulter notre site si elle ne l’a pas encore fait ?

Nous espérons vivement avoir pu vous renseigner au mieux et souhaitons que la situation de votre amie s’améliore bientôt. N’hésitez pas à nous solliciter à nouveau pour d’autres questions ou nous donner des nouvelles.

Bien à vous.

> J’ai peur de ses réactions, que faire?

11 février 2022 - Dal...


Bonjour,

j'ai rencontré un homme, très doux et gentil. Vraiment un prince charmant. Malheureusement, je découvre depuis peu qu'il peut subitement changer de personnalité, se mettre en colère ou être jaloux. Si je parle aux autres hommes (caissier, serveur, etc), il me reproche de draguer quelque d'autre devant lui, ce qui est absolument faux. Par peur, je le laisse désormais commander lorsque nous sommes au restaurant.

L'autre jour, il s'est à nouveau mis en colère et m'a dit qu'il allait me quitter, que je n'aurais plus de nouvelles de lui. Je ne savais pas ce que j'avais fait et je lui ai demandé de parler. Il m'a répondu qu'il avait la flemme et avait autre chose à faire que régler ce genre de bêtises. Je l'ai supplié de me parler, de m'expliquer ce que j'avais fait. Je me suis même excusée si je l'avais blessé, tout en sachant que je n'ai rien fait... Pendant 24h, je n'ai pas eu de nouvelles, je pensais que c'était fini.

Aujourd'hui, il m'écrit qu'il a absolument besoin de moi, qu'il ne peut pas vivre sans moi. Je lui ai demandé d'en parler face à face mais il dit qu'il ne peut pas pour le moment. Il me dit aussi qu'il a peur de me perdre et qu'il sait qu'il a un mauvais caractère. Je lui ai dit que ces paroles me blessent et il s'est excusé et veut une deuxième chance car je suis tout pour lui.

Moi aussi je l'aime mais j'ai peur de cette relation, j'ai peur de ces réactions et j'ai même peur de lui dire ceci. Je lui ai dit qu'on pouvait reprendre contact mais gentiment et il ne m'a pas encore répondu.

Il n'a jamais été violent physiquement. C'est juste ses paroles qui m'ont blessées. Que faire ?




Notre réponse


Bonjour Madame,

Suite à une rencontre avec un homme qui s’est montré tendre et sympathique, dans un premier temps, vous constatez depuis quelques temps une autre facette de lui-même. En effet, il s’avère être excessivement jaloux et a des accès soudain de colère. Vous craignez ses réactions et nous demandez que faire face à cette situation compliquée. Vous avez bien fait de nous écrire et de ne pas rester seule face à ces difficultés.

La violence psychologique est plus sournoise que la violence physique mais vous avez su détecter certaines attitudes et comportements de votre partenaire qui s’y rapportent : jalousie et reproches lors que vous interagissez avec d’autres hommes, crises de colère imprévisibles, menaces de vous quitter, refus de vous parler sans donner d’explication.

Le conflit dans une relation est quelque chose de sain, à condition qu’il soit accompagné d’une communication constructive entre les deux partenaires et que chacun·e se sente libre de s’exprimer. Refuser le dialogue, comme il le fait, peut être une manière de garder le contrôle et le pouvoir sur vous et la situation. Ses réactions violentes entraînent chez vous la peur et une certaine forme de soumission à son égard, vous n’osez plus commander au restaurant ni lui partager vos préoccupations. Vous vous retrouvez à marcher constamment sur des œufs par crainte de déclencher une crise de fureur. Ce sont des conséquences normales à des agissements qui ne le sont pas. Être colérique n’est pas un « trait de caractère », ce sont des habitudes de fonctionnement qui peuvent être modifiées en faisant un travail sur soi.

Dans votre description des événements, nous constatons également que la violence semble se dérouler sous forme d’un cycle. Après l’explosion de violence, viennent les justifications, les excuses et les promesses. Cependant, la lune de miel ne dure rarement et les épisodes de violence augmentent en fréquence et en intensité avec le temps. Il est souvent difficile d’interrompre cette spirale de violence sans aide professionnelle.

Comme vous tentez de le faire, nous vous encourageons à ouvrir le dialogue avec votre partenaire afin de ne pas laisser cette situation perdurer. Vous pouvez lui proposer de s’adresser à l’association EX-pression afin de travailler sa gestion de la colère. Des professionnel·l·es pourront, lors d’un premier entretien sans engagement, lui expliquer le type d’accompagnement possible. Il peut les joindre au 0848 08 08 08 ou par mail à l’adresse info@ex-pression.ch. Nous vous encourageons également à prendre contact avec le Service de consultation conjugale et familiale de l’Office familial Fribourg au 026 322 10 14. Les consultations peuvent avoir lieu à Fribourg, Bulle ou Morat et le tarif est fixé selon votre revenu. Si votre partenaire n’est pas prêt à faire la démarche, vous pouvez vous y rendre seule dans un premier temps.

Nous espérons que notre réponse vous aura été utile et qu’elle vous permettra d’activer les ressources nécessaires pour sortir de cette impasse. N’hésitez pas à nous réécrire si vous avez d’autres questions ou si vous souhaitez simplement nous donner des nouvelles par rapport à l’évolution de votre situation. Prenez bien soin de vous.

> Ma soeur enceinte est victime de violence conjugal, que puis-je faire pour lui venir en aide?

11 février 2022 - Sop...


Bonjour,

je me permets de vous contacter car je suis témoins depuis un certain temps des violences faites envers ma soeur par son copain.

Après plusieurs ruptures, ils sont à nouveau ensemble et il vit désormais chez elle. Elle est actuellement enceinte et subit des violences physiques et psychologiques. Elle n'ose pas en parler car elle a peur des représailles envers elle et son bébé ainsi qu'envers sa famille car elle a reçu plusieurs menaces de la part de son copain ainsi que de la famille de celui-ci. J'ai essayé de me renseigner auprès des autorités compétentes en Suisse sans réussir à obtenir de questions précises et je ne sais plus vers qui me tourner mais il est ABSOLUMENT hors de questions que je reste passive sans essayer au mieux d'aider ma soeur.

Je souhaiterai donc savoir s'il je peux me tourner auprès de quelqu'un afin d'avoir des réponses à mes multiples questions ainsi que connaître les droits dont dispose ma soeur et des éventuelles possibilités. Merci d'avance pour votre temps




Notre réponse


Bonjour Madame,

Votre sœur enceinte subit des violences physiques et psychologiques de la part de son copain. Vous ne supportez pas ces violences et vous ne souhaitez pas fermer les yeux face à cette situation. Votre inquiétude vis-à-vis des violences que subit votre sœur est légitime et nous la partageons.

Oser sortir du silence et briser le cycle de la violence prend un certain temps pour les victimes de violence. En effet, votre sœur doit probablement ressentir des émotions négatives telles que de la honte et de la culpabilité. Ces émotions l’empêchent d’oser parler de sa situation. De plus, l’enfant que porte votre sœur doit également ressentir sa détresse et la violence physique pourrait nuire au bon déroulement de la grossesse. En effet, les enfants, même dans le ventre de leur mère, ressentent les émotions négatives que provoque la violence, il est donc important de les protéger. Le soutien de proches comme vous dans ces moments difficiles est précieux, nous saluons votre courage d’avoir brisé le silence en nous écrivant.

Nous vous suggérons de proposer à votre sœur de prendre contact avec le centre d’accueil Malleyprairie au numéro suivant : 021 620 76 76. Votre sœur aura droit à un entretien gratuit et confidentiel au cours duquel elle pourra parler de sa situation sans subir de jugements. Les professionnel-le-s du centre pourront conseiller votre sœur quant à ses droits et même l’accueillir dans l’hébergement d’urgence si elle en a le besoin pour se protéger de son agresseur.

Aussi, nous conseillons vivement à votre soeur et/ou à vous même de prendre contact rapidement avec le Centre LAVI de votre choix afin d'être informée et conseillée sur ses droits et les aides dont elle pourrait bénéficier. Dans le canton de Vaud, le Centre LAVI est sur plusieurs sites (Lausanne, Aigle, Yverdon-les-Bains). Les intervenant-e-s pourront infomer, conseiller et soutenir dans les démarches juridiques de votre soeur. Les consultations sont gratuites et confidentielles.

Aussi, nous aimerions vous rappeler que la violence est interdite par la loi. Le compagnon de votre sœur n’a pas le droit d’avoir des comportements violents envers elle. En cas de crise au domicile, votre sœur ou vous-même pouvez à tout moment contacter la police au 117. Les forces de l’ordre sont habituées à ce genre de crises et peuvent, au cours d’une intervention, expulser l’agresseur de votre sœur du domicile conjugal.

Nous espérons avoir pu vous amener quelques pistes et réponses. N’hésitez pas à nous recontacter si vous avez d’autres questions ou si vous souhaitez nous tenir au courant de la situation. Nous vous adressons nos meilleures salutations, prenez bien soin de vous et de votre soeur.

> Comment savoir si je suis victime de violence à la maison?

09 mars 2022 - Fer...


Bonjour,

comment savoir ce que je soufre est de la violence à la maison? J'ai immigré pour me marrier avec un Suisse et depuis là, moi et mon fils, nous soufrons de maltraitance à la maison. Humiliations à cause de l'argent, dénigre ma réligion, humilie mons fils adolescent tout le jour, se sont 8 ans de marriage et deux enfants avec mon mari. Il ne veut pas se séparer, on a une maison ensemble et il dit que ne veut pas sortir de la maison.

Quoi faire? Appeler la police? S'il n'y a pas d'agression physique, la police ne va pas se mettre la dédans. J'habite proche de Zurique.




Notre réponse


Bonjour Madame,

Vous nous dites être immigrée et mariée avec un homme suisse avec lequel vous êtes en couple depuis 8 ans. De votre union, sont nés deux enfants. Vous-mêmes avez un garçon adolescent d'une première relation. Votre mari ne souhaite ni se séparer, ni quitter votre maison ceci dans un contexte de violences faites d'humiliations et de dénigrements quotidiens à votre encontre et envers votre fils aîné. Vous nous questionnez si vous vivez bien de la violence psychologique et si vous pouvez appeler la police en précisant qu'il n'y a pas de violences physiques. Vous mettez en doute que la police se déplace dans ce cas.

Vous semblez effectivement être victime de  violence psychologique de la part de votre mari. Les dénigrements en tout genre, les rabaissements, les contrôles, les interdictions font parties de ces violences psychologiques qui sont invisibles. Elles sont cependant tout autant dévastatrices car cela impacte grandement l'estime de soi mais aussi le développement des enfants qu'ils soient eux-mêmes victimes, témoins directs ou indirects. Si vous souhaitez une séparation, vous pourriez demander des mesures protectrices de l'union conjugale. Ces mesures peuvent être demandées, selon les cas, en urgence et de manière unilatérale si la vie commune n'est tout simplement plus possible au vu des violences que vous décrivez. Le ou la Juge peut décider temporairement dans ces cas qui du couple reste au domicile, qui a la garde des enfants et propose un droit de visite pour l'autre parent. Le centre LAVI du canton de Zurich, (le centre d'Aide aux Victimes d'Infractions) pourrait vous renseigner à ce sujet. Ce centre propose des consultations gratuites et confidentielles autant pour les adultes que pour les adolescent-e-s. Vous pouvez les contacter au numéro: 044 299 40 50. Au besoin, Les inter peuvent également organiser, ceci sans frais, une consultation avec un interprète de votre langue maternelle. Il faut encore savoir que dans chaque canton il existe un ou plusieurs centres LAVI et que vous pouvez consulter le centre LAVI de votre choix, peu importe le lieu de votre domicile.

Si votre fils adolescent a besoin de se confier au sujet des humiliations dont il est victime, il peut s'adresser au site "ciao.ch". Il pourrait aussi appeler la ligne d'écoute téléphonique pour les jeunes, le 147 et/ou consulter leur site internet.

Bien entendu, si ces violences devaient être ou devenir des menaces et/ou de la violence physique, vous êtes tout à fait en droit d'appeler la police via le numéro national le 117, ceci 24h/24.                                Dans les cas de menaces ou de violences physiques, la police peut prendre des mesures immédiates.  Ils sont en droit d'expulser du domicile l'auteur des violences, ceci pour un certain nombre de jours, avant que la décision ne soit ratifiée par un-e Juge. C'est une mesure civile qui vise à la protection des personnes qui sont victimes.

Nous espérons vous avoir éclairé au sujet de votre situation et nous vous souhaitons beaucoup de courage dans cette période difficile.

> Ma collègue subit des violences de la part de son conjoint malgré la séparation. Elle n’a pas les moyens de payer un avocat. Qui peut l’aider ?


13 mars 2022 - Fli...


Bonjour,

je me permets de vous écrire car ma collègue m’a demandé des conseils car elle a subis des violences de la part de son conjoint. Ils se sont séparés mais il exerce sur elle une pression (passe devant chez elle la nuit, vérifie si le moteur est chaud quand il vient chercher/ramener les enfants/ la menace/etc). Elle a peur mais la police lui a dit ne rien pouvoir faire tant qu’il ne se passe rien de concret. Elle aimerait qu’une décision soit prise pour que l’échange des enfants soit fait dans un lieu sécurisé et neutre et que la garde partagée soit ordonnée (actuellement monsieur fait comme il veut et ne respecte rien, le but étant qu’elle ne puisse rien faire en dehors de s’occuper des enfants. Il fait exprès de les ramener plus vite ou bien plus tard que prévu juste pour l’embêter).

Mais comme ils ne sont pas mariés, aucun juge ne prendra cette décision. Elle aimerait prendre un avocat mais c’est en dehors de ses moyens.

Qui pourrait l’aider financièrement ? Vers qui se tourner ? Merci d’avance pour votre réponse. Ps: elle habite dans le canton de Berne




Notre réponse


Bonjour Madame,

Vous nous écrivez ayant été sollicitée par une de vos collègues qui vit des violences de la part de son ex-conjoint.  Vous précisez qu'ils ne sont pas mariés et ne font plus ménage commun. Ils ont deux enfants. Monsieur continue d’exercer sur Madame un certain contrôle, soutenu, notamment lors de la passation de leurs enfants. Elle a peur et n’aurait actuellement pas le soutien de la police du fait qu'il y a peu d'éléments pour qu'elle puisse intervenir en urgence. Elle souhaiterait que les modalités de garde de leurs enfants soient clairement définies et que le relai de ces derniers se déroulent dans un lieu sécurisé.

Votre collègue semble effectivement avoir besoin d'aide et s'entourer de professionnel-le-s semble nécessaire puisque son ex-compagnon et père de leurs enfants ne respecte pas les droits de visite qu'ils ont convenus, ni ne la respecte. Vous évoquez par ailleurs de la violence psychologique que nous relevons par les contrôles, des vérifications qu'il effectue ainsi que les menaces qu'il adresse à son ex-compagne. Ces sont tout autant d'actes qui engendrent de la peur, de la perte de confiance en soi et en l'autre.

Au vu de la situation que vous décrivez, notamment des menaces proférées à son encontre, votre collègue serait tout à fait en droit de faire appel au Centre LAVI de Berne, (le Centre d'Aide aux Victimes d'Infractions). Elle pourrait les joindre aux numéros suivants: 031 370 30 70 (Pour le centre de Berne) ou 032 322 56 (pour le centre de Bienne) afin de convenir d'un rendez-vous et évaluer sa situation personnelle plus en détails. Les Centres LAVI, présents dans chaque canton, proposent des consultations gratuites et confidentielles. Les professionnel-le-s de ces centres sont notamment présent-e-s pour écouter le vécu de tout type de personnes victimes et les conseiller, orienter dans le réseau. Quand une personne est reconnue victime au sens de la loi LAVI, elle peut bénéficier de certaines prestations, comme notamment la représentation d'un-e avocat-e pour le volet pénal, mais aussi pour le volet civil dans certains cas lorsqu'il s'agit de mesures de protection à mettre en place. L'article 28b du Code civil suisse vise justement à la protection de la personnalité. Cela peut être une demande de périmètre de sécurité, une interdiction de fréquenter certains lieux ou une interdiction de prendre contact avec la personne qui en est victime et/ou ses enfants concernés.

Par ailleurs, nous avons bien compris que le couple n'est pas marié, mais cela n'empêche pas un-e Juge civil-e de pouvoir statuer sur les modalités de garde et/ou droits de visite en cas de besoin. Madame pourrait  aussi s'adresser au Service Protection des mineurs pour trouver des conseils quant à la protection de ses enfants, voir connaître les lieux de points de rencontre sur le canton de Berne et ses modalités.

Nous espérons vous avoir donné quelques éclairages afin d'aider votre collègue dans les difficultés rencontrées. Qu'elle n'hésite pas à nous contacter si elle a d'autres demandes.


> Au début un jeu, les chatouilles d’un-e ami-e ont dérapé alors que j’avais refusé. Est-ce un abus ?

14 mars 2022 - HFC...


Je passais du temps avec un(e) ami(e) à moi et cette personne a voulu me chatouiller mais j'ai refusé alors cette personne m'a dit que je devais accepter la defaite car j'etais chatouilleux/chatouilleuse et j'ai refusé.

Alors on s'est battu un peu trop violemment pour un simple jeu et avant que je n'ai eut le temps de cligner, mon ami(e) m'avait plaqué contre le lit avec mon visage contre le matelas. Je detestais ce qui m'arrivait et j'avais deja insiste que cette personne arrête mais je savais qu'elle n'allait pas arreter tant que je n'accepte la defaite.

À ce moment la, cette personne à commencer à me chatouiller mais c'etait different. Cette personne à commencer à me toucher les côtes de manière douce et sensuelle et je lui ai demandé d'arrêter mais mon ami(e) m'a dit que non tant que j'accepte d'etre vaincu. Après, cette personne m'a fait des caresses sur le cou, m'a soufflé dans l'oreille et m' a retenu les bras sous ses jambes en me touchant les côtes, le cou et étant assis(e) sur moi. Finalement, j'ai accepté defait et je l'ai repousse et peu après, je suis rentré(e) chez moi.

Mais je me sentais horrible, dégueulasse et j'étais rouge de honte et de rage. Je me sentais tellement tellement mal et je n'arrivais pas me concentrer ou faire quoique ce soit. Est-ce que c'était de l'abus ? Est-ce que j'exagère ? Aidez-moi s'il vous plait.




Notre réponse


Bonjour, 

Tu nous expliques que lors d’un jeu avec un-e ami-e, cette personne te demandait d’accepter la défaite. Tu ne l’as pas souhaité et elle s’est permise ensuite d’agir avec violence. Puis, elle a changé de comportement et a commencé à te chatouiller et te caresser de manière sensuelle, ceci en étant assis-e sur toi. En acceptant finalement la défaite, tu as pu t’extraire et partir. Tu t’es sentie très mal en rentrant chez toi. Tu te demandes si c’est un abus.

Le simple fait que cet-te ami-e ne respecte pas ce que tu ne veux pas est déjà un dépassement de limites de ta personne et de ton intimité. Tu lui as formulé ton refus clairement mais elle ne t’a pas écouté-e et a continué d’agir contrairement à ta volonté. Cette personne a agi en cela de violence psychologique: elle a nié ton choix, celui de ne pas vouloir céder ni jouer à son "jeu". Elle a voulu garder un certain pouvoir,  en prenant le dessus sur toi. Par ailleurs, par les actes que tu décris, on peut aussi parler de violence physique: elle t'a mis-e dans une position où il a été compliqué de t'extraire, notamment ceci en te bloquant les bras et en s'asseyant sur toi. Elle t'a immobilisé-e et elle t'a empêché-e d'agir. Contraindre physiquement quelqu'un à faire ou ne pas faire quelque chose ou le bloquer dans ses actes représente de la violence physique. C'est du reste un acte qui peut être puni par la loi suisse sous l'article 181 du code pénal suisse.

Il est normal que tu ressentes de la honte et de la rage car ce que tu as vécu n'est pas normal et contraire à ta volonté. Tu as pu nous en parler et c'est en soi une excellente chose que de chercher de l'information et de vérifier que ces actes ne sont pas ok.

Continue à t'entourer de personnes qui sont bienveillantes et/ou de professionnel-les. Tu pourrais par exemple consulter la Fondation PROFA pour ce faire, qui propose de nombreuses consultations en lien avec des espaces de paroles autour de l'intimité et/ou de la violence.

N'hésite pas à nous recontacter si tu en ressens le besoin.

> Ma mère subit des violences, comment la soutenir?

18 mars 2022 - La ...


Bonjour,

Je m'adresse à vous aujour'hui car j'aimerais aider ma Mère qui va mal. Plusieurs fois durant ces derniers mois elle m'a ppelé en pleurs, elle a besoin d'un exutoire. En effet, elle me dit que mon père s'acharne sur elle, l'insulte, l'humilie, la fait se sentir comme la dernière des m**. Ce sont des personnes qui ont des moyens et qui peuvent être sereins quant à leur avenir, mais ma mère a toujours été éloignée des questions de finance ou de paiement...

Je pense qu'elle a peur de ne pas s'en sortir seule. Mon père a toujours été odieux, nerveux, peu sûr de lui et le fait payer aux personnes autour de lui. J'aimerais que ma Mère puisse être libre comme ma soeur et moi même le sommes aujourd'hui et qu'elle puisse s'aimer et profiter de la vie enfin à 71ans. Mes questions sont donc les suivantes:

  • comment puis-je l'aider

  • comment puis-je lui faire comprendre que son bien être devrait être sa priorité et que ce qu'elle subit c'est de la violence et que personne ne devrait subir tout ça? -

  • comment puis-je la rassurer et lui montrer que tout se passera bien ?


Je vous remercie pour le temps accordé à mes requête et vous transmets mes meilleures salutations.

La fille




Notre réponse


Bonjour Madame,

Vous vous adressez à nous au sujet de votre mère qui est aux prises avec des violences psychologiques et économiques de la part de votre père, ceci depuis des années semblerait-il. Vous aimeriez savoir comment l'aider à prendre soin d'elle et enfin s'aimer.

Les violences décrites sont effectivement des violences psychologiques. Les insultes, les humiliations, les dénigrements en sont tout autant d'exemples. Ce sont des violences perverses car elles sont souvent invisibles aux yeux des autres mais elles s'attaquent très directement à l'estime et à la confiance en soi.

Vous faites aussi mention de possibles violences économiques car vous avez l'impression que votre mère est éloignée de toutes les questions de finances et de paiements au sein de son couple. Cela semble la déstabiliser dans une potentielle décision à prendre.

Tout d'abord, il est extrêmement important que votre mère ait pu se confier au sujet de ce qu'elle vit. Il faut savoir que les violences conjugales existent indépendamment de l'âge, de la classe sociale, des origines. Une femme sur 5 en Suisse en est malheureusement victime.  Cependant, se confier à  l'une de ses filles, vous-même, est une position bien délicate que vous avez endossé malgré vous.

Vous avez bien fait d'accueillir son récit et de chercher de l'aide afin qu'elle puisse maintenant se confier à des professionnel-le-s du domaine des violences conjugales. Elle pourrait par exemple prendre contact avec l'association Solidarité Femmes et les joindre au numéro suivant: (032) 889 66 49 pour le centre à Neuchâtel ou au (032) 889 66 49 pour le centre à la Chaux-de-Fonds. Ils/elles proposent des consultations gratuites et confidentielles.  Elle pourrait trouver auprès d'eux des conseils avisés par rapport à sa situation personnelle. Au besoin, les intervenant-e-s ont également une possibilité d'hébergement. Prendre de la distance géographique aide souvent à y voir plus clair et sortir de l'emprise installée depuis tant d'années.

Prendre son téléphone pour convenir d'un rendez-vous est souvent une étape en soi, surtout après des années de violences. Pour l'aider, vous pourriez peut-être lui proposer de l'accompagner physiquement au premier rendez-vous.

Bien entendu, si votre mère devait subir d'autres types de violences comme des violences physiques ou des menaces graves, elle peut appeler la police, le 117 ceci 24h/24.

En tant que proche, vous êtes bien entendu aussi tout à fait en droit d'appeler les mêmes numéros précités afin de pouvoir être accompagnée. N'hésitez pas à reprendre contact avec nous si vous aviez d'autres questions.

> Je suis victime d’un pervers narcissique, à qui puis-je m’adresser ?

27 mars 2022 - AID...


A qui pourrai je me confier et raconter ce que je vis avec mon mari, que je considère comme étant un pervers narcissique puisqu'il rempli la plupart des critères d'un pervers narcissique.




Notre réponse


Bonjour Madame,

Vous aimeriez vous confier au sujet de votre mari que vous considérez comme pervers narcissique.

Sur le canton du Valais, il existe notamment la Fondation l’Essentielles qui propose une aide confidentielle et gratuite via le numéro 079 320 98 70 pour toute personne victime de violences domestiques et donc également pour les personnes victimes de violences psychologiques. Ils proposent des entretiens téléphoniques ou en présence pour faire le point sur votre situation et vous aiguiller. Ils offrent également des consultations de groupe.

S’agissant plus précisément des personnes au profil de pervers narcissique, vous pourriez aussi vous mettre en lien avec l’association « Au-delà des masques ». C’est une association suisse de soutien et d’accompagnement des personnes victimes de manipulations /perversions narcissiques. Leurs prestations sont cependant payantes. Vous pouvez vous référer à leur site pour en savoir davantage.

Votre message ne nous le dit pas, mais si vous êtes victimes d’infractions telles que des violences physiques, sexuelles ou des menaces graves, vous pouvez vous adresser à un centre LAVI de votre choix. Le centre LAVI est le centre d’Aide aux Victimes d’Infractions qui propose aussi des consultations gratuites et confidentielles. Sur le canton du Valais il existe trois lieux où vous pourriez consulter soit à Sion, Collombey-Muraz et Brig. Ces derniers seraient à même de vous adresser au besoin à des psychothérapeutes qualifiés du canton.

Nous espérons avoir pu vous donner des éléments de réponse à votre question et restons quoiqu’il en soit à votre disposition.

> Violences psychologiques, comment s’en défaire?

28 mars 2022 - ism...


Bonjour je ne sais même pas où je vais commencer par poser ma question. Voilà depuis des années je subis des violences psychologie (insultes, menaces, manipulation) par le père de mes enfants avec qui je suis séparée depuis des années et je ne sais plus quoi faire. Comment prendre des mesures dans un cas pareille?




Notre réponse


Bonjour Madame,

Vous vous confiez au sujet de maltraitances psychologiques subies par le père de vos enfants, ceci depuis des années et malgré votre séparation. Vous ne savez plus comment faire.

Les exemples que vous relevez sont effectivement des violences sournoises qui atteignent la personne qui en est victime. Les violences psychologiques sont des violences qui ne laissent pas de traces physiques certes mais qui en laissent au plus profond de soi. Vous avez pu vous séparer de cet homme avec qui vous restez sans doute en lien par rapport à vos enfants. Votre message ne le dit pas, mais ces violences se passent-elles lors des passations des enfants pour le droit de visite et/ou par un autre moyen, par messages?

Il est important de vous transmettre que les insultes et les menaces peuvent être, selon leur gravité,  des infractions punissables par la loi suisse. Elles se retrouvent sous les infractions 177 et 180 du code pénal suisse. Vous seriez donc en droit de déposer une plainte pénale pour ces faits dans un délai de trois mois. Le centre LAVI de Berne pourrait vous répondre avec plus de précisions à ce sujet. Vous pourriez les contacter au numéro  (031) 370 30 70 pour convenir d'une consultation gratuite et confidentielle.

La voie pénale peut parfois mettre un stop aux violences subies mais il y a d'autres moyens également:

Des mesures civiles peuvent aussi être demandées pour mettre fin à ces violences. Les mesures de protections de la personnalité sont des mesures d'interdictions à entrer en contact avec vous autrement que pour les questions relatives à vos enfants. Au besoin, il existe également des points de rencontre où les passages des enfants pourraient se passer via des professionnels pour éviter que vous soyez en contact avec leur père. Ce sont des espaces tiers et protégés permettant toutefois l'exercice du droit de visite du parent non gardien.

Enfin, la voie thérapeutique peut bien sûr être de très bons conseils pour vous aider à prendre de la distance avec ces violences psychologiques. La Fondation Astrame en collaboration avec le Centre Social Protestant (CSP) propose des consultations pour les parents mais aussi des groupes de paroles pour les enfants dont les parents sont séparés.

Nous espérons vous avoir donné quelques pistes utiles et restons bien sûr à votre disposition.

> Que faire quand j’entends mes voisins se disputer violemment?

30 mars 2022 - 123...


Bonjour, Je me permets de vous écrire car je suis démunie. Le couple de cinquantenaires qui habitent en-dessous de chez moi se disputent parfois violemment à mon sens. Je ne sais pas à quelle fréquence car je ne suis pas toujours chez moi. Ce matin, ils se sont disputés environ 20 minutes. C'était assez représentatif d'autres disputes. Je n'entends pas ce que dit la femme mais l'homme lui hurle dessus: "vieille pute", "salope", "ta gueule", "de toute manière tu ne sers à rien". Je crois qu'il n''y a pas de violence physique mais je trouve qu'il s'agit de violence psychologique. J'avoue que sur le moment je suis tétanisée. J'ai appelé une fois après coup la police qui m'a dit de les rappeler dès que cela se reproduit mais je ne suis pas persuadée de la démarche et quand ça arrive la tétanie m'empêche de réagir comme je le devrais. Je n'ai pas un bon contact avec ce couple: elle est très retenue et j'ai toujours essayé de maintenir une distance avec lui car je l'ai toujours senti comme quelqu'un de malsain, même bien avant que leurs disputes ne commencent. J'ai pensé par exemple à afficher des flyers contre la violence domestique sur les boîtes aux lettre pour lui laisser sous-entendre que ses actions ne sont pas tolérables. Mais je ne sais pas si c'est une bonne idée. Pourriez-vous me conseiller svp? Merci d'avance.




Notre réponse


Bonjour Madame,

Il vous arrive d’entendre vos voisins se disputer violemment. L’homme insulte et dénigre sa femme. La police vous a conseillé de les appeler aux moments des faits, mais la sidération de la scène vous empêche de le faire. Vous vous questionnez s’il est possible ou non, d’une quelconque manière, de signifier à monsieur que son comportement est inacceptable. C’est pourquoi vous nous demander conseils.

Tout d’abord, nous tenons à saluer votre démarche de vouloir intervenir pour protéger cette femme qui est victime de violence de son époux. Vos inquiétudes et votre tétanie sont justifiées. Longtemps, la problématique était perçue comme une affaire privée. Ce tabou était donc un frein pour que les gens osent dénoncer et/ou appeler la police. Il s’avère que d’entendre, sans voir les actes de violences, peut également retenir une démarche d’aide par peur de se tromper sur ce que nos yeux n’ont pas pu confirmer. Or, l’intervention d’un voisin, comme vous, peut être déterminante pour la sécurité de la victime.

En effet, ce que vous décrivez est apparemment de la violence psychologique. Il existe un risque de glissement vers des agressions physiques. Si rien ni personne ne stoppe cet engrenage, la situation pourrait encore s’aggraver. Il est important pour la victime et tout individu, de pouvoir briser le silenceet nommer l’interdit. Toutes formes de violence est contraire à la loi et légitime une intervention des forces de l’ordre.

Dans votre cas, c’est ce que nous préconisons. Appeler la police est la démarche la plus sécure que ce soit pour vous, comme pour la victime. Toute autre intervention pourrait vous exposer de manière inconfortable, sauf si la femme concernée venait vous demander de l’aide. Si vous n'y parvenez pas pour les raisons que vous évoquez, il y a toujours la possibilité de dénoncer les faits par écrit à l'autorité compétente, soit le Ministère Public. Les violences domestiques sont effectivement poursuivies d'office depuis plusieurs années maintenant.

Si vous souhaitez en discuter de vive voix avec des professionnel-l-e-s du domaine, vous pouvez prendre contact par téléphone avec la LAVI qui est la Loi d'Aide aux Victimes d'Infractions au 022.320.01.02 ou avec l'Association AVVEC joignable au 022.797.10.10. Vous trouverez écoute et conseils pour vous accompagner dans votre questionnement. Il existe également une ligne d'écoute cantonale pour les situations de violences domestiques0840 110 110.

Nous espérons avoir pu vous donner des pistes utiles à votre réflexion et vous souhaitons que la situation s’améliore bientôt. Nous restons à disposition pour toute autre question et aussi pour recevoir de vos nouvelles.

Recevez nos plus cordiaux messages.

> Je recours à la violence au sein de mon couple. J’ai besoin d’aide.

31 mars 2022 - abe...


Je suis actrice de violence dans mon couple. Quelques épisodes de violence physique et surtout violence psychologique. Je me rends compte qu'on a une relation très violente et je n'en peux plus. Nous nous quittons régulièrement et je me sens comme addicte a ma partenaire, donc nous revenons. Notre lien est très fort. Mon père exerce une violence psychologique sur ma mère. J'aimerais analyser ce schéma pour en sortir. Je me sens régulièrement victime et ce fonctionnement me pousse à agir et mettre une pression sur ma partenaire. J'ai besoin d'aide.




Notre réponse


Bonjour Madame,

Vous témoignez ne plus vouloir de la présence de la violence psychologique et physique au sein de votre couple et affirmez votre intention d’entreprendre une démarche.

Nous écrire aujourd’hui témoigne d'un grand courage dont vous faites preuve et du souhait d’amener du changement. Ce sont des ingrédients importants pour aller vers un avenir relationnel qui vous convienne davantage. Nous vous félicitons pour cette première action.

Vous relevez d’ores et déjà un lien avec la violence psychologique qu’exerce votre père sur votre mère. Pour vous accompagner dans la poursuite de cette analyse ainsi que dans la réflexion sur des pistes d’actions à entrevoir, une aide professionnelle est précieuse.

Dans le canton de Genève, les professionnel-le-s de l’association face-à-face peuvent vous proposer un suivi individualisé, en débutant par un premier entretien d’accueil dans leurs locaux. Ce dernier pourra vous permettre de présenter plus en détails la situation à laquelle vous êtes confrontée et d’obtenir des informations détaillées sur les différentes options d’aide à votre disposition. Vous pouvez les contacter au 022 345 12 15 ou au 078 811 91 17.

En espérant que ces quelques lignes vous accompagnent dans la poursuite de votre cheminement, nous restons à votre entière disposition si cela vous était utile.

Bien cordialement.

> Je ne sais pas si ce que je vis est de la violence…

02 avril 2022 - Ary...


Je suis en couple depuis quelques années maintenant et j'ai peur de pas faire ce qu'il faut ou dire quand je parle avec mon copain. Une des phrases de mon copain aujourd'hui parce que je lui ai pas fait son café et que j'aurai du le faire c'est : "je suis le riche et toi la juive dans les camps de concentration". Je ne vis pas avec




Notre réponse


Bonjour Madame,

Votre message est très court mais il est déjà très révélateur de comportements que personne n'a à subir. Quand on est dans une relation saine de couple, on devrait justement pouvoir s'exprimer librement ce qui ne semble pas être le cas dans la vôtre. La phrase que vous citez pour exemple est très dénigrante et connotée. Vous n'avez pas à subir ce genre de commentaire désobligeant. Il s'agit de violence psychologique qui affecte et déstabilise grandement les personnes qui la subisse. Il faut aussi savoir que la violence psychologique peut parfois glisser vers des actes de violences physiques.Vous pouvez vous en protéger et chercher de l'aide dès maintenant comme vous avez commencé à le faire en nous écrivant.

La fondation L'EssentiELLES est une fondation valaisanne pour toutes personnes victimes de violences domestiques. Ils sont joignables au numéro suivant: 079 320 98 70. Ils proposent des entretiens gratuits et confidentiels via une écoute active et professionnelle. Ils ont également pour prestation des séances de groupe pour les personnes intéressées.

Si vous deviez subir des menaces, des actes de violences physiques ou sexuelles, vous pouvez aussi contacter le Centre LAVI qui est le centre d'Aide aux Victimes d'Infractions. Il existe un ou plusieurs centres LAVI par canton. Vous pouvez contacter le centre LAVI de votre choix. Dans le canton du Valais, ils sont situés à Collombey-Muraz, Sion (027 607 31 00 ) ou Brig (027 946 85 32). Ils proposent une écoute gratuite et confidentielle.

N'hésitez pas à nous contacter si vous  souhaitez nous donner des nouvelles.

> Violence et séparation

05 avril 2022 - cup...


Bonjour,

Ma compagne me fait subir des violences psychologiques depuis des années. Elle me parle toujours mal, insulte à répétition, 50 sms dès qu elle est colère, toujours pour des raisons futiles. Impossible de discuter sereinement, elle se met à hurler et la discussion doit s'arrêter car je ne veux pas m'énerver à mon tour. Mais malgrè cela la tempête continue. Nous avons un enfant et elle fait toujours des histoires quand il faut voir ma famille, insulte tous les membres de ma famille (en leur absence). Elle deforme la réalité sans cesse et il est impossible de lui faire changer d'avis ou tout simplement d'obtenir des excuses une fois la crise passée. J'en suis à faire attention à ce que je dis pour eviter la tempête et je vois de moins en moins mes amis et famille. Elle me dénigre devant mon enfant. Elle n'a pas de patience avec l'enfant, elle crie beaucoup et perd souvent son sang froid. Maintenant elle menace de me quitter et de partir avec l enfant.

Le fait d'être victime de ce comportement peut-il m'aider à obtenir la garde de mon enfant?




Notre réponse


Bonjour Monsieur,

Vous nous confiez être victime de violences psychologiques depuis des années par votre compagne. Vous dites être dans l’hyperadaptation pour éviter des « tempêtes » faites de colère, d’insultes, de dénigrements. Vous êtes parents d’un enfant de bas âge pour lequel elle ne montrerait pas plus de patience selon vos observations. Elle menace maintenant de vous quitter et de partir avec lui. Vous aimeriez savoir si être victime de ces comportements peut privilégier le fait d’obtenir la garde de votre enfant.

Nous vous remercions pour votre question pertinente car effectivement, un enfant ne peut pas se développer sereinement dans un milieu où de la violence est agie et subie. Quelque soit l’âge de votre enfant, il souffre à sa manière. Il faut pouvoir le protéger de ce contexte de violences et vous entourer.

Si la situation est inchangée et que vos inquiétudes persistent, vous pourriez prendre contact avec le Service Protection des Mineurs (SPMi) pour demander conseils. Ils sont joignables au numéro suivant: 022 546 10 00 ceci du lundi au vendredi de 8h à 12h30 et de 13h30 à 17h.

En cas de séparation, la Fondation As’trame pourrait également venir en aide à votre enfant par la suite, comme soutien thérapeutique. Ils peuvent également recevoir les parents et les aider dans la co-parentalité malgré la séparation. Une séparation est une affaire de famille: elle touche les adultes certes mais a aussi un impact direct sur les enfants. Leur contact est le tel: 022 340 17 37.

Enfin, pour toutes questions relatives aux droits de la famille (séparation, divorce, garde, droits de visite) il existe l'association d'avocats permanence juridique de Genève qui propose des consultations spécialisées de 30 mns pour 50.- . Le Centre Social Protestant (CSP) offre eux aussi des conseils juridiques en droits de la famille. Vous pouvez les contacter au numéro 022 807 07 07.

Bien sûr et s'il devait y avoir une mise en danger imminente, n'hésitez pas à joindre la police, ceci via le numéro du 117, 24h/24.

Nous espérons vous avoir donné quelques pistes de réflexions afin d’évoluer vers un avenir plus serein. N'hésitez pas à nous donner des nouvelles si vous le souhaitez.

 

> Depuis plusieurs années, je subis de la violence psychologiques de la part de mon mari. Je souhaite qu’il parte ce qu’il refuse. Dois-je contacter la police?

13 avril 2022 - Cri...


Bonjour, Cela fait plusieurs années que je vis une situation de violence pdycologique (et parfois physique) de la part de mon mari. Ci-dessous vous trouvez quelques examples. Nous avons deux enfants et je souhaite qu'il parte le plus rapidement possible du domicile conjugal pour les préserver mais il n'est pas d'accord. Pensez-vous que je devrais signaler mon cas à la police? • Ne me laisse pas communiquer librement (j’exagère, j’utilise les mauvais mots, je parle trop fort, je ne connais pas la signification des mots, je ne connais pas ses intentions, etc). j’ai donc peur de m’exprimer avec lui. • Graves insultes (crève sale pute) • Menaces (ex. tu ne verras plus tes enfants) • Me rabaisse (je ne te fais pas confiance avec la sécurité des enfants, tu es une personne négative et égoïste, tu ne sais pas communiquer, tu ne sers a rien..) • Ne me regarde pas quand on parle • Me prive d’intimité depuis 5 ans car je suis trop “autoritaire” à son gout • M’isole de ma/sa famille et amis (je ne peux pas inviter des gens a la maison, il n’aime pas mes amis et ne veut pas les voir car il trouve qu’ils ont une mauvaise influence sur moi) • Il ne passe quasiment plus de temps avec moi et me dit que je ne lui apporte rien d’interessant • Par moment il a été violent avec notre fils de 3 ans (ex. l'as pincé très fort) • Il est souvent agacé et agressif avec notre fils et met une mauvaise ambiance a la maison • Il est souvent sur la défensive quand je lui parle ou alors il m’ignore • Il trouve toujours des excuses a ses réactions (tu me pousses à bout) Merci d'avance pour votre aide.




Notre réponse


Bonjour Madame,

Vous nous dites vivre depuis plusieurs années de la violence psychologique et physique de la part de votre mari.  Vous êtes parents de deux enfants. Votre ainé subirait aussi de la violence de la part de son père. Vous souhaiteriez que votre mari quitte le domicile familial pour vous protéger, chose qu'il n'envisage pas. Vous nous demandez s'il faut signaler le cas à la police.

Les exemples mentionnés sont effectivement des actes de violences psychologiques. Isoler quelqu'un de ses proches, rabaisser la personne, l'insulter, la menacer, l'ignorer, interdire des choses en sont autant d'exemples que vous mentionnez parfaitement. Vous nous évoquez également des actes de violences physiques plus rares mais présents. Vous ne nous dites pas de quels actes il s'agit. Quoiqu'il en soit, ces violences multiples doivent cesser impérativement pour votre bien et celui de vos enfants.

Pour vous répondre, si vous mari venait à nouveau à agir de la violence physique ou proférer des menaces graves à votre encontre ou celle de vos enfants, vous pourriez appeler de suite la police, via le numéro du 117, ceci 24h/24. Ces derniers se rendent dans ce cas en urgence au domicile conjugal pour évaluer la situation. Ils peuvent aussi décider d'expulser la personne qui a agi de la violence sur le moment même, ceci pour plusieurs jours dans l'attente d'une audience qui aura lieu au Tribunal civil. C'est lors de cette audience de validation de la mesure d'expulsion que vous pourrez décider de la suite à donner à votre couple. Cette mesure d'urgence est une mesure de protection pour les victimes. C'est l'article 28b du code civil suisse. La personne expulsée a l'interdiction formelle de revenir au domicile conjugal ou de prendre contact avec la personne victime ceci jusqu'à l'audience de validation de la mesure d'expulsion au Tribunal civil.

Une demande de mesures protectrices de l'union conjugal (MPUC) peut aussi être faite à tout moment, hors crise, si la vie de couple et de famille n'est plus possible pour les motifs évoqués. Cependant nous savons que d'entamer des démarches de séparation sous le même toit que son conjoint est très sensible et peut générer un regain de violences.  Le Centre LAVI Genève, qui est le Centre d'Aide aux Victimes d'Infractions, pourrait aussi vous renseigner plus en détails sur vos droits de manière générale. Ils sont joignables au 022 320 01 02 et proposent des consultations gratuites et confidentielles.

A toutes fins utiles, nous pouvons également vous transmettre l'adresse du foyer Le Pertuis qui est un foyer d'accueil pour toutes personnes auteur-es ou victimes de violences conjugales. C'est un petit foyer d'urgence qui peut recevoir les personnes 24h/24 avec ou sans enfants. Ils sont joignables au 022 309 57 10. Le financement peut être pris en charge, selon certaines conditions et uniquement pour les personnes victimes, par le Centre LAVI.

Nous espérons avoir pu vous donner les conseils espérés pour répondre à votre demande et nous vous souhaitons du courage pour la suite. N'hésitez pas à nous joindre si vous aviez d'autres questions ou si vous souhaitiez nous donner des nouvelles.

> Un ami est victime de violence au sein de son couple, je souhaiterais les aider, mais je ne sais pas comment.

20 avril 2022 - tem...


Bonjour,

Un ami m'a envoyé un sms ce weekend qui disait que son compagnon l'avait attaqué, frappé fort. J'assiste depuis longtemps à leurs rapports que je jugeais psychologiquement violents, mais jamais (du plus loin que je me souvienne) mon ami ne m'avait parlé de violences physiques.

Je souhaiterais les aider, mais ne sais comment faire. Son compagnon est quelqu'un de proche, également. Je pense être une des seules personnes à être au courant et me sens plutôt démunie face à cela. J'aurais besoin de conseils sur comment gérer au mieux cette situation, pour mes amis et pour moi.

Pouvez-vous m'aider?



Notre réponse


Bonjour,

Vous prenez contact avec nous car votre ami vous a averti-e-x que son compagnon l’avait attaqué et frappé fort ce week-end. Vous avez déjà été témoin de leurs rapports que vous jugez psychologiquement violents, mais c'est la première fois que la violence physique est nommée. Vous connaissez le couple et vous pensez être l’une des seules personnes au courant de cette situation. Vous avez besoin de conseils pour eux et pour vous, c’est pourquoi vous nous demandez de l’aide.

Au vu des éléments que vous avez pu observer, vos amis vivent dans un contexte de violence conjugale. Cette dernière peut-être de plusieurs types, notamment psychologique. Comme vous avez pu le constater, il peut être compliqué d’aborder le sujet et d’agir dans ce genre de situation. Vos amis se trouvent dans un cycle de violence conjugale dont il est difficile d’en sortir seul. Selon l’étape du cycle, le discours de la victime peut varier face à son agresseur-e-x. Pour la personne victime, il est important de pouvoir compter sur des personnes extérieures à la relation pour s’en sortir. C’est pourquoi notre premier conseil serait de verbaliser votre soutien à votre ami victime. Le choix de poursuivre ou non cette relation lui appartient, mais vous pouvez rester présent-e-x à ses côtés au besoin.

De plus, il existe des adresses utiles à connaître si votre ami victime souhaite un accompagnement. Sur le Canton du Jura, le Centre de consultation LAVI (032 420 81 00) peut soutenir les personnes victimes sur les plans psychologique, juridique ou de protection. Leur bureau se trouve à Delémont. Les entretiens sont gratuits et confidentiels. Nous conseillons également de réaliser le plus rapidement un constat de coups et blessures à l'hôpital le plus proche de chez lui. En effet, ce document confidentiel peut être très précieux le jour où il déciderait d'entamer des démarches. Effectuer un constat ne l'engage à rien et n'est remis qu'à lui seul.

Votre ami peut aussi désirer poursuivre la relation avec son compagnon tout en acceptant une aide professionnelle extérieure. Le couple pourrait faire appel à des conseillers conjugaux ou thérapeutes de couple. Ces profesionnel-le-x-s peuvent être contacté-e-x-s au travers de la consultation de couple du Centre social protestant à Moutier (032 493 32 21) ou Tramelan (032 486 91 00). De plus, une permanence téléphonique pour les couples existe du lundi au jeudi de 12h30 à 14h au 0840 420 420. La répondance est effectuée par le Centre social protestant et Caritas.

Pour en revenir à votre rôle, si vous êtes à nouveau témoin d’une scène de violence, vous pouvez appeler la police au 117. Votre ami victime peut également les contacter si il se sent en danger. Il faudra mentionner les coups et le caractère répété des violences vécues. En Suisse, la violence conjugale est composée d’infractions punies par la loi. Une partie de celles-ci sont poursuivies d’office. Suite à un appel à la police, différentes procédures peuvent s’ouvrir: expulsion du domicile pour la personne auteure, dépôt de plainte et possibilité séparation. Des mesures de protection peuvent être mises en place pour protéger la personne victime si besoin.

Nous espérons que vous avez trouvé dans ces pistes les conseils que vous cherchiez. Nous restons bien entendu à votre disposition si vous avez besoin de compléments d’information.

> Maltraitances psychologiques: comment s’y prendre pour les faire cesser?

26 avril 2022 - Val...


Je me fais dénigrer par mon ami, il est insistant pour avoir des relations sexuelles alors que j'en ai pas envie à cause de douleurs au dos et au genou subie lors d'un accident et menace de partir et il ne part pas. Il me trouve à redire lorsque ma fille vient ou mes petit enfants. Je ne peux pas sortir seule en soirée ou lorsque je pars trouver ma maman il me harcèle pour savoir à quelle heure je rentre. Il dit que si je veux pas faire L'Amour avec lui c'est parce que j'ai quelqu'un d'autre. J'ai pas le droit de parler avec les personnes que j'invite chez moi. Je ne sais pas comment procéder pour que celà cesse ? Je vous ai dit qu'une petite partie



Notre réponse


Bonjour Madame,

Vous nous transmettez qu’une infime partie de votre vécu mais qui fait déjà mention de dénigrements, de contrôles, d’interdictions, de jalousies et de pressions à avoir des relations sexuelles par votre ami. Vous aimeriez trouver des clés pour que ces agissements cessent. 

Les dénigrements, les interdictions, les contrôles en tout genre, le harcèlement sont des actes de violences psychologiques. Ces comportements sont délétères et atteignent profondément l'estime de soi et la santé de la personne qui les subit. Vous avez tout à fait raison de vouloir que ces agissements cessent et d’être en recherche de solutions. Toute personne devrait être en droit d’inviter en toute insouciance ses proches à son domicile, de sortir sans subir de contrôles ou de critiques.

Vous nous parlez également de violences sexuelles car votre ami se montre insistant pour avoir des relations sexuelles et il semble faire du chantage si vous ne le souhaitez pas. Les violences sexuelles ne sont pas rares, elles sont simplement moins visibles mais elles atteignent aussi fortement les personnes qui en sont victimes. Vous êtes en droit de choisir si et quand vous souhaitez avoir des rapports sexuels. Nous parlons alors de consentement sexuel, sujet qui fait l’objet de nombreux débats aujourd’hui.

Nous aimerions vous poser quelques questions dans un but auto-réflexif: comment réagit votre ami si et quand vous lui faites part de ses comportements oppressants et qui ne vont pas dans le sens d'une relation paisible? Pensez-vous que votre compagnon puisse changer et vous faire confiance afin d'avoir une vie de femme sereine? Comment envisagez-vous la suite de votre relation?

Le Centre Malley Prairie pourrait peut-être vous aider. C’est un foyer d’accueil d’urgence pour femmes et enfants qui sont confrontés à des violences domestiques mais il propose également des prestations en ambulatoires dans le canton de Vaud. Votre message ne nous dit pas si vous éprouvez encore et malgré tout des sentiments pour votre ami, ni vos intentions futures. Il faut savoir que le centre Malley Praire peut proposer des consultations autant individuelles que de couple pour autant que les deux personnes en soient demandeurs. Vous pouvez les contacter au numéro 021 620-76-76.

Nous espérons que cette orientation pourra vous aider à trouver des solutions pérennes à votre situation de couple. N'hésitez pas à nous joindre si vous aviez d'autres questions ou si vous souhaitiez nous donner des nouvelles.

> Violences chez mes voisins: ma voisine et sa petite ont été violemment mises à la porte en pleine nuit. Que dois-je faire pour les aider?

28 avril 2022 - ldd...


Bonjour,

La nuit de lundi à mardi de cette semaine, j'ai été témoin d'une certaine violence chez mes voisins à 4h du matin. L'homme (papa et mari) a mis sa petite fille de 3 ans à la porte dans le corridor de l'immeuble et a commencé à l'insutlé, ce qui m'a réveillé. Je suis allée écouter derrière ma porte palière et j'ai entendu des "t'es une sale peste, à la place de ta mère je t'aurais mis 5 fois plus, fous le camp" puis apparemment, la maman est allée rejoindre sa petite dans le corridor et il a ensuite lancé des "t'es une sale arabe, t'es une pute, t'es une sale merde" et la porte a claqué.

J'ai ouvert ma porte et j'ai trouvé la maman et sa petite dans les bras, toutes les 2 en pyjama sans chaussette, jetée de leur appartement. J'ai fait signe à la maman de venir chez nous et elle est venue se réfugier quelques heures avec sa fille sur notre canapé.

Je n'ai pas voulu trop m'immiscer dans tout cela, je lui ai demandé si ça allait, j'ai donné une couverture à sa fille et de l'eau puis je lui ai dit de rester ici, de se reposer et que je remontais me coucher. A 6h30, je suis venue les voir et nous avons dû changer la petite qui était complètement mouillée de pipi dans sa couche et ses habits. Comme j'ai un petit garçon, je lui ai donné des nouveaux habits et une couche propre ainsi qu'une paire de chaussette à la maman. Elle m'a dit comme elle pouvait car elle ne parle pas bien français qu'elle pouvait rentrer car maintenant son mari devait être en train de dormir. Sauf que lorsqu'elle a voulu rentrer chez elle, la porte était fermée à clé et après avoir sonné maintes fois, il n'a pas répondu. Elle n'avait rien avec elle, pas de téléphone, rien. Je lui ai dit que malheureusement, je pouvais rester jusqu'à 8h mais que je devais aller travailler ensuite et elle a dit que si elle n'arrivait pas à rentrer, elle irait chez une autre voisine. Elles sont donc revenues chez moi 30 minutes puis elle a réessayé de sonner à la porte et a réussi à retourner chez elle avec sa fille. Vers 8h00, j'ai entendu sa petite qui était chez eux et le soir même, nous avons vu cet homme conduit par une autre personne ainsi que sa femme à l'arrière, il nous a salué par la fenêtre du véhicule, un air angélique !

Je me fais du souci car cet homme n'est pas bien psychologiquement. Nous avons entendu qu'il avait déjà été interné et qu'il était sous médication (et passablement d'alcool !). Il doit certainement souffrir de bipolarité et n'a pas un suivi constant, je suppose. Mais ce n'est pas la première fois qu'il l'insulte dans le couloir du bâtiment, tard dans la nuit. Il met très souvent la musique très fort (je l'entends alors qu'il y a 2 autres appartements qui nous séparent) et j'ai déjà averti plusieurs fois la gérance qui l'a rappelé à l'ordre mais cela ne dure jamais très longtemps. Même quand la petite avait quelques mois, il mettait la musique à coin à des heures folles.

Que dois-je faire au jour d'aujourd'hui par rapport à la maman et sa petite ? Si ce n'est être là pour elles en cas de besoin. Je ne sais pas si elle souffre de violence physique en plus. Je n'ai pas osé lui demandé. Elle vient de Syrie et est en Suisse depuis 4 ans je crois et ils se sont mariés l'an dernier. Je pense qu'elle ne connaît pas ses droits ici et elle n'a aucune famille, aucun voire très peu d'ami car je la vois toujours seule avec sa fille, depuis toujours.

Merci pour votre aide et belle journée. Cordialement, Lisa



Notre réponse


Bonjour Madame,

Vous êtes inquiète pour votre voisine et sa petite fille qui sont victimes de violence domestique. En plus de nuisances sonores à toute heure, vous avez plusieurs fois été témoin de fortes insultes de la part de votre voisin envers sa femme, dans le couloir du bâtiment. La semaine dernière, celui-ci les a mises à la porte de l’appartement en les dénigrant et les insultant. Vous êtes venue en aide à Madame et sa fille en les invitant à venir se réfugier chez vous. Vous vous faites du souci pour elles et nous demandez comment agir pour les soutenir au mieux.

Nous comprenons bien vos inquiétudes que nous partageons, vous avez bien fait de nous écrire. Il n’est pas évident de se retrouver confronter à ce genre de scènes et de savoir comment réagir. La violence domestique a longtemps été perçue comme appartenant à la sphère privée, ce qui empêchait malheureusement l’entourage de prendre action afin de briser ce silence et condamner la violence. Nous aimerions vous féliciter d’être intervenue auprès de cette mère et sa fille. Vous les avez accueillies chez vous afin qu’elles puissent être en sécurité et avez répondu à leurs besoins. Votre soutien est précieux et savoir que votre porte reste ouverte en cas de besoin peut être déterminant en cas de crise.

Ce que vous observez s’apparente à de la violence psychologique (cris, insultes, rabaissement, racisme) mais la violence domestique se déroule habituellement sous la forme d’un cycle. Avec le temps, il existe le risque que l’auteur de violence psychologique recourt à la violence physique si ce n'est déjà le cas. Une instabilité psychique ainsi que la consommation d’alcool sont des facteurs pouvant favoriser l’expression d’une violence déjà existante mais ne sont pas des causes directes de la violence. Il est important d’agir pour stopper cet engrenage. La violence domestique est interdite par la loi et a de graves conséquences pour les victimes et les enfants.

De nombreux freins empêchent les femmes de sortir de la violence domestique, auxquels viennent s’ajouter des obstacles supplémentaires pour les femmes d’origine étrangères, surtout lorsqu’elles ont été isolées comme semble l’être votre voisine : l’insuffisante maîtrise de la langue, la méconnaissance de leurs droits et des structures d’aide, l’absence de réseau social, le risque de mise en danger de leur permis de séjour…

Nous vous encourageons donc à engager la discussion avec votre voisine afin de lui donner des conseils pratiques ainsi que l’informer des différentes ressources pouvant lui venir en aide et l’accompagner à faire ses démarches si elle le souhaite. Dans sa situation, nous conseillons de prendre contact avec un centre d’aide au victime (centre LAVI). Dans le canton de Vaud, il existe trois antennes joignables par téléphone : centre LAVI Aigle 021 631 03 04, centre LAVI Lausanne 021 631 03 00, centre LAVI Yverdon 021 631 03 08. Les consultations sont gratuites et anonymes. Des professionnel-le-s pourront l’écouter, l’informer sur ses droits et sur les possibilités qui s’offrent à elle. Si elle le souhaite, elle pourrait aussi demander un hébergement pour elle et sa fille au Centre d’accueil MalleyPrairie afin d’être en sécurité et de prendre du recul sur sa situation. Votre voisine peut joindre le centre au 021 620 76 76.

En cas de nouvel épisode de violence, nous vous encourageons également à appeler la police au 117 afin qu’elle puisse intervenir et protéger les victimes. Informer une autorité peut parfois représenter un signal clair que ces comportements violents sont intolérables et faire évoluer la situation.

Sur notre site,  la section pour l’entourage, vous apportera des informations complémentaires. En effet, ces situations peuvent également être difficiles émotionnellement pour les témoins. Nous vous invitons à écouter vos ressentis et prendre soin de vous. Nous espérons que notre réponse vous aura aidée et que la situation pourra s’améliorer. N’hésitez pas à nous écrire à nouveau si vous avez d’autres questions ou si vous souhaitez nous donner des nouvelles de la situation. Nos meilleures salutations.

> Je suis inquiet pour un proche victime de violences psychologiques de la part de sa femme.

08 mai 2022 - Sop...


Bonjour,

je vous écris car je me fais du souci pour l'un de mes proche. Dans cette situation il s'agit d'un homme victime de sa femme. Il m'a confié dernièrement des situations vécue au quotidien, ce qui a expliqué des changements dans son comportement depuis quelques années. Il s'agit de violence psychologiques et de manipulation.

J'ai effectué des recherches sur internet et d'après les résultats, sa conjointe correspondrait au profil d'une personne "pervers narcissique". Les situations décrites correspondent assez à cette personne.

Bien que sa vie ne soit pas directement mise en danger par cette personne, pas de coups ou violences physiques (bien qu'il m'ait avoué avoir été frappé deux fois), je m'inquiète pour sa santé mentale, j'ai peur qu'il se fasse du mal. Il a perdu confiance en lui, est déprimé et souffre de cette situation, il dit qu'il n'en peut plus. Lors de disputes il m'a dit s'être recroquevillé par terre , en pleurs. Elle peut se montrer très blessante avec lui et est polie et appréciée par ses amis et collègues. Mon ami à deux enfants. Ils ont plusieurs fois assistés à des disputes plutôt violentes. Il a peur de partir et d'être celui qui abandonne sa famille et il a peur de ne plus voir ses enfants. Il est très ambivalent lorsqu'il me parle, a un moment il me dit les choses qu'il subit puis il dit combien elle l'aide et que c'est à lui de faire des efforts. Je suis consciente que cette situation est moins grave qu'un cas de violence physiques et que beaucoup de gens vivent des situations d'urgences.

Auriez-vous des pistes à me donner? Qui peut-il contacter pour obtenir de l'aide? Que puis-je faire?

D'avance merci pour votre réponse.



Notre réponse


Bonjour Madame,

Vous nous écrivez au sujet d'un ami victime de violences conjugales pour qui vous vous faites du souci. Le couple est parent de deux enfants. Il vous a confié récemment subir des violences psychologiques mais aussi plus rarement des épisodes de violences physiques. Vous comprenez maintenant davantage pourquoi il a changé depuis quelques années en perdant confiance en lui, en étant très déprimé. Vous vous inquiétez pour sa santé psychique, craigniez qu'il se fasse du mal. Il semblerait cependant ambivalent quant à des décisions à prendre. Vous aimeriez savoir où il pourrait trouver de l'aide et ce que vous pouvez faire pour lui.

Votre message décrit parfaitement le cycle de la violence conjugale. Ce cycle est généralement décrit en 4 phases. La personne qui en est victime est déstabilisée par les violences subies quelque soit sa forme (économique, psychologique, physique ou sexuelle). Elle perd petit à petit ses repères et la confiance en elle.  L'auteur-e des agissements la culpabilise en remettant la faute sur elle.  Survient ensuite une période d'accalmie qui s'appelle la lune de miel. Ces différentes phases suscitent beaucoup d'ambivalence chez la personne qui est en victime car elles génèrent de la confusion dans leur esprit. La personne victime finit souvent par se sentir responsable de ce qui lui arrive. Les décisions de protection, de séparation, de changements prennent donc souvent beaucoup de temps.

Le premier pas a déjà été fait: votre ami a pu se confier à vous en sortant du silence et vous avez pu être une oreille très attentive. Vous avez probablement dû valider le fait de s'être ouvert à vous, ce qui est sans doute encore plus compliqué pour un homme, les violences faites aux hommes étant plus rares mais bien sûre existantes. Vous-mêmes êtes en action en nous écrivant pour le conseiller, intention clairement salutaire. Il est effectivement important que votre ami puisse être accompagné par ses amis mais aussi par des professionnel-le-s qui viendront lui donner de l'information plus formelle sur les démarches possibles et l'épauler dans ses choix.

Dans le canton de Berne, vous pourriez lui transmettre le contact du Centre LAVI de Berne qui est le Centre d'Aide aux Victimes d'Infractions. Il peut les joindre par téléphone afin de convenir d'un rendez-vous ceci au: 031 370-30-70. Ces professionnel-les pourront le conseiller sur le plan psychologique, juridique, matériel et social. Les consultations sont gratuites et confidentielles. Au besoin et selon sa situation, il peut consulter le Centre LAVI de son choix, sachant que dans chaque canton il existe un ou plusieurs centres. Votre ami pourrait se rendre à ce rendez-vous accompagné d'une personne de confiance.

S'il devait malheureusement être victime de nouvelles violences physiques ou de menaces graves, il est en droit d'appeler la police au 117. Depuis quelques années déjà, la police peut intervenir dans ces cas-là en urgence en expulsant la personne qui a agi de violences du domicile. C'est une mesure de protection immédiate pour la ou les victime-s.

Nous restons à votre entière disposition mais aussi celle de votre ami s'il voulait aussi nous écrire en précisant s'il souhaite que sa question soit publiée ou non.

> Il m’humilie et me dit que je ne prends pas les bonnes décisions
16 mai 2022 - MVB...

Bonjour,

Je suis allemande et j'habite en Suisse depuis 2017. J'ai un enfant qui a 4 ans. Son papa est du Cameroun. Nous sommes séparés depuis mars 2019 à cause des différences culturelles et aussi parce qu'il ne me respete pas et il veut me faire croire que je ne fais pas les choses correctement comme mère.

Notre fils a une surdité moyenne à sévère à cause d'une mutation génétique. Il a des appareils auditifs.C'était assez dur tout le diagnostic et ce n'est pas toujours facile parce que par conséquent il n'apprend et ne parle pas comme un enfant entendant parce qu'il a besoin de plus de temps. Son père n'arrête pas de m'humilier et de m'envoyer des messages pour me dire que j'ai besoin d'aide et que je ne prends pas de bonnes décisions pour notre fils. J'avais pensé de retourner en Allemagne parce que me famille est là-bas mais vu que c'est difficile pour un enfant malentendant d'apprendre et parler au même temps plusieurs langues, j'hésite et en plus le père de notre fils n'est pas d'accord. Si je décide de rester en Suisse, pour que mon fils ait du contact régulier avec son père, j'ai peur que son père n'arrête jamais de me traiter mal et de m'envoyer des messages intimidants.

Dans ma vie, Il s'agit tout seulement de cet homme qui me prend toute l'energie que j'ai nornalemsnt besoin pour mon fils

Est-ce que vous pouvez m'aider comment je peux me protéger mieux contre ses attaques verbales et sa maltraitance psychologique? (La maltraitance psychologique a été aussi confirmée par une psychologue qui travaille à la garderie de notre fils).

En vous remerciant beaucoup d'avance,je vous envoie mes meilleures salutations

 

Notre réponse


Bonjour Madame
Séparée du père de votre enfant depuis 2019, ce dernier vous humilie sans cesse, tout en vous adressant des messages dénigrants à propos de l’attention que vous portez à votre fils de 4 ans, atteint d’une surdité sévère. Vous vous sentez dévalorisée par rapport à vos compétences maternelles et êtes ambivalent quant à la meilleure décision à prendre pour vous et votre fils.
Les agissements de votre ex compagnon vous prennent votre énergie et vous mettent devant un choix complexe, qui ressemble à ceci ; rejoindre votre famille en Allemagne et confronter votre fils à la difficulté d’apprendre une nouvelle langue ou rester en Suisse pour que votre fils puisse continuer à voir régulièrement son père et craindre que cette proximité géographique avec lui fasse perdurer la situation actuelle.
Ce que vous vivez est difficile pour vous et il est bien normal que vous cherchiez à vous protéger des violences verbales et psychologiques de votre ex tout en prenant soin de votre fils. Nous vous félicitons non seulement pour le rôle que vous jouez auprès de lui, pour la protection que vous lui apportez et que vous désirez renforcer.
Nous vous soumettons quelques questions pour aborder les changements que vous souhaiteriez:


  • A quoi verriez-vous que votre déménagement auprès de votre famille en Allemagne, avec les conséquences que cela aurait pour votre enfant, puisse être bénéfique pour vous et votre fils ?

  • Quel pourrait être l'effet d'un déplacement sur les attaques verbales de votre ex ?

  • Quelle importance mettez-vous dans la relation que votre fils tisse avec son père ?

  • Comment pourriez-vous légitimer votre rôle de mère pour ne plus être affectée par les médisances de Monsieur ?

  • Combien de critères positifs seraient nécessaires pour que vous puissiez prendre une décision qui vous convienne ?


  • Vous avez certainement des réponses à apporter à ces différentes questions et il vous est possible de les partager directement avec des professionnel-le-s à votre disposition pour en débattre et vous soutenir dans ce que vous désirez. Si vous le souhaitez, vous pourriez vous adresser au Centre MalleyPrairie qui propose des entretiens ambulatoires non payants à Lausanne ou dans différentes régions du canton de Vaud.

    Nous espérons que notre regard sur votre situation vous accompagnera vers les changements souhaités et qu’ils puissent vous emmener vers un apaisement.

    A votre disposition pour d’autres questions de votre part et/ou pour continuer d'échanger avec nous directement au sujet de votre questionnement si vous le souhaitez. Nous vous adressons notre soutien et nous vous souhaitons le meilleur pour vous et votre enfant.

    > Tout quitter en risquant la culpabilité de détruire ma famille?
    16 mai 2022 - Ale...

    Bonjour

    je subis de la violence psychologique, cris , menace me faire rabaisser, le problème est que j'ai des enfants que j'aime et qui ne voient pas ça ...

    Et je m'en voudrais de tout quitter de détruire une famille ....

     

    Notre réponse


    Bonjour Madame,

    Vous nous exposez être victime de violence psychique et craindre de vous sentir coupable de bouleverser la famille si vous quittiez "tout", car vos enfants n'ont peut-être pas conscience de la maltraitance et pourraient éventuellement vous reprocher votre décision?

    Nous comprenons bien que vous vous sentez dans un dilemme entre fuir la violence pour vous protéger et rester pour préserver la famille, les enfants. Une telle ambivalence est légitime dans les situations de violences conjugales, toutefois elle engendre de la souffrance. Nous saluons donc le courage dont vous faites preuve en nous écrivant. Nous valorisons aussi la pertinence de le faire pour ne pas rester seule dans ce contexte bien complexe.

    La violence psychologique est invisible et sournoise mais elle n'en est pas moins réelle, tout comme ses conséquences. Sans qu'ils ne s'en rendent peut-être compte actuellement, elle est un risque aussi pour les enfants. Il est important de souligner que la violence, quelque soit sa forme, est interdite par la loi et que ce n'est pas vous le problème, mais bien la présence de la violence.

    En nous contactant, est-ce que vous recherchez des pistes de compréhension, du soutien ou alors une validation que ce que vous vivez n'est effectivement pas "normal"? Vous êtes au bon endroit et c'est possible, si vous le souhaitez, de nous en dire davantage afin de vous orienter au mieux.

    Si vous vous sentez prête, vous pouvez poursuivre votre cheminement en prenant contact avec les professionnel-l-e-s du Centre d'accueil MalleyPrairie au (021)620-76-76. C'est un lieu propice pour parler de votre situation, que ce soit par téléphone ou sur RDV. Des entretiens ambulatoires ont lieu dans divers endroits du canton. Nous vous rassurons que c'est gratuit et confidentiel.

    Nous espérons avoir pu vous apporter des informations utiles et restons à disposition pour recevoir des précisions de votre part ou simplement de vos nouvelles. Bonne chance à vous pour la suite.

    Meilleurs messages.
    > Comment sortir d’un bail à loyer solidaire si son partenaire refuse de signer la résiliation?
    17 mai 2022 - Pix...

    Bonjour,

    Je vis avec mon partenaire dans un bail à loyer solidaire et je subis des violences psychologiques, rarement physiques. C'est du contrôle, des insultes, menaces de mort, humiliation, manipulation principalement. Avec mon partenaire, nous étions d'accord pour résilier le bail à loyer dans les délais légaux. Au dernier moment il pique une énième crise de nerf et ne veut plus résilier le bail et ceci à 2 semaine du délai légal qui est possible qu'une fois par année civique. Il s'est déjà désisté il y a 8 mois car nous étions en résiliation de bail hors délai. Ceci malgré que j'avais trouvé un locataire solvable... Si je donne ma résiliation seule, elle n'est pas valable. Je ne sais que faire pour fuire cette situation qui me détruit chaque jour. Quitter le logement oui mais je suis co-responsable de celui-ci yc du loyer. Je vous remercie par avance pour votre réponse. Cordialement

     

    Notre réponse


    Bonjour Madame,

    Vous nous expliquez subir des violences psychologiques et physiques de la part de votre partenaire avec qui vous habitez. Vous étiez d'accord tous les deux de résilier votre bail dans les délais légaux mais il revient sur sa décision suite à une nouvelle crise, ceci deux semaines seulement avant le délai légal de résiliation de votre bail. Vous ne savez que faire puisque vous êtes co-signataire et donc co-solidaire dudit bail. Cette situation vous détruit et vous aimeriez savoir comment sortir de cette impasse.

    Nous vous remercions pour votre question qui semble effectivement toucher un point administratif important dans une situation de violences conjugales.

    Avant cela, nous vous suggérons quelques questions à titre auto-réflexif: que pensez-vous que votre partenaire cherche à faire ou à atteindre en refusant de résilier le bail? Dans votre dynamique de couple, que risque-t-il à l'inverse de perdre en signant cette résiliation? Votre message ne le dit pas clairement, mais êtes-vous dans une démarche claire de séparation? Quels seraient selon vous les cas de figures où votre partenaire pourrait à nouveau revenir sur sa décision initiale et ainsi vous libérer de votre bail à loyer?

    Si cela n'est pas encore fait, nous vous suggérons vivement de prendre des informations auprès de l'association des locataires du côté de Fribourg, à l' ASLOCA. C'est une association qui s'engage pour la défense des locataires dans le canton de Fribourg. Les points de consultations sur le canton sont à Fribourg, Bulle et Romont. Pour pouvoir bénéficier de leurs prestations, il faut s'abord s'affilier en ligne et devenir membre. Une permanance téléphonique pour les membres répond les lundi, mardi et jeudi au 0848 818 800. Des rendez-vous en présence est aussi possible. Si les désaccords avec les gérances sont généralement un des motifs principaux de consultation, ces professionnel-l-e-s sauront sans doute vous épauler quant à votre question précise et trouver des pistes de solution.

    Puisque vous faites mention de violences psychologiques et de violences physiques, vous êtes aussi en droit de vous renseigner auprès de n'importe quel centre d'aide aux victimes d'infractions en Suisse (LAVI). Les centres LAVI acceuillent toute personnes victimes de violences physiques, sexuelles ou psychiques quand on évoque des menaces importantes. Les consutlations sont gratuites et confidentielles. Des conseils juridiques vous seront aussi donnés, voir vous pourriez bénéficier d'une garantie de prise en charge pour consulter au besoin un avocat. Pour le canton de Fribourg, un seul numéro: 026 322 22 02.

    Parfois, un courrier formel rédigé par un-e avocat-e peut aussi faire l'effet escompté, celui d'un levier, d'un changement. S'il n'accepte pas de vous libérer du bail, vous pourriez toujours lui rappeler par écrit que les violences physiques et les menaces sont interdites par la loi suisse et que vous vous réservez le droit de déposer une plainte pénale contre lui.

    Nous espérons que vous puissiez être rapidement libérée de l'appartement qui vous lie encore à lui. N'hésitez pas à nous écrire si vous souhaitiez d'autres informations ou nous tenir au courant de l'avancée de votre situation.

    Podcast

    ÉPISODE 1 – VIOLENCES INVISIBLES
    Les violences psychologiques et économiques

    Expert: Emmanuel Escard