Question? Quitter

La violence sexuelle

Comment la reconnaître?

Humiliations et sévices, contacts sexuels contraints, viol… La violence sexuelle n’est pas rare, c’est la plus cachée des violences conjugales. Elle atteint les victimes dans ce qu’elles ont de plus intime. La plupart ont beaucoup de honte à en parler. Écouter notre deuxième podcast qui traite le sujet en cliquant sur ce lien: Épisode 2 – Sous le choc: Les violences physiques et sexuelles.

Actes de violence sexuelle
- harceler sexuellement
- obliger à regarder du matériel pornographique
- imposer des accessoires, des tenues, la réalisation de fantasmes
- obliger à poser pour des photos ou des vidéos
- contraindre à des actes non désirés lors des rapports sexuels (sodomie, fellation, etc.)
- humilier durant les rapports sexuels (injures, insultes, utilisation d'objets domestiques, positions dégradantes, etc.)
- agresser physiquement durant les rapports sexuels (mordre les seins, tirer les mamelons, pénétrer violemment, frapper, ligoter, etc.)
- contraindre d'une manière ou d'une autre (force, menaces, bouderie, cadeaux) à des actes sexuels
- violer, tenter de violer
- contraindre à des actes sexuels avec d'autres partenaires
- forcer à la prostitution
Le consentement
Lors de relations sexuelles, il est de la responsabilité de chacun-e de s’assurer que sa/son partenaire est consentant-e.

Le consentement est le fait de donner son accord à une action. Il peut être donné mais également retiré à tout moment. Souvent, cet accord est refusé par un « non » verbal, mais l’absence de « non » ne signifie pas pour autant que la/le partenaire soit consentant-e. Il est donc important de ne pas considérer par défaut qu’une personne est consentante si elle n’a pas dit « non » de manière claire. Tout comme il ne faut pas confondre le consentement et le fait de céder par pressions, menaces ou relation de dépendance.

Questions sur la violence sexuelle

> Connaissez-vous un groupe de parole pour femmes victimes de violences?

19 janvier 2021 - fl0...


Bonsoir,

Je vous écris car je sors d'une relation abusive de 2 ans avec une personne qui a abusé de moi sexuellement et émotionnellement. Je suis bien entourée, suivie par une psychologue depuis 2 ans et je commence gentiment à comprendre le mécanisme des abus que j'ai subi, mais le traumatisme reste très présent quotidiennement. J'aimerais beaucoup pouvoir partager ça avec des femmes* ayant vécu la même chose et je voulais savoir si vous aviez connaissance de groupes de parole pour les personnes ayant subi des violences psychologiques et émotionnelles? J'ai contacté MalleyPrairie, mais pour l'instant il n'y pas de groupe actif par rapport à ce sujet. Merci d'avance pour votre réponse et bonne soirée !




Notre réponse


Bonjour,

Après avoir été confrontée à des violences psychologiques et sexuelles au sein de votre ancien couple, vous avez décidé de suivre une thérapie personnelle. Malgré les efforts, les conséquences de ces violences demandant plus de temps et de soin et vous ressentez le besoin de partager votre vécu avec d’autres femmes et cherchez un groupe de parole.

A notre connaissance actuelle, il n’existe pas de groupe de parole à cet effet pour le moment dans le canton de Vaud. Cependant, il existe un association d’entraide entre femmes qui pourrait peut-être vous intéresser. Il s’agit d’Elles Entr’Aid. Vous pourriez les contacter ( 021 311 86 76)  et demander s’il est possible d’organiser un groupe de parole à cet effet. Beaucoup de femmes seront certainement intéressées par ce projet.

Sinon, à Genève, il existe des groupes de paroles en pleine conscience au Centre Thérapeutique Traumatisme Agressions sexuelles (CTAS, 022 800 08 50). Il y a un cycle de 4 séances à suivre. Si vous pouvez vous déplacer, n’hésitez donc pas à les contacter pour rejoindre un de leurs groupes de paroles. 

Nous espérons que vous trouverez ce dont vous avez besoin pour guérir des blessures laissées par cette relation. Nos meilleurs pensées vous accompagnent. 

 

> Est-ce de la violence ou pas?

11 février 2021 - viv...


Bonjour,

Je vous écris car je vis une situation difficile. J'ai rompu avec mon compagnon car j'ai été souvent heurtée et effrayée par son comportement et non pas parce que je ne l'aime plus. Notre relation a duré 10 ans. Dix années de bons moments mais également de moments plus difficiles. Il n'y a pas eu de violence physique mais j'ai subi des crises de rage assez impressionnantes et souvent pour des raisons qui me semblaient relativement banales comme par exemple si j'insistais trop avec une question (posée 2-3 fois), si je lui coupais la parole ou si je voulais discuter et lui pas.

Tout était souvent de ma faute. Ses réactions désagréables étaient de ma faute, il fallait que je réflechisse moi à ce qui avait provoqué de la colère chez lui. Si on avait des difficultés, c'était parce que je n'étais pas assez tendre, pas assez sexuellement active. Par exemple, une fois, alors qu'on était dans un moment d'intimité et qu'il n'était pas satisfait de moi, il m'a dénigrée ouvertement en me disant que je n'étais pas assez active.

Je me sens perdue, j'ai du mal à comprendre, j'ai du mal à avancer.




Notre réponse


Bonjour Madame,

Vous avez vécu une relation de 10 ans avec votre ex-compagnon, avec des hauts et des bas. Les moments difficiles comptaient des crises de rage importantes et pour des raisons banales. La faute vis-à-vis de ses difficultés revenait sur vous, vous n’étiez « pas assez tendre et pas assez active sexuellement » selon lui.  Après cette longue relation, vous avez du mal à avancer, vous vous sentez perdue et vous vous demandez s’il s’agissait de comportements de violences.

Vous avez bien fait de nous écrire et de vous écouter. Lorsque’on se sent bloqué à cause d’une situation, c’est important d’y revenir et de mettre des mots sur ce qui s’est passé. Après cette étape, il sera certainement plus facile pour vous de faire votre bout de chemin.

Les comportements que vous nous décrivez sont bien des violences psychologiques. Quelle que soit la raison, il n’est pas normal de subir des crises de rages excessives, ni d’être dénigrée. Lui seul est responsable de ses réactions face à quelque chose qu’il n’apprécie pas. Ce n’est pas de votre faute s’il a réagit violemment. Vous évoquez aussi des dénigrements dans votre intimité. Est-ce que vous vous êtes aussi sentie forcée ou contrainte d’avoir des rapports sexuels? Si oui, il s’agit de violences sexuelles. 

Vous nous dites aussi avoir été heurtée et effrayée. Ce sont là des conséquences des agissements violents. 

Lorsque vous quittez une relation longue, il s’ensuit tout un processus de « deuil » de la relation qui peut prendre le temps qu’il est nécessaire pour s’habituer à vivre sans l’autre. Beaucoup de changements sont nécessaires et lors de situations de violences, ce temps peut être plus tumultueux car les conséquences de la violence restent et nécessitent un soin particulier.

Nous vous conseillons de continuer à mettre des mots sur ce qui s’est passé et prendre soin de vous en discutant avec un thérapeute ou un spécialiste des violences. 

Sur ce site https://www.santepsy.ch/fr/aides-et-soutiens/ , vous pouvez trouver des adresses d’organisations et thérapeutes. Si vous vous sentez à l’aise, vous pouvez également en parler à votre médecin traitant qui peut vous suggérer des spécialistes proches de votre région qu’il connaît.

Le SAVI (service d’aide aux victimes) propose également des consultations gratuites, sur rendez-vous au 032 889 66 49. Les intervenant-e-s pourront vous écouter attentivement et vous aider à trouver ce qui pourrait vous permettre de vous sentir mieux.

Nous espérons que vous trouverez dans nos lignes des solutions qui vous permettront de faire quelques pas de plus. Si vous avez d’autres questions ou que vous souhaitez nous donner des nouvelles, n’hésitez pas à nous écrire à nouveau. Prenez bien soin de vous.

> Mon mari est violent verbalement et a cassé la porte de ma chambre. Que faire?

24 mai 2021 - Din...


Mon mari veut que du relation sexuel et il a des doutes sur moi et ainsi il a cassé la porte de ma chambre où j’étais en sécurité avec mon fils que faire? Comment l’expulser du pays définitivement?




Notre réponse


Bonjour Madame,

Nous comprenons que votre mari insiste afin d'avoir des relations sexuelles et doute de vous. Vous devez vous réfugier dans une chambre avec votre fils pour être en sécurité. Maintenant il a cassé la porte et vous ne savez pas que faire.

Vous avez bien fait de nous contacter. Ce que vous vivez constitue de la violence sexuelle (harcèlement) et psychologique (casser la porte de chambre). Le harcèlement sexuel en fait partie. La plupart des actes de violence au sein du couple sont interdits et poursuivis par la loi.

Votre fils est lui aussi affecté par cette violence. En tant que parent, vous êtes responsable de la protéger tout comme votre mari. Cependant, actuellement, votre mari en usant de violence, ne garanti pas la protection de votre enfant, il vous revient alors d'agir afin que votre fils ne soit pas exposé à la violence. En effet lorsqu'il y a des violences entre les parents, les enfants souffrent et cela perturbe leur bon développement.

Expulser quelqu'un du pays n'est pas facile. En cas de nouvelle crise, nous vous encourageons à appeler immédiatement la police au 117 qui pourra intervenir chez vous et expulser votre conjoint du domicile pour une durée déterminée.

Vous avez également le droit de quitter votre domicile et vous mettre en sécurité avec votre fils. Dans le canton de Vaud le Centre d'accueil MalleyPrairie aide les femmes dans votre situation de manière confidentielle et gratuite. Nous vous conseillons de prendre contact avec ces professionnel-le-s au 021/620.76.76. Des spécialistes vous répondrons et vous aideront à sortir de cette situation.

Nous espérons que les pistes proposées vous aideront à vous mettre en sécurité.

Nous restons à votre disposition pour toutes questions ou si vous souhaitez nous donner de vos nouvelles.

Nos meilleures pensées vous accompagnent.

> J’ai été victime de violences sexuelles

16 juillet 2021 - Mak...


J’ai été victime de quelques choses mais je ne sais pas si c’est qualifié comme viole. Il a profité de mon état d’ébriété pour abuser de moi. Il m’a pénétré à plusieurs reprise et j’ai à plusieurs reprise essayer de dire d’arrêter mais rien ne sortait. Puis je lui disais que je voulais pas mais il me déshabillais, j’avais aucune force, aucun maintien de mon corps j’étais comme un morceau de viande qu’on bouge d’un côté à l’autre. Il ne m’a pas frappé rien, mais il m’a pénétré de partout.




Notre réponse


Bonjour,

Tu nous confies avoir été victime de violences sexuelles. L’auteur de l’agression a profité de ton état d’ivresse pour te contraindre à un acte sexuel, il t’a déshabillé et pénétré dans plusieurs orifices. Tu lui as dit que tu ne consentais pas mais il a continué à te déshabiller. Tu étais dépourvue de force et tu as également essayé de lui dire d’arrêter plusieurs fois mais aucun mot ne pouvait sortir de ta bouche.

En nous écrivant et en osant briser le silence, tu as fait un pas important et courageux. En effet, malgré les émotions difficiles souvent ressenties (honte, culpabilité, …), il est important de ne pas rester seule avec cette situation.

Ce que tu nous décris avoir vécu sont des violences sexuelles. Elles sont graves et interdites par la loi.Elles sont responsables d’une atteinte à l’intégrité physique et psychique des victimes et ont des conséquences sur la santé de celles-ci.  En Suisse, le terme légal de « viol » renvoie à toute situation où un homme contraint une femme à subir une pénétration vaginale par menace ou pression. Dans les autres cas, la loi parle de « contrainte sexuelle » (art. 189 CP, art. 190 CP). Les éléments exposés correspondent à des actes poursuivis d’office. Ce qui veut dire qu’il n’est pas nécessaire de déposer une plainte. Si tu le souhaites, tu peux dénoncer ces infractions à la police ou au Ministère Public, ceci pourrait ensuite aboutir à l’ouverture de l’enquête. Il peut également être utiles d’avoir des preuves des violences subies (draps, vêtements, constat médical) qui pourront appuyer tes paroles.

Lors de relations sexuelles, chacun·e est responsable de s’assurer du consentement de sa ou son partenaire. Peu importent les circonstances d’une agression sexuelle, la victime n’est pas responsable, quel que soit son habillement, son état ou son comportement. Le fait que tu étais comme paralysée, que tu n’arrivais plus à réagir (les mots ne sortaient pas de ta bouche, ton corps était comme un bout de viande mou) est une réaction normale. Elle s’explique par un phénomène neurobiologique qui s’appelle la sidération psychique. C’est un mécanisme de défense qui peut se produire dans des situations dangereuses.

Nous t’encourageons à prendre contact avec un service d’aide aux victimes pour te soutenir. Les centres LAVI du canton de Vaud (Lausanne 021 631 03 00, Yverdon 021 631 03 08, Aigle 021 631 03 04), atteignables de 9h à 12h et de 14h à 17h, offrent des consultations gratuites et confidentielles. Des professionnel·le·s pourront t’écouter, t’informer sur tes droits et t’accompagner dans les démarches selon ton rythme et tes besoins.

Tu peux également t’adresser à l’association ESPAS qui propose un soutien thérapeutique pour les personnes victimes d’abus sexuels.

Nous espérons que notre réponse t’aidera à y voir plus clair et nous te souhaitons beaucoup de courage dans la suite de tes démarches. N’hésite pas à nous écrire à nouveau si tu as d’autres questions ou si tu souhaites simplement nous donner de tes nouvelles. Prends bien soin de toi.

> Viol conjugal: comment s’en sortir ?

06 octobre 2021 - Pig...


Bonjour,

ça fait des années que je subis des rapports sexuels non consentis de mon mari. Jusqu’ici je me culpabilisais de « ne pas vouloir » puis je me rends compte que je suis en état d’alerte constant surtout quand je dors où j’ai même peur de me lever la nuit parce que s’il voit que je suis réveillée il va « essayer » bref je me vois mal « porter plainte et rester mariée avec lui » le divorce est-il la seule solution ? Je préférerais divorcer et ne pas porter plainte que de porter plainte et continuer à vivre avec lui qu’elles sont les options les possibilités en Suisse ?




Notre réponse


Bonjour Madame,

Depuis des années vous subissez des violences sexuelles de la part de votre mari. Ce sont les violences conjugales les plus cachées. Les personnes qui en sont victimes ressentent souvent de la culpabilité et de la honte, il leur est donc difficile d'en parler. Vous faites preuve de courage en nous écrivant. Nous vous félicitons d'avoir osé briser le silence.

Vous vous demandez si vous devez porter plainte ou divorcer. Tout d'abord, nous vous recommandons d'être prudente. Lors de violence conjugale, les moments de séparation ou de dépôt de plainte sont souvent les plus dangereux. Le risque de violence est alors très élevé. Si vous vous sentez en danger n'hésitez pas à appeler la Police au 117.

Si vous souhaitez déposer plainte il est important de pouvoir prouver au mieux ce que vous avancez en disposant de preuves. Tel que :

  • Noter les dates, les heures et les faits de chaque acte non consenti.

  • Conservez les vêtements, sous-vêtements ou draps.

  • Il est aussi possible de faire un constat médical chez votre médecin ou aux urgences d'un hôpital.


Afin de connaître vos droits et les conséquences d'une plainte, nous vous proposons de prendre contact avec le Centre LAVI au 021/631.03.00. Vous pourrez y recevoir des premiers conseils juridiques et si besoin bénéficier d'une évaluation juridique de votre situation chez un avocat.

Si vous souhaitez divorcer. Nous vous encourageons à préparer votre séparation afin d'éviter tout risque d'augmentation de la violence. Vous pouvez contacter le Centre MalleyPraire au 021/620.76.76. Des spécialistes vous écouterons et vous conseillerons de manière confidentielle et gratuite. Un hébergement provisoire peut aussi vous être proposé.

Nous espérons que ces différentes pistes vous aideront et nous vous souhaitons beaucoup de courage.

Nous restons à votre disposition pour d'autres questions ou pour nous donner de vos nouvelles.

Nos meilleures pensées vous accompagnent.

 

> Une personne de mon entourage vit des violences sexuelles au sein de son couple. Comment ça se passe si elle porte plainte?

21 octobre 2021 - Cro...


Bonjour,

Une personne mariée de mon entourage a subit pendant au moins 10 ans des violences conjugales.

Elle posait nue et attachée avec du scotch pour son mari qui prenait des photos. Puis après à chaque fois, une relation sexuelle non consentie. Elle se laissait faire car pression du mari.

Il échangeait aussi du sexe contre des choses qu'elle souhaitait avoir. "Je suis d'accord que tu achètes cela seulement si on fait l'amour ce soir"...

Elle me dit qu'on ne va pas la croire car elle n'a pas dit non. Elle a "seulement" dit qu'elle n'aimait pas ça à plusieurs reprises. Elle a 2 enfants.

Comment leur dire si elle porte plainte ? Comment se passe les procédures dans ce cas-là ?




Notre réponse


Bonjour Madame,

Une personne de votre entourage a vécu des violences sexuelles pendant au moins 10 ans. Elle a peur de ne pas être crédible et ne sait pas comment le dire à leurs deux enfants. Vous nous demandez aussi quelles sont les démarches pour porter plainte.

Vous avez bien fait de nous écrire pour venir en aide à cette personne. La violence sexuelle n’est pas rare et les victimes ont souvent trop honte pour en parler et poursuivre des démarches. Le soutien d’un-e proche est très précieux et une grande ressource pour elle.

La loi prévoit que les violences sexuelles, telles que contraindre sa partenaire à un acte sexuel, tenter de la contraindre, violer ou tenter de la violer, qui sont commises au sein d'une relation de couple sont poursuivies d'office (y compris lorsqu'elles sont commises durant l'année qui suit la séparation). Cela signifie que son mari peut être poursuivi sans qu’elle ait à porter plainte. Une tierce personne (ami·e, parent·e, professionnel·le, etc.) ou elle- même peut signaler la situation à la police ce qui débouchera sur une l'ouverture d'une procédure pénale. Un rapport de police sera alors adressé au ministère public qui pourra ouvrir une enquête. Cette disposition soulage souvent la victime du fardeau de porter plainte.

Ces actes peuvent être poursuivis dans un délai de cinq à trente ans selon leur gravité. Toutefois, l'écoulement du temps peut parfois rendre difficile la collecte de preuves. C’est pourquoi nous encourageons les victimes à garder toutes les preuves possibles (les photos, les échanges par sms, établir un constat médical à l'hôpital etc…)

Pour entreprendre cette démarche et en connaître les dénouements possibles, nous suggérons vivement de contacter un Centre LAVI (Berne: 031 370 30 70 Bienne: 032 322 56 33). Les intervenant-e-s pourront apporter à cette personne des informations encore plus précises sur sa situation lors d’un entretien gratuit et confidentiel et proposer un accompagnement adéquat.

En ce qui concerne les enfants, en fonction de leur âge, il est nécessaire d'expliquer avec des mots adaptés qu'elle a vécu des violences de leur père et qu'il y aura des conséquences pour lui au niveau de la justice car ce sont des comportements interdits par la loi. Dire aussi que ni eux ni elles ne sont pas responsables et rester à leur écoute, notamment s'ils ont des questions ou besoin d'être rassurés. Elle peut aussi demander une aide psychologique au Centre LAVI pour la soutenir dans cette démarche. Les professionnel-l-e-s d'Astrame pourraient accompagner cette personne de votre entourage à en parler avec ses enfants:

Equipe As’trame Arc Berne/Jura/Neuchatel - 077 400 77 22 - arc-bejune@astrame.ch


Nous espérons que votre amie ne vit plus de violences actuellement et si c'est encore le cas, nous l'encourageons à demander l'aide professsionnelle nécessaire.

Nos meilleures pensées vous accompagnent.

> Ma meilleure amie a subi une agression sexuelle. Que puis-je faire pour l’aider ?

01 novembre 2021 - Val...


Bonjour,

Je vous écris à ce jour car ma meilleures amie a subi une agression sexuelle il y a un mois. Elle n'est pas prête encore à en parler, mais le vit très mal. J'ai besoin de conseils pour l'aider et l'accompagner au mieux dans cette situation. Merci d'avance !




Notre réponse


Bonjour Madame, 


Vous avez appris que votre meilleure amie a subi une agression sexuelle. En tant qu’amie proche, vous êtes témoin de la détresse de votre amie et vous vous demandez comment l’aider. 


À la suite d’une telle agression, les victimes de violence sexuelle ressentent souvent un sentiment de honte et/ou de culpabilité qui bloque la parole. Le soutien de proche comme vous est donc important pour permettre à votre meilleure amie de sortir du silence et d’oser demander de l’aide. 


Pour venir en aide et offrir du soutien aux victimes d’agressions sexuelles, il existe le centre LAVIdu Valais.  Les professionnel-le-s du centre pourront proposer à votre meilleure amie une écoute, des informations sur ses droits ainsi qu’une aide plus spécialisée comme des consultations chez un-e psychothérapeute ou un-e avocat-e. Les consultations du centre LAVI sont confidentielles et gratuites. Il n’est pas nécessaire que l’auteur de violence soit découvert ou que votre meilleure amie dépose plainte. Lorsque votre meilleure amie se sentira prête à parler, nous vous invitons à lui transmettre le numéro du centre LAVI : 027 607 31 00.


Nous vous conseillons d'indiquer à votre amie que les professionnel-le-s du Centre LAVI sont là pour l'écouter et pour répondre à ses questions. En aucun cas, elle ne sera jugée ou encore mise en doute, les professionnel-le-s sont là pour la soutenir.


Aussi, en cas d'agression sexuelle, il est toujours recommandé d'effectuer un constat d'agression sexuelle le plus rapidement possible après l'agression à l'hôpital. Cela permet de mettre en évidence les preuves si plus tard elle décidait de porter plainte. Cependant, il est toujours utile de faire un bilan médical de contrôle, même plus tardivement. Même si cela est difficile, nous conseillons à votre amie de préciser les raisons pour lesquelles elle consulte. Votre soutien et accompagnement lors de ces démarches pourraient certainement être d'une grande aide pour votre amie.


Nous espérons avoir pu vous amener quelques éléments de réponses. N’hésitez pas à nous écrire à nouveau si vous avez d’autres questions, ainsi que si vous souhaitez nous tenir au courant de la situation. Prenez bien soin de vous.



> Victime de viol, quoi faire?

24 novembre 2021 - Kay...


Je me fais violer souvent, j'ai peur, je ne sais pas quoi faire ?




Notre réponse


Bonjour,

Tu as bien fait de nous écrire et de nous partager ce que tu vis. En parler et demander de l'aide sont les premières étapes pour trouver un moyen de te protéger de cette violence sexuelle. La priorité est de prendre soin de toi, sur les plans physique et psychologique et de te mettre en sécurité.

Sais-tu que le viol est interdit par la loi et qu'il est punissable? C'est un acte de violence grave et il a de nombreuses conséquences néfastes sur la personne qui le subit. Nous comprenons que tu aies peur. Rappelle-toi que tu n'es pas seule et que des professionnel-le-s peuvent t'aider.

Est-ce que tu as pu faire constater ces viols auprès d'un-e médecin? Si non, nous te suggérons vivement d'aller chez un-e docteur-esse ou à l'hôpital le plus proche. Tu pourras vérifier ton état de santé mais aussi garder une preuve si tu décides par la suite de faire des démarches juridiques. Tu peux demander un constat d'agression sexuelle. Il est très important de garder des preuves de l'agression, même si tu n'as pas l'intention de porter plainte dans l'immédiat.

Nous t'encourageons également à contacter le Centre LAVI le plus proche de chez toi afin d'être accompagnée et soutenue par des professionnel-le-s. Les victimes d'infractions ont le droit à une aide psychologique, juridique et financière de manière gratuite et confidentielle. Les intervenant-e-s pourront t'écouter avec bienveillance, te conseiller pour te protéger et te soutenir dans ce que tu traverses. Voici les coordonnées pour le Canton du Valais:

VS Centres LAVI
Centre de consultation Valais Romand
Rue des Vergers 1 – 1950 Sion
Tél. 027 607 31 00
www.vs.ch/web/sas/lavi-beneficiaires

Nous t'invitons à nous en dire plus si tu te sens prête et notre porte reste ouverte si tu as d'autres questions ou si tu souhaites donner de tes nouvelles. Nous t'envoyons nos meilleures pensées.

> Mon amie subit des violences, comment l’aider si elle semble malheureuse mais qu’elle ne change pas sa situation?

06 février 2022 - Jes...


Bonjour,

Une amie proche est en couple depuis plusieurs années avec un homme qui l’a viole et qui lui fait subir de la violence psychologique et financière. Elle en parle très peu mais s’est confiée dernièrement à une autre amie et à moi-même!

Par moment elle veut le quitter et le lendemain elle fait comme si de rien n’était… et nous dit qu’elle est amoureuse…!

Ils ont une fille de 3 ans qui commence à comprendre un peu ce qu’il se passe. Cette situation me mets mal-à-l’aise, je sais qu’elle n’ai pas heureuse dans sa vie mais qu’elle ne va rien entreprendre pour quitter cette situation compliquée par peur…! Que pouvons-nous faire face à ça?




Notre réponse


Bonjour Madame,

Une amie proche s’est confiée à vous récemment au sujet des violences sexuelles, psychologique et financières dont elle est victime. Vous ressentez un malaise face à cette situation car vous savez votre amie malheureuse mais ambivalente à l’idée de se séparer de son conjoint. Vous craigniez que ses craintes soient trop importantes pour qu’elle change sa situation.

Accompagner une personne victime de violence n’est pas évident et peut amener l’entourage à ressentir de l’impuissance. Il est alors tout à fait normal que vous vous questionniez sur la meilleure manière de vous y prendre. Le fait que votre amie ait pu se confier montre la confiance qu’elle vous témoigne. Il est très important qu’elle sente que vous être disponible en cas de besoin, elle pourra ainsi se confier à nouveau à vous.

Votre amie semble vivre des violences conjugales graves dans sa relation de couple et être ambivalente quant au fait de prendre la décision de se séparer. Il faut parfois du temps aux personnes victimes pour se positionner ce qui peut se révéler difficile à vivre pour l’entourage. La peur et la honte sont souvent des conséquences de la violence et empêchent les victimes d'agir. En tant qu'amie, si vous voulez la soutenir au mieux, il est important que vous respectiez son rythme et ses décisions au risque notamment qu'elle ne s'isole encore plus et ne se confie plus à vous.

Vous pouvez cependant lui transmettre des adresses utiles et lui suggérer de recevoir de l’aide de professionnel-le-s pour l’écouter et l’accompagner dans sa situation de vie. Elle peut par exemple, faire appel à la Fondation MalleyPrairie qui s’occupe des personnes victimes de violence et qui pourra lui proposer un entretien gratuit et confidentiel. Pour cela, elle doit prendre rendez-vous elle-même au 021/620.76.76. Les professionnel-le-s du Centre LAVI Vaud peuvent également la renseigner sur ses droits en tant que victime et répondent au 021/631.03.00. Concernant spécifiquement les violences sexuelles, il serait extrêmement important qu'elle puisse faire un constat médico-légal auprès de l'Unité de médecine des violences du CHUV. Ce document est confidentiel et n'est remis qu'à elle. Il pourrait être très précieux le jour où elle décide d'entreprendre des démarches. Pour tout renseignement et prise de rendez-vous:

Du lundi au vendredi de 08h00 à 12h00 et de 14h00 à 16h00, les week-ends et jours fériés de 08h00 à 12h00.

Concernant la fille du couple, il est important de savoir que les enfants sont considérés comme des victimes direct des violences dont ils sont témoins. Il est de la responsabilité des parents de les en protéger. Parfois le fait de rendre attentive la personne victime de l'impact négatif sur l'enfant exposé à la violence au sein du couple parental, est un levier qui permet à la personne de faire quelque chose pour changer sa situation. L'épisode 4 de notre podcast Poussière traite spéciquement des enfants exposés à la violence au sein du couple parental, vous pourriez suggérer à votre amie de l'écouter.

En espérant avoir répondu à vos questions, nous restons à disposition pour d’éventuelles précisions et recevons volontiers des nouvelles de la situation.

Nous vous transmettons nos meilleures messages.

> Maltraitances psychologiques: comment s’y prendre pour les faire cesser?

26 avril 2022 - Val...


Je me fais dénigrer par mon ami, il est insistant pour avoir des relations sexuelles alors que j'en ai pas envie à cause de douleurs au dos et au genou subie lors d'un accident et menace de partir et il ne part pas. Il me trouve à redire lorsque ma fille vient ou mes petit enfants. Je ne peux pas sortir seule en soirée ou lorsque je pars trouver ma maman il me harcèle pour savoir à quelle heure je rentre. Il dit que si je veux pas faire L'Amour avec lui c'est parce que j'ai quelqu'un d'autre. J'ai pas le droit de parler avec les personnes que j'invite chez moi. Je ne sais pas comment procéder pour que celà cesse ? Je vous ai dit qu'une petite partie



Notre réponse


Bonjour Madame,

Vous nous transmettez qu’une infime partie de votre vécu mais qui fait déjà mention de dénigrements, de contrôles, d’interdictions, de jalousies et de pressions à avoir des relations sexuelles par votre ami. Vous aimeriez trouver des clés pour que ces agissements cessent. 

Les dénigrements, les interdictions, les contrôles en tout genre, le harcèlement sont des actes de violences psychologiques. Ces comportements sont délétères et atteignent profondément l'estime de soi et la santé de la personne qui les subit. Vous avez tout à fait raison de vouloir que ces agissements cessent et d’être en recherche de solutions. Toute personne devrait être en droit d’inviter en toute insouciance ses proches à son domicile, de sortir sans subir de contrôles ou de critiques.

Vous nous parlez également de violences sexuelles car votre ami se montre insistant pour avoir des relations sexuelles et il semble faire du chantage si vous ne le souhaitez pas. Les violences sexuelles ne sont pas rares, elles sont simplement moins visibles mais elles atteignent aussi fortement les personnes qui en sont victimes. Vous êtes en droit de choisir si et quand vous souhaitez avoir des rapports sexuels. Nous parlons alors de consentement sexuel, sujet qui fait l’objet de nombreux débats aujourd’hui.

Nous aimerions vous poser quelques questions dans un but auto-réflexif: comment réagit votre ami si et quand vous lui faites part de ses comportements oppressants et qui ne vont pas dans le sens d'une relation paisible? Pensez-vous que votre compagnon puisse changer et vous faire confiance afin d'avoir une vie de femme sereine? Comment envisagez-vous la suite de votre relation?

Le Centre Malley Prairie pourrait peut-être vous aider. C’est un foyer d’accueil d’urgence pour femmes et enfants qui sont confrontés à des violences domestiques mais il propose également des prestations en ambulatoires dans le canton de Vaud. Votre message ne nous dit pas si vous éprouvez encore et malgré tout des sentiments pour votre ami, ni vos intentions futures. Il faut savoir que le centre Malley Praire peut proposer des consultations autant individuelles que de couple pour autant que les deux personnes en soient demandeurs. Vous pouvez les contacter au numéro 021 620-76-76.

Nous espérons que cette orientation pourra vous aider à trouver des solutions pérennes à votre situation de couple. N'hésitez pas à nous joindre si vous aviez d'autres questions ou si vous souhaitiez nous donner des nouvelles.

> J’ai été violent avec ma partenaire dont je suis amoureux: comment envisager la suite ?
16 mai 2022 - Pse...

Bonjour,

Je vous écris car j’ai fait subir un acte de violence a ma partenaire et je ne sais pas comment appréhender la suite. Nous étions en train de coucher ensemble et ma partenaire a exprimé le fait que elle pouvait être excitée par l’étranglement. Nous avons donc commencé à coucher ensemble de manière plus dure et « rough ».

Dans le feu de l’action, je lui ai mis un gifle. Or, ma partenaire m’avais déjà dit à plusieurs reprises que c’était quelque chose qui n’était pas du ok pour elle, en m’expliquant son passif relationnel. En effet, elle a été victime de violences sexuelles et son ex-partenaire l’avait également giflé un fois, chose qu’elle m’a dit l’avait bouleversée.

Je ne saurais expliquer l’origine de mon geste, ça a vraiment été spontané et je m’en suis retrouvé surpris. Nous avons tout de suite arrêté de coucher ensemble et elle m’a direct dit que ce n’était pas ok. Pour ma part, je m’en suis tout de suite excusé, sachant très bien que j’avais franchi une limite et que je l’avais heurté. Nous avons ensuite continué. Plus tard dans la soirée, elle a relancé le sujet et nous en avons rediscuté. Je pensais que la chose était réglée et que j’allais juste faire en sorte que ça ne se reproduise plus.

Elle m’a envoyé un long message dans la nuit pour me dire qu’elle avait vraiment été bouleversé par la gifle, que ce n’était pas ok, qu’elle était particulièrement blessée parce que je connaissais son passif et qu’elle était blessée que ce soit elle qui ait dû relancer le sujet. Elle m’a également dit que c’était dur parce qu’elle se sentait très en sécurité de base avec moi et qu’ensuite elle a vraiment été sur ces gardes.

Je me sens hyper triste par le situation. Je suis vraiment très amoureux de cette fille et ça me peine vraiment beaucoup de savoir que je l’ai heurté. Je suis terrorisé a l’idée d’avoir cassé quelque dans notre dynamique, qu’on ne puisse jamais aller de l’avant et de la perdre de cette manière. Je prends complètement responsabilité pour mon acte et je mettrais tout en place pour qu’il ne se reproduise jamais. Je veux aussi pouvoir respecter au maximum ses sentiments et ce qui est le mieux pour elle.

Je vous écris car je ne sais pas comment approcher la suite. J’aimerais pouvoir faire en sorte que tout s’arrange et d’aller de l’avant tout en respectant ses besoins. Y’a t’il de bonnes manières de s’excuser? Comment savoir quelle distance/temps je dois lui laisser ? Comment accepter et vivre avec moi-même si j’ai réellement cassé quelque chose ? Avez-vous des ressources ou des services vers lesquels me tourner?


Notre réponse


Bonjour,


Tu as giflé ta partenaire lors d’un acte sexuel ce qui a causé un bouleversement dans votre relation. Tu mesures le fait d’avoir dépassé une limite qui a blessé ta partenaire, que ta relation en a été fragilisée et tu souhaites y remédier. Tu nous demandes conseils et orientation.


Nous imaginons la difficulté et la tristesse qui est la tienne en constatant les effets de ton geste sur ta partenaire. Nous soulignons positivement ta capacité à reconnaître les faits et l’inadéquation d’une utilisation de la violence. Ta recherche de solutions et conseils en nous écrivant montre ta volonté de réparer et changer de comportements. Tu restes néanmoins, il nous semble, dans une part d’incompréhension.


Il est important que tu retiennes qu’avec le geste de gifler ta compagne tu as utilisé de la violence physique dans la mesure où, dans la situation qui a été la vôtre, il n’y avait pas le consentement de ta partenaire. Contrairement à l’étranglement mutuellement et consciemment décidé, la gifle a impliqué l’utilisation de la force contre la volonté de l’autre et constitue forcément un acte blessant indépendamment du passé de ta partenaire. Il est fréquent aussi que la confiance soit amoindrie, voire remise en question, par un tel évènement. La peur que cela puisse se reproduire cumulée à la souffrance engendrée par le geste implique un temps complexe pour dépasser le vécu. Le fait que tu te sois excusé est certainement un pas important et incontournable pour avancer. Il nous est difficile de  t'orienter sur "le bon moment" et la manière la plus adéquate pour « aller de l’avant » comme tu dis, tant la réponse est personnelle. Tu es également la personne la mieux placée puisque tu connais ta partenaire. Il nous semble néanmoins important que tu saches le plus précisément possible quel sont les besoins actuels de ta partenaire et/ou les vérifier.


Qu’est-ce qui t'indique que tu as bien compris ses besoins à présent et à la lumière de cet acte de violences? As-tu songé à lui poser la question directement ? Ceci t'aidera à être au plus près de la situation actuelle de ta partenaire et de t'ajuster si tu le souhaites.


Quant à tes besoins, il nous semble incontournable que tu comprennes mieux l’origine de ton geste. D’une manière générale nous observons que les manifestations de violence dans un couple tendent à se reproduire comme dans un cycle, à se répéter et malheureusement également à s'intensifier au fil du temps si elles ne sont prises au sérieux et comprises. Le fait de t'être emporté lors des élans ne serait expliquer suffisamment ton geste sans courir le risque de le reproduire. Ta partenaire t'avait explicité son désaccord et tu as néanmoins utilisé cette forme de violence. Quels sentiments t'ont traversé avant et pendant cet acte de violence ?


Il arrive que ce travail de compréhension et de changement ne soit pas aisé lorsqu’il est mené d’une manière solitaire. C’est pourquoi, si tu le souhaites, nous te conseillons de trouver une aide professionnelle pour prendre soin du sujet et ainsi protéger la personne que tu aimes. Il existe à Genève l'association VIRES, un centre spécialisé dans cette thématique et tu y trouveras une aide concrète dans la gestion des situations que tu vis. Une première évaluation lors du premier contact te permettra d’investir tes énergies pour des changements concrets que tu souhaites pour toi-même et ta relation.


Nous t'encourageons à trouver tous les bénéfices possibles d’une telle épreuve pour continuer à investir dans une relation de couple qui t'est importante et qui ne manquera pas de grandir à la suite de tes avancements et changements.

Podcast

ÉPISODE 2 – SOUS LE CHOC
LES VIOLENCES PHYSIQUES ET SEXUELLES

Experte: Aline Cuche