Question? Quitter

La violence physique

Comment la reconnaître?

La violence physique n’est pas toujours présente dans les situations de violence conjugale, mais elle risque fort de se manifester avec le temps. L’auteur-e de violence y recourt quand sa/son partenaire se montre encore trop indépendant-e à son goût et ne réussi pas à la/le contrôler totalement. Il/elle devient alors brutal-e, passe aux coups, à la contrainte physique. Écouter notre deuxième podcast qui traite le sujet en cliquant sur ce lien: Épisode 2 – Sous le choc: Les violences physiques et sexuelles.

 

Les actes

  • bloquer le passage, retenir de force
  • immobiliser, soulever de terre
  • empoigner, secouer
  • broyer la main, tordre le bras, tirer les cheveux
  • bousculer, pousser brutalement
  • griffer, mordre, pincer
  • gifler, donner des coups de poing ou de pied
  • frapper avec un objet, lancer contre l’autre un objet
  • menacer ou blesser avec une arme
  • brûler, étouffer, étrangler
  • attacher, enfermer

Questions sur la violence physique

> Peut-on pardonner à un colérique s’il commence une thérapie?

22 novembre 2020 - Elf...


Au début ses colères étaient déjà un soucis. Mais cela se limitait à quelques objets qui volent, et des mots fait pour être blessant. Et puis cela faisait presque un an qu'il n'y avait plus eu de grosse colère. Avec le confinement il a commencé à déprimer. Et à prendre du Xanax en excès. Cela l'avait mit dans un état de colère presque permanant, extrêmement irritable et prêt à faire une crise de colère pour presque tout et n'importe quoi. Avec beaucoup de négativité en prime.

J'ai tenté de le soutenir du mieux possible malgré la situation invivable, et puis c'est monté d'un cran. Pas de coup de points, plus des grosse claque et un coup de boule où il n'a clairement pas mit toute sa force. J'ai pu le faire partir pour me préserver. Mais cela l'a remit dans son état normal, il dit m'aimer comme un fou, qu'il regrette et qu'il accepte de faire une thérapie de couple ou personnelle pour son soucis de colère.

Dans on état normal c'est quelqu'un d'adorable, doux attentionné. Tout le contraire de ce qu'il a montré en confinement.

Peut-on pardonner ou ne doit on pas pardonner? Evidemment que je l'aime et ai envie d'y croire mais après ce qui s'est passé...

Il m'a menacé de mort lors de colère, menacé ma famille, mes animaux. Enormément de violence verbale (insulte, rabaissement) alors que ses colères d'avant se contentait de dire des choses blessantes.

Je suis une personne qui souffre d'une trop forte émotivité et j'ai vécu un vrai enfer confiné avec lui.

Les choses si je pardonne ne vont-elles pas forcement recommencé? Le Xanax n'a t'il pas énormément contribuer?Mon caractère qui fait que je ne me soumet pas à ses colères et lui tienne tête? Etait-ce un concours de circonstance ou forcément une situation qui tôt ou tard recommencera?

Je me sens perdue entre ma tête et mon coeur.



Notre réponse


Bonjour Madame,

Vous décrivez votre partenaire comme quelqu’un de colérique et qui a agi violemment psychologiquement puis physiquement. Il a également menacé votre famille et vos animaux. Son dérapage physique l’a fait prendre conscience de ses agissements et il dit regretter ses actes, vous aimer et commencer une thérapie pour que la situation de violence s’arrête. Vous nous demandez si lui pardonner dans le cas où il fait un travail thérapeutique pourrait s’envisager et nous comprenons que vous vous posez également la question de la responsabilité.

Nous comprenons vos doutes et vos peurs pour la suite et nous sommes désolé-e-s de ce que vous avez vécu.

Tout d’abord, il faut savoir que la violence n’est pas une fatalité et il est possible de ne plus y recourir en ayant un soutien extérieur adapté. Il est très important que votre partenaire suivent les recommandations des professionnel-le-s et fasse un réel travail sur la gestion de sa colère pour agir d’une autre manière que par la violence lorsque celle-ci monte. À Genève, nous pouvons lui conseiller de consulter auprès de VIRES, une association qui aide les personnes ayant recours à la violence. Pour les contacter par téléphone: 022 328 44 33 ou par Email: vires@bluewin.ch .


Par ailleurs, nous lui suggérons vivement de contrôler sa prise de Xanax avec un-e psychiatre. Les substances psycho-pharmacologiques ont de nombreux effets et doivent être pris de manière consciencieuse car elles peuvent être dangereuses et influencer son état psychique.

Par contre, nous tenons à souligner que les substances (drogues ou médicaments) ne rendent pas violent-e, elles peuvent par contre amener à manifester plus rapidement ou plus intensément une violence déjà présente en lui. Quoi qu'il en soit, la personne qui recourt à la violence est seule responsable de ses actes et pour qu'un travail sur soi puisse porter ses fruits, il est nécessaire que votre partenaire reconnaisse sa responsabilité.


Par rapport aux comportements de violence que vous nous avez cités, quel que soit le type, tous sont interdits par la loi en Suisse. Ils sont source de destruction de la relation de couple et néfastes pour la personne qui les subit. Il est donc important de ne pas les minimiser et vous en protéger est important car la violence à tendance à se répéter et s’intensifier avec le temps si rien n'est entrepris pour y mettre un terme. En cas de nécessité, à Genève, toute personne victime de violence peut contacter l’association AVVEC pour être soutenue pour trouver des solutions (tél.: 022 797 10 10). N’hésitez pas à les contacter, les intervenant-e-s peuvent vous accompagner jusqu’à ce que la situation s’améliore, quoi que vous décidiez.

De votre côté, vous nous dites avoir une souffrance liée à vos émotions. La violence a des conséquences sur la personne qui la subit (sentiment de culpabilité, état d'alerte permanent, estime de soi qui s'effondre etc.) et ce que vous décrivez peut être le résultat de ces violences. Aussi, votre "caractère" n'est ni responsable ni un facteur ayant contribué aux agissements de votre conjoint. N’hésitez pas à demander de l’aide à un-e thérapeute si vous souhaitez en parler et vous sentir mieux. 

Nous espérons que ces informations aideront votre réflexion et que nos orientations vous permettront de sortir de la violence. Si vous avez d’autres questions ou si vous souhaitez nous donner de vos nouvelles, notre porte reste ouverte. Prenez bien soin de vous.

> Mon fils vit de la violence au sein de son couple, pouvez-vous l’aider?

25 novembre 2020 - Mam...


Bonjour,

mon fils d'une vingtaine d'année a une relation avec une fille un peu plus âgée. Ils sont jaloux, méfiants.

Elle le tape, griffes, mord... elle lui a jeté ses habits dehors, le menace en prenant des photos de si il lui fait un bleus... Désormais il pense quand habitant avec tout ira mieux!

Nous parents allons le laisser partir, mais pouvez-vous l’aider si besoin, car il a honte j’ai l’impression il dis que c’est ça faute si elle réagit comme ça!



Notre réponse


Bonjour Madame,

Vous nous écrivez au sujet de votre fils et sa compagne. Il subit des violences psychologiques et physiques de sa part. Votre message laisse entendre qu'il a lui aussi recourt à la violence physique envers elle. Ces comportements, dont certains peuvent être poursuivi par la loi, nous alertent.

Nous comprenons que vous souhaitiez vous assurer qu'il puisse trouver de l'aide s'il le souhaite, d'autant plus qu'il compte quitter le domicile familial pour emménager avec elle. Vous avez fais un pas important en décidant de parler de ce qui lui arrive.

Votre fils étant majeur, vous ne pouvez ni lui interdire de quitter la maison, ni le forcer à demander de l'aide, mais il est possible d'avoir un impact en transmettant des messages clairs sur la violence dans le couple et la responsabilité de chacun-e et en l'orientant vers des professionnel-le-s formé-e-s aux enjeux de la violence dans le couple.

Une fois engagé, le cycle de la violence au sein d'un couple est difficile à enrayer sans aide extérieure. Plus le temps passe, plus la fréquence et l'intensité des violences tendent à augmenter. Les conséquences sont multiples, et concernent tant la santé mentale et physique de chaque partenaire, que la qualité de la relation à deux. Les personnes se sentent souvent honteuses après un épisode de violence, n'osent pas parler de ce qui leur arrive ou pensent que tout est de leur faute.

Il est important de distinguer quelles sont les responsabilités de chacun-e. Rien ne justifie la violence : c'est la personne qui décide d'avoir un comportement ou une attitude violente qui en est seule responsable, et qui doit agir pour que cela ne se reproduise plus. Les actions de sa compagne ne sont pas de la faute de votre fils, même s'il en a l'impression. Par contre, votre fils est responsable de toute forme de violence que lui a exercé envers sa compagne, et c'est à lui de prendre des mesures pour changer son fonctionnement.

La violence n'est pas une fatalité. Avec de l'aide extérieure, il est possible de sortir de la honte, de la culpabilité et de l'isolement, et de trouver des solutions pour briser le cycle de la violence.

Au centre de prévention de l'Ale (CPAle), votre fils et sa compagne peuvent être accompagnés et conseillés individuellement ou en couple. Sur le cours de plusieurs entretiens (confidentiels et gratuits), des professionnel-le-s pourront les aider à d'identifier les situations à risque et  trouver des alternatives à la violence. Une première consultation peut être fixée de suite au 021 321 24 00, du lundi au vendredi de 8h à 12h et de 13h à 17h.

Il est aussi possible de faire appel au Centre d'accueil MalleyPraire, qui oeuvre de pair avec le CPAle. Le centre organise des consultations ambulatoires (confidentielles et gratuites) dans le canton de Vaud visant à informer les hommes et les femmes victimes de violences dans leur couple des démarches qu'elles peuvent entreprendre pour se protéger et faire évoluer leur situation. La prise de rendez-vous se fait également par téléphone, au 021 620 76 76, du lundi au vendredi de 8h - 12h et de 14h à 18h.

N'hésitez pas à nous écrire à nouveau avec d'autres questions, des précisions supplémentaires  et/ou pour nous tenir au courant de l'évolution de la situation. Nous sommes également là pour votre fils s'il souhaite nous écrire directement avec des questions quant à sa relation de couple.

Nous sommes de tout coeur avec vous et vous envoyons nos meilleures pensées.

> J’ai été témoin d’une scène de violence conjugale très choquante et souhaite savoir si je peux témoigner anonymement

06 décembre 2020 - son...


Bonjour,

Je vous écrit car hier j'ai été témoin d'une scène de violence conjugale très choquante. Un homme a frappé sa femme et ce combat a duré plus de 5 minutes en pleine rue. Ils avaient deux enfants en bas âges qui criaient mais qui n'étaient pas violentés. J'étais en voiture et j'ai immédiatement appelé la police dès que j'ai vu la scène, ils ont envoyé une voiture aussitôt, puis je me suis éloignée. J'ai dû retourner dans l'immeuble devant lequel s'était déroulé la scène car je devais livrer quelque chose, et en y arrivant, à pieds cette fois (je m'étais garée plus loin) j'ai vu que la femme était au sol et qu'elle n'arrivait pas à se relever. La police était sur place, elle était arrivée quelques secondes avant moi je pense. Le temps que j'effectue ma livraison et que je ressorte de l'immeuble (environs 10 minutes), il y avait 3 voitures de police et une ambulance. Je ne suis pas sûre mais à mon avis la femme a dû partir en ambulance, vu son état.

Lorsque j'avais appelé la police au début de la scène, ils m'ont dit que je n'avais pas besoin de rester sur place, je n'ai donc pas eu le temps de donner mon identité au téléphone ou quoi que ce soit, c'était très bref, j'ai juste dit que j'assistais à une scène de violence et qu'ils devaient venir de suite car la femme ne pouvait pas se défendre. Cependant, je me demande maintenant si je dois appeler la police à nouveau pour témoigner. En effet, j'ai cette image de la femme à terre qui me reste dans la tête depuis hier (ça s'est produit vers 11h30-12h) et j'ai entendu, lorsque je suis passée à proximité à pieds, l'homme dire aux policiers qu'elle était juste tombée (vu l'intervention des deux autres voitures de police, les policiers ne l'ont de toute évidence pas cru). Je voudrais vraiment témoigner, mais je n'ai aucune envie de donner mon identité, car l'homme qui frappait sa femme m'a fait très peur. De plus, je dois me rendre régulièrement dans ce quartier pour des livraisons et je ne voudrais pas être victime de représailles.

Je tiens encore à préciser que je ne suis pas intervenue car l'homme était bien plus fort que moi et que je n'aurait de toute évidence pas aidé à améliorer la situation, vu qu'il savait qu'il était vu en frappant sa femme en plein jour dehors. J'ai vraiment eu peur aussi. Merci de me dire si il y a la possibilité de témoigner anonymement auprès de la police, sous forme de lettre par exemple. Avec mes meilleures salutations.



Notre réponse


Bonjour Madame,

Ce weekend, vous avez été témoin d'une scène de violence. Un homme s'en est pris à sa femme, devant leurs enfants en bas âge. En réaction, vous avez appelé la police, qui est intervenue de suite. Vous vous demandez s'il est possible de témoigner anonymement auprès de la police suite aux actes de violences auxquels vous avez assisté.

La situation que vous nous décrivez est difficile et nous comprenons que vous en soyez choquée. Nous vous félicitons d'avoir agi face à la violence en dépit de la peur que vous avez ressenti.

Pour répondre à votre question, il n'est pas possible de témoigner anonymement auprès de la police car les témoins doivent pouvoir être cités lors de la procédure judiciaire. Nous comprenons que vous vous inquiétiez pour cette femme victime des violences de son conjoint. Nous tenons à vous dire que vous avez eu le bon réflexe en appelant immédiatement la police qui est par ailleurs intervenue rapidement. Vous n'avez pas fermé les yeux et appelé de l'aide de suite. Ainsi, la victime a pu être prise en charge directement et les faits ont été constatés par la police.

Etre témoin d'une scène de violence n'est pas anodin. Il est important d'être à l'écoute des émotions que cela a pu déclencher chez vous et de prendre soin de vous. Souvent, les personnes témoins ressentent de la culpabilité, de la peur ou un sentiment d'impuissance. Si vous en ressentez le besoin, nous vous encourageons à parler de ce que vous avez vu et des émotions qui vous ont traversées avec des personnes de confiance de votre entourage et/ou avec un-e thérapeute. N'hésitez pas non plus à contacter la Main Tendue au 143 pour trouver du soutien psychologique si vous en ressentez le besoin.

Nous espérons que notre message a pu vous apporter des pistes pour la suite et un peu d'apaisement. N'hésitez pas à nous écrire à nouveau avec d'autres questions et pour nous tenir au courant de l'évolution de votre situation. Nous sommes de tout coeur avec vous et vous envoyons nos meilleures pensées.

> Mon mari me menace parce que j’ai porté plainte, j’ai besoin d’aide.

13 décembre 2020 - SJL...


mon mari a menacé aujourd'hui qu'en raison du dépôt d'une plainte à la police, il ferait tout ce qu'il pouvait pour payer les frais à ma place. il a également déclaré que personne ne portait même plainte pour avoir poussé, giflé et que la violence psychologique n'avait aucune preuve - quelqu'un peut-il s'il vous plaît aider



Notre réponse


Bonjour Madame,

Après une plainte contre des violences exercées par votre mari, celui-ci vous menace et nie l’effet d’une plainte contre la violence psychologique et physique (bousculade et gifle). Vous aimeriez de l’aide.

La violence, quelle qu’elle soit est interdite par la loi et vous avez fait des démarches qui vont dans ce sens. Nous saluons votre volonté de ne plus tolérer ces actes et de demander de l’aide.

En effet, la plainte est une manière plus forte de dire stop et votre mari essaie certainement de vous faire peur à nouveau pour que vous laissiez tomber vos démarches et reprendre le dessus de la situation.

Pour information, vous pouvez trouver toutes les violences psychologique ici. Il est possible de garder des preuves des échanges de conversations (téléphonique ou messages) ainsi que d’avoir des témoignages de personnes connaissant et ayant vu ou entendu vos disputes violentes. Vous pouvez aussi noter ce que vous vivez dans un carnet ou dans votre téléphone avec les dates et heures.

Les violences physiques ne laissant pas de traces visibles comme bousculer, gifler ainsi que les menaces peuvent bien être poursuivies sur plainte dans un délai de trois mois. 

La violence ayant tendance à se répéter et s’intensifier avec le temps, nous vous encourageons à vous protéger et continuer vos démarches pour sortir de cette situation. Nous vous conseillons vivement de contacter des professionnel-le-s qui pourront vous soutenir et vous informer pendant cette période difficile. Vous pouvez donc contacter le Centre LAVI ( Lausanne 021 631 03 00 ; Aigle 021 631 03 04;  Yverdon 021 631 03 08) pour les questions juridiques et financières en cas de violences conjugales ainsi que le Centre MalleyPrairie (021 620 76 76) dont les intervenant-e-s proposent des entretiens pour trouver des moyens de vous protéger.

N’hésitez pas à les appeler au plus vite. Vous n’êtes pas seule et ces spécialistes vous accompagneront au mieux. Nous vous envoyons nos meilleures pensées et restons disponibles si vous avez d’autres questions. Nous recevons volontiers de vos nouvelles. Prenez soin de vous.

> Comment venir en aide à mon demi-frère?

30 décembre 2020 - Vol...


Bonsoir, je me permets de vous contacter car mon demi-frère a été victime de violence conjugale par sa compagne dimanche soir dernier, en présence des enfants. Les voisins ont fait appel à la Police et lui-même a réussi à contacter son meilleur ami, qui m'a contactée afin que l'on se rende immédiatement chez lui. Une fois sur place, la Police était déjà là. Quelques minutes après la Police a fait appel à une ambulance afin que sa compagne soit prise en charge par les HUG. Son fils âgé de 8 ans était en état de choc, et son deuxième fils était dans ses bras. Nous avons pu prendre en charge l'aîné. Le cadet est à ce jour en sécurité chez mes parents. Mon demi-frère a été très clairement agressé physiquement par de graves/grosses morsures. Aujourd'hui ma question est de savoir comment pouvons-nous l'accompagner pour porter plainte, ce qu'il refuse de faire, et comment interagir avec lui, dès lors qu'il est évident qu'il se trouve en état de choc. Je suis aujourd'hui très inquiète pour lui et aimerais avoir de l'aide pour savoir comment réussir à l'accompagner. Merci pour votre réponse et suis évidemment disposée à en parler.



Notre réponse


Madame

Votre demi-frère a été victime de violences physiques de la part de sa compagne, qui l’a mordu gravement, en présence des enfants. Les voisins ayant fait appel à la police, il s’en est suivi une hospitalisation de l’auteur des violences. Vous vous êtes rendue sur place pour aider votre frère et prendre soin des enfants. En plus de cette aide précieuse, vous aimeriez pouvoir accompagner votre demi-frère dans une procédure de plainte et qu’il puisse recevoir une aide circonstanciée.

Vous évoquez le fait que votre demi-frère est en état de choc et que cela vous inquiète. Ceci est bien compréhensible et vous pouvez en effet l’accompagner et le soutenir dans ce qu’il a vécu. Commencez par lui faire part de vos inquiétudes pour sa sécurité psychique et physique, pour lui et ses enfants, en mentionnant qu’il a la possibilité de chercher de l’aide auprès de services spécialisés.

En tant qu’homme victime de violences, il peut être accompagné et soutenu par l’association Pharos, qui l’informera de ses droits et des possibilités pour se sortir des violences conjugales.

Les morsures qu’il a subies sont, aux yeux de la loi, une infraction et il a la possibilité de porter plainte. A ce propos, il est probable que la police ait procédé à une plainte d’office durant leur intervention. Dans les deux cas, votre demi-frère a la possibilité de déposer plainte contre sa compagne. Cet acte est une façon de montrer clairement une limite face aux violences subies et de signifier qu’elles sont intolérables, à ses yeux et aux yeux de la loi. Il peut se renseigner et se faire aider à ce propos en s’adressant au Centre LAVI.

Concernant les enfants, il est possible que la police ait signalé la situation au Service de Protection des Mineurs (SPMi), ceci dans le but de les protéger. Dans ce cas, ce service contactera votre demi-frère ultérieurement. Les enfants confrontés à des scènes de violences peuvent être traumatisés et il est important et judicieux de s’en occuper. Votre demi-frère a la responsabilité de protéger ses enfants et il peut demander de l’aide auprès de son pédiatre, d’un pédopsychiatre ou en s’adressant directement auprès du SPMi.

Nous espérons que ces informations vous permettront d’apporter à votre demi-frère un soutien significatif pour qu’il puisse, avec votre aide et celle qu’il trouvera auprès des services mentionnés, s’orienter pour se protéger des violences, lui et ses enfants. En plus de nos meilleures pensées, nous vous adressons, Madame, nos vœux de force et de courage dans votre accompagnement.

Pour information, les adresses données dans notre réponse font mention des organismes travaillant sur Genève. Si votre frère est établi dans un autre canton, vous pouvez nous contacter ou consulter le site Violence que Faire pour trouver les adresses appropriées à sa région.

> Il m’a poussé contre le mur et m’a menacée de mort.

04 janvier 2021 - Chi...


Je eu un dispute avec mon marie lui m’a puce très fort contre le murs j’ai lui dit q je ne laisser passer plus ce maltraitance est lui m’a menacé de mort je ne c pas qu’à faire on suit lui se calme mais je penser q doit pas laisser continue même que lui a eu un anévrisme cérébral je ne crois pas q ce justifie



Notre réponse


Bonjour Madame,

Lorsque votre mari vous a poussé très fort contre le mur, vous avez dit que vous ne laisserez plus passer ce genre de comportement. Face à ce positionnement de votre part, il a renforcé les violences en vous menaçant de mort. Vous ne savez plus quoi faire de tout ça, et c’est bien compréhensible.

Les violences psychologiques et physiques que vous subissez de votre mari ne sont en rien justifiables, ni par son état de santé, ni par quoi que ce soit d’autre. Vous avez raison de dire que cela ne doit pas continuer, car les violences ont des conséquences sur les personnes qui y sont confrontées

Pourtant, il est probable que votre mari continue à vous maltraiter et mettre votre vie en danger. Sachez que si vous vous sentez menacée, vous pouvez en tout temps appeler la police en faisant le117. Durant leur intervention, ils ont la possibilité d’expulser votre mari de la maison.

Vous pouvez aussi chercher de l’aide auprès de services pouvant vous accompagner dans une démarche de compréhension des violences et vous informer des droits que vous avez.

Adressez-vous au Centre MalleyPrairie, qui propose des consultations ambulatoires confidentielles et non payantes aux femmes victimes de violences, ceci à plusieurs endroits dans le canton de Vaud. Si vous avez des difficultés à comprendre et parler le français, l’entretien pourra se dérouler avec l’aide d’un-e interprète.

De vous pousser ainsi contre le mur ou de vous menacer de mort sont des infractions et vous pouvez contacter le Centre LAVI afin de connaitre vos droits en la matière.

Le Centre de Prévention de l’Ale pourrait accompagner votre conjoint dans un processus de reconnaissance de ses violences et dans des changements significatifs. Charge à votre mari de prendre contact avec eux.

Nous espérons que ces quelques éléments de réponses vous permettront de vous orienter au mieux dans vos démarches. Rappelez-vous que vous n’êtes pas seule, les professionnel-le-s sont là pour vous épauler et vous accompagner dans ce que vous vivez

Avec nos meilleures pensées, nous espérons, Madame, que ces pistes vous donneront la force et le courage pour vous protéger. N'hésitez pas à nous recontacter si vous avez d'autres questions ou pour nous donner de vos nouvelles.

> Violence durant la grossesse que faire?

06 janvier 2021 - Noo...


Je suis avec mon conjoint depuis 2018, en 2019 on a eu notre premier enfant, il ma gifler pendant la grossesse et tromper.

Je lai pardonner... mois après, pendant l'ete 2020, il m'as agresser a coups de poing pendant que j'avais l'enfant dans mes bras (heureusement elle n'as pas pris un seule coup).

Maintenant, début 2021, me voilà enceinte du 2eme enfant, toujours sans travail (le covid n'aide pas ma situation, car j'ai toujours travailler dans la restauration) il recommence a montrer son agressivite envers moi, il me jete des affaires, dis que je sers a rien, que je fais rien de bien et qu'il me prendrera les enfants et me laissera das la m...

qu'est que je peux faire pour eviter cette situation? J'en ai marre de tout ça..



Notre réponse


Bonjour Madame,

Vous décrivez être victime de violence physique de la part de votre conjoint depuis 2019. La violence a débuté durant votre première grossesse et a perduré suite à votre accouchement en présence de votre enfant. Vous êtes actuellement enceinte et subissez à nouveau de la violence psychologique importante et vous dites ne plus supporter cette situation. Vous souhaitez savoir ce que vous pouvez faire afin de vous protéger ainsi que vos enfants.

Les actes de violences que vous subissez sont inacceptables et répréhensibles par la loi. Vous en avez marre de cette situation et cela est tout à fait normal: la violence, qu'elle soit physique ou psychologique n'est pas sans conséquences sur la santé des personnes qui la subissent.Actuellement enceinte, vous subissez également les violences et cela en présence de votre petite fille et nous sommes inquièt-e-s pour vous et le bon déroulement de votre grossesse, votre fille mais aussi pour la santé de votre bébé à naître. Nous tenons à souligner que même si votre fille n'a, jusqu'à maintenant, pas reçu directement des coups, elle est aussi impactée par ce contexte de violences auquel elle est confrontée.

La violence semble revenir régulièrement au sein de votre relation et cela laisse penser que vous êtes dans  un cycle de la violence qui se répète et qui a tendance à s'intensifier. Nous savons que, très souvent, sans aide extérieure, il est difficile de briser ce cycle. Dans le canton de Vaud, vous pouvez obtenir de l’aide et du soutien auprès du réseau de professionnel-le-s qui accompagnent les personnes victimes de violences au sein du couple ainsi que leurs enfants.

Pour ce faire, vous pouvez sans attendre prendre contact avec le Centre d’accueil MalleyPrairie au 021/620.76.76 et demander une consultation ambulatoire  à Lausanne ou dans d'autres villes du canton en fonction de votre lieu de domicile et/ou de vos possibilités de déplacements ou non. Vous pourrez parler de votre situation avec un-e intervenant-e qui pourra vous accompagner et réfléchir avec vous à toutes les options qui s’offrent à vous afin de vous protéger ainsi que vos enfants et mettre un terme à cette situation empreinte de violences. Ces entretiens sont gratuits et confidentiels. Le Centre d’accueil MalleyPrairie peut également vous héberger avec votre fille en urgence si vous souhaitez quitter votre domicile pour bénéficier d’une protection et d’un accompagnement individualisé. Mais sachez que vous pouvez en tout temps faire appel à la police au 117 si une nouvelle scène de violence émerge et que vous vous sentez en danger. La police pourra alors expulser immédiatement votre conjoint du logement commun pour une durée maximale de 30 jours.

Le Centre LAVI du canton de Vaud peut également vous recevoir sur rendez-vous à Lausanne, Aigle ou Yverdon et vous aiguiller par rapport à vos droits en tant que victime d’infraction et vous accompagner dans vos démarches juridiques. Vous trouverez ici les numéros de téléphones des différents centres mentionnés. Les services du Centre LAVI sont également gratuits et confidentiels.

Vous avez fait un premier pas en vous confiant sur notre site et nous espérons de tout coeur que vous poursuivrez vos démarches auprès des professionnel-le-s qui pourront vous accompagner afin de vous protéger vous et  vos enfants de toute forme de violence.

En espérant que notre réponse vous aide à y voir plus clair dans votre situation nous restons à votre disposition si vous souhaitez plus d'informations ou nous donner de vos nouvelles. Nos meilleures pensées vous accompagnent.

> Mon mari ne contrôle pas ses nerfs avec moi

10 janvier 2021 - Yol...


Toujours sur les nerfs très nerveux contrôle pas ses nerfs envers moi , injures rabaisser regards déplacés tout ce que je dis fais c’est mal .ma façon d’être est inconsciente immature inadéquate gamine inadmissible insupportable ingérable inquiétante ce qui dit mari filles . Que je suis malade que je vais jamais changer je suis très seule .quitter un domicile avec pression tension pour vivre dans le calme que des inconvénients j’ai subi cela . Je suis bloquée choquée peurs humiliée seule isolée enfermée chambre pas à table irritable sensibilité larmes .m’a jeter sur le lit en me giflant et me tenant fort et disant tu peux crier j’ai rien à foutre peur de personnes . Ma mâchoire je la sentais plus j’avais mal .




Notre réponse


Bonjour Madame,

Vous nous décrivez de fortes violences psychologiques et physiques de votre mari envers vous. Vous vous sentez seule, bloquée, humiliée et isolée et vous avez peur. 

Nous comprenons votre état qui est alarmant. Nous nous inquiétons beaucoup pour vous. Vous avez bien fait de ne pas rester seule et de nous écrire. Ces ressentiments difficiles sont des conséquences directes de la violence dont vous êtes victime. 

Pouvez-vous aller voir un médecin? Il est important de soigner vos blessures et contrôler votre état de santé. Dans le canton de Vaud, vous pouvez y aller gratuitement sur rendez-vous à l’Unité des Médecine des Violences (UMV) le plus proche de chez vous et faire un constat médical confidentiel.

Si vous souhaitez quitter votre domicile pour vous protéger avec vos filles vous avez le droit de partir à tout moment. La violence est interdite par la loi en Suisse. Au Centre d’accueil MalleyPrairie, il existe des hébergements d’urgence pour les personnes victimes de violence conjugale. Vous pouvez les appeler (021 620 76 76) au plus vite et leur demander de l’aide. Ces professionnel-le-s pourront vous aider à sortir de cette situation et vous accompagneront tout au long des démarches nécessaires pour vous. 

Vous n’êtes pas seule et les professionnel-le-s sont là pour vous aider, n’hésitez pas à les contacter rapidement.

Si vous avez d’autres questions ou que vous souhaitez nous donner des nouvelles, notre porte reste ouverte. Nos meilleures pensées vous accompagnent pour la suite. Courage!

> J’ai eu recours à la violence envers ma femme et j’ai besoin d’aide.

11 janvier 2021 - Bal...


Bonjour,

après 9 ans de relation, 4 An de mariage et l’arrivée de 2 enfants (2018-2020) je rencontre des grandes difficultés dans ma relation et ai eu recours à la violence envers ma femme hier soir. Je me sens Très mal et me dégoûte profondément. J’aimerais de L’aide svp. Merci




Notre réponse


Bonjour Monsieur,

Vous nous décrivez avoir eu des comportements violents à l’encontre de votre partenaire, agissements qui suscitent en vous un grand malaise. Vous souhaitez de l’aide et nous saluons votre démarche.

Votre malaise et votre souffrance viennent certainement de votre prise de conscience que vos agissements sont néfastes pour votre relation et mettent en péril l’intégrité physique et/ou psychique de votre femme et de vos enfants. Le fait que vous reconnaissiez que le recours à la violence est inadmissible est déjà un premier pas qui peut vous permettre d’entreprendre un travail sur vous-même. Il est en effet important que vous puissiez identifier ce qui s’est passé en vous qui a déclenché vos réactions violentes afin que cela ne se reproduise plus. Pour vous accompagner dans cette démarche et trouver des stratégies afin de ne plus recourir à la violence, nous pouvons vous conseiller de prendre contact, à Lausanne, avec les profesionnel-le-s du Centre Prévention de l’Ale par téléphone au 021 321 24 00 ou par email : info@prevention-ale.ch. Le premier entretien est non payant. Une participation financière calculée sur la base du salaire est demandée par la suite s’adaptant ainsi à chaque budget.

Enfin vous mentionnez vos jeunes enfants et nous souhaitons attirer votre attention sur l’impact négatif sur les enfants lorsqu’ils sont témoins de violence. Ceci est également valable lorsqu’ils perçoivent les tensions tout en n’étant pas présents lors des disputes entre les parents. C’est donc une raison de plus pour que vous cherchiez des solutions et de l’aide, premier pas que vous avez amorcé en nous écrivant.

En espérant que vous ne vous arrêterez pas là dans votre recherche d’aide et en restant à disposition si vous souhaitez nous réécrire, nous vous adressons nos meilleurs messages.

> Expulsion du conjoint de l’appartement

12 janvier 2021 - Alb...


Il est fait mention de situation aigüe pour obtenir le départ du conjoint de l appartement. Le fait d' être insultée et menacée est - il suffisant ? Ce soir il y a eu une petite gifle et essayé de casser mon natel quand j ai dit que je voulais appeler la police. Comment ça se passe quand la police arrive ?




Notre réponse


Bonjour Madame,

Vous avez été confrontée à des violences psychologiques et physiques au sein de votre couple. Vous nous écrivez pour nous demander dans quelle situation il y a une expulsion de l'auteur de violence et si cela se fait si vous êtes insultée et menacée. Vous aimeriez aussi savoir comment cela se passe une fois la police sur place. 

Dans les situations de violences conjugales, en cas de domicile commun, l’auteur-e peut être expulsé-e du domicile commun, soit sur demande de la victime, soit par un service désigné par les cantons en cas de crise (art. 28b al. 4 du Code Civil), soit par la police judiciaire dans le canton de Vaud.

En cas de crise (menaces graves ou de violences physiques), vous pouvez appeler la police en urgence au 117. Celle-ci interviendra au plus vite pour vous protéger et vous interrogera ainsi que votre conjoint pour évaluer la situation. Après cette audition, il peut y avoir une expulsion de l’auteur de violence du lieu d’habitation pendant 30 jours (art. 28b, CC).  L’auteur-e des faits devra rendre les clés à la police (qui les remettra à la victime) et faire un rapide sac avec le nécessaire puis quitter les lieux.

Pendant ces 30 jours, l’auteur-e ne peut reprendre contact avec la victime ni encore moins retourner au domicile. Une procédure judiciaire sera ouverte, et à terme, une décision quant au retour à la vie commune ou à une séparation temporaire devra être prise selon le souhait de la victime. S’il y a une demande de séparation provisoire, le juge civile peut statuer dans l’urgence l’attribution du domicile, de la garde des enfants et de la pension.

S'il y a des violences, des menaces ou du harcèlement, la victime peut aussi demander des mesures de protection civiles. Le juge peut ainsi interdire à la ou au partenaire de s’approcher de la victime, et/ou de son domicile et d’autres lieux comme de son lieu de travail, ainsi que de prendre contact avec elle de quelque manière que ce soit (art. 28b, CC).

Nous espérons que ces informations vous aideront à vous protéger et nous restons à disposition pour toute autre question. Nous recevons aussi volontiers de vos nouvelles. Prenez bien soin de vous.

> Je subis de la violence de la part de ma femme depuis des années, que me conseillez-vous?

16 janvier 2021 - Xan...


Bonjour, Je me permets de vous écrire parce que je subi de la violence de la part de ma femme depuis quelques années. Cela se traduit par des gifles, griffures, humiliations, insultes entre autres... Et Il se trouve que ma femme a vécu des situations de violences pendant son enfance car son père frappait sa mère. Je ne sais pas si cela peut servir de "circonstance atténuante".

Je me trouve aussi dans une situation de dépendance vis-à-vis de ma femme parce que nous avons deux enfants en bas âge et que je suis sans travail et n'ai pas de revenus. Cela fait en sorte de me sentir contraint de "rester".

Je me sens sans aucune confiance en moi et ressens comme du stress en sachant que ma femme rentre à la maison, par exemple. Je vous serais reconnaissant de me conseiller au mieux. Merci beaucoup. Cordialement.




Notre réponse


Bonjour Monsieur,

Depuis plusieurs années, vous vivez des violences psychologiques et physiques. Vous nous dites dépendre de votre femme financièrement et vous avez aussi deux enfants en bas âge, ce qui fait que vous vous sentez contraint de rester. La perte de confiance en vous et l’appréhension du retour de votre femme à la maison, qui sont des conséquences de la violence, font partie de votre quotidien.

Vous aimeriez nos conseils pour sortir de cette situation. Oser en parler et demander de l’aide est un grand pas et nous vous en félicitons. 

Tout d’abord, il est vrai que si votre femme a vécu des violences dans son enfance, cela peut être à l’origine de ses comportements. Cependant, cela ne justifie pas la violence, qui est d’ailleurs interdite par la loi en Suisse. 

Nous comprenons que se séparer de votre femme dans ce contexte est délicat. Malheureusement, la violence détruit la relation et défavorise l’ambiance propice au développement de vos enfants dans votre foyer. Il est donc important d’agir, pour vous et pour eux. 

En plus de vous protéger de la violence, qu’aimeriez vous pour votre couple? Pensez-vous que votre femme est consciente que la situation est grave et qu’il est nécessaire que cela change?

Pour vous aider à vous protéger et trouver des moyens financiers si vous souhaitez partir, nous vous conseillons de contacter le Service d'aide aux victimes (SAVI) pour discuter de votre situation. Les intervenant-e-s vous accompagneront dans cette période difficile, quels que soient vos choix, et pourront vous soutenir ainsi que vous informer sur vos droits. Les entretiens sont sur rendez-vous, gratuits et confidentiels. Une permanence téléphonique, tous les jours de la semaine de 18h-21h ou le samedi de 9h à 12h est à disposition (032 886 46 36). Ces professionnel-le-s de la violence sont là pour vous aider, n’hésitez donc pas à les appeler au plus vite.

Si vous avez d’autres questions ou que vous souhaitez nous donner des nouvelles, notre porte reste ouverte. Nos meilleures pensées vous accompagnent. 

> Nous avons un couple d’amis qui vivent des violences physiques et nous sommes désemparés. Que faire?

20 janvier 2021 - Faf...


Bonjour Nous avons un couple d’amis et elle nous a dit à plusieurs reprises qu’elle se faisait battre, nous sommes désemparés.




Notre réponse


Bonjour Monsieur,

Vous et votre partenaire connaissez un couple qui vit des violences physiques et vous vous sentez désemparés par la connaissance de ces faits.

Nous comprenons vos ressentiments. Cette situation est difficile et nous imaginons que vous aimeriez les aider. Vous avez bien fait de nous contacter, c’est important de ne pas laisser ces personnes seules lorsqu'il y a de la violence.

Premièrement, le fait que vous soyez à l’écoute de votre amie lorsqu’elle vous confie cela est déjà d’une grande aide. Cela permet de ne pas laisser la victime isolée et l’encourager à en parler à des professionnel-le-s serait le prochain pas à faire. Vous pouvez lui parler de notre site et l’inviter à nous poser des questions. Toutefois, nous vous conseillons vivement de l’orienter directement vers un-e spécialiste du Service d'aide aux victimes ,qui pourra l’accompagner et l’aider à sortir de cette situation de violence. Une permanence téléphonique pour la violence domestique est à disposition au032 886 46 36 tous les jours de 18h00 à 21h00 sauf le samedi de 09h00 à 12h00.

Vous pouvez aussi lui suggérer d’en parler à son médecin traitant, qui pourra vérifier son état de santé en faisant un constat médical des coups et blessures et lui apporter le soin dont elle a besoin.

Si vous avez connaissance d’une dispute violente, vous avez le droit d’appeler immédiatement la police au 117 pour intervenir et protéger la victime. Ceci en tout anonymat. 

Nous espérons que ces lignes vous aideront à aider vos amie-s et que la situation s’arrangera pour eux. Si vous avez d’autres questions ou que vous souhaitez nous partagez réflexions et émotions liées à cette situation, notre porte reste ouverte. Nos meilleurs messages.

> Que dois-je faire pour ma voisine qui subit des violences?

27 janvier 2021 - Lun...


Bonsoir

Ma voisine subit des violences verbal et physique de sont partenaires j ai déjà téléphoner au 117 à voir y’a rien bouge pas car depuis lundi et là nous sommes mercredi il y a des scandales des coups des choses qu ils lance dans tout les sens etc et Mme qui lui demande de partir et rien ne change dois-je continuer à téléphoner au 117 à chaque fois ou pas que dois-je faire Merci




Notre réponse


Bonjour Madame,

Vous nous écrivez que votre voisine subit des violences verbales et physiques de la part de son partenaire. Vous entendez aussi des bruits quand il lance des choses. Vous avez appelé la police mais rien ne semble bouger.

Nous comprenons bien que vous êtes en soucis et vous faites bien de nous écrire. Nous vous félicitons de vous préoccuper de votre voisine. Avec les mesures actuelles liées à la crise sanitaire, l’entourage est d’autant plus important pour détecter les violences et donner des signaux d’alerte. Bien trop souvent la violence reste dans l’intimité des foyers et cela d'autant plus dans cette période de crise sanitaire.

Si vous entendez encore des coups, le bruit d’objets qui sont lancés, des cris, des signes qui vous alertent nous vous encourageons à appeler à nouveau la police au 117. Toute personne peut signaler des situations dans lesquelles il semble y avoir des actes de violence. Savez-vous si la police est intervenue suite à votre premier appel ?
Si la police intervient dans un contexte de violence conjugale, elle peut après avoir évaluer la situation expulser l’auteur-e du domicile pour quelques jours. Si la victime ne dit pas ce qu’il s’est passé, ou qu’elle ne souhaite pas l’expulsion la police a moins de moyens d’agir. Cependant les violences conjugales sont en principe poursuivie d’office même si la victime ne porte pas elle-même plainte.

Avez-vous un contact avec votre voisine ? Avez-vous l’occasion de lui parler de vos craintes pour elle ? Si vous avez la possibilité, vous pouvez lui proposer de contacter à Lausanne le centre d’accueil MalleyPrairie au 021 620 76 76 qui propose des consultations individuelles pour des personnes qui vivent de la violence conjugale. Des professionnel-le-s pourront l’écouter, l’informer et explorer avec elle différentes pistes selon ses projets. Si elle le désire, elle pourrait aussi demander un hébergement au centre d'accueil MalleyPrairie afin de pouvoir se mettre à l'abri et prendre du recul sur sa situation quelques temps.

En espérant que ces quelques pistes vous auront aidée, nous vous souhaitons beaucoup de courage et restons à votre disposition pour d'autres questions.

> Il me hurle dessus et me frappe alors que j’ai l’impression de n’avoir rien fait. Dois-je appeler la police?

04 février 2021 - Oli...


Nous sommes agriculteurs et nous parlons à midi de ce qu'il faut planter. Je regarde les semences et lui dit "ne pas choisir du Raygras car il y en a beaucoup sur une parcelle".

Son fils l'a planté il y a quelques années alors il se fâche et me hurle que je suis une saloperie, la pire saloperie de la terre, une salope et une vieille truie. Il dit que je cherche le conflit car j'ai critiqué les choix de son fils.... il me donne des gifles car je veux lui dire que je n'ai rien fait. Il persiste dans ses insultes pendant des heures. Je le suis pour lui redire que je n'ai rien fait et obtenir des excuses alors il me frappe. C'est comme cela tous les jours.

Plus j'essaie de faire bien et plus je ne suis que le paratonnerre de tout ce qu'il se passe. Chaque phrase peut tourner en drame. Dois-je appeler la police? J'aimerais tellement qu'il arrive à comprendre une fois que son comportement n'est pas normal. C'est comme si il ne savait pas et maintient qu'il a raison et que je suis une salope et qu'il n'a rien à se reprocher. Mais j'ai beau le suivre pour lui expliquer que cela ne va pas, il ne comprend pas et me frappe au final pour me faire taire. Comment le faire réaliser que son comportement est celui d'un fou? Hurler, insulter et frapper pour une histoire d'herbe n'est pas normal.




Notre réponse


Bonjour Madame,

Votre partenaire et vous êtes agriculteurs. Lorsque vous donnez votre avis et que lui n’est pas d’accord, il use de violences psychologiques et physiques. Vous vous efforcez de bien faire et vous aimeriez qu’il comprenne que son comportement n’est pas normal. Vous vous demandez si vous devez appeler la police lorsque cela tourne en drame.

Madame, ce que vous vivez n’est pas normal! Vous avez bien fait de nous écrire et de ne pas rester seule avec ce quotidien plus longtemps. La violence est interdite par la loi en Suisse. Elle vous met en danger et a de nombreuses conséquences sur votre santé.

Dans votre situation, nous voyons bien que votre partenaire use de la violence pour garder un rapport de force et contrôler la situation. Or, peu importe ce que vous faites, rien ne peut justifier ses comportements violents. Ses agissement ne sont pas excusables et ce n’est pas de votre faute! Nous vous rassurons, vous n’avez rien fait de mal et ne méritez pas ça. 

En cas de crise de violence (lorsque’il vous frappe), nous vous suggérons d’appeler la police au 117. Elle interviendra pour vous protéger, vous interrogera tous les deux et pourra lui demander de quitter le domicile momentanément. Généralement, il s’agit d’une durée de 30 jours, pour que vous puissiez faire le point de votre côté, qu’il ne vous violente plus et que vous commenciez des démarches pour vous en protéger.

Cela peut être un début pour lui dire STOP et qu’il comprenne que ses comportements ne sont pas admissibles.

S’il vous a frappée récemment, n’hésitez pas à aller consulter votre médecin traitant ou l’hôpital le plus proche afin de faire un constat médical des coups et blessures. C’est important de garder une preuve pour les démarches futures mais surtout de contrôler votre état de santé et soigner les blessures, même superficielles. 

Avant qu’une nouvelle crise se passe, nous vous conseillons vivement d’appeler Solidarité Femmes et le Centre LAVI (026 322 22 02). Les intervenant-e-s vous aideront à trouver des solutions pour que cette situation cesse. Les consultations sont gratuites et confidentielles. Vous serez ainsi informée des vos droits et des possibilités qui s’offrent à vous. Vous avez également le droit de partir de votre domicile pour vous protéger en urgence si la situation se péjore encore et que vous vous sentez en danger. Sur notre site, vous trouverez un plan d'urgence et les préparatifs de départ.

Nous espérons que vous oserez en parler à ces professionnel-le-s et poursuivrez vos démarches pour vous protéger. Votre vie est importante et nous nous inquiétons pour vous. Nous restons à disposition si vous avez d’autres questions, que vous avez besoin de soutien pour faire des pas supplémentaires ou que vous souhaitez nous donner des nouvelles. Prenez soin de vous.

> Je suis témoin de violences

05 février 2021 - Cyn...


Bonjour,

Après avoir discuté avec plusieurs voisins qui sont tous du même avis, je me tourne vers vous car je ne sais pas quoi faire pour ves voisins. C’est un couple avec 2 très jeunes enfants. Les disputes violentes sont quotidiennes, les enfants passent leur temps à hurler (de pleurs!), les parents s’insultent et se jettent des objets dessus (pour les objets, nous le soupçonnons à cause du bruit!)

S’il est certain que ça occasionne une réelle gêne pour tout le monde, ce qui me pose le plus de problème aujourd’hui et de me dire que si un jour ça va plus loin, je m’en voudrais de n’avoir rien fait! J’ai déjà posé un mot pour les nuisances sonores l année dernière (les enfants hurlent et courent jusqu’à parfois 1h du matin!), je me suis rendue compte que de les dénoncer à la régie ne serait pas une bonne idee car il me semble qu’ils ont déjà assez de problèmes!

La situation me préoccupe surtout pour les enfants qui évoluent dans un cadre malsain et pour Monsieur, qui bien qu’il insulte beaucoup Madame, se fait humilier constamment... Le pire c est le weekend, lorsqu’ils doivent être ensemble toute la journée! Ça commence dès 6:30 du matin pour ne s arrêter qu’à 23:00 minimum...

Que peut-on faire sachant que le dialogue est impossible? Qu’engendrerait un appel à la police? Que puis je faire pour ces enfants ne sachant pas exactement ce qui se passe? Merci pour votre aide...




Notre réponse


Bonjour Madame,

Vous et vous voisin-e-s êtes régulièrement témoins auditifs de disputes violentes provenant de l'appartement d'un couple qui a deux très jeunes enfants. Vous êtes inquiète car vous entendez également des jets d'objets et des cris d'enfants. Vous vous demandez comment réagir face à cette situation et ce qu'engendrerait un appel à la police.

La situation que vous nous décrivez est difficile et nous comprenons que vous cherchiez de l'aide. Nous vous félicitons pour votre volonté d'agir contre ces violences psychologiques et suspicion de violencephysiques. Nous partageons votre inquiétude concernant les enfants qui subissent de graves conséquences lorsqu'ils sont exposés à des violences même lorsque celles-ci se produisent au sein du couple de leurs parents.

Si vous entendez à nouveau des cris, des insultes ou des jets d'objets n'hésitez pas à contacter immédiatement la police au 117. Elle est formée pour évaluer les situations de violences domestiques. Une fois au domicile, elle sera à même de constater s'il s'agit d'une situation de violences domestiques et pourra éventuellement expulser la personne auteure des violences pour une durée de 14 jours dans le canton de Vaud. Cet expulsion de la personne auteure a pour but de protéger la ou les personnes victimes et leur laisser le temps de réfléchir à leur situation avec l'aide de professionnel-le-s. Une liste des services d’aide est également transmise au couple. Si la police estime qu'il y a mise en danger des enfants, elle pourra alors contacter le Service de Protection de la Jeunesse du canton de Vaud (SPJ). Si les violences persistent, nous vous encourageons à continuer d'appeler la police qui pourra alors constater la récurrence des violences.

Nous vous comprenons lorsque vous dites que le dialogue est impossible. Il n'est pas facile de discuter avec les personnes concernées, même lorsque la situation nous inquiète. Nous pouvons vous proposer d'afficher dans votre immeuble ce flyer dressant la liste des ressources d'aide disponibles pour les victimes de violence dans le couple.

Nous espérons que ces quelques lignes vous sont utiles. Nous sommes de tout coeur avec vous et vous envoyons nos meilleures pensées.

> J’ai été auteure de comportements violents, j’aimerais apprendre à gérer ma colère

15 février 2021 - Laf...


Bonjour,

J'entre en contact avec vous car j'ai été auteure de comportements violents envers mon ex-compagnon.

Nous étions ensemble depuis plus de 10 ans. Au mois de décembre, mon compagnon a souhaité une pause sans contact de 5 mois et je devais choisir de quitter ou non notre appartement car il souhaitait que nous vivions séparément à la fin des cinq mois. Dans l'intervalle, il a trouvé un autre logement dans lequel il vit seul. Durant le mois de janvier, je n'ai pas été capable de tenir l'engagement fait et l'appelai tous les 15 jours pour a) lui demander qu'il revienne sur sa décision de pause et b) l'accuser d'avoir une maîtresse (ce dont j'étais persuadée à l'époque). Début février, il m'annonce avoir pris sa décision et me quitte.

J'accepte sa décision et la discussion se déroule de manière très calme. Après cette rupture, nous continuons de nous écrire par email et les propos sont tendres et affectueux de part et d'autres. Il me dit avoir perdu tout désir sexuel depuis notre séparation et n'être pas capable de regarder d'autres filles. J'interprète mal ses messages (ou plutôt les interprète de la manière dont j'ai envie de les entendre) et décide de me rendre chez lui. Sur place, je découvre qu'il est en compagnie d'une autre femme. Il me dit qu'il "passe du bon temps" avec cette femme dans une "relation pansement" parce qu'il s'ennuie trop le soir à la maison. Je n'ai pas su contrôler ma colère et l'ai giflé. C'est la première fois que je levai la main sur mon compagnon mais j'ai conscience que c'est absolument inacceptable. J'ai également traité cette femme de tous les noms et ai insisté pour savoir qui c'était. Nous nous sommes disputés pendant plusieurs heures devant chez lui.

Je me sens terriblement coupable de l'avoir giflé et le regrette profondément. Je ne veux plus jamais que cela arrive. Je me rends compte qu'il y a un fonds de violence en moi, que je n'arrive pas à le gérer sous le coup d'émotions fortes. De manière générale, il m'est également arrivé d'avoir un comportement contrôlant envers les personnes auxquelles je tiens le plus.

J'aimerais à tout prix apprendre à gérer et canaliser la colère que je ressens parfois et qu'il m'arrive de reporter sur mon entourage ou des objets. Par avance, je vous remercie de votre retour et de votre aide.




Notre réponse


Bonjour Madame,

Dans votre message, vous témoignez d'agissements qui pourraient s'apparenter à du harcèlement à l’égard de votre ex-compagnon dans le cadre d’une rupture difficile après plus de 10 ans de relation. Dans cette période de deuil, vous interprétez ses messages comme un espoir de reprise de relation, et le découvrez en présence d’une autre femme. Vous agissez alors de la violence verbale contre cette dernière, et physique à l’encontre de votre ex-compagnon.

Des regrets et de la culpabilité vous accompagnent aujourd’hui en repensant aux choix qui vous ont conduite jusqu’à ces extrêmes. Nous souhaitons tout d’abord relever le courage dont vous faites preuve en nous écrivant et en vous montrant transparente quant à la violence que vous pouvez exercer envers les autres ou envers les objets. C’est un pas important vers votre souhait que de tels événements ne se reproduisent plus.

Si vous démontrez dans votre message une prise de recul en vous montrant critique vis-à-vis de vous-même, un soutien professionnel spécialisé demeure essentiel afin de sortir des pièges de ces dynamiques relationnelles de contrôle qui, nous pouvons l’imaginer, créent de la souffrance tant chez vous que chez vos proches. Dans le canton de Fribourg, les professionnel.le.s de l’Association EX-pression pourront vous proposer une première rencontre qui n’engage en rien et vous permettra de présenter plus en détails votre situation. Vous pouvez les joindre au 0848 08 08 08.

Pour poursuivre d’ici à ce rendez-vous, vous pouvez continuer d’observer et d’évaluer aussi précisément que possible les situations dans lesquelles vous vous sentez à risque. Remarquez-vous par exemple que certaines émotions sont pour vous plus difficiles à vivre que d’autres ? Ou encore, dans quels contextes la colère se manifeste-t-elle ?

En espérant que ces quelques pistes vous seront utiles pour la suite, nous restons volontiers à disposition.

Bien cordialement.

> Je suis témoin de violences

10 mars 2021 - Sis...


Je vous explique la situation... Je préfère ne donner aucun nom afin de protéger les personnes concernées.

J'ai malheureusement eu affaire à plusieurs signes de violence dans un couple: des bousculades, des menaces, du chantage pour la personne et sa famille aussi, des bleus apparents, et j'en passe...

Il y a déjà eu une intervention de la police parce que les voisins les ont avertis. Mais quand ils sont arrivés, la personne a su manipuler la situation afin de faire passer la victime réelle comme le/la coupable. Même les voisins du bâtiment ont fait une pétition contre eux afin de les faire partir du bâtiment parce que les disputes et la violence sont bien présentes.

Cependant, par peur qu'il arrive quelque chose à une des deux personnes, je voulais savoir s'il était possible de poser une main courante tout en restant dans l'anonymat. La personne violente en question m'a écrit hier sur WhatsApp. Il ne m'a rien dit de grave, cependant c'est de l'insistance. Plusieurs fois il me demande pour me voir et à chaque fois je refuse. Mais hier il m'a bloqué d'une fois que je lui ai dis que je ne voulais pas le voir face à face.

Cette personne m'a enregistré à mon insu pour utiliser mon audio contre son/sa copain/copine.



Notre réponse


Bonjour,

Tu connais un couple qui vit de la violence psychologique et physique. Il y a déjà eu une intervention de la police et les voisins se sont également mêlés à la situation. Tu te demandes s’il est possible de porter plainte tout en restant dans l’anonymat. Tu nous dis également que la personne auteur de violence aimerait te voir en face à face et a utilisé un audio à toi contre sa copine.

Nous comprenons tes inquiétudes face à cette situation ainsi que pour les personnes concernées. Merci de nous avoir écrit pour en parler.  La violence est malheureusement destructrices des relations et entrainent de lourdes conséquences pour le couple et aussi pour l’entourage. 

Il n’est pas possible de porter plainte sans donner de nom. Par contre, il est possible d’appeler la police à nouveau en cas de danger en anonymat ainsi que de recourir à des professionnel-le-s en toute confidentialité pour discuter de ce qui te préoccupe et trouver des solutions concrètes pour y faire face.

C’est à la personne qui subit les violences de porter plainte. Sache que les violences physiques sont poursuivies d’office par la loi. Il n’y a donc pas besoin de porter plainte mais de signaler la situation à la police ou à la justice pour que des démarches juridiques débutent. La loi en Suisse interdit la violence, quelle qu’en soit la forme. 

Nous te conseillons donc d’encourager la personne victime à demander de l’aide de spécialistes qui pourront l’aider à sortir de cette situation. Elle pourra choisir que faire selon ses besoins et désirs. Le réseau de la violence domestique en Valais peut être une grande ressource, n'hésite pas à donner ce lien à ton ami-e ou ce numéro: 027 607 31 00. Tu peux également contacter ce réseau toi-même pour demander conseil ainsi que nous écrire à nouveau. 

Tu as bien fait de bloquer la personne insistante et tu as le droit de ne pas vouloir la voir. Si tu te sens en danger, n’hésite pas à en parler à ton entourage et contacter la police au besoin. 

Concernant l’audio, nous aurions besoin de plus de détails pour t’aiguiller sur ce sujet. 

Nous espérons que nos pistes de réponses te rassureront et t’aideront à poursuivre tes démarches. N’oublie pas de prendre soin de toi également. Bien à toi. 

 

> Mon mari me menace de me gifler, me lance des objets au visage et m’a secouée, je ne sais plus quoi penser et je culpabilise

15 mars 2021 - Nat...


Bonjour,

Mon conjoint a des difficultés à gérer ses émotions et il peut arriver qu'il s'emporte et se mette en colère pour des raisons que je ne comprends pas. Dans ces moments là, il me menace souvent de me gifler ou de vouloir me faire du mal.

Quand il est très fâché, il est arrivé qu'il me lance des objets au visage, mais toujours des objets qui ne laissent pas de trace et qui ne font pas mal. Dernièrement, il m'a serré très fort le bras, m'a tenu le pull et m'a secoué et m'a tapé sur le visage avec son doigt. Au début, il s'est excusé et a dit que c'était allé trop loin mais quand il a vu que je continuais à rester distante, il m'a dit que j'étais une menteuse, qu'il m'avait juste tenu le bras et que ce n'était pas de la violence. Je ne sais plus quoi penser et je culpabilise beaucoup. J'aurais besoin d'avoir l'avis d'une personne neutre pour y voir plus clair.

Je vois remercie pour votre réponse.




Notre réponse


Bonjour Madame,

Vous nous dites que votre mari vous menace verbalement ou physiquement, allant jusqu'à vous frapper dernièrement. Vous nous faites part de votre sentiment de culpabilité et vous demandez que penser de ces comportements; vous aimeriez avoir notre avis.

Vous avez bien fait de nous contacter; partager sa situation est un premier pas pour trouver des pistes et aller mieux.

Les faits que vous décrivez sont des actes de violence. Les accès de colère, les dénigrements, intimidations ou encore les menaces relèvent de la violence psychologique. Le fait de lancer des objets, de pousser, secouer, serrer voire frapper l'autre constituent bien des violences physiques.

La plupart de ces actes sont interdits par la loi en Suisse. Dans le cadre d'une relation de couple, les menaces ou encore les voies de fait répétées (le fait d'être poussée par exemple) sont des infractions qui peuvent être poursuivies d'office depuis 2004. Cela signifie qu'une enquête pourrait être ouverte si la police avait connaissance de ces agissements, sans besoin de plainte de votre part.

Si vous veniez à contacter le 117 lors d'une situation de crise, il est important de savoir que la police peut expulser du domicile la personne auteure de violence conjugale pour une durée maximale de 10 jours dans le canton de Fribourg. Pour votre protection, la personne visée par cette mesure a l'interdiction stricte de revenir au domicile et de vous contacter.

Vous soulevez l'absence de douleur physique ou encore de trace visible. Nous savons que, même dans ce cas, la violence peut fortement affecter l'intégrité psychique de la personne victime. Les sentiments que vous exprimez, tels que la culpabilité ou la confusion, font partie des réactions normales face à ce type de situation, qui elle ne l'est pas. Il est important de pouvoir mettre des mots sur votre vécu et nous vous invitons à poursuivre cette démarche tout en étant aidée, pour pouvoir sortir du cycle de la violence.

Pour plus de soutien si vous le souhaitez, nous vous encourageons à prendre contact avec Solidarité Femmes - Centre LAVI du canton de Fribourg - au 026 322 22 02 ou avec le centre LAVI du canton de votre choix. Des intervenant-e-s spécialisé-e-s peuvent vous proposer une consultation gratuite et confidentielle et vous accompagner dans ces questions complexes. Le but est de répondre à vos besoins et vous permettre de choisir les démarches qui vous conviennent (mesures de protection, soutien psychologique d'un-e thérapeute, etc.). A noter que Solidarité Femmes dispose également d'une structure d'accueil en cas de besoin d'hébergement d'urgence.

Nous restons volontiers à disposition si vous souhaitez nous donner de vos nouvelles ou nous contacter pour d'autres questions.

En vous souhaitant bon courage pour la suite, nous vous transmettons nos meilleurs messages.

> Sur le point de me marier afin de régulariser la situation du père de ma fille, j’ai peur qu’il me fasse mal si je le quitte. Je suis perdue, je ne sais pas quoi faire.

20 avril 2021 - Jan...


Bonjour,

Je suis actuellement en couple depuis deux ans avec un homme. Nous sommes en situation de mariage car c’est un homme d’origine étrangère. Nous avons aussi une petite fille de quelques mois.

Au début, c’était un homme parfait. Il était toujours là pour moi me réconforter aller jusqu’à lacer mes chaussures ouvrir les portes bref il faisait tout pour moi il me valorisait tous le temps. Par la suite j’ai compris que je n’avais plus trop le choix d’avoir mes propres envies ou mes propres décisions. Et par exemple longtemps il m’a reproché de trop voir mes amis. Il me reprocher aussi d’être trop gentil avec ma famille ne pas assez être autoritaire avec eux car je suis une personne trop gentille et je dis trop souvent oui.

Les violences ont commencé quand j’étais enceinte c’était des des gifles des bousculades et à chaque fois que je lui fais des reproches il va d’abord m’insulter violemment: Ta mère est une pute tu es une pute tu es une merde tu seras jamais rien sans moi je vais te prendre la petite tu n’es pas une bonne mère tu es fainéante etc... mon compagnon actuellement ne travaille pas je sais que cela le ronge quand je l’ai connu il n’était pas comme ça je ne sais pas si il est en dépression je n’arrive pas à voir clair dans cette situation.

J’ai peur qu’il me fasse du mal si j’arrive à le quitter j’ai peur des représailles. Il y a toujours une part de moi qui pense que ça va s’arranger mais j’en doute je suis vraiment Dans le flou. Actuellement j’ai la garde exclusive de ma fille car mon compagnon n’a pas pu la reconnaître étant donné qu’il n’a pas de permis de séjour en Suisse et que nous sommes dans l’obligation de nous marier pour qu’il reconnaisse ses droits en Suisse.

Cependant je ne sais pas si se marier avec lui est une solution ou une bonne idée, j’ai l’espoir qu’il change si il peut s’épanouir en travaillant mais je suis tellement perdue que je ne sais pas quoi faire.




Notre réponse


Bonjour Madame,

Vous êtes en couple depuis 2 ans et maintenant maman d’une petite fille de quelques mois. Vous avez vécu de très bons moments au début de votre relation, puis votre compagnon a commencé à vous reprocher de voir votre entourage et vous dicter votre façon d’être; ces agissements constituent des violences psychologiques. Les violences physiques sont ensuite apparues lorsque vous étiez enceinte ainsi que des insultes très violentes. Vous nous expliquez ensuite qu’il ne travaille pas et que vous soupçonnez une dépression, ce qui pourrait expliquer son comportement changeant selon vous.

Vous vous demandez si vous devez rester avec lui, si le mariage serait une solution à cela. Vous avez l’espoir qu’il change et vous êtes perdue.  Vous avez bien fait de nous demander de l’aide, les violences que vous vivez nous inquiètent. La violence a tendance à s’accentuer avec le temps si rien n’est entrepris pour la stopper et ont des conséquences néfastes sur vous mais aussi votre fille qui ressent et voit ce qui se passe entre ses parents.  Nous comprenons que vous vous sentiez perdue et souhaitons vous dire que vous n'êtes pas seule.

Dans un premier temps, il est important de savoir si votre compagnon est conscient de ses actes et s’il serait prêt à faire des entretiens avec des professionnel-le-s pour en discuter et apprendre à ne plus user de violence. Pensez-vous qu'il serait prêt à contacter un service afin de trouver de l'aide pour ne plus recourir à la violence?

Nous imaginons que dans sa situation il doit être difficile de ne pas pouvoir travailler. Cependant, ce n’est pas une raison d’user de violence contre vous, rien ne justifie le recours à la violence. Sa situation sociale, financière et sa santé sont de sa responsabilité. Il est aussi de sa responsabilité d'agir autrement que par la violence pour gérer sa frustration,  sa colère ou son mal-être. A part le soutenir dans ses démarches si vous le souhaitez, le reste dépend de lui.

De votre côté, sachant comment il agit actuellement avec vous, quelles sont vos attentes vis-à-vis de votre couple? Est-ce le bon moment pour vous pour penser à un mariage? Quelles seraient vosattentes à vous de ce mariage ? Nous vous encourageons à réfléchir en priorité à vos besoins, à ceux de votre enfant ainsi qu'à votre sécurité à toute les deux.


Dans le canton du Jura, nous vous suggérons fortement de discuter de la problématique de violence de votre couple avec un-e des professionnel-le du Centre LAVI (032 420 81 00). Vous pourrez ainsi être accompagnée au mieux quels que soient vos choix et réfléchir avec du soutien extérieur à des solutions pour votre famille. Les consultations sont uniquement sur rendez-vous et une permanence téléphonique est accessible le lundi (8h30 - 11h30) , Mercredi (8h30 - 11h30 et 14h00 - 16h30) et le vendredi (11h00 - 14h00).

Il est important que vous vous protégiez, toutes les deux, de ces violences en premier lieu et que vous réfléchissiez dans un deuxième temps à la suite pour votre couple. Nous vous encourageons aussi grandement à ne pas rester seule avec vos questionnements et à garder le contact avec vos proches et vos ami-e-s. Si vous vous sentez suffisamment en confiance avec une personne de votre entourage, nous vous conseillons également de parler de votre situation afin d'avoir du soutien.

Nous espérons que vous poursuivrez vos démarches et vous envoyons nos meilleures pensées pour la suite. Nous restons disponibles si vous avez d’autres questions ou que vous souhaitez nous donner des nouvelles quelles que soient vos décisions futures.

> Une voisine se fait frapper, que faire?

21 avril 2021 - Cat...


Il y a des cris chez mes voisins la nuit et cela me réveille. La femme porte sur elle des traces de violences physiques, mais je ne la connaît pas personnellement. Que puis-je faire? Dois-je appeler la police? Je ne veux pas avoir d'ennui et aimerais rester anonyme.




Notre réponse


Bonjour Madame,

Vous nous écrivez car vous êtes réveillée la nuit par des cris chez vos voisins. Vous avez remarqué que votre voisine a des traces de violence physique. Ne la connaissant pas et désirant rester anonyme, vous ne savez pas quoi faire pour l’aider. 

Tout d’abord, nous vous félicitons de vous préoccuper de votre voisine et comprenons vos inquiétudes. De plus, se faire réveiller au milieu par des bruits de voisins est désagréable et cela doit être d’autant plus difficile en imaginant que cette femme est en danger.

Si vous entendez encore des cris ou des signes qui vous alertent nous vous encourageons à appeler la police au 117 et préciser que vous souhaitez garder l’anonymat. Toute personne peut signaler des situations dans lesquelles il semble y avoir des actes de violence. La police évaluera la situation et interviendra si nécessaire. 

Si vous osez lui parler de vos craintes pour elle ou simplement lui demander comment elle va lorsque vous la croiser, vous pouvez ensuite lui proposer de contacter à Lausanne l’association AVVEC au  022 797 10 10 qui propose une permanence téléphonique ainsi que des consultations individuelles pour des personnes qui vivent de la violence conjugale . Des professionnel-le-s pourront l’écouter, l’informer et explorer avec elle différentes pistes selon ses projets. Si elle le désire, elle pourrait aussi demander un hébergement afin de pouvoir se mettre à l'abri et prendre du recul sur sa situation quelques temps.

Bien évidemment, il est important de vous sentir à l’aise avec la deuxième piste. Il s’agit d’une suggestion qui pourra lui ouvrir une porte de secours. C’est elle qui fera ensuite les démarches pour sortir de cette situation. 

En espérant que ces quelques pistes vous aideront, nous vous souhaitons beaucoup de courage et restons à votre disposition pour d'autres questions.

> Comment puis-je faire lorsque je me sens « obligée » d’utiliser la violence?

23 avril 2021 - Lim...


Bonjour,

J'ai été frappée par mon père quand j'étais jeune, avant mes 10-11 ans. Cela servait de punition. J'ai eu l'occasion de voir que j'avais tendance à reproduire des schémas violents. Physique, notamment avec mes soeurs, quand j'avais 12-15 ans, mais aussi verbale et/ou psychologique, avec elles ou d'autres personnes, des amants ou copains. Je le regrette et j'aimerais que ça change. Je ne ressens pas vraiment de la colère, mais la volonté qu'on me respecte et qu'on m'écoute et je sais que ça ne devrait pas passer par ce genre de comportement. Je devrais en parler, mais il y a de grandes chances que mes parents se sentent accusés et prennent la mouche. Je ne veux pas les mettre au pied du mur non plus. Comment puis-je faire, lorsque je me sens "obligée" d'utiliser la violence ? Y a-t-il d'autres conseils que respirer ou ce genre de blabla peu applicable car on n'a pas forcément le temps d'y penser, en situation ?

Merci pour votre aide, Cordialement.




Notre réponse


Bonjour Madame,

Vous constatez l'installation dans vos comportements de réactions de violences et vous faites des liens avec votre passé et des schémas de violence que vous aimeriez changer à présent.

Tout d’abord il est important de relever que le recours à la violence n’est pas un fait inéluctable et il ne dépend pas exclusivement de l’expérience passée. En effet avoir malheureusement subi de la violence dans le cadre de votre famille n’implique pas que vous soyez automatiquement conditionner à l’utiliser à votre tour dans votre vie. Il est cependant possible que vous ayez intégré ce mode de réaction comme un moyen de vous défendre ou de vous protéger, moyen qui reste cependant inacceptable et sources de souffrances.

Il est au contraire tout à fait possible d'apprendre à anticiper et à gérer par exemple les réactions de colère, tout comme apprendre à éviter d'agir agressivement. Pour cela il est aussi indispensable de développer de comprendre ce qui déclenche en vous cette violence. Généralement, il s'agit de sentiments d’injustices subies, sentiments non exprimés ou non encore bien identifiés.

Votre volonté d’être respectée et écoutée est tout à fait légitime et la violence que vous avez subie reste également inacceptable, mais il vous revient aujourd’hui de trouver des comportements qui vous permettent de l’obtenir sans violence, car cela même est également un manque de respect et d’écoute de l’autre. Parfois c'est en posant des limites claires en lien avec vos besoins d'être respectée et entendue que vous pouvez le mieux cheminer dans le sens que vous souhaitez et sans violence. Il vous appartient donc également de vous déterminer lorsque vos limites sont dépassées et de poser par exemple des conditions.

Concernant vos relations avec vos parents, il est possible qu'il y ait des éléments inexprimés, des non-dits, il est alors indispensable de pouvoir les identifier. Nous ignorons en revanche s’il est indispensable de les exprimer à vos parents directement aujourd’hui pour éviter des ressentiments ou des colères qui peuvent générer des agressions.

Nous ne pouvons que conseiller de consulter des spécialistes avec lesquel-le-s vous pourrez trouver un terrain propice pour comprendre, tisser des liens avec votre passé et surtout élaborer des stratégies utiles pour éviter toute forme de violence. C’est un parcours personnel qui vous fera certainement du bien non seulement par rapport à votre famille d’origine, mais également dans toute relation affective ou vous pourriez reproduire les schémas que vous souhaitez éviter durablement.

De l'aide existe pour surmonter les actes de violences subis par le passé, notamment auprès d’un centre d'aide aux victimes d'infractions (LAVI). Dans le canton du Valais, deux centres existent :

  • Centre de consultation LAVI Valais Romand
    Tél. 027 607 31 00
    Pratifori 27 – 1950 Sion

  • Centre de consultation LAVI Haut-Valais
    Tél. 027 946 85 32
    Postfach 686 – 3900 Brig


Nous vous conseillons vivement de trouver de l’aide contre vos réactions de violence pour apprendre à les anticiper et à les gérer. Pour cela vous pouvez prendre contact avec :

Tout en vous encourageant dans vos efforts et vos recherches de solutions, nous restons à votre disposition si vous souhaitez encore nous solliciter pour des précisions ou tout simplement pour donner de vos nouvelles.


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> J’ai blessé ma femme, j’ai besoin d’aide.

18 mai 2021 - Thi...


Bonjour

Nous nous sommes disputés avec ma femme, elle m'a lancé un verre en pleine figure qui m'a ouvert un peu le frond, elle a criée qu'elle allait me tuer, je lui ai dit qu'elle arrivera jamais et je l'ai frappé sur le nez. Ensuite durant la nuit elle m'a poussé pour avoir plus de place, je mis mon point dans le dos et j'ai poussé, tapé fort, je lui ai cassé 5 côte. Je suis dépité, j'ai peur que cela ne vienne pire, j'ai besoin d'aide




Notre réponse


Bonjour Monsieur,

Vous nous demandez de l’aide suite à la dernière dispute avec votre femme qui a dégénéré en des gestes de violences réciproques et entrainant de graves blessures pour votre femme.

Vos inquiétudes concernant vos comportements violents et une aggravation de la situation sont justifiées. La violence au sein du couple est punissable par la loi et les violences physiques graves comme celles que vous décrivez sont des infractions poursuivies d’office qui peuvent engendrer une ouverture d’une procédure pénale. Ce sont donc des actes graves et il est possible que vous deviez répondre de vos actes devant les autorités.

Si cela n'est pas déjà fait, il est urgent que votre femme consulte un médecin afin qu'elle puisse soigner ses blessures et vérifier son état de santé. De votre côté, il est urgent que vous trouviez des solutions pour stopper la violence et ainsi garantir la sécurité de votre femme et de vous-même. La violence prenant la forme d’un cycle, il arrive fréquemment qu’après une phase d'accalmie, que la violence se reproduise de manière plus intense et plus grave encore. Généralement avec le temps les ressentiments persistent et se rajoutent aux difficultés plus récentes.

Il est donc important que vous puissiez trouver rapidement de l’aide professionnelle qualifiée dans ce domaine. Vous pouvez trouver à Lausanne de l'aide spécialisée dans la violence domestique en contactant le Centre Prévention de l'Ale qui sera à même de répondre à toutes vos questions et vous accueillir rapidement. Les professionnel-le-s de ce centre pourront vous offrir une écoute et une aide concrète, un suivi spécialisé, pour trouver des alternatives aux actes de violence. Vous pourrez également trouver de l’orientation et de l’aide pour votre femme qui en nécessite également. Nous vous encourageons vivement à prendre contact rapidement avec ce centre au: 021 321 24 00.

Le fait que vous soyez conscient de la gravité de la situation et vous souhaitiez y remédier est un pas très important pour entamer un changement car vous êtes responsable de vos actes. Nous ne pouvons donc que vous encourager à chercher rapidement l’aide nécessaire.

N'hésitez pas à nous recontacter si vous en ressentez le besoin ou si vous avez d'autres questions.

> Demande de renseignements étant témoin de violences conjugales chez nos voisins

19 mai 2021 - Voi...


Bonjour,

Nous vous contactons car nous avons malheureusement constaté que le couple à- côté se disputent fréquemment. Ces derniers temps nous avons remarqué que l'intensité des disputes a augmenté et que Monsieur hurle, l'insulte, donne des coups dans les murs, les meubles, ... Madame, dit ne jamais avoir été frappée (mais est-ce vrai ?), mais avoir peur que cela arrive un jour. Ils n'ont heureusement pas d'enfants.

Dernièrement, alors que nous allions appeler la police, car cette fois-ci ça devenait trop violent de notre point de vue et nous avions peur pour notre voisine, Madame c'est retrouvé violemment jetée dehors sur le palier avec ses affaires. Nous avons donc intervenus et essayé de parler avec elle pour l'inviter chez nous afin de la mettre en sécurité, mais elle a préféré partir pour tristement revenir au domicile dès le lendemain.

Et aujourd'hui les cris ont déjà recommencé c'est pour cela que nous vous écrivons maintenant. Nous avons parlé avec elle et lui avons fait part de nos inquiétudes et nous lui avons également dit que nous étions là pour elle et qu'elle pouvait venir chez nous quand elle le souhaitait, de jour comme de nuit. A l'avenir nous n'allons pas hésiter à faire intervenir directement la police vu la scène de la dernière fois.

Pourriez-vous s'il vous plaît nous conseiller sur la meilleure manière de faire dans cette situation là? Nous envisageons également d'avertir la gérance, est-ce une bonne idée?

Merci d'avance pour votre attention et meilleures salutations




Notre réponse


Bonjour Madame,

Vous vous inquiétez pour votre voisine qui est victime de violence conjugale. Vous avez été témoins, à plusieurs reprises, de violentes disputes lors desquelles vous entendiez son partenaire hurler, l’insulter et frapper dans les murs et les objets. Récemment, à l’issue d’une dispute, votre voisin l’a brutalement mis à la porte du domicile conjugale. Vous avez parlé avec Madame, lui avez fait part de vos inquiétudes et lui avez proposé votre aide, notamment en l’invitant à venir se réfugier chez vous en cas de danger. Vous avez peur pour votre voisine et nous demandez comment agir au mieux dans cette situation.

Nous comprenons bien que vous vous faites du souci et vous avez bien fait de nous contacter.  Il n’est pas évident de se retrouver témoins de ce genre de scènes et de savoir comment réagir. Nous aimerions vous féliciter d’être intervenu·e·s auprès de votre voisine. Vous vous êtes montrés soutenant·e·s et lui offrir la possibilité de prendre refuge chez vous peut lui être utile en cas de crise.

Comme vous l’avez remarqué, la violence conjugale s’inscrit dans un cycle qui se répète et s’intensifie. Bien souvent, l’auteur·e de violences psychologiques a tendance à recourir à la violence physique avec le temps. Ce cycle explique également, en partie, comment la personne victime est amenée à rester ou à retourner avec l’auteur·e malgré ce qu’elle subit dans la relation. Il est donc important de ne pas la juger et de respecter son rythme et ses besoins.

En cas de nouvel épisode de violence, nous vous encourageons effectivement à appeler la police au 117 afin de protéger la victime. Elle viendra sur place et évaluera la situation. Elle pourra alors rappeler que la violence domestique est interdite par la loi, protéger la victime et dans le canton de Vaud, la police pourra éventuellement expulser l’auteur du domicile pour une durée déterminée de 14 jours.

Étant donné que vous déjà un lien avec votre voisine, lors d’une discussion avec elle, vous pouvez lui transmettre les contacts des associations auprès desquelles elle peut trouver de l’aide. N’hésitez pas à lui parler du site www.violencequefaire.ch afin qu'elle puisse par elle-même et à son rythme prendre des informations. Nous vous conseillons aussi de lui proposer de prendre contact avec le Centre d’accueil MalleyPrairie à Lausanne qui offre des consultations gratuites et confidentielles aux personnes qui vivent de la violence au sein du couple. Des professionnel·le·s pourront l’écouter et lui donner des informations par rapport aux différentes possibilités qui s’offrent à elle. Si elle le souhaite, elle pourrait aussi demander un hébergement au Centre d’accueil MalleyPrairie afin d’être en sécurité et de prendre du recul sur sa situation. Votre voisine peut joindre le centre au 021 620 76 76.

Par rapport à votre demande concernant le fait d’avertir votre gérance, ceci ne nous paraît pas indispensable dans le sens où vous avez déjà établi un contact direct avec votre voisine et que vous semblez à l’aise de discuter de la situation avec elle. Cependant, il vous est évidemment possible d’informer la gérance si vous souhaiter avoir un soutien de sa part ou lui demander d’intervenir afin de rétablir le calme.

Enfon, sur notre site, dans la section pour l’entourage, vous trouverez des informations complémentaires. En effet, ces situations peuvent également être difficiles émotionnellement pour les témoins. Nous vous invitons à écouter vos ressentis et prendre soin de vous. Nous espérons que notre réponse vous aura aidés et que la situation pourra s’améliorer.

N’hésitez pas à nous écrire à nouveau si vous avez d’autres questions ou si vous souhaitez nous donner des nouvelles de la situation. Nos meilleures salutations.

> Violence conjugale: puis-je faire un constat de coups et blessures sans déposer plainte?

22 mai 2021 - Kab...


Est il possible de faire une constatation de coups (hématomes) sans déposer de plainte pour le moment mais afin de garder une trace en vue de constituer un dossier?




Notre réponse


Bonjour Madame,

Vous aimeriez savoir si il est possible de faire un constat de coups et blessures sans déposer automatiquement plainte.

La réponse est oui. Dans le canton de Vaud, pour réaliser un constat de coups et blessures, il est possible de s'adresser à l'Unité de médecine des violences (UMV) qui est présente sur 4 sites: au CHUV à Lausanne, à l'Hôpital d'Yverdon-les-Bains, au centre hospitalier de Rennaz et à Nyon. Ces consultations sont gratuites et confidentielles. Elles se font sur rendez-vous, puis le dossier vous est rendu personnellement, sans obligation de déposer plainte.

Nous vous encourageons grandement à le faire afin de garder des preuves de l'agression même si vous n'avez pas l'intention de porter plainte dans l'immédiat. Le constat ne sera remis qu'à vous et il pourrait vous aider par la suite si vous souhaitez engager des démarches.

Nous vous envoyons nos meilleures pensées pour la suite. Nous restons disponibles si vous avez d'autres questions et/ou si vous souhaitez nous en dire plus sur votre situation.

> Depuis quelques temps, on ne se comprend plus avec mon amie et il y a des engueulades, des bousculades.

23 mai 2021 - ale...


Bonjour,

Depuis plusieurs temps, on ne se comprends plus avec mon amie. Engueulades, voir se pousser..... Je n'aime pas cette situation. On a de la peine à échanger et bien se comprendre. Ceci depuis février environ, depuis aussi que son fils ainé à tout planté, apprentissage.... Je ne dis pas que c'est sa faute, mais ça n'aide pas vraiment




Notre réponse


Bonjour Monsieur,

Avant toute chose, nous tenons à souligner la démarche que vous avez entreprise en écrivant sur notre site. Identifier qu’il y a de la violence dans son couple peut être difficile à reconnaître ; cela demande du courage que de considérer cela comme un problème et de vouloir changer la situation.

Vous décrivez que depuis 4 mois environ, vous avez des difficultés de communication avec votre amie et cela prend la forme de violences verbales et physiques.

Nous comprenons aussi que vous êtes préoccupé par l’avenir professionnel du fils aîné de votre amie. Est-ce un des sujets sur lequel vous n’arrivez pas à vous comprendre avec votre amie ? Y-a-t-il d’autres sujets spécifiques qui convergent réguilièrement vers des violences verbales ou physiques ?

Si vous avez le souhait de mieux comprendre en quoi la communication s’est enraillée dans votre couple, et que vous êtes à la recherche de stratégies alternatives à la violence, nous vous proposons de contacter, à Fribourg,  l'association Ex-Pression qui est un lieu spécialisé dans les dynamiques relationnelles violentes au sein du couple.  Les professionnel-le-s sont joignables par téléphone au 0848 08 08 08 et par SMS au 079 703 36 57, ou encore par e-mail à l’adresse: info@ex-pression.ch.

Dans l’espoir que votre situation pourra se résoudre, nous vous souhaitons de trouver les moyens de renforcer un mode de communication plus sain avec votre amie.

Nous restons à disposition si vous avez d'autres questions ou si vous souhaitez nous en dire plus sur votre situation.

Avec nos meilleures salutations,

> J’ai subi des violences psychiques et physique de la part de mon copain, je souhaite porter plainte, quel recours et quelle démarche dois-je faire?

31 mai 2021 - Ede...


Bjr,

j'avais emménager mes affaires chez mon copain sur le canton de Fr en attendant de finir ma formation en France et d'aller m'installer officiellement. J'ai déménagé mes affaires chez lui et j'ai subit violences psychique et physique je souhaites porter plainte et récupérer mes affaires dans l'appartement. Quels recours et quel démarche je peut faire ? J'ai contacté son ex femme et ses 3 enfants qui ont subit pdt près de 20 ans les mêmes violences que moi.




Notre réponse


Bonjour Madame,

Vous avez subi des violences psychologiques et physiques de la part de votre conjoint et vous souhaitez récupérer vos affaires chez lui et porter plainte.

Etant donné que les violences ont été commises en Suisse, vous avez le droit à une aide aux victimes d'infractions. Cela veut dire que vous pouvez être accompagnée gratuitement dans toutes vos démarches, comme celle de porter plainte. Nous vous encourageons vivement à prendre contact avec le centre LAVI du canton de Fribourg, des professionnelles pourront vous aider dans vos démarches et selon vos besoins.

Dans le canton de Fribourg, les consultations du Centre LAVI cantonal peuvent s'effectuer par téléphone au +41 26 322 22 02, notamment si vous n'êtes pas en Suisse. Il est nécessaire de préciser que les violences ont eu lieu à Fribourg, en Suisse.

Nous conseillons également de faire constater les violences physiques le plus rapidement possible et cela même si les violences ne sont pas récentes. Des professionnel-le-s de la santé pourront évaluer votre état de santé physique et mental. Ce constat médico-légal peut être utilisé comme preuve lors d'une procédure judiciaire. Si vous pouvez vous déplacer à Lausanne, l'Unité de médecine des violences est spécialisée dans ce type de constat médical, le constat n'est remis qu'à vous et ne vous engage pas à porter plainte.

Vous avez contacté l'ex-femme de votre conjoint qui a également subi des violences de sa part, nous saluons cette démarche courageuse qui vous permet de briser le silence et de ne pas rester seule avec vos émotions. Si vous souhaitez également en parler à des professionnel-le-s en France, le numéro 3919 vous écoute de manière bienveillante et confidentielle. Au besoin, leurs équipes pourront également vous orienter dans le réseau français.

Nous espérons avoir répondu à vos questions et notre porte reste ouverte si vous souhaitez nous poser une nouvelle question ou nous donner de vos nouvelles. Nous vous souhaitons beaucoup de courage pour la suite de vos démarches, avec nos meilleures pensées.

> Violences conjugales, quels droits pour la victime de nationalité étrangère?

27 juin 2021 - Kev...


Bonjour,

Mon beau-frère (frère de mon épouse), frappe régulièrement sa femme, car il est nottamment sous l'emprise de l'alcohl. Les 2 enfants (1 et 3 ans) en sont témoin et le vivent évidemment très mal. Le couple est marié depuis 3 ans, lui a le passeport suisse et elle a le passeport serbe.

Elle hésite à déposer plainte car elle a peur de perdre ses enfants vu qu'elle n'est pas suisse. Quels sont ses droits en étant qu'étrangère et que pouvons-nous faire pour elle ?

Merci pour votre aide car ça devient vraiement difficile car ça fait plusieurs mois ou années que ça dure, il y a des hauts et des bas. Bref là j'ai envie de réag8r et de ne plus me taire.

Dans l'attente de votre réponse, une bonne fin de dimanche.




Notre réponse


Bonjour Monsieur,

Si nous comprenons bien, votre beau frère frappe régulièrement sa femme lorsqu’il est sous l’emprise de l’alcool. Les enfants en sont témoins. Votre belle-sœur hésite à entreprendre des démarches car elle ne connait pas ses droits en tant que personne de nationalité étrangère. Vous souhaitez réagir et avez besoin de conseils pour la soutenir, c’est pourquoi vous nous contactez.

Au vu des éléments que vous nous transmettez, votre belle-sœur est victime de violence conjugale, principalement physique, depuis plusieurs années. Leur enfants sont témoins de ces violences et cela peut avoir un impact sur leur bon développement. C’est pourquoi il est important de pouvoir les protéger de ce contexte. Pour ce faire, il existe plusieurs démarches que peut entreprendre la victime, quelque soit sa nationalité.

La violence conjugale est composée d’infractions punies par la loi. Une partie de celles-ci sont poursuivies d’office. La victime peut en tout temps déposer plainte pénale pour les violences qu’elle subit. Elle peut également contacter la police en cas de nouvelles violences, au 117. Lors de leur intervention à domicile au moment de la crise, les policier-ère-s peuvent expulser l’auteur des violences. L’appel à la police peut être fait par un témoin de la scène. Suite à cet appel à la police, différentes procédures peuvent s’ouvrir en plus de l’expulsion du domicile pour la personne auteure, à savoir un dépôt de plainte et une possibilité de séparation. Des mesures de protection peuvent être mises en place pour protéger la personne victime.

Lors de mesures de séparation, la justice civile va attribuer le droit de déterminer le lieu de résidence au parent qui est le plus à même de s’occuper des enfants. En Suisse, les deux parents ont des droits égaux face à leur enfant, indépendamment de leur sexe et de leur nationalité. Pour les questions de permis de séjour suite à une séparation, le Centre Social Protestant et son service de la fraternité est le spécialiste du Canton de Vaud sur ce sujet. Il existe plusieurs permanencesatteignables au travers du numéro direct 021 560 60 98.

Il y a d’autres adresses sur le canton de Vaud d’organismes qui soutiennent les personnes victimes de violences conjugales. Le Centre d’accueil Malley Prairie (021 620 76 76) est spécialisé dans l’accompagnement des personnes victimes. Un hébergement est également possible sur Lausanne, pour la victime et ses enfants. Le Centre LAVI (021 631 03 00) peut également soutenir les personnes victimes sur les plans psychologique, juridique ou de protection. Ils se basent sur la Loi fédérale d'aide aux victimes. Leurs bureaux se trouvent à Aigle, Lausanne et Yverdon-les-bains. Ils sont joignables 24/24h et les entretiens sont gratuits et confidentiels. L'Equipe Mobile d'Urgences Sociales (0848 133 133) peut se déplacer en tout temps à domicile ou dans tout autre lieu souhaité pour une rencontre afin de soutenir les personnes en difficultés.

Nous espérons que vous avez trouvé dans ces pistes les conseils que vous cherchiez pour soutenir votre belle-sœur. Nous restons bien entendu à votre disposition si vous avez besoin de compléments d’information.

> Ma fille baffe son copain, que faire?

02 juillet 2021 - Elf...


Ma fille de 15 ans donne des baffes à son ami de 17 ans




Notre réponse


Bonjour Madame,

Votre fille donne des baffes à son copain. Tous les deux sont mineurs et nous imaginons que vous ne savez pas quoi faire dans cette situation.

Vous avez bien fait de nous écrire. C’est un comportement de violence physique qu’il est important de ne pas banaliser. 

Avez-vous eu déjà une discussion à ce sujet avec votre fille? Tout d’abord, nous pensons qu’il est primordial que vous lui expliquiez clairement que la violence n’est pas une manière adéquate pour réagir dans une relation. N’hésitez pas à le lui répéter. Donner une baffe est une action blessante, psychologiquement et physiquement et ne va pas l’aider à résoudre un conflit. Au contraire, la violence aggrave les situations difficiles et peut briser une relation. Rappelez-lui aussi que la violence est interdite par la loi et que son copain ou toute personne qui subit de la violence a le droit de porter plainte contre elle. 

Ensuite, vous pouvez lui demander pourquoi elle agit de cette manière. S’il y a de la colère ou de la frustration sous-jacente qui la pousse à agir ainsi, dites-lui qu’elle peut libérer ses émotions d’une autre manière que par de la violence sur autrui. Pour commencer elle peut sortir de la pièce et marcher lorsque l’envie de baffer son copain lui vient. De cette manière, elle pourra en prendre conscience, s’arrêter à temps et revenir quand la tension est redescendue en ce demandant ce qui la fâche ou la frustre dans cette situation.

Si malgré vos discussions et ces conseils, cela ne s’arrête pas, elle peut nous écrire directement ou contacter au 147 l'association Projuventute pour demander d’autres conseils.

Si votre fille est prête à faire ce pas, nous pouvons lui conseillons de prendre contact avec le Centre de consultation les Boréales au  021 314 66 33 qui propose différentes prises en charge: thérapies individuelles, de couple ou de famille etc... Cet espace pourrait lui permettre de comprendre pourquoi elle recourt à la violence et trouver des alternatives.

Notre porte reste ouverte en cas de nouvelles questions. Nous espérons que nous avons répondu à votre demande et vous envoyons nos meilleurs messages.

> Mon mari peut me pousser mais ne me frappe pas. Mon fils vit la même chose que moi.

20 août 2021 - Sko...


Mon mari n'est pas toujours correcte avec mou, il crie souvent, hausse la voix, insulte , peut me pousser mais ne frappe pas. Par contre, mon fils qui subit la même chose que moi, réagit à ce comportement en cassant des objets ou en frappant son père.




Notre réponse


Bonjour Madame,

Vous nous écrivez pour nous dire que votre mari crie souvent, vous insulte et vous pousse.Votre fils, qui subit les mêmes agissements de la part de son père, réagit différemment en cassant des objets ou en le frappant.

Vous ne formulez pas à proprement dit de questions, mais l’on peut imaginer que vous cherchiez de l’aide.

Tout d’abord il est important de vous dire que les violences que vous évoquez sont non seulement d’ordre psychologique (cris, insultes) mais aussi physique (le fait de pousser quelqu’un).

Effectivement, au niveau de la loi suisse, le fait de pousser à plusieurs reprises quelqu’un est considéré comme une infraction au code pénal suisse et est interdite par la loi. Ce sont ce que l'on appelle des voies de fait (art. 126 du code pénal suisse). Votre mari ne vous « frappe » peut-être pas, mais le fait de vous pousser quelques fois est déjà une violence physique en soi.

Votre fils, qui subit les mêmes actes que vous, est également victime de son père. Il réagit à sa manière, par un retour de violence certes, mais sans doute ne sachant pas comment réagir et on peut imaginer, pour vous protéger aussi.

Il est important que ces violences intrafamiliales cessent au plus vite car vous devez être tous les trois en souffrance. Ces violences sournoises, qu'on tend souvent à minimiser, atteignent pourtant profondément l'estime de soi et la santé des victimes directes et des enfants lorsqu'ils en sont témoins.

Pour trouver de l’aide relative à votre situation, vous pouvez contacter le Centre d’Aide aux Victimes d’Infractions à Sion qui propose des consultations gratuites et confidentielles pour vous et pour votre fils. Les professionnel-le-s peuvent vous orienter au besoin vers un-e thérapeute, vers un-e avocat-e et vous donner des conseils en lien direct avec votre situation. Vous pouvez les appeler au numéro suivant: 027 607 31 00  afin de convenir d'un rendez-vous. Les entretiens sont gratuits et confidentiels.

Il existe aussi la fondation l'Essentielles qui vient en aide aux personnes victimes de violences au sein du couple et propose une permanence téléphonique au numéro: 079 320 98 70 , un entretien individuel permettant de faire le point sur votre situation.


Enfin pour votre sécurité et celle de votre fils, en cas de nouvelle situation de violences, vous pouvez aussi faire appel à la police, au 117. Ces derniers pourraient prendre la décision d'expulser votre mari du domicile pour quelques jours, en attendant une audience au tribunal civil. C'est une mesure de protection que la police peut décider en toute urgence en cas de violences physiques ou psychiques (menaces importantes).

Votre message ne le dit pas, mais si votre fils devait encore être mineur, vous pouvez aussi faire appel à l'Office de la Protection pour les Enfants.

Nous espérons vous avoir donné quelques pistes et restons bien entendu à votre disposition si vous aviez des questions ou des commentaires à nous faire. Notre porte reste ouverte, prenez bien soin de vous et de votre fils.

> Que puis-je faire pour aider ma voisine victime de violence ?

12 septembre 2021 - Suz...


Bonjour,

Je ne sais pas quoi faire, j'entends les violences dont elle est victime une voisine, c'est un jeune couple, je suis allée une fois à 4h du matin sonner chez eux le jeune homme il m'a répondu d'une manière agressive et j'ai essayé de parler lui une fois mais il était très violent verbalement

Aujourd'hui je l'ai entendu lui crié dessus et la frapper je suis désemparée, tressée et apeurée je ne sais pas quoi faire




Notre réponse


Bonjour Madame,

Vous nous expliquez être témoin des violences conjugales que subit votre voisine. Vous avez déjà essayé d’intervenir en allant sonner à leur porte durant la nuit ou en parlant avec votre voisin. Celui-ci s’est alors montré agressif verbalement envers vous. Cette situation vous effraie et vous vous sentez démunie.

Vous avez bien fait de nous contacter, en effet il est difficile de se retrouver face à ce genre de situation et de savoir comment réagir. Nous vous félicitons pour vos interventions courageuses qui indiquent à votre voisin que la violence n’est pas acceptable et que vous ne la tolérez pas. En effet, la violence au sein du couple, qu’elle soit psychologique ou physique, est interdite par la loi et peut avoir de graves conséquences sur la personne victime.

Nous aimerions vous donner quelques pistes pour venir en aide à votre voisine, tout en vous protégeant vous-même des agressions verbales de son conjoint.

En cas de nouvel épisode de violence, nous vous encourageons vivement à appeler immédiatement la police au 117. Celle-ci pourra alors intervenir au domicile et proposer de l’aide à la victime, voire expulser l’auteur du logement durant quelques jours.

Si vous vous sentez à l’aise, vous pouvez également essayer d’entrer en contact avec Madame en lui demandant comment elle va et en lui faisant part de votre inquiétude. Vous pourrez alors lui indiquer les associations qui viennent en aide aux personnes confronté·e·s à la violence conjugale comme www.violencequefaire.ch (via son conseil en ligne anonyme) ou, dans le canton de Genève, l’association AAVEC. Elle peut les contacter au 022 797 10 10 afin d’être soutenue et conseillée gratuitement et de manière confidentielle par des professionnel·l·es. Si elle le souhaite, elle pourrait également être hébergée dans un logement sécurisé afin de prendre du recul sur sa situation.

Finalement, nous vous conseillons de consulter la section pour l’entourage dans laquelle vous trouverez des informations supplémentaires pouvant vous être utile en tant que témoin. Comme vous le mentionné, ces situations peuvent également avoir un fort impact émotionnel sur vous et il est important que vous preniez soin de vous.

Nous espérons que notre réponse vous aura aidée et nous vous souhaitons bon courage pour les démarches à venir. N’hésitez pas à nous réécrire pour nous poser d’autres questions ou nous donner des nouvelles de l’évolution de la situation. Nos meilleures salutations.

> Je subis de la violence psychologique de la part de ma femme. Je suis désemparé car je vois mes enfants en souffrance.

06 octobre 2021 - Mar...


Bonjour Monsieur,

Je suis un homme marié depuis plus de 10 ans. Nous avons deux enfants adolescents. Notre couple a vécu des phases de violence aussi bien physique que psychologique. C'est violences était aussi bien de mon fait que du fait de Madame. Nous avons tenté de faire une thérapie de couple mais sans succès car elle ne voulait pas continuer et elle m'a forcé à l'arrêter.

J'ai de mon côté fait (et continue) une thérapie auprès d'une psychiatre et sous délégation avec une psychologue. J'ai beaucoup changé ces dernières années mais malheureusement Madame n'a pas profité de mes changements pour en faire aussi. Je parle avec respect et je ne suis plus violent. Je cherche à aider Madame et la soutenir mais elle ne veut pas de mon aide. J'ai décidé de demander le divorce.

Madame ne voulait pas en entendre parler donc j'ai commencé à faire les documents seuls pour une demande unilatérale.

Finalement, elle a été d'accord de faire une demande commune pour s'éviter des histoires et en essayant de trouver des solutions qui nous semblent le mieux pour tout le monde. Nous avons envoyé les documents au tribunal de première instance et depuis Madame a littéralement "pêté" un cable.

Elle m'insulte, est immature, cherche à me rabaisser constamment, me menace en me disant que quand je l'aurai quitté elle ira raconter mes épisodes de violence passée autour de nous.

Nous sommes tous en souffrance à cause de son attitude violente et immature. Elle a une telle haine en elle qu'elle cherche à me faire le plus de mal possible. Elle dit que c'est de ma faute si notre famille va mal car je veux divorcer. C'est selon elle, mon choix de vouloir divorcer qui "détruit" tout. Alors que cela fait des années que je lui demande d'être plus sereine et calme. Elle est persuadée que je lui veux du mal et que je cherche à la rabaissé alors que pas du tout au contraire. Mais c'est une telle certitude chez elle qu'elle se met dans une position de victime pour se donner le droit de m'agresser. Alors que j'essaye d'être le plus bienveillant possible avec elle.

Je suis à la recherche d'un appartement pour pouvoir accueillir mes deux enfants. La situation traîne car nous n'avons toujours pas été convoqué pour une audition auprès du juge et surtout je ne trouve pas d'appartement qui me permettrai de sortir de cette situation malsaine et violente. Un endroit sécurisé ou je pourrai vivre et accueillir mes enfants. C'est ce dont j'ai le plus envie dans ma vie, un cadre sécurisant, épanouissant, de soutien et d'amour pour mes enfants. Je suis désemparé car je vois mes enfants en souffrance et nous en tant que parents nous souffrons aussi. Je suis ouvert à trouver des solutions pour le bien-être de tous.




Notre réponse


Bonjour Monsieur,

Vous êtes marié depuis plus de 10 ans et vous avez deux enfants. Votre couple a vécu des phases de violences physiques et psychologiques. Vous décrivez  avoir été à la fois auteur et victime. Après une tentative de thérapie de couple qui n'a pas eu de succès, vous avez continué seul un suivi thérapeutique. À présent vous ne recourez plus à la violence et vous avez débuté une procédure de divorce. Depuis votre femme exerce de la violence psychologique à votre égard. Vous souhaitez trouver une solution pour le bien-être de chacun et plus spécifiquement celui de vos enfants.

Tout d'abord, nous saluons vos différentes démarches, celles en lien avec vos agissements violents et celle que vous entreprenez aujourd'hui afin de protéger vos enfants ainsi que vous même. En effet, la violence psychologique ne laisse pas de traces sur le corps, mais elle atteint profondément l'estime de soi et la santé des personnes qui en sont victimes.

Nous partageons votre inquiétude quant à la souffrance de vos enfants. En effet lorsque les enfants sont exposés à la violence au sein du couple de leurs parents, ils sont eux aussi affectés. Ils en souffrent et cela peut avoir des conséquences négatives sur leur développement. L'exposition des enfants à la violence au sein du couple parentale est aujourd'hui reconnu comme une forme de maltraitance. Votre devoir, en tant que parent, est donc de les protéger d'un environnement nocif pour leur bien être et leur développement.

Sortir seul d'une situation de violence n'est pas facile et votre récit montre que la séparation n'arrête pas forcément la violence. Nous allons vous proposer ici quelques pistes.

Tout d'abord, en ce qui concerne votre recherche de logement afin de ne plus vivre sous le même toît que votre femme en attendant que le divorce soit prononcé, nous nous demandons si vous avez demandé des mesures de protection de l'union conjugale (MPUC). Ces MPUC peuvent être demandées en cas de situation conflictuelle afin que la ou le juge prononce ainsi la séparation par jugement et règle principalement:

  • L'attribution du logement familial et du mobilier

  • L’attribution de la garde du ou des enfant-s mineur-e-s et les modalités d’exercice du droit de visite

  • La fixation d’une contribution d'entretien en faveur du ou des enfant?s et de l’épouse ou de l’époux


En ce qui concerne la souffrance de vos enfants dont vous nous faites part, nous pensons qu'il pourrait être aidant pour eux d'avoir un espace de parole. En ce sens, nous pouvons vous recommander la Fondation Astrame qui pourrait vous recevoir avec vos enfants afin de parler de cette situation perturbante et difficile. Cette brochure pourrait également vous être utile. Pour prendre contact ainsi qu'un rendez-vous:

As'trame Genève

Rue du Léopard 3
1227 Carouge

022 340 17 37
geneve@astrame.ch

Enfin à Genève, nous pouvons également vous recommander l'association AVVEC qui pourra vous conseiller au sujet des violences psychologiques que vous subissez ainsi que par rapport aux démarches que vous entreprenez pour vous protéger ainsi que vos enfants. Pour prendre contact:

AVVEC
46, rue de Montchoisy
1207 Genève

Tél. 022 797 10 10

Nous espérons que vous trouverez l'aide dont vous avez besoin afin de vous permettre ainsi qu'à vos enfants de vivre dans un climat sécurisant.

Nous restons à votre disposition pour d'autres questions ou si vous souhaitez nous donner de vos nouvelles.

> Comment accompagner mon amie au mieux sans être trop intrusive ou la brusquer dans ses démarches?

09 octobre 2021 - Ami...


Bonsoir,

je viens d'avoir une Amie qui m'écris que son copain et père de ses 2 enfants l avait frappé pour la deuxième fois et quelle avait peur. Heureusement elle a appelé la police je lui au dis de bienes écouter et suivre leur conseils mon mari étant lui-même gendarme. J'ai donné l'adresse de votre site afin quelle vous contacte, je l'ai rassurée mais je ne sais pas ce que je peux faire de plus si vous pouviez. M aider a l'accompagner au mieux sans trop être intrusive ou la brusquer dans ses démarches




Notre réponse


Bonjour Madame,

Une de vos amies s'est confiée à vous. Elle vous a dévoilé que son compagnon qui est le père de ses deux enfants l'a frappée pour la deuxième fois, et qu'elle en avait peur. Lors des faits, elle a téléphoné à la police. Vous êtes préoccupée et vous vous demandez comment la soutenir et l'aider sans la brusquer dans ses démarches ou être trop intrusive.

Tout d'abord, nous tenons à saluer vos démarches, aussi bien d'avoir conseillé à votre amie de joindre la police mais aussi de nous écrire pour trouver comment la soutenir au mieux. Votre soutien est très précieux! La violence physique est grave et interdite par la loi.  Souvent, les proches de la personne victime se sentent impuissant-e-es et ne savent pas quelle attitude adopter. Pourtant leur soutien peut-être déterminant. Nous allons donc vous donner quelques pistes pour accompagner votre amie.

Briser le silence est un premier pas important. Nous vous encourageons à maintenir le contact, de lui faire savoir que vous êtes là pour elle et qu'elle peut compter sur vous quoi qu'elle décide. Vous pouvez aussi lui indiquer des ressources venant en aide aux personnes concernées par la violence dans le couple.

En cas de nouvel épisode de violence, elle ne doit jamais hésiter à appeler à nouveau la police au 117. Celle-ci pourra alors intervenir au domicile et proposer son aide, voir expulser l’auteur du logement pour une durée de quelques jours.

Dans un premier temps, il serait important que votre amie puisse effectuer un constat de coups et blessures auprès d'un médecin. Dans le canton de Vaud, elle peut s'adresser à l'Unité de médecine des violences du CHUV.

Pour prendre rendez-vous, il suffit de contacter le centre de consultation de son choix par téléphone au:

  • +41 (0)21 314 08 51, Hôpital de Nyon ;

  • +41 (0)21 314 00 60, CHUV ;

  • +41 (0)24 424 42 20, Hôpital d’Yverdon-les-Bains ;

  • +41 (0)58 773 64 77, Hôpital Riviera-Chablais.


Le constat médical ne l'engage à rien et n'est remis qu'à elle. Ce document pourrait lui être utile par la suite si elle décide d'entreprendre des démarches. Aussi une consultation médicale permettrait de contrôler son état de santé.

Dans un second temps ou simultanément, votre amie peut prendre contact avec le Centre LAVI (aide aux victimes d'infractions) du canton de Vaud ou d'un autre canton. Elle pourra obtenir un soutien aussi bien juridique que psychologique, social ou matérielle. Les prestations des centres LAVI sont gratuites et confidentielles. Dans le canton de Vaud il existe trois centre de consultations (Lausanne, Aigle, Yverdon-les-bains).

Enfin, elle peut également s'adresser au Centre MalleyPrairie en composant le 021 620 76 76. Ce centre propose des entretiens ambulatoires pour accompagner dans la compréhension de violences conjugales, des moyens de s’en protéger et de s’en sortir. Des professionnel-le-s l'écouteront et la conseilleront de manière gratuite et confidentielle. Un hébergement d'urgence peut aussi lui être proposé pour elle et ses enfants si elle le souhaite.


Comme vous l'avez déjà proposé, il y a également le site www.violencequefaire.ch sur lequel elle peut se rendre pour s'informer mais aussi pour poser des questions ou déposer son vécu. Parfois ce premier pas est plus facile.

Nous sommes également concerné-e-s par les enfants de votre amie. En effet, les enfants lorsqu'ils sont témoins de la violence au sein du couple parentale, ils sont également fragilisés et sont eux aussi directememt impactés. Informer votre amie de l'impact délétère pour ses enfants de cette situation peut aussi être un levier afin qu'elle engage des démarches pour changer la situation. Pour d'informations sur le sujet: ici.

Nous espérons que ces quelques pistes vous permettront de venir en aide à votre amie et nous vous souhaitons bon courage dans cet accompagnement. Si vous avez d'autres questions ou si nous n'avons pas répondu complètement à votre demande n'hésitez pas à nous recontacter.

Nos meilleures pensées vous accompagnent.

> Comment soutenir mon amie victime de violence?

13 octobre 2021 - Sdz...


Bonjour,

Je crée une relation d’amitié avec une femme victime de violence économique et physique. Je ne sais pas comment lui venir en aide autrement que par la mise à disposition de mes réseau professionnel et personnel. Pourriez-vous m’aiguiller? Merci et belle journée, Sarah Sandoz




Notre réponse


Bonjour Madame,

Votre amie vit des violences économiques et physiques et vous aimeriez l’aider autrement que par des orientations dans votre réseau personnel et professionnel.

Nous comprenons que vous souhaitiez la soutenir dans cette situation difficile, vous avez bien fait de nous écrire. Orienter une personne est déjà une grande aide car la personne peut commencer à faire des démarches pour sortir de cette situation et ne pas rester seule, nous vous en félicitons.

Cela n’est parfois pas suffisant car la personne a besoin d’écoute et de soutien d’une personne de confiance de son entourage pour avoir le courage de demander une aide extérieure. Une oreille ouverte à entendre ce qu’elle vit est donc très précieux. Elle pourra ainsi vous en dire plus sur sa situation si elle souhaite se confier et vous demander du soutien si nécessaire. N’hésitez pas à la questionner directement sur ce dont elle aurait besoin. Selon vos moyens, vous pourrez ainsi l’accompagner dans ses démarches pour sortir de la situation.

Se sent-elle en sécurité ? Tant qu'elle se sentira en danger, il ne lui sera pas possible de concentrer son attention sur les solutions possibles. Vous pouvez lui transmettre le plan d'urgence disponible sur ce site, appeler la police si elle est en danger ou lui proposer ou l’aider à trouver un lieu d'hébergement en sécurité. L' Association AVVEC ( 022 797 10 10 ), qui aide les victimes au sein du couple, en propose.

En cas de coups ou blessures, il est important qu'elle aille vérifier son état de santé et faire un constat médical au près de son médecint traitant ou à l'UIMPV (unité de médecine et prévention de la violence).

Vous pouvez aussi lui donner le lien de notre site si elle souhaite s’informer d’elle-même sur la violence. Elle pourra ainsi s’informer sur ses droits, mieux identifier ce qu’elle vit et ses besoins en fonction. Elle peut également nous poser une question directement.

En tant que personne proche, vous pouvez consulter sur notre page d'autres conseils pour la soutenir au mieux.

Nous espérons que ces pistes aideront votre amie dans sa situation. Nous restons à disposition si vous avez d’autres questions et vous envoyons nos meilleures pensées.

> Ma fille est victime mais n’ose pas porter plainte, que faire pour l’aider?

01 novembre 2021 - Cha...


Ma fille est mal traité par son ami physiquement et mentalement je suis allé à la police pour signaler la mal traitance de ma fille mai vue quelle est majeur je ne peut rien faire je suis déchiré de l'intérieur j'ai tellement peur pour elle. Elle n'est pas marié et n'a pas d'enfants mai elle à tellement peur de lui quelle n'ose pas porter plainte quesque je peut faire pour l'aider à sortir de se cauchemar.




Notre réponse


Bonjour Madame,

Votre fille vit des violences psychologiques et physiques et n’ose pas porter plainte contre son partenaire. Vous avez déjà signalé ces violences à la police mais vous avez très peur pour elle.

Nous comprenons votre « déchirement » et imaginons votre appréhension en tant que mère. Vous avez bien fait de nous contacter. Votre aide lui sera très précieuse pour sortir de cette situation.

En cas d’urgence et de danger, elle ou vous, pouvez appeler la police au 117 à tout moment pour qu’elle intervienne et protège votre fille.

L’emprise de l’auteur et la peur empêche d’agir mais lorsque les victimes prennent connaissance de leurs droits et des moyens pour se protéger, cela leur laisse plus de possibilités pour s’actionner et sortir d’une situation difficile.

En dehors des démarches juridiques (comme porter plainte), votre fille peut recourir à différentes solutions pour se protéger déjà physiquement en s’éloignant de son partenaire. Serait-elle prête à partir (même momentanément) pour reprendre confiance et faire le point sur cette situation ?

Si oui, pourriez-vous l’héberger ? Ou se sentirait-elle plus en sécurité en allant dans un endroit confidentiel et sécurisé ? L’hébergement d’urgence le plus proche de votre région serait chez Solidarité Femmes Bienne (032 322 03 44) qui a une maison d’accueil. Les intervenantes proposent aussi des entretiens pour informer et soutenir les victimes dans leurs démarches.

Lorsque les violences sont signalées à la police, elles peuvent être poursuivies d’office. C’est-à-dire qu’il n’y a pas besoin de porter plainte car elles sont considérées comme graves et font automatiquement l’objet d’un délit pénal répréhensible. Cela a pour but de mieux protéger les victimes et de les alléger. Vous trouverez sur notre site la liste des violences poursuivies d’offices et celles poursuivies sur plainte.

Si votre fille souhaite porter plainte plus tard, il y a un délais de trois mois depuis l'acte de violence. Nous lui conseillons de garder des preuves et de demander l’aide d’un Centre LAVI pour être accompagnée au mieux dans cette démarche. Elle pourra aussi voir avec eux si elle veut mettre en place des mesures de protections, notamment s’il y a des menaces importantes.

Rappelez à votre fille qu’elle n’est pas seule et que des professionnel-le-s peuvent l’aider à se protéger et sortir de cette situation.

Nous espérons que nos pistes encourageront votre fille. Nous sommes à disposition si vous avez d’autres questions ou si elle-même souhaite nous écrire. Nous vous envoyons à toutes les deux nos meilleures pensées pour la suite. Prenez soin de vous.

> Quand les disputes dégénèrent, je me gifle et me fais du mal. J’ai aussi déjà agressé ma femme, qu’est-ce que vous me recommanderiez pour que cela ne se reproduise plus?

08 novembre 2021 - Kon...


Bonjour,

Ma femme et moi sommes ensemble depuis 6 ans et parfois quand nos disputes dégénèrent, je ne sais pas comment exprimer mon désespoir et mon impuissance et je m'inflige des douleurs en me tapant contre le mur, en me giflant, en me mordant ou autre. Ma femme ne réagit jamais parce qu'elle ne veut pas m'encourager à ce genre d'actes mais résultat je me sens encore plus démunie. Je pense que j'essaie de lui faire voir physiquement la douleur qu'elle me cause pendant ces disputes.

Ma femme est légèrement autiste et quand nous nous disputons elle devient extrêmement froide, distante et agit comme si notre histoire ne comptait pas pour elle. Alors que nous sommes en général un couple très uni, très fusionnel et très aimant. Nous ne nous disputons pas souvent, mais hier, nous manquions les deux de sommeil et je m'apprêtais à partir à l'étranger sans elle pendant une semaine donc nous étions tendues. Au moment du coucher, une brève interaction a mal tourné et nous nous sommes disputées pour rien du tout. Mais je voulais absolument dormir ET être en bon terme avec elle au moment de m'endormir et la situation s'est donc rapidement envenimée et finalement je me suis donnée deux claques et me suis fortement mordue au bras. Maintenant j'ai un léger bleu au bras. Au printemps dernier, une dispute avait très mal tourné et je l'avais empoignée et plaquée contre le mur de manière très brutale. Cet incident nous a beaucoup marqué parce que je n'avais jamais usé de violence contre elle auparavant. Je voyais une psychologue à cet époque et j'ai pu en parler avec elle mais elle ne m'a pas donné d'outils pratiques dont j'ai besoin pour briser le cercle de la violence. Sortir de la maison ou se soustraire au problème n'est pas toujours une option.

Hier j'avais également envie de la gifler mais je ne veux plus jamais lui faire de mal raison pour laquelle je me suis giflée moi-même. Mais je crois que ce n'est pas une solution durable et j'ai très peur d'avoir des enfants et de subir le même genre de besoin soudain de faire mal à quelque chose.

Aujourd'hui je ne vois plus ma psychologue pour des raisons financières et parce que mes demandes de conseils pratiques n'ont pas été écoutées.

Qu'est-ce que vous recommanderiez? Je comprends qu'il n'y a pas de solution facile mais j'aimerais mettre en place des stratégies d'évitement de la violence le plus rapidement possible.




Notre réponse


Bonjour Madame,

Nous vous remercions de votre message que nous avons lu avec attention. Le fait que vous ayez pu nous écrire constitue déjà un pas très important et nous relevons le courage que vous démontrez en nous contactant.

Vous nous écrivez que vous vous sentez démunie, vous ne savez pas comment exprimer votre désespoir, votre impuissance et vous vous infligez des douleurs en vous tapant contre le mur, vous giflant et vous mordant pour essayer de montrer à votre femme la douleur que vous causent ces disputes. Vous relatez éviter à tout prix de faire du mal à votre femme. Vous vous en voulez d’avoir eu recours à la violence physique lorsque vos émotions vous ont dépassées et que vous l’avez empoignée et plaquée contre le mur.

Recourir à la violence sous quelque forme que ce soit, contre sa femme, ou soi-même est source degrande souffrance chez toutes les personnes impliquées d’où l’importance d’agir pour mettre fin à ce cercle de violence et de souffrance. Vous avez connaissance de certains outils pour faire face à la violence comme sortir de la maison ou se soustraire au problème. Vous expliquez qu’il ne vous est pas toujours possible de les utiliser.

La violence n'est pas une fatalité, des solutions existent. Il est possible d’apprendre à gérer la colère et à la mettre en mots avant l’escalade. Nous vous encourageons vivement à prendre contact avec un service spécialisé. Pour le canton de Vaud, le Centre Prévention de l’Ale (CPAle) au 021/321.24.00 ou par email à info@prevention-ale.ch est l’organisme spécialisé pour soutenir les personnes dans votre situation. Des professionnel-le-s pourront vous proposer une première rencontre non payante qui vous permettra de présenter votre situation en détail. Par la suite, ils ou elles vous accompagneront dans le développement de nouvelles stratégies permettant la gestion de ces situations dans le respect de votre femme et de vous-même.

Afin de vous aider à comprendre votre situation, nous vous invitons de réfléchir à ces questions. Lorsque vous vous infligez ces douleurs, quelles émotions sont liées à ces gestes ? Pensez-vous qu’il pourrait s’agir d’un sentiment de colère envers votre femme que vous retournez contre vous pour ne pas lui faire de mal ?

Nous espérons que ces quelques lignes vous seront utiles. Dans l’espoir que votre situation pourra se résoudre, nous vous souhaitons de trouver les moyens de renforcer un mode de communication plus sain avec votre femme.

> Une proche de ma famille subit des violences de la part de son mari depuis plus de 40 ans. Que puis-je faire pour l’aider ?

15 novembre 2021 - Nov...


Bonjour,

j'ai besoin d'aide pour un proche de ma famille qui subit des violences physiques morales et psychologiques de la part de son mari depuis plus de 40 ans .

Comment puis je l'aider à le quitter elle qui ne se sent pas la force .




Notre réponse


Bonjour Madame, 


Une proche de votre famille subit des violences physiques et psychologiques de la part de son mari depuis plus de 40 ans. En tant que témoin de cette situation, vous vous demandez comment lui venir en aide. Nous comprenons et partageons votre inquiétude vis-à-vis de cette situation. Votre amie n’est pas seule, il existe des solutions pour lui venir en aide. 


La violence conjugale débute souvent par une insulte et peut, au fil des années, évoluer vers des actes juridiquement plus graves tels que des coups et des blessures corporelles. Il existe un nom pour expliquer ce processus : le cycle de la violence conjugale. Nous vous invitons vous et votre amie à lire ce qu’explique notre site afin de savoir si votre amie se reconnait dans l’explication ou non. Ensuite, nous vous rendons attentives au fait que la violence est punie par la loi. Votre amie a le droit de demander de l’aide afin de protéger son intégrité physique et psychique.


Pour venir en aide et offrir du soutien aux victimes de violence, il existe le centre LAVI du canton du Valais.  Des professionnel-le-s du centre pourront proposer à votre amie une écoute, des informations sur ces droits ainsi qu’une aide plus spécialisée comme des consultations chez un-e psychothérapeute ou un-e avocat-e. Le centre LAVI offre également un hébergement d’urgence dans le but de protéger les victimes de leur agresseur. Les consultations dans le centre LAVI sont confidentielles et gratuites. Rencontrer les professionnel-le-s de ce centre ne l'engage à rien et cela lui permettrait de faire le point sur sa situation afin de prendre la décision qui sera la meilleure pour elle-même.


Pour le canton du Valais, nous vous conseillons d'inviter votre amie à prendre contact avec le Centre LAVI  au 027 607 31 00. Les professionnel-le-s du centre LAVI sont là pour soutenir votre amie, en aucun cas, elle ne sera jugée ou encore mise en doute. Et en cas d’urgence, nous vous conseillons de suggérer à votre amie de faire appel immédiatement à la police au 117. En cas de crise, la police peut, dans le cadre de son intervention, expulser immédiatement le/la partenaire violent-e du logement commun.


Nous espérons avoir pu vous amener quelques éléments de réponses à vous et votre amie. N’hésitez pas à nous écrire à nouveau si vous avez d’autres questions, ainsi que si vous souhaitez nous tenir au courant de la situation. Nos meilleures pensées vous accompagnent vous et votre amie. 



> Mon ami est victime de violence: comment l’aider?

16 novembre 2021 - ISA...


Bonjour,

J’ai un ami qui subit des choses qui pour moi sont des violences (insultes, gros mots, objets lancés, les lunettes ont été cassées intentionnellement, l’ordinateur personnel emporté durant une journée…).

Je me demande comment l’aider? Que puis-je faire??? Merci pour votre réponse




Notre réponse


Bonjour Madame,

Vous nous faites part de la situation de votre ami qui reçoit notamment des insultes et des objets. Cela vous préoccupe et vous nous demandez comment l'aider.

Le contrôle, les insultes ou l’intimidation par la destruction d’objets personnels relèvent effectivement de la violence psychologique voire de la violence physique pour ce qui est des objets lancés. Ces agissements sont interdits par la loi et peuvent faire l’objet d’une plainte pénale. De plus, si elles sont commises dans le cadre d’une relation de couple, certaines de ces infractions sont poursuivies d’office, du moment où une autorité en est avertie, sans que la personne victime ait besoin de porter plainte. En cas de violence conjugale, il peut toutefois être difficile pour la personne de reconnaître qu’elle est victime en raison du cycle de la violence.

Nous comprenons votre inquiétude en tant qu’ami et saluons votre démarche. L’entourage représente un précieux soutien, tout comme les informations et l’accompagnement pouvant être fournis par le réseau professionnel. Nous vous encourageons en ce sens à transmettre à votre ami les coordonnées du Centre de consultation LAVI (pour enfants, hommes et victimes de la circulation) du canton de Fribourg au 026 305 15 80 pour une consultation gratuite et confidentielle. En cas d’urgence et de danger, vous ou votre ami pouvez solliciter l’intervention de la police au 117 pour sa protection. En cas de violence dans le couple, la police a la possibilité d’expulser la personne auteure pour une durée déterminée.

En espérant avoir répondu à votre demande, nous restons à disposition si vous souhaitez préciser la situation ou si vous avez d’autres questions. Nous vous transmettons à vous et votre ami nos meilleures pensées pour la suite.

> Il m’insulte et me dit des choses blessantes, j’essaie de tout faire au mieux mais je ne suis jamais assez bien.

06 décembre 2021 - Jen...


Bonjour,

Je suis en couple depuis 6 mois seulement. C'est assez court mais je suis très attachée à lui. Je pense avoir peur de l'abandon ce qui n'aide pas mais je travail dessus. Depuis plusieurs mois, il m'insulte, me dit des choses très blessantes, s'énerve pour un rien, frappe dans les murs/portes, me pousse violemment si j'essaie quand même de le calmer... j'essaie tant bien que mal de tout faire au mieux mais je ne suis jamais assez bien.

Si je suis de bonne humeur et que lui pas ca l'énerve et il pete les plombs. Si je n'apprécie pas quelque chose (qui ne le concerne pas) il s'énerve aussi. Si je suis triste il s'énerve, si je pleure, n'apprécie pas quelqu'un, me sens mal, lui pose une question au mauvais moment, lui parle d'un sujet quelconque mais dont il ne veut visiblement pas parler à cet instant, donné mon avis sur les infos,... il s'énerve. En gros il s'énerve pour tout et je ne peux pas l'anticiper car ce n'est jamais pour les mêmes choses. J'essaie de tout faire au mieux mais je n'y arrive pas.

En dehors de ça il est adorable, gentil attentionné et il est très très gentil avec les personnes extérieures (surtout les femmes qu'il protège en toutes circonstances). Quand il se rend compte de ça (souvent 24h plus tard), il s'excuse, me dit qu'il s'en veut, qu'il ne veut pas me perdre car il a besoin de moi,...

Mais la je n'en peux vraiment plus, je me sens de plus en plus mal dans ma peau ce qui me rend de plus en plus jalouse et malheureuse ce qui l'énerve encore plus. Je voudrais arranger cela et l'aider mais je ne sais pas comment faire. Il refuse de consulter (il me l'interdit même à moi même sous peine de me quitter).

Il a subi de nombreuses commotions suite au hockey, de nombreuses personnes voulait qu'il fasse des tests mais il refuse. Est-ce que je peux faire quelque chose pour aider ou est-ce que ça ne changera jamais et je dois apprendre a vivre avec quelqu'un qui m'aimera un jour et me detestera le lendemain et ce sans raison ? Est ce que je peux faire quelque chose pour moi ne pas me sentir en dessous de tout dans ces moments là ?

Merci de votre aide et désolé pour le long message.




Notre réponse


Bonjour Madame,

Depuis plusieurs mois, vous vivez des violences psychologiques, et physiques lorsqu’il vous pousse, et « vous n’en pouvez plus ». Vous vous demandez si vous pouvez faire quelque chose pour aider ou si vous devez apprendre à vivre avec les changements de comportements de votre partenaire. Vous vous demandez comment faire pour ne pas vous sentir rabaissée dans les moments de crise.

Nous vous remercions de votre long message, les détails sont précieux pour comprendre la situation et vous conseiller au mieux.

La violence dans un couple n’est pas « normale ». Elle détruit la relation ainsi que l’estime de soi, la santé mentale et physique de celui ou celle qui la subit. C’est aussi pour cela qu’elle est interdite par la loi. Vous n’avez donc pas à apprendre à vivre avec les comportements violents de votre partenaire qui sont néfastes pour vous. Que vous vous "suradaptiez" ou non à votre partenaire, comme vous le dîtes, "il s'énerve pour tout" et vous ne pouvez pas l'anticiper.

Avant tout, il est primordial que vous vous en protégiez, d’autant plus que la violence à tendance à s’intensifier avec le temps.

Nous comprenons que vous soyez attachée à lui, que vous craignez d’être seule et que vous ayez envie de l’aider. Cependant, il est responsable de sa santé et de ses comportements. Seul lui peut fournir des efforts et des démarches pour se sentir mieux et arrêter d’user de la violence. Le fait qu’il s’excuse lorsqu’il se rend compte que c’est mal ou qu’il vous interdit de consulter un-e professionnel-le sont des manières de garder le contrôle sur vous et cela nous inquiète. Cela vous donne de l’espoir pour continuer la relation et renforce le cycle des violences qui reviennent de plus belle.

Nous vous invitons à vous questionner sur vos besoins dans votre couple. Ne souhaiteriez-vous pas que quand vous ne vous sentez pas bien, vous ayez du soutien de votre partenaire pour passer ce moment difficile ? Lorsque vous vivez un moment de joie, ne voudriez-vous pas l’apprécier et le partager sans que cela se termine en crise ?

Sachez que vous avez le droit de vivre une vie de couple remplie d’amour et surtout de sécurité.

Lorsqu’il vous insulte et qu’il vous rabaisse, votre estime personnelle est touchée et vous vous sentez dévalorisée. À cout terme, vous pouvez vous éloigner (changer de pièce ou partir) lorsqu'il y a une crise pour ne plus l'entendre. Vous pouvez aussi choisir de mettre une limite à cela et ne plus accepter ces actes. Décider que votre personne a de la valeur et du mérite comme tout le monde et que vous n’êtes pas ce qu’il dit. Vous pouvez renforcer votre estime à l’aide de littérature sur le sujet ou avec du soutien psychologique professionnel. Vous pourriez en parler avec des spécialistes du Centre LAVI du canton du Valais (027 607 31 00) qui pourront vous proposer un accompagnement psychologique ou contacter de votre côté un-e psychologue/psychothérapeute.

Nous vous encourageons à poursuivre votre réflexion et vos démarches pour vous sentir mieux. Vous n’êtes pas seule, notre porte reste ouverte si vous souhaitez nous donner des nouvelles ou nous poser d’autres questions. Prenez soin de vous.

> Je me demande si ce que je subis est de la violence?

27 décembre 2021 - Li...


Bonjour, Je ne sais pas si ce que je subis constitue de la violence. Mon ami est une personne lunatique et nerveuse. Il lui arrive de me crier dessus. Dernièrement, alors qu'il était très énervé, il m'a lancé une couverture au visage, m'a serré le bras et m'a bousculée. Que dois-je faire ?




Notre réponse


Bonjour Madame,

Dans votre message, vous vous demandez si les actes de votre ami envers vous constituent de la violence et vous aimeriez savoir ce que vous devez faire face à cela.

Vous avez bien fait de nous écrire. Briser le silence autour des violences n'est jamais facile. C'est un pas important que vous avez franchi en venant nous demander de l'aide.

En effet, les actes que vous nous décrivez peuvent être qualifiés de violents. Les bousculades, lancer des objets au visage et serrer le bras sont des comportements physiquement violents. Les cris, notamment lorsqu'ils sont accompagnés de violences verbales font partie d'une forme de violence psychologique.

Les actes qu'exercent votre ami envers vous sont graves et punissables par la loi.  De plus, sur le long et court terme, elles peuvent avoir des conséquences négatives sur votre bien-être. Vous nous dites que ce dernier est "lunatique", "nerveux" et se met en colère. Or, ces traits de personnalités quels qu'ils soient n'excusent et ne justifient en rien le recours à la violence. Si votre ami passe par une période difficile ou qu'il rencontre des problèmes particuliers, c'est à lui que revient la responsabilité de gérer son stress et mal-être plutôt que de s'en prendre à sa partenaire.

Nous avons peu d'information quant à votre situation. Seriez-vous d'accord de nous en dire un peu plus ? Y-a-t-il eu d'autres épisodes de violence ? Vivez-vous avec votre ami ?

Voici quelques questions qui peuvent vous aider à faire le point de votre situation: comment envisagez-vous le reste de la relation maintenant que vous avez identifié les violences? En avez-vous parlé avec lui ? Pensez-vous qu'il puisse reconnaitre la nature violente de ses comportements? Nous vous conseillons de consulter la rubique "Que Faire" sur notre site internet qui explique les démarches à prendre selon les décisions que vous prenez quant à votre relation. Le plus important est que vous pensiez à vous en priorité et à vous protéger.

Nous vous conseillons de parler de ce vous vivez avec une ou des personnes de confiance (entourage comme ami-e, collègue, famille etc). Il est important que vous soyez soutenue et que vous ne restiez pas seule avec votre souffrance.

Vous pouvez également parler avec des professionnel-e-s en faisant appel à Solidarité Femmes Fribourg. Il s'agit d'une association qui soutien les femmes victimes de toutes sortes de violences. Vous y trouverez  des professionnelles formées dans ce domaine qui offrent de l'écoute, informent et soutiennent les personnes concernées. Vous pouvez les contacter par mail, téléphone ou obtenir une consultation sur rendez-vous, gratuite et confidentielle. Vous pouvez les joindre au 026 322 22 02.

Pour finir, si une scène de violence explose ou que vous avez peur pour vous-même, n'hésitez pas à appeler à la police au 117 à tout moment. La police intervient d'office dans les situations de violences conjugales et preserve l'anonymat de la personne qui a appelé.

Nous nous tenons à disposition si vous désirez nous en dire un peu plus ou si vous avez d'autres questions. Nous sommes de tout coeur avec vous et attendons de vos nouvelles.

> Ma mère est violence avec mon père, est-ce que je dois faire quelque chose ? Que puis-je faire?

30 décembre 2021 - pel...


Bonjour,

je vous écris car ma mère a des comportements violents envers mon père. Lorsque j'habitais chez eux, elle était particulièrement impulsive et violente, aussi avec nous, ma soeur et moi.

Pas toujours, bien sûr, elle nous montrait aussi de l'affection régulièrement. Maintenant, j'ai appris hier qu'elle s'était énervée contre mon père et qu'elle l'avait frappé avec des canes. J'ai vu les griffures sur son cou. En en parlant avec mon père, il m'a aussi appris qu'elle lui avait lancé un couteau dessus, dernièrement. Elle ne l'a pas touché mais le geste est terriblement meurtrier, je trouve. Voilà, donc je ne sais pas quoi faire. Si mon père avait frappé ma mère, je serais allée à la police mais malheureusement, les clichés ont la vie dure...j'aurais peur de ne pas être crédible et que mon père se sente humilié.

Que puis-je faire ? et dois-je faire tout simplement quelque chose ?

j'hésite entre "ce ne sont pas mes affaires" et "dès qu'on est témointe, ça devient notre affaire", vous voyez ?

Pour information, mes parents vivent dans le canton de Neuchâtel. Merci beaucoup !




Notre réponse


Bonjour,

Ton père vit une situation difficile et tu aimerais l’aider. Tu te demandes que faire car tu crains qu’en allant à la police ton père se sente humilié et que tu perdes crédibilité en dénonçant les violences d’une femme contre un homme.

Nous te remercions de nous avoir écrit et de te « mêler des affaires » de tes parents lorsqu’il s’agit de violences. Ton père a vécu de la violence physique, et quel que soit son genre, c’est dangereux pour lui et c’est interdit par la loi. Nous encourageons donc toute personne témoin de violence à agir pour aider les victimes à se protéger et responsabiliser les auteurs.

Ton père a pu t’en parler, ce qui est déjà très précieux. Nous lui conseillons d’aller faire rapidement un constat médical des coups et blessures chez son médecin traitant ou à l’hôpital le plus proche. Ce constat permettra de contrôler son état de santé mais aussi de constituer une preuve des violences en cas de démarches juridiques. Il est important qu'il puisse faire ce constat même s'il ne décide pas dans l'immédiat d'entamer de quelconque démarche. S'il change un jour d'avis, ce document pourrait lui être très précieux.

Si ton père est en danger, il peut appeler la police à tout moment au 117. Penses-tu qu’il signalerait les violences qu’il vit à la police si tu lui en parles ? Tu pourrais même lui proposer de l’accompagner.

Nous te suggérons de l’encourager à aller discuter de sa situation au Service d’aide aux victimes de Neuchâtel qui peuvent lui apporter une aide psychologique, juridique et éventuellement financière. Les intervenant-e-s pourront soutenir ton père, l’aider à se protéger et le guider dans ses décisions, quelles qu’elles soient. Les entretiens sont gratuits et confidentiels. Une permanence téléphonique pour la violence domestique est à  disposition au 032 886 46 36 tous les jours de 14h00 à 21h00, sauf le samedi de 9h00 à 12h00 et le dimanche de 18h00 à 21h00. Tu as aussi le droit de les appeler pour demander des conseils en tant que témoin.

Nous espérons que ces pistes aideront ton père. Il peut aussi nous écrire s’il souhaite d’abord parler de sa situation de manière anonyme, notamment s’il ressent de la honte. Nous restons à ta disposition pour toute autre question et t’envoyons nos meilleures pensées.

> Est-ce que la violence peut s’arrêter si nous réglons nos problème de couple? Comment savoir comment agir sans porter plainte?

06 janvier 2022 - Cha...


Nous avons eu deux grosses disputes, une avec empoignement, crachat, insulte, intimidation et menace et une avec matériel cassé et énervement. En dehors de ces situations, mon partenaire s'est souvent montré inapproprié oralement avec moi. Tu sers à rien, tu es bête, tu n'as pas de cerveau etc.

Est-ce que si nous réglons nos problèmes de couple, que nous retrouvons une entente, nos relations peuvent s'améliorer ? Est-ce une spirale négative qui peut nous amener à ça sans pour autant condamner l'auteur a 100% et agir dans l'extrême (dénonciation, plainte, etc)? Comment savoir comment agir dans ce contexte ? Essayer de trouver un terrain d'entente ou contacter les institutions supérieures ? Merci d'avance et meilleures salutations




Notre réponse


Bonjour Madame,

Vous nous faites part des violences physiques et psychologiques de la part de votre partenaire lors de deux disputes. Il vous humilie également fréquemment. Dans le titre de votre question vous nous demandez "comment savoir si la violence est acceptable ?" et par la suite vous nous demandez si vos relations peuvent s'améliorer et comment agir dans votre contexte.

Nous tenons tout d'abord à saluer votre démarche de nous écrire et poser vos questions. Nous savons qu'il n'est jamais facile de faire ce pas et de chercher de l'aide lorsque l'on se retrouve confrontée à de la violence au sein de son couple.

Pour répondre à votre première question, la violence, qu'elle que soit sa forme (psychologique, physique, sexuelle ou économique) n'est jamais acceptable et elle est interdite par la loi. La violence au sein du couple détruit la relation et a des conséquences néfastes sur la santé des personnes qui la subissent c'est pourquoi il est important que vous puissiez vous en protéger.

Vous nous demandez si vos relations peuvent s'améliorer si vous réglez vos problèmes de couple. Nous n'avons pas la réponse à cette question puisqu'elle dépend de votre partenaire et de vous-même et que chaque relation est unique. Nous savons que la violence au sein du couple prend souvent la forme d'un cycle qui se répète et qui augmente en intensité si rien n'est entrepris pour le stopper. Cependant la violence au sein du couple n'est pas une fatalité et il est possible de "désapprendre" la violence. Cela nécessite un travail sur soi, une reconnaissance de la part de la personne auteure de violence que quelque chose ne va pas, une volonté de changement et du temps. Nous savons qu'un tel processus de changement a plus de chance d'aboutir avec l'aide et le soutien de professionnel-l-e-s spécialisé-e-s.

Nous nous permettons de vous posez les questions suivantes à titre de réflexion:

  •  Votre conjoint est-il conscient de la gravité de ses actes ?

  • Serait-il prêt à demander de l'aide auprès d'un-e professionnel-l-e spécialisé-e?

  • De votre côté, que souhaitez-vous pour vous-même et comment imaginez-vous la suite de votre relation ?

  • Quelles sont vos attentes à l'égard de votre partenaire ?


Si votre conjoint est prêt à demander de l'aide, il peut s'adresser, dans le canton de Berne au Service de lutte contre la violence domestique
Direction de la sécurité du canton de Berne DSE

Kramgasse 20

3011 Berne



Pour une inscription au groupe de parole et aux entrevues individuelles: +41 79 308 84 05

Pour une inscription au groupe de parole en français: +41 32 886 80 08.





De votre côté, il pourrait être bénéfique de pouvoir faire le point sur votre situation de manière confidentielle et gratuite auprès d'une professionnelle du domaine des violences domestiques. Dans le canton de Berne, vous pouvez vous adresser à Solidarité Femmes Bienne et région:

Solidarité Femmes
Centre de consultation de Solidarité femmes région biennoise
Rue du Contrôle 12
2503 Bienne
Tél. : 032 322 03 44
www.solfemmes.ch

Enfin, en cas de nouvelle crise, si vous êtes en danger, nous vous encourageons à appeler immédiatement la police au 117.

Nous espérons que ces quelques pistes vous aideront à répondre à vos interrogations. Notre porte reste ouverte si vous souhaitez nous en dire, nous poser d'autres questions et recevons volontiers de vos nouvelles. Nos meilleurs messages vous accompagnent,




> Mon conjoint et moi avons des comportements violents l’un envers l’autre, que pouvons nous faire pour arrêter cette escalade de violence?

07 janvier 2022 - Fem...


Bonjour,

Je suis en couple, nous avons un bébé. Nous avons régulièrement des disputes. Régulièrement, mon conjoint me critique ou critique ma famille de façon répétée et insistante. Je suis très fatiguée le soir. Il me répète aussi les critiques de sa mère à mon égard. J'ai l'impression qu'il le fait exprès, je me sens harcelée alors que j'ai besoin de repos le soir.

Cela m'exaspère et me fait sortir de mes gonds à tel point que je l'ai déjà secoué et frappé. Cela l'a presque amusé. Jusqu'à ce que je lui fasse mal et là il s'est énervé et m'a frappée en retour sans me faire trop mal mais j'ai eu peur car il est très fort et je pourrai me faire taper fort si ça dégénère. Je lui ai dit de partir dormir dans une autre pièce, ce qu'il a fait. Je trouve cette situation très malsaine. La journée, il est "normal" et nous arrivons â avoir de bonnes relations mais parfois le soir il boit de l'alcool et son comportement est modifié.

Je ne sais pas quoi faire pour améliorer cette situation.

Merci pour votre aide.




Notre réponse


Bonjour Madame,

Votre compagnon et vous avez régulièrement des disputes. Vous nous dites qu'il exerce de la violence psychologique (critiques constantes à votre égard)  envers vous de manière insistante et répétée. Vous sentant harcelée et exaspérée par ses attaques, vous vous en êtes pris physiquement à lui et lui a répondu par de la violence physique également. Vous trouvez cette situation malsaine et vous souhaiteriez savoir ce que vous pourriez faire pour l'améliorer.

Vous avez bien fait de nous écrire. Vous faites un pas important aujourd'hui en nous parlant des violences que vous vivez au sein de votre couple. En effet, La situation que vous nous décrivez nous inquiète, vous avez raison de demander de l'aide extérieure. Nous comprenons votre peur quant au risque que la situation "dégénère". Nous savons que la violence au sein du couple prend souvent la forme d'un cycle qui se répète et qui augmente en intensité si rien n'est entrepris pour le stopper.

Les violences physiques sont des comportements graves et répressibles par la loi.  Nous comprenons également votre sentiment d'exaspération face aux violences verbales constantes de votre conjoint, car les violences psychologiques sont elles aussi inacceptables et ont conséquences sur le bien être psychique.  Toutefois, cela ne justifie pas de réagir par l'agression physique d'un côté comme de l'autre. Il revient à chacun-e des partenaires de ne pas user de la violence et de trouver d'autres moyens pour gérer la colère ou le désaccord. La violence au sein du couple n'est pas une fatalité et il est possible de trouver des alternatives.

Nous nous permettons de vous proposer quelques questions à titre de réflexion:

  • Lorsque que vous discutez à froid (une fois les disputes passées), comment perçoit-il ses critiques "insistantes et répetées" envers vous ?

  • Comment réagit-il lorsque vous lui faites part de vos sentiments et besoins de repos?

  • Pensez-vous qu'il serait possible d'aller consulter ensemble un-e professionel-le pour mettre un terme à l'escalade de violence qui s'est installée au sein de votre couple?


Vous nous dites que votre conjoint adopte des comportements agressifs lorsqu'il boit de l'alcool. Nous aimerions souligner le fait que l'alcool ou l'abus d'autres substances n'est pas la cause directe de la violence. Elle peut amener une violence déjà présente en soi à se manifester plus rapidement ou plus intensément. Par conséquent, si boire de l'alcool régulièrement fait ressortir des réactions violentes en lui, il est de sa reponsabilité de trouver des solutions pour arrêter sa consommation. Pour ce faire et s'il en a besoin, il peut demander de l'aide et s'orienter vers des professionnel-le-s prenant en charge les problèmes d'addictions.

Vous avez mentionné votre bébé. Nous aimerions vous rendre attentive au fait que les violences au sein couple impactent également la santé des enfants même lorsque ces derniers ne sont pas présents au moment des événements et même lorsque la violence n'est pas directement exercée à leur encontre.  Les bébés ressentent fortement les tensions et absorbent le stress des parents comme des "petites éponges". Il est donc primordial que vous et votre conjoint mettiez tout en oeuvre pour protéger votre bébé d'un environnement violent.

Dans le canton de Vaud, vous pouvez contacter le Centre Malley-Prairie (CMP) à Lausanne qui propose un suivi pour les couples qui vivent des situations de violences. Vous trouverez des professionnel-le-s qui seront là pour vous écouter et aider vous et votre conjoint à trouver des alternatives à la violence. Si vous souhaitez prendre rendez-vous ou simplement vous renseiger, vous pouvez les appeler au 021 620 76 76. Ces entretiens sont gratuits et confidentiels.

Pour finir, si vous vous sentez menacée ou qu'une situation devient violente,  nous vous encourageons à appeler immédiatement la police au 117.

Nous espérons que notre réponse puisse vous être utile. Notre porte reste ouverte si vous souhaitez nous en dire en plus ou nous poser d'autres questions. N'hésitez pas à nous donner de vos nouvelles. Nous vous souhaitons tout le meilleur pour la suite de vos démarches.

> Ma femme me tape, j’aimerais nous aider à sortir de cette situation de violence, comment faire?

05 février 2022 - Jul...


Comment puis-je nous aider à sortir de ça .

Suite à la naissance de notre premier fils elle est agressive . Elle doit accoucher de notre deuxième bébé pour Mars et cela augmente les fréquences de l’a violence




Notre réponse


Bonjour Monsieur,

Vous aimeriez aider votre couple à sortir de la violence. Vous avez bien fait de nous écrire et de ne pas rester seul plus longtemps.

La violence a tendance à s’intensifier avec le temps et notamment lors d’événements comme l’arrivée d’enfants. La grossesse ainsi que la naissance peuvent être source de stress et chamboulent la relation des parents qui doivent opérer plusieurs changements dans leur vie quotidienne afin d’accueillir une troisième personne au sein de la famille et s’en occuper, puis une quatrième personne dans votre cas. La communication est mise à l’épreuve et peut devenir difficile, laissant place à l’agressivité.

Cela demande du courage de briser le silence, bravo! Nous espérons que vous avez pu recevoir les soins nécessaires, notamment s’il y a eu de la violence physique pouvant laisser des blessures. Si ce n’est pas le cas, n’hésitez pas à consulter votre médecin traitant afin de faire un constat médical.

En voulant vous protéger et sortir de cette situation, vous vous souciez aussi du bien-être de votre enfant et de votre bébé que porte votre femme. Tous deux sont aussi exposés aux tensions qu’il peut y avoir entre vous, c’est pourquoi ils doivent aussi être protégés.

Votre femme a-t-elle conscience de ses comportements ? Souhaite-t-elle faire des démarches pour stopper ses actes de violences ? Il est possible d’apprendre à gérer ses émotions et faire un travail sur soi afin d’utiliser des moyens alternatifs à la violence. Cependant, pour que cela cesse, il est impératif que votre femme veuille changer et soit prête à demander de l'aide.

Dans le canton de Fribourg, elle peut contacter l’Association EX-pression qui propose une écoute, un soutien et un accompagnement professionnel aux personnes auteures de violence pour les aider à surmonter leur comportement et éviter la récidive. Les intervenant-e-s sont joignables par téléphone au 0848 08 08 08* (coût réduit : Fr. 0.04/min) et par SMS au 079 703 36 57. Il est aussi possible de recevoir leurs conseils par e-mail en écrivant à l’adresse : info@ex-pression.ch

Si votre femme n’a pas conscience de la gravité de ses agisssements, nous vous encourageons à vous protéger ainsi qu’à assurer la sécurité de vos enfants. Il est de la responsabilité des parents de protéger les enfants en cas de violence et si votre femme ne peut pas le faire, c’est à vous de prendre les décisions nécessaires à leur besoin de sécurité. Pour vous accompagner dans ces démarches, vous pouvez appeler les professionnel-le-s du Centre LAVI  (026 322 22 02) qui pourront répondre à vos questions et vous soutenir.

Nous espérons que votre famille trouvera la paix et vous envoyons nos meilleures pensées pour la suite. Prenez-soin de vous. Notre porte reste ouverte si vous avez d'autres questions et recevons bien volontiers de vos nouvelles.

> Ma soeur enceinte est victime de violence conjugal, que puis-je faire pour lui venir en aide?

11 février 2022 - Sop...


Bonjour,

je me permets de vous contacter car je suis témoins depuis un certain temps des violences faites envers ma soeur par son copain.

Après plusieurs ruptures, ils sont à nouveau ensemble et il vit désormais chez elle. Elle est actuellement enceinte et subit des violences physiques et psychologiques. Elle n'ose pas en parler car elle a peur des représailles envers elle et son bébé ainsi qu'envers sa famille car elle a reçu plusieurs menaces de la part de son copain ainsi que de la famille de celui-ci. J'ai essayé de me renseigner auprès des autorités compétentes en Suisse sans réussir à obtenir de questions précises et je ne sais plus vers qui me tourner mais il est ABSOLUMENT hors de questions que je reste passive sans essayer au mieux d'aider ma soeur.

Je souhaiterai donc savoir s'il je peux me tourner auprès de quelqu'un afin d'avoir des réponses à mes multiples questions ainsi que connaître les droits dont dispose ma soeur et des éventuelles possibilités. Merci d'avance pour votre temps




Notre réponse


Bonjour Madame,

Votre sœur enceinte subit des violences physiques et psychologiques de la part de son copain. Vous ne supportez pas ces violences et vous ne souhaitez pas fermer les yeux face à cette situation. Votre inquiétude vis-à-vis des violences que subit votre sœur est légitime et nous la partageons.

Oser sortir du silence et briser le cycle de la violence prend un certain temps pour les victimes de violence. En effet, votre sœur doit probablement ressentir des émotions négatives telles que de la honte et de la culpabilité. Ces émotions l’empêchent d’oser parler de sa situation. De plus, l’enfant que porte votre sœur doit également ressentir sa détresse et la violence physique pourrait nuire au bon déroulement de la grossesse. En effet, les enfants, même dans le ventre de leur mère, ressentent les émotions négatives que provoque la violence, il est donc important de les protéger. Le soutien de proches comme vous dans ces moments difficiles est précieux, nous saluons votre courage d’avoir brisé le silence en nous écrivant.

Nous vous suggérons de proposer à votre sœur de prendre contact avec le centre d’accueil Malleyprairie au numéro suivant : 021 620 76 76. Votre sœur aura droit à un entretien gratuit et confidentiel au cours duquel elle pourra parler de sa situation sans subir de jugements. Les professionnel-le-s du centre pourront conseiller votre sœur quant à ses droits et même l’accueillir dans l’hébergement d’urgence si elle en a le besoin pour se protéger de son agresseur.

Aussi, nous conseillons vivement à votre soeur et/ou à vous même de prendre contact rapidement avec le Centre LAVI de votre choix afin d'être informée et conseillée sur ses droits et les aides dont elle pourrait bénéficier. Dans le canton de Vaud, le Centre LAVI est sur plusieurs sites (Lausanne, Aigle, Yverdon-les-Bains). Les intervenant-e-s pourront infomer, conseiller et soutenir dans les démarches juridiques de votre soeur. Les consultations sont gratuites et confidentielles.

Aussi, nous aimerions vous rappeler que la violence est interdite par la loi. Le compagnon de votre sœur n’a pas le droit d’avoir des comportements violents envers elle. En cas de crise au domicile, votre sœur ou vous-même pouvez à tout moment contacter la police au 117. Les forces de l’ordre sont habituées à ce genre de crises et peuvent, au cours d’une intervention, expulser l’agresseur de votre sœur du domicile conjugal.

Nous espérons avoir pu vous amener quelques pistes et réponses. N’hésitez pas à nous recontacter si vous avez d’autres questions ou si vous souhaitez nous tenir au courant de la situation. Nous vous adressons nos meilleures salutations, prenez bien soin de vous et de votre soeur.

> Au début un jeu, les chatouilles d’un-e ami-e ont dérapé alors que j’avais refusé. Est-ce un abus ?

14 mars 2022 - HFC...


Je passais du temps avec un(e) ami(e) à moi et cette personne a voulu me chatouiller mais j'ai refusé alors cette personne m'a dit que je devais accepter la defaite car j'etais chatouilleux/chatouilleuse et j'ai refusé.

Alors on s'est battu un peu trop violemment pour un simple jeu et avant que je n'ai eut le temps de cligner, mon ami(e) m'avait plaqué contre le lit avec mon visage contre le matelas. Je detestais ce qui m'arrivait et j'avais deja insiste que cette personne arrête mais je savais qu'elle n'allait pas arreter tant que je n'accepte la defaite.

À ce moment la, cette personne à commencer à me chatouiller mais c'etait different. Cette personne à commencer à me toucher les côtes de manière douce et sensuelle et je lui ai demandé d'arrêter mais mon ami(e) m'a dit que non tant que j'accepte d'etre vaincu. Après, cette personne m'a fait des caresses sur le cou, m'a soufflé dans l'oreille et m' a retenu les bras sous ses jambes en me touchant les côtes, le cou et étant assis(e) sur moi. Finalement, j'ai accepté defait et je l'ai repousse et peu après, je suis rentré(e) chez moi.

Mais je me sentais horrible, dégueulasse et j'étais rouge de honte et de rage. Je me sentais tellement tellement mal et je n'arrivais pas me concentrer ou faire quoique ce soit. Est-ce que c'était de l'abus ? Est-ce que j'exagère ? Aidez-moi s'il vous plait.




Notre réponse


Bonjour, 

Tu nous expliques que lors d’un jeu avec un-e ami-e, cette personne te demandait d’accepter la défaite. Tu ne l’as pas souhaité et elle s’est permise ensuite d’agir avec violence. Puis, elle a changé de comportement et a commencé à te chatouiller et te caresser de manière sensuelle, ceci en étant assis-e sur toi. En acceptant finalement la défaite, tu as pu t’extraire et partir. Tu t’es sentie très mal en rentrant chez toi. Tu te demandes si c’est un abus.

Le simple fait que cet-te ami-e ne respecte pas ce que tu ne veux pas est déjà un dépassement de limites de ta personne et de ton intimité. Tu lui as formulé ton refus clairement mais elle ne t’a pas écouté-e et a continué d’agir contrairement à ta volonté. Cette personne a agi en cela de violence psychologique: elle a nié ton choix, celui de ne pas vouloir céder ni jouer à son "jeu". Elle a voulu garder un certain pouvoir,  en prenant le dessus sur toi. Par ailleurs, par les actes que tu décris, on peut aussi parler de violence physique: elle t'a mis-e dans une position où il a été compliqué de t'extraire, notamment ceci en te bloquant les bras et en s'asseyant sur toi. Elle t'a immobilisé-e et elle t'a empêché-e d'agir. Contraindre physiquement quelqu'un à faire ou ne pas faire quelque chose ou le bloquer dans ses actes représente de la violence physique. C'est du reste un acte qui peut être puni par la loi suisse sous l'article 181 du code pénal suisse.

Il est normal que tu ressentes de la honte et de la rage car ce que tu as vécu n'est pas normal et contraire à ta volonté. Tu as pu nous en parler et c'est en soi une excellente chose que de chercher de l'information et de vérifier que ces actes ne sont pas ok.

Continue à t'entourer de personnes qui sont bienveillantes et/ou de professionnel-les. Tu pourrais par exemple consulter la Fondation PROFA pour ce faire, qui propose de nombreuses consultations en lien avec des espaces de paroles autour de l'intimité et/ou de la violence.

N'hésite pas à nous recontacter si tu en ressens le besoin.

> Je ne sais pas si ce que je vis est de la violence…

02 avril 2022 - Ary...


Je suis en couple depuis quelques années maintenant et j'ai peur de pas faire ce qu'il faut ou dire quand je parle avec mon copain. Une des phrases de mon copain aujourd'hui parce que je lui ai pas fait son café et que j'aurai du le faire c'est : "je suis le riche et toi la juive dans les camps de concentration". Je ne vis pas avec




Notre réponse


Bonjour Madame,

Votre message est très court mais il est déjà très révélateur de comportements que personne n'a à subir. Quand on est dans une relation saine de couple, on devrait justement pouvoir s'exprimer librement ce qui ne semble pas être le cas dans la vôtre. La phrase que vous citez pour exemple est très dénigrante et connotée. Vous n'avez pas à subir ce genre de commentaire désobligeant. Il s'agit de violence psychologique qui affecte et déstabilise grandement les personnes qui la subisse. Il faut aussi savoir que la violence psychologique peut parfois glisser vers des actes de violences physiques.Vous pouvez vous en protéger et chercher de l'aide dès maintenant comme vous avez commencé à le faire en nous écrivant.

La fondation L'EssentiELLES est une fondation valaisanne pour toutes personnes victimes de violences domestiques. Ils sont joignables au numéro suivant: 079 320 98 70. Ils proposent des entretiens gratuits et confidentiels via une écoute active et professionnelle. Ils ont également pour prestation des séances de groupe pour les personnes intéressées.

Si vous deviez subir des menaces, des actes de violences physiques ou sexuelles, vous pouvez aussi contacter le Centre LAVI qui est le centre d'Aide aux Victimes d'Infractions. Il existe un ou plusieurs centres LAVI par canton. Vous pouvez contacter le centre LAVI de votre choix. Dans le canton du Valais, ils sont situés à Collombey-Muraz, Sion (027 607 31 00 ) ou Brig (027 946 85 32). Ils proposent une écoute gratuite et confidentielle.

N'hésitez pas à nous contacter si vous  souhaitez nous donner des nouvelles.

> Violences chez mes voisins: ma voisine et sa petite ont été violemment mises à la porte en pleine nuit. Que dois-je faire pour les aider?

28 avril 2022 - ldd...


Bonjour,

La nuit de lundi à mardi de cette semaine, j'ai été témoin d'une certaine violence chez mes voisins à 4h du matin. L'homme (papa et mari) a mis sa petite fille de 3 ans à la porte dans le corridor de l'immeuble et a commencé à l'insutlé, ce qui m'a réveillé. Je suis allée écouter derrière ma porte palière et j'ai entendu des "t'es une sale peste, à la place de ta mère je t'aurais mis 5 fois plus, fous le camp" puis apparemment, la maman est allée rejoindre sa petite dans le corridor et il a ensuite lancé des "t'es une sale arabe, t'es une pute, t'es une sale merde" et la porte a claqué.

J'ai ouvert ma porte et j'ai trouvé la maman et sa petite dans les bras, toutes les 2 en pyjama sans chaussette, jetée de leur appartement. J'ai fait signe à la maman de venir chez nous et elle est venue se réfugier quelques heures avec sa fille sur notre canapé.

Je n'ai pas voulu trop m'immiscer dans tout cela, je lui ai demandé si ça allait, j'ai donné une couverture à sa fille et de l'eau puis je lui ai dit de rester ici, de se reposer et que je remontais me coucher. A 6h30, je suis venue les voir et nous avons dû changer la petite qui était complètement mouillée de pipi dans sa couche et ses habits. Comme j'ai un petit garçon, je lui ai donné des nouveaux habits et une couche propre ainsi qu'une paire de chaussette à la maman. Elle m'a dit comme elle pouvait car elle ne parle pas bien français qu'elle pouvait rentrer car maintenant son mari devait être en train de dormir. Sauf que lorsqu'elle a voulu rentrer chez elle, la porte était fermée à clé et après avoir sonné maintes fois, il n'a pas répondu. Elle n'avait rien avec elle, pas de téléphone, rien. Je lui ai dit que malheureusement, je pouvais rester jusqu'à 8h mais que je devais aller travailler ensuite et elle a dit que si elle n'arrivait pas à rentrer, elle irait chez une autre voisine. Elles sont donc revenues chez moi 30 minutes puis elle a réessayé de sonner à la porte et a réussi à retourner chez elle avec sa fille. Vers 8h00, j'ai entendu sa petite qui était chez eux et le soir même, nous avons vu cet homme conduit par une autre personne ainsi que sa femme à l'arrière, il nous a salué par la fenêtre du véhicule, un air angélique !

Je me fais du souci car cet homme n'est pas bien psychologiquement. Nous avons entendu qu'il avait déjà été interné et qu'il était sous médication (et passablement d'alcool !). Il doit certainement souffrir de bipolarité et n'a pas un suivi constant, je suppose. Mais ce n'est pas la première fois qu'il l'insulte dans le couloir du bâtiment, tard dans la nuit. Il met très souvent la musique très fort (je l'entends alors qu'il y a 2 autres appartements qui nous séparent) et j'ai déjà averti plusieurs fois la gérance qui l'a rappelé à l'ordre mais cela ne dure jamais très longtemps. Même quand la petite avait quelques mois, il mettait la musique à coin à des heures folles.

Que dois-je faire au jour d'aujourd'hui par rapport à la maman et sa petite ? Si ce n'est être là pour elles en cas de besoin. Je ne sais pas si elle souffre de violence physique en plus. Je n'ai pas osé lui demandé. Elle vient de Syrie et est en Suisse depuis 4 ans je crois et ils se sont mariés l'an dernier. Je pense qu'elle ne connaît pas ses droits ici et elle n'a aucune famille, aucun voire très peu d'ami car je la vois toujours seule avec sa fille, depuis toujours.

Merci pour votre aide et belle journée. Cordialement, Lisa



Notre réponse


Bonjour Madame,

Vous êtes inquiète pour votre voisine et sa petite fille qui sont victimes de violence domestique. En plus de nuisances sonores à toute heure, vous avez plusieurs fois été témoin de fortes insultes de la part de votre voisin envers sa femme, dans le couloir du bâtiment. La semaine dernière, celui-ci les a mises à la porte de l’appartement en les dénigrant et les insultant. Vous êtes venue en aide à Madame et sa fille en les invitant à venir se réfugier chez vous. Vous vous faites du souci pour elles et nous demandez comment agir pour les soutenir au mieux.

Nous comprenons bien vos inquiétudes que nous partageons, vous avez bien fait de nous écrire. Il n’est pas évident de se retrouver confronter à ce genre de scènes et de savoir comment réagir. La violence domestique a longtemps été perçue comme appartenant à la sphère privée, ce qui empêchait malheureusement l’entourage de prendre action afin de briser ce silence et condamner la violence. Nous aimerions vous féliciter d’être intervenue auprès de cette mère et sa fille. Vous les avez accueillies chez vous afin qu’elles puissent être en sécurité et avez répondu à leurs besoins. Votre soutien est précieux et savoir que votre porte reste ouverte en cas de besoin peut être déterminant en cas de crise.

Ce que vous observez s’apparente à de la violence psychologique (cris, insultes, rabaissement, racisme) mais la violence domestique se déroule habituellement sous la forme d’un cycle. Avec le temps, il existe le risque que l’auteur de violence psychologique recourt à la violence physique si ce n'est déjà le cas. Une instabilité psychique ainsi que la consommation d’alcool sont des facteurs pouvant favoriser l’expression d’une violence déjà existante mais ne sont pas des causes directes de la violence. Il est important d’agir pour stopper cet engrenage. La violence domestique est interdite par la loi et a de graves conséquences pour les victimes et les enfants.

De nombreux freins empêchent les femmes de sortir de la violence domestique, auxquels viennent s’ajouter des obstacles supplémentaires pour les femmes d’origine étrangères, surtout lorsqu’elles ont été isolées comme semble l’être votre voisine : l’insuffisante maîtrise de la langue, la méconnaissance de leurs droits et des structures d’aide, l’absence de réseau social, le risque de mise en danger de leur permis de séjour…

Nous vous encourageons donc à engager la discussion avec votre voisine afin de lui donner des conseils pratiques ainsi que l’informer des différentes ressources pouvant lui venir en aide et l’accompagner à faire ses démarches si elle le souhaite. Dans sa situation, nous conseillons de prendre contact avec un centre d’aide au victime (centre LAVI). Dans le canton de Vaud, il existe trois antennes joignables par téléphone : centre LAVI Aigle 021 631 03 04, centre LAVI Lausanne 021 631 03 00, centre LAVI Yverdon 021 631 03 08. Les consultations sont gratuites et anonymes. Des professionnel-le-s pourront l’écouter, l’informer sur ses droits et sur les possibilités qui s’offrent à elle. Si elle le souhaite, elle pourrait aussi demander un hébergement pour elle et sa fille au Centre d’accueil MalleyPrairie afin d’être en sécurité et de prendre du recul sur sa situation. Votre voisine peut joindre le centre au 021 620 76 76.

En cas de nouvel épisode de violence, nous vous encourageons également à appeler la police au 117 afin qu’elle puisse intervenir et protéger les victimes. Informer une autorité peut parfois représenter un signal clair que ces comportements violents sont intolérables et faire évoluer la situation.

Sur notre site,  la section pour l’entourage, vous apportera des informations complémentaires. En effet, ces situations peuvent également être difficiles émotionnellement pour les témoins. Nous vous invitons à écouter vos ressentis et prendre soin de vous. Nous espérons que notre réponse vous aura aidée et que la situation pourra s’améliorer. N’hésitez pas à nous écrire à nouveau si vous avez d’autres questions ou si vous souhaitez nous donner des nouvelles de la situation. Nos meilleures salutations.

> J’ai été violent avec ma partenaire dont je suis amoureux: comment envisager la suite ?
16 mai 2022 - Pse...

Bonjour,

Je vous écris car j’ai fait subir un acte de violence a ma partenaire et je ne sais pas comment appréhender la suite. Nous étions en train de coucher ensemble et ma partenaire a exprimé le fait que elle pouvait être excitée par l’étranglement. Nous avons donc commencé à coucher ensemble de manière plus dure et « rough ».

Dans le feu de l’action, je lui ai mis un gifle. Or, ma partenaire m’avais déjà dit à plusieurs reprises que c’était quelque chose qui n’était pas du ok pour elle, en m’expliquant son passif relationnel. En effet, elle a été victime de violences sexuelles et son ex-partenaire l’avait également giflé un fois, chose qu’elle m’a dit l’avait bouleversée.

Je ne saurais expliquer l’origine de mon geste, ça a vraiment été spontané et je m’en suis retrouvé surpris. Nous avons tout de suite arrêté de coucher ensemble et elle m’a direct dit que ce n’était pas ok. Pour ma part, je m’en suis tout de suite excusé, sachant très bien que j’avais franchi une limite et que je l’avais heurté. Nous avons ensuite continué. Plus tard dans la soirée, elle a relancé le sujet et nous en avons rediscuté. Je pensais que la chose était réglée et que j’allais juste faire en sorte que ça ne se reproduise plus.

Elle m’a envoyé un long message dans la nuit pour me dire qu’elle avait vraiment été bouleversé par la gifle, que ce n’était pas ok, qu’elle était particulièrement blessée parce que je connaissais son passif et qu’elle était blessée que ce soit elle qui ait dû relancer le sujet. Elle m’a également dit que c’était dur parce qu’elle se sentait très en sécurité de base avec moi et qu’ensuite elle a vraiment été sur ces gardes.

Je me sens hyper triste par le situation. Je suis vraiment très amoureux de cette fille et ça me peine vraiment beaucoup de savoir que je l’ai heurté. Je suis terrorisé a l’idée d’avoir cassé quelque dans notre dynamique, qu’on ne puisse jamais aller de l’avant et de la perdre de cette manière. Je prends complètement responsabilité pour mon acte et je mettrais tout en place pour qu’il ne se reproduise jamais. Je veux aussi pouvoir respecter au maximum ses sentiments et ce qui est le mieux pour elle.

Je vous écris car je ne sais pas comment approcher la suite. J’aimerais pouvoir faire en sorte que tout s’arrange et d’aller de l’avant tout en respectant ses besoins. Y’a t’il de bonnes manières de s’excuser? Comment savoir quelle distance/temps je dois lui laisser ? Comment accepter et vivre avec moi-même si j’ai réellement cassé quelque chose ? Avez-vous des ressources ou des services vers lesquels me tourner?


Notre réponse


Bonjour,


Tu as giflé ta partenaire lors d’un acte sexuel ce qui a causé un bouleversement dans votre relation. Tu mesures le fait d’avoir dépassé une limite qui a blessé ta partenaire, que ta relation en a été fragilisée et tu souhaites y remédier. Tu nous demandes conseils et orientation.


Nous imaginons la difficulté et la tristesse qui est la tienne en constatant les effets de ton geste sur ta partenaire. Nous soulignons positivement ta capacité à reconnaître les faits et l’inadéquation d’une utilisation de la violence. Ta recherche de solutions et conseils en nous écrivant montre ta volonté de réparer et changer de comportements. Tu restes néanmoins, il nous semble, dans une part d’incompréhension.


Il est important que tu retiennes qu’avec le geste de gifler ta compagne tu as utilisé de la violence physique dans la mesure où, dans la situation qui a été la vôtre, il n’y avait pas le consentement de ta partenaire. Contrairement à l’étranglement mutuellement et consciemment décidé, la gifle a impliqué l’utilisation de la force contre la volonté de l’autre et constitue forcément un acte blessant indépendamment du passé de ta partenaire. Il est fréquent aussi que la confiance soit amoindrie, voire remise en question, par un tel évènement. La peur que cela puisse se reproduire cumulée à la souffrance engendrée par le geste implique un temps complexe pour dépasser le vécu. Le fait que tu te sois excusé est certainement un pas important et incontournable pour avancer. Il nous est difficile de  t'orienter sur "le bon moment" et la manière la plus adéquate pour « aller de l’avant » comme tu dis, tant la réponse est personnelle. Tu es également la personne la mieux placée puisque tu connais ta partenaire. Il nous semble néanmoins important que tu saches le plus précisément possible quel sont les besoins actuels de ta partenaire et/ou les vérifier.


Qu’est-ce qui t'indique que tu as bien compris ses besoins à présent et à la lumière de cet acte de violences? As-tu songé à lui poser la question directement ? Ceci t'aidera à être au plus près de la situation actuelle de ta partenaire et de t'ajuster si tu le souhaites.


Quant à tes besoins, il nous semble incontournable que tu comprennes mieux l’origine de ton geste. D’une manière générale nous observons que les manifestations de violence dans un couple tendent à se reproduire comme dans un cycle, à se répéter et malheureusement également à s'intensifier au fil du temps si elles ne sont prises au sérieux et comprises. Le fait de t'être emporté lors des élans ne serait expliquer suffisamment ton geste sans courir le risque de le reproduire. Ta partenaire t'avait explicité son désaccord et tu as néanmoins utilisé cette forme de violence. Quels sentiments t'ont traversé avant et pendant cet acte de violence ?


Il arrive que ce travail de compréhension et de changement ne soit pas aisé lorsqu’il est mené d’une manière solitaire. C’est pourquoi, si tu le souhaites, nous te conseillons de trouver une aide professionnelle pour prendre soin du sujet et ainsi protéger la personne que tu aimes. Il existe à Genève l'association VIRES, un centre spécialisé dans cette thématique et tu y trouveras une aide concrète dans la gestion des situations que tu vis. Une première évaluation lors du premier contact te permettra d’investir tes énergies pour des changements concrets que tu souhaites pour toi-même et ta relation.


Nous t'encourageons à trouver tous les bénéfices possibles d’une telle épreuve pour continuer à investir dans une relation de couple qui t'est importante et qui ne manquera pas de grandir à la suite de tes avancements et changements.

> Comment sortir d’un bail à loyer solidaire si son partenaire refuse de signer la résiliation?
17 mai 2022 - Pix...

Bonjour,

Je vis avec mon partenaire dans un bail à loyer solidaire et je subis des violences psychologiques, rarement physiques. C'est du contrôle, des insultes, menaces de mort, humiliation, manipulation principalement. Avec mon partenaire, nous étions d'accord pour résilier le bail à loyer dans les délais légaux. Au dernier moment il pique une énième crise de nerf et ne veut plus résilier le bail et ceci à 2 semaine du délai légal qui est possible qu'une fois par année civique. Il s'est déjà désisté il y a 8 mois car nous étions en résiliation de bail hors délai. Ceci malgré que j'avais trouvé un locataire solvable... Si je donne ma résiliation seule, elle n'est pas valable. Je ne sais que faire pour fuire cette situation qui me détruit chaque jour. Quitter le logement oui mais je suis co-responsable de celui-ci yc du loyer. Je vous remercie par avance pour votre réponse. Cordialement

 

Notre réponse


Bonjour Madame,

Vous nous expliquez subir des violences psychologiques et physiques de la part de votre partenaire avec qui vous habitez. Vous étiez d'accord tous les deux de résilier votre bail dans les délais légaux mais il revient sur sa décision suite à une nouvelle crise, ceci deux semaines seulement avant le délai légal de résiliation de votre bail. Vous ne savez que faire puisque vous êtes co-signataire et donc co-solidaire dudit bail. Cette situation vous détruit et vous aimeriez savoir comment sortir de cette impasse.

Nous vous remercions pour votre question qui semble effectivement toucher un point administratif important dans une situation de violences conjugales.

Avant cela, nous vous suggérons quelques questions à titre auto-réflexif: que pensez-vous que votre partenaire cherche à faire ou à atteindre en refusant de résilier le bail? Dans votre dynamique de couple, que risque-t-il à l'inverse de perdre en signant cette résiliation? Votre message ne le dit pas clairement, mais êtes-vous dans une démarche claire de séparation? Quels seraient selon vous les cas de figures où votre partenaire pourrait à nouveau revenir sur sa décision initiale et ainsi vous libérer de votre bail à loyer?

Si cela n'est pas encore fait, nous vous suggérons vivement de prendre des informations auprès de l'association des locataires du côté de Fribourg, à l' ASLOCA. C'est une association qui s'engage pour la défense des locataires dans le canton de Fribourg. Les points de consultations sur le canton sont à Fribourg, Bulle et Romont. Pour pouvoir bénéficier de leurs prestations, il faut s'abord s'affilier en ligne et devenir membre. Une permanance téléphonique pour les membres répond les lundi, mardi et jeudi au 0848 818 800. Des rendez-vous en présence est aussi possible. Si les désaccords avec les gérances sont généralement un des motifs principaux de consultation, ces professionnel-l-e-s sauront sans doute vous épauler quant à votre question précise et trouver des pistes de solution.

Puisque vous faites mention de violences psychologiques et de violences physiques, vous êtes aussi en droit de vous renseigner auprès de n'importe quel centre d'aide aux victimes d'infractions en Suisse (LAVI). Les centres LAVI acceuillent toute personnes victimes de violences physiques, sexuelles ou psychiques quand on évoque des menaces importantes. Les consutlations sont gratuites et confidentielles. Des conseils juridiques vous seront aussi donnés, voir vous pourriez bénéficier d'une garantie de prise en charge pour consulter au besoin un avocat. Pour le canton de Fribourg, un seul numéro: 026 322 22 02.

Parfois, un courrier formel rédigé par un-e avocat-e peut aussi faire l'effet escompté, celui d'un levier, d'un changement. S'il n'accepte pas de vous libérer du bail, vous pourriez toujours lui rappeler par écrit que les violences physiques et les menaces sont interdites par la loi suisse et que vous vous réservez le droit de déposer une plainte pénale contre lui.

Nous espérons que vous puissiez être rapidement libérée de l'appartement qui vous lie encore à lui. N'hésitez pas à nous écrire si vous souhaitiez d'autres informations ou nous tenir au courant de l'avancée de votre situation.

Podcast

ÉPISODE 2 – SOUS LE CHOC
LES VIOLENCES PHYSIQUES ET SEXUELLES

Experte: Aline Cuche