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Jesteś imigrantką w Szwajcarii i masz pytanie prawne

JESTEŚ IMIGRANTKĄ W SZWAJCARII I MASZ PYTANIE PRAWNE

Definicja

Jesteś imigrantem/ką w Szwajcarii, żyjesz w sytuacji przemocy w rodzinie i masz pytanie natury prawnej? Możesz się skontaktować z poniższymi instytucjami:

Questions sur la violence psychologique

Mes filles sont sous l’emprise de leur père pervers narcissique, que faire?

Bonjour,  Vous nous écrivez car vous vous vous faites du souci pour vos enfants qui sont sous l'emprises de leur père avec lequel vous avez vécu des violences psychologiques. Vous aimeriez savoir si des professionnel-le-s spécialistes du sujet existent en...

Question
17 April 2024 - Pim

Bonjour,

il y a 6 ans j’ai divorcé du père de mes filles car la violence psychologique était un enfer. Je me suis reconstruite maintenant et j’ai appris à le maintenir à sa place cependant je me fais du souci pour mes filles. Elles ont actuellement une dizaine d’années. La plus grande à décidé d’aller vivre chez son père. Elles vont bien mais elles sont sous emprise et j’ai peur qu’elles développent un trouble de la personnalité également.

Existe-t-il en Valais des spécialistes connaissants bien cette pathologie qui pourraient me guider pour élever mes filles au mieux? Merci d’avance et pour ce que vous faites.

Réponse
22-04-2024

Bonjour, 

Vous nous écrivez car vous vous vous faites du souci pour vos enfants qui sont sous l'emprises de leur père avec lequel vous avez vécu des violences psychologiques. Vous aimeriez savoir si des professionnel-le-s spécialistes du sujet existent en Valais pour vous guider à élever vos filles au mieux. 

Tout d'abord, nous saluons votre courage de nous avoir écrit et pour le parcours de reconstruction que vous avez effectué depuis la séparation avec votre ex-conjoint. La violence est destructrice et ne s'arrête malheureusement pas avec la séparation et souvent les victimes ainsi que les enfants, ce qui est le cas dans votre situation, sont encore pris dans le cycle de la violence. Vous vous faites du souci pour vos filles et vous aimeriez les protéger. Les violences ont des conséquences qui peuvent être graves et avoir un impact sur la santé psychique et physique de la personne qui les subis. Certaines d'entre-elles sont d'ailleurs reconnues pénalement par la loi

Nous partageons avec vous quelques informations et adresses qui ont pu être utiles à des personnes dans des situations similaires à la vôtre et qui pourraient vous aider.

Il existe en Valais des structures d'accueil pour femmes et hommes avec ou sans enfant qui sont victimes de violence domestique. Nous vous conseillons de faire appel à la Fondation FAVA qui pourra vous proposer, par le biais de leur structure ambulatoire qui est spécialisée dans les violences psychologiques et économiques, un soutien thérapeutique pour vous aider à soutenir vos filles. Les professionnel-le-s de la Fondation peuvent être atteints durant les heures de bureau au 079 320 90 70. Ils/elles collaborent avec une thérapeute, Valérie Bourdeau qui pourra vous accompagner et conseiller de manière confidentielle. Elle connaît les problématiques des violences psychologiques et de l'emprise et pourra vous aiguiller au mieux dans vos demandes. Cette structure organise également des groupes de parole 8 à 10 fois par année.

De plus, nous pouvons également vous conseiller d'appeler le CDTEA qui est le centre pour le développement et la thérapie de l'enfant et de l'adolescent. Il se tient à disposition des parents, des enfants et des jeunes âgés de 0 à 18/20 ans qui sont confrontés à des questionnements et des difficultés dans les domaines du développement psychologique, social, moteur et/ou langagier, de l’éducation et de la formation. 

Si vous pensez qu'il y a des mises en danger de la part de votre ex-conjoint sur vos filles, vous avez toujours la possibilité d'appeler l'APEA de votre région en Valais qui fera le lien, si besoin, avec un·e intervenant·e de l'OPE.

Enfin, si vous deviez rencontrer des difficultés éducatives avec vos filles et que vous auriez besoin d'un soutien à la parentalité, nous vous proposons de prendre contact avec l'OPE qui proposera une aide d'un éduateur-trice de l'AEMO

Nous espérons avoir pu vous donner des pistes utiles dans vos réflexions et nous souhaitons que la situation s'améliore rapidement pour vous. Nous restons à disposition si besoin pour toutes autres questions de votre part ou simplement pour nous donner de leurs nouvelles si vous le souhaitez.

J'ai des difficultés à gérer mes émotions et ma détresse se transforme rapidement en grosse colère. J'aimerais savoir comment me..?

Bonjour, Tu nous partages, avec beaucoup de sincérité, tes difficultés à gérer tes émotions qui se répercutent sur ton copain et toi-même. Nous relevons aussi tous tes efforts afin de vivre une relation respectueuse de l’intégrité de chacun-e ainsi que...

Question
17 April 2024 - api

Bonjour,

J'ai 23 ans, je suis en couple depuis 2 ans avec mon copain, et quasiment depuis le début de notre relation, j'ai beaucoup de mal à gérer mes émotions lorsque je me sens très blessée. J'ai tendance à penser de manière manichéenne et à avoir vite des interprétations dramatiques des situations qui me rendent tristes. En effet, j'ai vite l'impression qu'il se comporte de manière horrible avec moi, et après coup je me rends toujours compte que l'on peut se comprendre, ce qui de fait est le cas. Mais sur le moment, il m'arrive de m'énerver beaucoup, comme si ma détresse se transformait très rapidement en grosse colère.

 Au début, je me mettais souvent à pleurer et crier, et pouvais avoir des propos insultants lorsque je me sentais trahie. J'avais également tendance à mettre des coups de poings dans le lit en pleurant, à claquer les portes, une ou deux fois à mettre un coup de pieds sur le pied de la table. Jamais de manière menaçante envers lui, mais pour me défouler. Je m'en excusais bien-sûr après coup, et j'ai travaillé dessus depuis. Je précise qu'on communique par ailleurs beaucoup, et on est par défaut très à l'écoute, et très soudés : on s'entraide sur beaucoup de choses, on se témoigne beaucoup d'affection, on cherche à comprendre le point de vue de l'autre après une dispute, etc. Et on est tous les deux très enclins à travailler sur nous (car nos disputes récurrentes sont liées à des choses que l'on peut tous les deux grandement améliorer, même si j'ai bien conscience que cela ne justifie en rien mes réactions violentes).

Comme mentionné, j'ai travaillé sur moi, et on a connu une période de relative accalmie, avec plusieurs mois sans dispute trop "lourde". Je contrôlais bien mieux mes propos et avais arrêté de me défouler physiquement sur des objets. Mais ces derniers temps il est très reprochant, parfois injustement et durement, et de nouveau je m'emporte. Je contrôle mieux mon vocabulaire, mais mes efforts pour contenir mes émotions se sont retournés contre moi : j'ai tendance à me gifler à la place.

Récemment, j'ai réussi à moins faire cela mais c'est revenu d'un coup et plus violemment : il m'est arrivé deux fois de me mordre jusqu'à avoir un gros hématome (une fois la main, l'autre fois le bras), et également de me gifler plein de fois de suite. Mais ce qui m'embête, c'est cela : il m'arrive aussi de le repousser lorsqu'il vient vers moi pour m'aider à me calmer ; ou bien de venir vers lui s'il est allongé, pour lui faire un câlin et me calmer, mais en même temps je me sens assez abattue alors il m'arrive de l'agripper un peu fort, voire de le secouer en lui parlant. Je ne lui ai jamais fait mal (d'après lui - je lui ai demandé), et je ne l'ai jamais repoussé très fort ni secoué très fort.

Je n'ai jamais eu d'attitude menaçante ni d'envie de lui faire mal. Mais je suis très embêtée et préoccupée par ce comportement violent que j'ai : je vais prendre rendez-vous chez un psychiatre pour suivre une TCC, mais d'ici-là, je me demande comme interpréter cette situation et vivre avec. J'ai la conviction profonde que je ne lui ferai jamais de mal (que je ne serais jamais capable de m'emporter jusqu'à passer au "stade supérieur", le frapper etc), et en même temps je vois bien que j'agis de manière brutale, comme quelqu'un qui ne sait pas se contrôler (ce qui manifestement est le cas dans une certaine mesure au moins).

Je vous remercie par avance, ainsi que pour les nombreuses ressources sur ce site.

Réponse
22-04-2024

Bonjour,

Tu nous partages, avec beaucoup de sincérité, tes difficultés à gérer tes émotions qui se répercutent sur ton copain et toi-même. Nous relevons aussi tous tes efforts afin de vivre une relation respectueuse de l’intégrité de chacun-e ainsi que les améliorations que tu as déjà pu observer. Récemment, tu constates que désormais tu as tendance à retourner la violence envers toi-même. Tu es dans l’attente d’une prise en charge chez un psychiatre et tu nous contactes afin d’y voir plus clair.  

Visiblement tes efforts vont dans la direction de trouver un meilleur contrôle interne qui peine à se stabiliser et une volonté de préserver ton compagnon de ton agressivité. Tu prends très au sérieux l’impact que la violence peut avoir sur ta relation, que rien ne la justifie et tu mets tout en œuvre pour trouver des solutions, c’est déjà une ressource extrêmement précieuse !

Nous faisons l’hypothèse qu’il reste à démêler en toi les raisons les plus profondes qui te font encore recourir à la violence (envers ton compagnon et envers toi-même). Une psychothérapie sera certainement très utile pour t’accompagner dans cette démarche et trouver des alternatives à la violence. Nous saluons donc ta proactivité d’avoir pris un rendez-vous chez un psychiatre.

Nous nous permettons de te poser quelques questions à titre introspectif :

-          Lors d’un désaccord avec ton copain, quelles sont les émotions qui se réveillent en toi ?

-          Quels sont les signaux, chez toi, qui te permettent d’identifier que la tension commence à monter ?

-          Lorsque tu commences à ressentir la tension monter en toi, quelle stratégie à court terme pourrais-tu mettre en place afin de désamorcer une escalade de la violence ?

-          Quelles sont les activités que tu aimes faire et qui te permettent de te détendre ?

 

Nous nous permettons de te transmettre quelques pistes qui ont pu être utiles à des personnes qui traversent les mêmes difficultés que toi. À court terme, lorsque tu sens la tension montée, tu as le choix par exemple de sortir immédiatement de chez toi et de partir marcher (ou courrir!) 20-30 min afin de décharger les tensions. Il est inutile dans ces moments-là d’essayer de résoudre un désaccord ou un conflit que tu aurais avec ton copain. Tu pourras reprendre ce qui a pu te blesser avec ton copain ultérieurement, "à froid", une fois la tempête passée.

En attendant le rendez-vous avec le psychiatre, tu pourrais également tenir un journal dans lequel tu écris jour après jour comment tu te sens. Pour mieux apprendre à identifier les signaux d’alarme, tu peux exposer en détail le déroulement des épisodes violents en mentionnant les faits et les sentiments qui se sont enchaînés dans l’escalade. 

À toutes fins utiles, il existe également à Genève Vires, un centre spécialisé dans cette thématique où tu y trouveras une aide concrète dans la gestion des situations que tu vis. Chercher une aide qui puisse te permettre de ne plus utiliser la violence mais des alternatives pour des solutions avec ton partenaire est également la meilleure façon d’éviter de retourner la violence contre toi-même.

Nous espérons que ces quelques pistes te seront utiles, nous restons à ta disposition pour tout complément. Nous recevons aussi volontiers des nouvelles de la suite!

Ai-je eu raison de porter plainte ?

Bonjour, Vous nous écrivez pour nous faire part de votre situation et savoir que faire. Vous souhaitez savoir si ce que vous vivez est de la violence psychologique et vous avez donc décidé de contacter VIOLENCE QUE FAIRE afin de...

Question
10 April 2024 - Mar

Je remarque depuis notre 5 ans de relation (marié) que je suis victime de violence psychologique et je voudrais savoir si je me trompe? On a 2 enfants ensemble. Quand on s'est rencontré toute este merveilleus et très amoureux, nous avons parlé en anglais mais nous nous sommes compris, il est suisse et sa langue maternelle est le français. nous voulions ensemble des enfants et oui j'étais suisse tombé enceinte et je voulais bien connaître la langue française. 8 mois après on n’a commencé le les conflits, ils a commencé à me ensuite et moi aussi, ils me traite de stupidité sans lui je ne suis rien, moi je travaille pas lui ils payer le loyer et tout, et je croyais que ce normal de m’a reproché que lui ils travaille et moi non sa lui a donné la raison de me rabaisser et moi je suis bon à rien et acceptée et subir la situation. Je mise au monde notre enfant toute ale bien âpre je lui e montre que je me laisse plus faire par lui et oui je parler bien français. One se disputer beaucoup e lui il me étrangle par le cou me pas couper le souffle, pour me montrer que je dois avoir peur de lui je suis parte parler à sa sœur elle m’a fait comprendre que lui ils est comme ça me ils t’aimes, je pas dite que ils ma étranglé. Le temps pasce bien sur que de dispute entre nous me c’est te 1 a 2 foi par moi, ils avé la tandans de ma tire fort par le bras pour ma mètre a la port, parce c’est chez lui et que il ma dite qui il ne peut pas se gère et contrôle et je me balade dehors 1h et bien sûr Il m'a fait comprendre qu'il ne se passait rien de grave et qu'il fallait arrêter de se battre pour rien, pour lui ce n'était rien, il m'a insulté, pute, salop va te faire foutre, moi je ensulte et âpre sa famille nous dise de arrêter de se comporte comme de enfants. Mama a lui m’a faite comprendre que elle me me soutenir parce que moi je été abandonné dans le hôpital de roumaine et et j'ai vécu à l'orphelinat jusqu'à mes 18 ans. Me je me suis trompé sur elle, elle m’a dite que les hommes ils sont trop fière. Je plus jame fai confiance a sa famille, je me suis ferme en moi et je subise tout. On a eu notre deuxième enfant, on s'insulte devant les enfants tellement de colère moi même je n'ai pas vu que ce n'était pas acceptée devant les enfants. Le 5 avril 2024 ont ne parti à Europa Park avec la promise fille elle a presque 5 ans et la plus petite elle la presque 3 ans elle e reste chez la grand maman. Toute été bien jusqu’à jour de 7 avril 2024 on été à l’hôte je réveille mon mari en faisant des lège bruit avec la machine à café, il m’a trete de gros con tu a reine dans la tête va te faire foutre salop de merde. Je ferme ma bouche et je suis parti à la voiture fume une cigarette, je suis revenu dans une demi-heure c’est te 09.30 je voulais faire la douche et lui il e venu vers moi très an colère il me dit dépêche toi faire la douche si non je parte sans toi. Bien sûr je pas écoute. Je vais à la voiture avec notre fille et lui il e reste sure le parking de hôtel une heure. On se parle pas me moi je lui et dite de partir à la maison chez nous à Sierre. Pour finir je vous dit scoute que on se dispute dans la voiture parce que je lui e dite de se excuser de avoir me ensuite de le matin e que je le pas mérite lui il m’a dite que je dois assumer ça je le réveille. Je voulais faire une sieste sur la banquette arrière je me suis allongé on été sur l’autoroute et il a frêne exprès je me suis tapé la tête contre son siège et lui il rigole de moi, il me disait que je doi assumer et que je pas le droit de dormir dans sa voiture, je me suis allonger et je lui parle plus sa la énervé ils se arête sûre l’air de l’autoroute il m’a sorti avec la fors par les bras moi je remonte et il a continué pans 4 foi, âpre il avé une dame la elle nous a vu elle dise de arête on a une enfant à bord, moi je compri lui pa on ne parti moi je me suis encor allongé pour faire ma sieste et, je pensais que le mari s'était calmé. Ils se arête avant Villeneuve et encore il me sorte avec la fors par le bras je lui disent que je déjà mal et que on a en enfant avec nous tu dois te calme et que on doit rentrer à la maison. Bien sure il comprend pas et moi je lui e montre résistance il m’a pris par le cou il m’a soulève et jeté à terre et là je vu que je peurs de lui, je été à la polis je toute explique et je porte plante contre lui. Je me excuse pour mon écriture me s’il vous plaît dites moi si je fais just ou pas, on a des enfants me moi je lui montre que je suis pas tout seul et que la justice existe. Ils m’a lésé beaucoup de marque de bleu

Réponse
12-04-2024

Bonjour,

Vous nous écrivez pour nous faire part de votre situation et savoir que faire. Vous souhaitez savoir si ce que vous vivez est de la violence psychologique et vous avez donc décidé de contacter VIOLENCE QUE FAIRE afin de trouver des réponses.

Vous expliquez qu’au début, vous étiez très amoureux et que la relation se passait bien. Puis, petit à petit, la situation s’est dégradée. Vous exprimez des situations où monsieur vous rabaisse, vous dévalorise et vous insulte ce qui s’apparentent effectivement à de la violence psychologique. Vous évoquez un événement marquant qui s'est déroulé lors d'une sortie à Europa-park avec votre fille où votre conjoint a utilisé à plusieurs reprises de la violence physique. Le récit de votre histoire nous rappelle fortement le cycle de la violence. Les violences dans le couple débutent souvent par des violences psychologiques telles que le dénigrement ou les insultes. Avec le temps, ces violences ont tendance à s'aggraver et devenir même physiques, mettant ainsi fortement en danger la personne qui les subit.

Il semble que vous ayez réussi à briser le cycle de la violence en prenant des mesures décisives après l'agression physique, notamment en vous rendant à la police pour porter plainte. C'est un très bon réflexe, car les violences physiques sont interdites et punissables par la loi. Vous avez besoin de clarifier la situation que vous vivez et aimeriez connaître vos droits. Vous souhaitez également protéger et préserver vos enfants de ce climat de violence. Nous saluons votre démarche de nous écrire, car cela demande du courage. Nous souhaitons vous dire que vos réactions sont normales et vos questionnements sont tout à fait légitimes

Le courage que vous avez eu de nous écrire nous pousse, à notre tour, à vous poser des questions à titre d’introspection :

  • Comment souhaiteriez-vous vous sentir dans une relation de couple ?
  • Comment aimeriez-vous être traitée dans une relation de couple ?
  • Dans quel environnement souhaitez-vous voir grandir vos enfants ?

Suite à votre récit, permettez-nous de vous orienter vers un service en Valais qui vient en aide aux personnes dans votre situation qui vivent de la violences domestique. Il s’agit de la LAVI. Les centres de consultation LAVI offrent un espace confidentiel et gratuit pour vous accueillir et vous écouter. Ils peuvent vous conseiller et vous orienter vers des personnels spécialisés dans le domaine. Ils sont joignables du lundi au vendredi de 8h00 à 17h00 au 027 607 31 00

De plus, vous pouvez faire un constat de  coups et blessures à l’unité de médecine des violences. Cette consultation spécialisée aux victimes de violences est gratuite et confidentielle. Elle offre un espace d’écoute et un examen clinique comme preuve de votre situation. Cette unité se trouve à Sierre et est joignable du lundi au vendredi de 08h15 à 11h00 et de 14h00 à 16h00 au 027 603 63 70.

N’hésitez pas à appeler la police, comme vous l’avez déjà fait au 117 si la situation dérape ou que vous vous sentez en danger.

Nous espérons que nos informations vous seront utiles et vous permettrons de ne pas rester seule face à cette situation. N’hésitez pas à nous réécrire si vous en ressentez le besoin, notre équipe est à votre disposition.

Nous vous envoyons nos meilleures salutations. 

Je sais que cette relation était toxique, mais je suis encore attachée à lui.

Bonjour, Vous partagez avec nous une situation d’ambivalence que vous traversez. D’un côté, une partie de vous reste attachée à votre ex-conjoint et se sent dépendante de lui, tandis qu’une autre partie reconnaît que la relation avec cette personne était...

Question
09 April 2024 - Sky

Bonjour,

je sors d'une relation où j'étais sous l'emprise, cette personne m'a dégagé de sa vie pour une autre (très jeune) mes proches m'ont forcé à bloquer cette personne, j'ai une sorte de déni, je réalise la manipulation qui a duré 3 ans mais malgré tout je ressens une tristesse et sans l'aide de mes proches j'ai l'impression que je pourrai être accrochée. Mon mental comprends la situation mais je me sens comme une toxico... la suite c'est entre moi et moi, j'aimerai deconstruire ce schéma toxique, quels sont vis conseils ? J'ai 41 ans et lui 47 ans,

Réponse
11-04-2024

Bonjour,

Vous partagez avec nous une situation d’ambivalence que vous traversez. D’un côté, une partie de vous reste attachée à votre ex-conjoint et se sent dépendante de lui, tandis qu’une autre partie reconnaît que la relation avec cette personne était néfaste pour votre bien-être psychique. Nous imaginons que la séparation avec cette personne a probablement été un mélange d’émotions qui a oscillé entre un soulagement et une grande tristesse. Vous aspirez à vivre une vie sereine, une vie dans laquelle les relations amoureuses sont fluides et sont un soutien.

Votre message démontre que vous avez une bonne capacité d’auto-analyse en ce qui concerne vos désirs dans votre vie de couple. En effet, même si vous vous sentez encore attachée à votre ex-partenaire, une partie protectrice en vous reconnaît que cette relation était toxique pour votre bien-être. Vous parlez d’emprise, nous imaginons que vous avez peut-être été victime de violence psychologique, voire même d'autres formes de violence. Vous savez demander de l’aide et vos proches semblent d’ailleurs être de bons alliés. Vous savez sur qui vous pouvez compter.

Il est compliqué pour nous, par notre réponse, de vous prodiguer des conseils précis, en revanche, nous pouvons vous proposer des questions à titre introspective qui pourraient peut-être vous faire avancer dans votre cheminement.

  • Quel type de relation vous permettrait de vous sentir bien ?
  • Quelles seraient les conditions favorables pour vous épanouir dans votre relation en tant que femme ?
  • Si votre meilleure amie avait vécu la même situation amoureuse que vous, que lui souhaiteriez-vous ?

Si vous êtes intéressée à creuser davantage la thématique de la violence conjugale, notre site peut vous proposer plusieurs ressources. Vous pouvez par exemple essayer un de nos tests et voir s'ils vous confirment que vous vous trouviez bien dans une relation de violence. Nous avons également créé un podcast dédié à ce sujet, composé de 8 épisodes, où nous recueillons les témoignages de victimes ainsi que les avis d'expert-e-x-s. Les écouter pourrait peut-être vous permettre de trouver des similitudes à votre histoire et vous faire réaliser que vous n’êtes pas seule et que des solutions existent pour construire une vie dans laquelle la violence n’a pas sa place.

Aussi, nous vous invitons, si vous le souhaitez et que cela vous semble pertinent, à prendre le temps d’explorer l’ambivalence que vous ressentez en vous adressant à des professionnel-le-x-s du domaine. À cet égard, vous pourriez prendre contact avec le centre MalleyPrairie qui propose diverses prestations gratuites et confidentielles pour les personnes qui sont, ou qui ont été, victimes de violence conjugale. Il existe également la possibilité de parler des tourments que vous vivez avec un-e psychologue. Sur cette page, vous trouverez une liste de psychologues disponibles dans le canton de Vaud.

Nous espérons que notre réponse vous aura été utile à vous faire avancer dans vos réflexions. Nous restons bien entendu à disposition si vous souhaitez nous en dire plus, nous donner des nouvelles ou nous poser une nouvelle question concernant la violence conjugale. Nous vous souhaitons tout le meilleur et nous vous envoyons nos pensées les plus bienveillantes.

Ma fille héberge son ex copain violent. Que faire ?

Bonjour,  Votre instinct protecteur de parent s’est activé, car vous vous inquiétez pour votre fille. En effet, cette dernière héberge son ex copain dont les comportements violents représentent une menace pour son bien-être et la sécurité de son logement. Vous...

Question
09 April 2024 - Yva

Ma fille a rompu avec son excopain. Elle a repris un appartement avec un bail à son nom. Son excopain a reçu son congé de sa régie car il ne payait pas sa location et il est actuellement au chômage. Il a de la peine à régler ses factures malgré un revenu correct du chômage. Aucune agence n'est disposée à lui louer un appartement en plus il a 2 gros chiens (berger suisse)

Malheureusement ma fille a accepté de le loger chez elle le temps de se retourner. Cela dure déjà depuis 5 mois, il est violent et il c'est mis à dos tous les locataires de l'immeuble en raison de son comportement et à cause des chiens qui ne sont pas toujours tenus en laisse. La régie donnera congé à ma fille si il n'y a pas d'amélioration. Malgré ses nombreuses demandes il ne veut pas partir et souvent violent

Réponse
11-04-2024

Bonjour, 

Votre instinct protecteur de parent s’est activé, car vous vous inquiétez pour votre fille. En effet, cette dernière héberge son ex copain dont les comportements violents représentent une menace pour son bien-être et la sécurité de son logement. Vous souhaitez que votre fille puisse mener une vie sereine, et vous êtes à la recherche de solutions pour lui venir en aide dans cette situation. 

Nous ne connaissons pas précisément le type de violence dont votre fille est victime, mais ce que nous pouvons vous assurer, c’est que la violence conjugale est interdite par la loi. Votre fille n’a aucunement l’obligation d’héberger son ex conjoint ; elle a le droit de vivre dans un lieu de vie dans lequel la violence n’a pas sa place. 

En ce sens, nous pouvons vous proposer d’encourager votre fille à faire appel aux forces de l’ordre en composant le 117, afin de solliciter leur intervention dans le but d’expulser son ex copain du domicile. Tout d’abord, il convient de souligner que ce dernier n'apparaît pas sur le bail, comme vous l'avez mentionné dans votre message. Par conséquent, il n'a pas le droit de demeurer dans l'appartement de votre fille sans son consentement. En outre, même si son nom figurait sur le bail, votre fille aurait toujours le droit de demander à la police d'expulser son copain du domicile. En effet, en cas de violence conjugale, la victime a le droit de contacter les autorités et de demander l'expulsion de l'agresseur du domicile pour une période déterminée.

Dans le cas où votre fille recherche de l’aide supplémentaire vis-à-vis de cette situation de violence conjugale, elle peut également s’adresser à un centre LAVI du canton de Vaud (pour les situations de violences physiques ou sexuelles ou violences psychologiques graves telle que menaces de mort). Ces centres sont spécialisés dans l’aide aux victimes et ils pourront apporter un soutien juridique, psychologique ou matériel à votre fille si elle le désire. Il existe quatre antennes dans le canton de Vaud, le centre LAVI d'Aigle (+41 21 631 03 04), de Lausanne (+41 21 631 03 00), de Nyon (+41 21 631 03 02) ou d'Yverdon-les-Bains (+41 21 631 03 08). Les prestations des centre LAVI sont gratuites et confidentielles.

Nous espérons que notre réponse vous sera utile et vous permettra de soutenir votre fille. Nous restons à votre disposition si vous souhaitez nous en dire plus, nous donner des nouvelles ou nous poser une nouvelle question. Nos meilleures pensées vous accompagnent vous et votre fille. 

Après 20 ans de relation, je réalise enfin être victime de violence psychologique

Bonjour, Vous avez fait énormément d'efforts pour le bien-être de votre conjoint et celui de sa famille toutes ces années et ce malgré les contraintes qui se sont imposées à vous. Dans un couple, il est légitime de s'attendre à...

Question
08 April 2024 - Mir

En lisant un article sur le psychiatre Racamier, ma vie a basculé. J'ai enfin compris que je subissais du dénigrement depuis 20 ans, mais cela était passé à la phase de destruction il y a environ 5 ans. C'est à la suite d'une crise d'angoisse de mon fils que je suis sorti du déni.

Aujourd'hui, il utilise subtilement mes failles et reste calme pour que je me retourne contre lui. En ouvrant les yeux, j'ai compris que j'avais travaillé et consacré mon temps et mon énergie à lui et à sa famille. Il a manipulé plusieurs personnes qui aujourd'hui se retournent contre moi, car j'ai compris que son frère est également un manipulateur. Je suis désemparé.

J'ai une maladie psychique qui s'est aggravée suite au burnout causé par le harcèlement répété tout au long des années. Aujourd'hui, je me sens extrêmement seule et incomprise par mes proches. Ils le voient comme quelqu'un de bien et empathique, prêt à aider tout le monde, le parfait homme qui donne tout à sa femme en apparence. Mes enfants sont manipulés pour me faire passer pour folle. Je suis suivie par un thérapeute pour retrouver ma confiance, mais je ne sais pas par où commencer pour partir. Je n'ai plus de force.

Je ressens une profonde colère et injustice qui me rongent chaque jour, d'avoir donné ma confiance et d’avoir été naïve sans aucune suspicion. Je n'ai aucune preuve de sa subtilité. C'est un homme bien entouré, chef d'entreprise qui gère tout, etc. Il utilise les injonctions paradoxales. Aujourd'hui, j'ai travaillé pour son entreprise, mais cela ne m'a rien apporté en termes de formation. Il n'arrêtait pas de me dire que je devais arrêter de me plaindre, que c'était bien payé et que j'avais de la chance. À 42 ans, je vais devoir partir et laisser derrière moi tout ce à quoi j'étais passionné. Mon énergie est au plus bas à cause de cette grave dépression.

Pour ma santé, je dois partir, mais j'aimerais savoir par où commencer administrativement, sachant qu'il maîtrise tout, qu'il est impossible à contrer et qu'il a toujours raison. Il ne parle pas de mes émotions ou de mon problème de santé, mais uniquement de l'argent qu'il va perdre, et il me fait culpabiliser. Pourriez-vous m'expliquer les étapes importantes pour commencer à me libérer ?

Réponse
10-04-2024

Bonjour,

Vous avez fait énormément d'efforts pour le bien-être de votre conjoint et celui de sa famille toutes ces années et ce malgré les contraintes qui se sont imposées à vous. Dans un couple, il est légitime de s'attendre à réaliser des projets communs, à s'encourager l'un l'autre pour évoluer individuellement, à partager les bons moments ou se soutenir dans les difficultés tels que des soucis de santé. Qui ne souhaite pas une relation au sein de laquelle on s'épanouit et qui permet de "s'élever" mutuellement?

Vous écrivez avoir "enfin" compris être victime de comportements abusifs de votre conjoint après 20 ans de vie commune. Vous avez désormais atteint vos limites et vous constatez que vous êtes en train de tout perdre; vous avez envie de reprendre votre vie en main. C'est ce que vous faites en consultant un thérapeute et en nous écrivant sur violencequefaire.ch.

La prise de conscience est une étape charnière, toutefois, ouvrir les yeux peut s'avérer douloureux et bouleverser son être. Malgré tout ce que vous avez vécu et subissez encore aujourd'hui, vous démontrez votre courage en nous partageant votre histoire et en sollicitant de l'aide afin de retrouver votre pouvoir d'agir et votre liberté.

La force que vous avez eu en nous écrivant nous pousse à notre tour à vous poser quelques questions à titre introspectif:

  • Quelles ressources pourriez vous mobiliser pour vous permettre de vous sentir soutenue et entourée?
  • Qu'est-ce qui pourrait vous aider à trouver de l'apaisement dans votre vie ?

Les exemples que vous donnez pointent effectivement vers de la violence de type psychologique. Dans les situations de violences au sein du couple, celles-ci prennent souvent  la forme de cercle vicieux, un processus est mis en oeuvre pour prendre le contrôle de l'autre et pouvoir le manipuler à son avantage. Ces mécanismes répétés forment un voile qui peu à peu emprisonnent la personne telle une toile d'araignée. Est-ce que cela fait écho à ce votre vécu ?

Les personnes victimes de violence au sein du couple ont souvent des conséquences sur leur santé . La dépression, la perte de confiance en soi, d'estime de soi sont quelques unes des conséquences observées chez les victimes de maltraitances domestiques. Toute la sphère familiale est impactée: les enfants exposés à la violence conjugale sont eux aussi des victimes.

Aujourd'hui, vous souhaitez être éclairée sur les étapes importantes pour reprendre le contrôle de votre vie et nous allons vous aiguiller ici vers les spécialistes qui pourront vous accompagner dans votre démarche de changement.

Pour être soutenue et accompagnée en lien avec les violences que vous avez subies, des professionnel-l-e-s sont à disposition dans le canton de Vaud.  Si vous le permettez, nous vous encourageons à prendre contact avec le Centre d'accueil MalleyPrairie au 021.620.76.76. Leurs prestations sont gratuites et confidentielles. Sortir du silence et de l'isolement est LE premier pas.

Ensuite, pour répondre à vos questions d'ordre juridique dans le domaine du droit de la famille, le Centre social protestant disposent de juristes. Pour prendre rendez-vous: 021 560 60 60.

En espérant avoir pu vous partager des informations utiles, nous vous souhaitons vivements de trouver les ressources nécessaires qui vous emméneront vers la liberté attendue. Nous accueillons volontiers d'autres questions ou alors de vos nouvelles.

Cordiales salutations,

Que puis-je faire pour ne plus être confrontée à mon ex-mari qui continue de se montrer violent psychologiquement ?

Bonjour, Vous nous transmettez une situation dans laquelle vous vous nous expliquez que vous avez vécu des violences psychologiques pendant près de 10 ans qui continuent à ce jour malgré le fait que vous soyez séparés. En effet, Monsieur se...

Question
04 April 2024 - Nya

Bonjour,

je me suis séparée depuis quelques temps après avoir avoir subi des violences psychologiques pendant près de 10 ans. Nous avons la garde partagée de nos deux enfants et chaque rencontre-échange est un énorme stress pour moi.

Impossible de discuter d'un quelconque sujet de peur qu'il se mette en colère. Les prises de décisions par message sont déjà violentes quand nous ne sommes pas d'accord alors il m'est impensable de revivre des conflits en face à face et surtout devant les enfants. Je pensais ne plus être obligée d'être confrontée à lui plusieurs fois par semaine quand les enfants seraient scolarisés étant donné que l'échange de garde se serait faite par le biais de l'école. Malheureusement dans la convention de divorce, il refuse d'aller chercher les enfants à la sortie de l'école pretextant que c'est une occasion de pouvoir se transmettre des informations importantes concernant les enfants. Je dois donc m'occuper des enfants pour seulement 30 minutes en fin d'après-midi ce qui m'empêche d'augmenter mon taux de travail et m'oblige à être à nouveau confronté à lui. Je vis cette situation comme une nouvelle prise de contrôle abusive sur ma vie dans laquelle on me dicte quand je peux travailler ou non, quand je peux parler ou non etc... Est-il vraiment raisonnable de m'obliger à le voir en face à face après toutes les années de violences psychologiques que j'ai subit ? Je ne souhaite qu'une chose, c'est pouvoir m'extirper de cette emprise et reprendre enfin une vie plus libre.

Réponse
09-04-2024

Bonjour,

Vous nous transmettez une situation dans laquelle vous vous nous expliquez que vous avez vécu des violences psychologiques pendant près de 10 ans qui continuent à ce jour malgré le fait que vous soyez séparés. En effet, Monsieur se met toujours en colère et vous sentez encore qu'il désire prendre un contrôle abusif sur vous en vous dictant ce que vous devez faire ou non. Il vous est impensable de revivre ses violences face à face et surtout devant vos enfants. Ces rencontres vous mettent dans un profond stress et vous vous questionnez si vous êtes obligée de le rencontrer après tout ce que vous avez vécu. Vous avez besoin d'aide pour vous sortir de cette emprise afin de retrouver votre liberté.

Nous vous remercions et saluons votre démarche de nous écrire et de demander de l'aide, c'est quelque chose qui demande du courage. Il est primordial de ne pas rester seule dans votre situation et de demander du soutien, action que vous entreprenez aujourd'hui en nous contactant. A la suite de votre question, nous pouvons donc vous confirmez ce que vous ressentez encore aujourd’hui, il s'agit bien de violences psychologiques. En effet, il n'est pas normal de craindre son ex-mari. La violence est destructrice, ne s'arrête malheureusement souvent pas avec la séparation et souvent les victimes ne savent pas comment en sortir car ils sont pris dans ce que l'on appelle le cycle de la violence.

Ces violences ont des conséquences qui peuvent être graves et avoir un impact sur la santé psychique et physique de la personne qui les subit. Certaines d'entre-elles sont d'ailleurs reconnues pénalement par la loi

Le courage que vous avez eu de nous écrire nous pousse à notre tour à vous poser quelques questions à titre introspectif :

  • Qu'auriez-vous besoin pour modifier la convention afin que vous puissiez avoir le moins possible de contacts avec Monsieur ? 
  • Quelles ressources pourriez vous mobiliser afin de vous aider à vous sortir de cette emprise et gagner en sérénité ?

Nous partageons avec vous quelques informations et adresses qui ont pu être utiles à des personnes dans des situations similaires à la vôtre et qui pourraient vous aider. Il est important de ne pas rester seule dans ces situations. Il existe en Valais une structure d'accueil pour femmes et hommes avec ou sans enfant qui sont victimes de violence domestique avec un actuel ou un ancien conjoint. Si vous vous sentez prête à entamer des démarches d'aide, vous pouvez faire appel à la Fondation FAVA. Vous pourrez êtes soutenue par l'ambulatoire l'EssentiElles qui est spécialisée dans les violences psychologiques et économiques. Elle vous accompagnera et conseillera de manière confidentielle et gratuite. Les professionnel-le-s peuvent être atteints durant les heures de bureau au 079 320 90 70. Vous pouvez parler de votre situation par téléphone ou en présentiel avec un-e intervenant-e qui saura vous écouter et vous aiguiller. Cette structure organise également des groupes de parole 8 à 10 fois par année et propose des soutiens avec des thérapeutes. Elle collabore avec une juriste/avocate conseil et de nombreux-ses avocat-e-s. 

Nous espérons avoir pu vous donner des pistes utiles dans vos réflexions et nous souhaitons que la situation s'améliore rapidement pour vous. Nous restons à disposition si besoin pour toutes autres questions de votre part ou simplement pour nous donner de leurs nouvelles si vous le souhaitez.

Mon copain me fait peur, je m'inquiète pour ma sécurité. Que puis-je faire ?

Bonjour,  Depuis 2 ans, vous êtes victime de violence psychologique de la part de votre conjoint lorsque celui-ci boit de l'alcool, vous avez fait preuve de grande résilience en développant des stratégies comme celle de vous enfermer dans une pièce...

Question
29 March 2024 - Mad

Depuis 2 ans, je suis victime de violence verbale de la part de mon copain lorsqu’il a trop bu d’alcool. À la moindre contrariété, il rentre dans une colère extrême. Il m’insulte, insulte mes proches, me rabaisse, mais surtout il me fait peur. Ces épisodes peuvent durer jusqu’à 4 heures de temps. Pour me protéger, j’ai développé des stratégies, telles que m’enfermer dans la salle de pendant un certain temps, dans l’espoir que l’alcool redescende, mais en vain. J’essaye de partir de la maison mais mes comportements de fuite intensifient la dispute. Je ne sais plus quoi faire. À chaque fois il promet que c’est la dernière fois, mais ça fini toujours pas recommencer. Que dois-je faire pour assurer ma sécurité ? Qui est-ce que je peux appeler pour me sortir de cette situation ? Qui est-ce ce que mon copain devrait consulter ? Je suis perdue mais surtout épuisée de ces violences. Merci pour votre réponse.

Réponse
03-04-2024

Bonjour, 

Depuis 2 ans, vous êtes victime de violence psychologique de la part de votre conjoint lorsque celui-ci boit de l'alcool, vous avez fait preuve de grande résilience en développant des stratégies comme celle de vous enfermer dans une pièce le temps qu'il se calme. Les violences continuent et vous souhaiteriez vous protéger. 

La violence au sein du couple fonctionne sous la forme d'un cycle, qui s'intensifie au fur et à mesure du temps. Nous écrire est un premier pas afin de briser ce cycle et de retrouver de la sérénité. Nous comprenons dans votre message que vous aimeriez dans un premier temps savoir quoi faire si une nouvelle crise devait se reproduire : vous pouvez sans hésiter appeler la police au 117, elle se rendra à votre domicile et pourra vous protéger. Si besoin, un hébergement pour la nuit peut être organisé, notamment auprès du foyer de Solidarité Femmes. En fonction de la situation, la police peut également expulser l'auteur-e du domicile et des mesures d'éloignement peuvent être instaurées. 

Afin de vous protéger de futures crises, nous vous invitons à contacter des professionnel-les proches de chez vous: dans le canton de Neuchâtel, vous pourriez par exemple trouver du soutien auprès de l'association Solidarité Femmes et le Centre d'Aide aux Victimes (SAVI). Ils proposent des entretiens gratuits et confidentiels pour toute personne étant confrontée à des violences domestiques. Nous vous encourageons vivement à contacter ces professionnel-le-x-s qui pourront vous écouter et vous aider en fonction de vos besoins. Ils disposent également d'un foyer pour femmes et enfants si vous ne vous sentez plus en sécurité dans votre maison et si vous avez peur. Vous pouvez les joindre au numéro: (032) 889-66-49 ou par email à : savi.ne@ne.ch. Ils disposent également d'une ligne téléphonique de la violence domestique au (032) 886-46-36  qui est ouverte tous les jours de 14h00 à 21h00, sauf le samedi de 9h00 à 12h00 et le dimanche de 18h00 à 21h00. 

Vous souhaiteriez également savoir quel-les professionnel-le-x-s votre conjoint pourrait consulter: dans le canton de Neuchâtel, il existe le service pour auteur-e-s de violence conjugale (SAVC) au 032 886 80 08 ou par mail à savc@cnp.ch. 

Pour finir, et si vous nous le permettez, nous aimerions vous poser quelques questions à titre introspectif :

  • Comment voyez-vous votre relation dans le futur?
  • Qu'est-ce que vous souhaiteriez pour vous-même?
  • Serait-il envisageable de vous confier à un-e ami-e ou une personne proche?

Nous espérons de tout coeur avoir pu vous aider, notre porte reste toujours ouverte si vous avez une nouvelle question ou si vous souhaitez nous donner de vos nouvelles dans quelque temps. Avec nos meilleures pensées. 

Mon mari se montre violent et prend des décisions concernant mes enfants sans mon accord, que faire ?

Bonjour, Vous subissez depuis plusieurs années des actes de violence psychologique et physique de la part de votre mari. Votre désir de mener une vie sereine vous a poussé à porter plainte contre lui pour vous protéger. La raison qui...

Question
26 March 2024 - vio

Bonjour,

je suis une mère de famille avec 2 enfants qui habite à Genève et ça fait quelque années que j'ai des problems violences conjugales avec les beaux familles de mon mari. il ne s’arrête pas de chercher les histoires pour me faire dans les mauvaises situations. L’année passée je suis allé dans la poste de police à cornavin pour demander divorcer avec le mari violences. mais depuis là il y a rien qui sont avancé. et il n’arrête pas de faire des geste violences comme violence verbale psychologique et violence physic avec moi et mes enfants. il n'est jamais calmé depuis que je porté une plante avec la police. et là, hier il viens de me dire qu'il a inscrit un de mes enfants qui a 11 ans dans un camps de vacances !!! sans me prévenir sans savoir pourquoi mon fils doit aller là-bas ??? j'etais étonné quand il m'a dit qu’il a déjà discuter et se mettre d’accord avec les parents de l'autre enfants dans la classe un camarade de l’école qui est fréquenté avec le père (mais jamais discuté avec moi qui est la mère). et le père a dire qu'il a déja fait payar l’inscriptions 400chf pour le camps déjà tout organiser sans que je le sache ????? des que j’entendu cette histoire alors, je ne peux plus rester tranquille avec mes enfants. je lui a dire que je vais appeler police pour enlèvement enfants si il a emmené là-bas sans mes d’accord. il a dire ça fait du bien pour enfants mais je ne pense pas et je ne veut pas qu’il ait dans ce camps. Pendent les vacances je préfère que mes enfants reste avec moi. et je peux remmener moi meme en vacances pas besoin aller dans un camps avec les autres. à votre devis dans le domaine policier qu’est-ce vous en pensez ??? qu'est que je dois faire dans cette situation ??? violencequefaire.ch ??? J’attends de votre réponse et si c’est possible pour et divorcer et séparé de cette situation avec mes meilleurs salutations, 

Réponse
28-03-2024

Bonjour,

Vous subissez depuis plusieurs années des actes de violence psychologique et physique de la part de votre mari. Votre désir de mener une vie sereine vous a poussé à porter plainte contre lui pour vous protéger. La raison qui vous a amené à vous adresser à nous aujourd'hui est que votre mari a pris une décision concernant les vacances de vos enfants sans votre consentement, ce qui a activé votre instinct protecteur de mère. Vous souhaitez comprendre ce que vous pouvez faire pour reprendre le contrôle de cette situation.

Tout d'abord, nous tenons à saluer le courage dont vous avez fait preuve en partageant une partie de votre histoire avec notre association. Il n'est jamais normal de subir des violences conjugales, et celles-ci sont d'ailleurs interdites par la loi. Vous avez le droit de mener une vie digne, sans violence conjugale, et vous avez également le droit de demander de l'aide et d'être protégée.

À partir de votre question, nous comprenons que vous avez deux préoccupations principales. La première concerne la manière d'empêcher vos enfants de partir en camp sans votre accord. La seconde porte sur les démarches à entreprendre pour entamer une procédure de divorce et obtenir de l'aide pour vous séparer. Ci-dessous, nous allons tenter de vous orienter et de répondre au mieux à vos demandes.  

Tout d’abord, par rapport au fait que vous ne souhaitez pas que vos enfants partent en camp sans votre accord, nous vous conseillons de contacter les autorités compétentes du domaine de la protection de l’enfance. En ce sens, vous pourriez solliciter le service de protection des mineurs du canton de Genève. Les professionnel-le-x-s de la protection de l'enfance pourront vous éclairer sur vos droits et répondre de manière plus précise à vos questions.

En ce qui concerne la procédure de divorce, le canton de Genève propose une page dédiée à ce sujet, expliquant les étapes à suivre pour entamer cette démarche. Vous pouvez la consulter en cliquant ici.

Nous tenons également à vous informer que, en tant que victime de violence conjugale, vous avez des droits, notamment celui d'être protégée et soutenue. Dans cette optique, vous pourriez prendre contact avec le centre LAVI de Genève au 022 320 01 02. Vous y trouverez des spécialistes des violences conjugales qui vous apporteront un soutien psychologique, juridique ou matériel si nécessaire. Les services du centre LAVI sont gratuits et confidentiels.

Par ailleurs, vous avez la possibilité de vous adresser à l'association AVVEC, qui offre également un soutien aux personnes confrontées à la violence conjugale. Cette association propose différentes prestations telles que des entretiens individuels, des séances à distance, des groupes de parole et même un hébergement d'urgence. La plupart des prestations de cette association sont gratuites, à l'exception de l'hébergement d'urgence, pour lequel des frais de participation peuvent être demandés en fonction de vos revenus. La confidentialité est bien entendu garantie. Vous pouvez joindre l'association au 022 797 10 10.

Nous espérons que notre réponse vous sera utile. N'hésitez pas à nous écrire à nouveau si vous souhaitez nous donner plus de détails, si vous voulez partager des nouvelles ou si vous avez d'autres questions sur la violence conjugale. Nous vous adressons nos meilleures pensées.

Comment me séparer en assurant ma sécurité et celle de mes enfants ?

Bonjour, Vous souhaitez vous séparer de votre conjoint mais celui-ci s’y oppose et se montre violent en proférant des menaces de mort si vous récupérez l’appartement conjugal. De telles menaces constituent des violences psychologiques graves et sont interdites par la...

Question
26 March 2024 - Pat

Bonjour,

je souhaite me séparer, avec mon conjoint on ne s'entend plus, il me menace, il refuse la séparation, si je veux une séparation il faut que je parte de notre appartement, si je lui prends l'appartement il me dit qu'il fera un crime qu'il a pas peur de prendre 20 ans... Ma situation est très dur, avec mes 4 enfants je suis seule à Genève, trouver un appartement c'est très difficile, j'ai un petit contrat et mon prochain emploi sera encore un poste d'auxiliaire rien de fixé, que puis-je faire pour protéger mes enfants et moi-même ? Une association, un foyer ? Vers quoi dois-je me diriger ?

Réponse
28-03-2024

Bonjour,

Vous souhaitez vous séparer de votre conjoint mais celui-ci s’y oppose et se montre violent en proférant des menaces de mort si vous récupérez l’appartement conjugal. De telles menaces constituent des violences psychologiques graves et sont interdites par la loi.

Vous vous sentez isolée et démunie face aux obstacles (situation de travail, recherche de logement à Genève) pour vous sortir de cette situation compliquée. Déterminée, vous avez malgré cela eu le courage de nous contacter à la recherche de soutien pour vous séparer de votre conjoint en toute sécurité. Votre rôle de mère vous tient à cœur et vous avez le désir de protéger vos quatre enfants ainsi que vous-même.

Si vous le voulez bien, nous aimerions vous proposer quelques ressources ayant pu aider d’autres personnes victimes de violence au sein du couple.

Dans un premier temps, nous vous conseillons de contacter le centre d’aide aux victimes (LAVI) de Genève.  Des spécialistes vous écouteront et vous conseilleront selon vos besoins. Les consultations sont gratuites et confidentielles. Vous pouvez les joindre au 022 320 01 02, tous les jours de 14h à 17h ainsi que les lundis et mercredis matin de 10h30 à 12h30. Ces professionnel·le·s pourront également vous orienter vers des hébergements d’urgence.

Si vous préférez appeler directement vous-mêmes des foyers accueillant des personnes vivant des violences domestiques, vous pouvez joindre le foyer « Le Pertuis » au 022 309 57 28 ou « Au cœur des grottes » au 022 338 24 80 (lundi au vendredi 8h30-12h) ou encore l'association AVVEC au 022 797 10 10 (Lundis, mardis, jeudis et vendredis 14h – 17h).

Nous espérons que notre réponse et ces quelques pistes vous donneront la confiance en vos capacités à poursuivre les démarches. Nous restons à disposition si vous avez d’autres questions ou si vous souhaitez simplement nous donner des nouvelles de la situation. Prenez bien soin de vous. 

J'entends des cris provenant de chez mes voisins, et l'un des partenaires semble être relativement âgé. Que puis-je faire ?

Bonjour, Tout d'abord, nous tenons à saluer votre sensibilité et votre courage face à la situation que vous avez observée chez vos voisins. Vous avez fait preuve de préoccupation pour autrui en ne restant pas indifférente aux cris que vous...

Question
19 March 2024 - ste

Je vis dans un immeuble très mal isolé et j'entends depuis qu'ils ont emménagés mon voisin, un vieux monsieur de plus 80 ans se faire constamment hurler dessus et insulter par sa femme (plus jeune que lui). J'entends très peu Monsieur et les rares fois où il parle, c'est toujours calmement ou en essayant d'apaiser la situation. J'ai averti la gérance, qui m'ont suggéré d'appeler la police la prochaine fois que cela arriverait. Or, il s'agit d'agressions verbales quasi quotidiennes. Je n'ai pas encore appelé la police et ne sais pas quoi faire.

Réponse
21-03-2024

Bonjour,

Tout d'abord, nous tenons à saluer votre sensibilité et votre courage face à la situation que vous avez observée chez vos voisins. Vous avez fait preuve de préoccupation pour autrui en ne restant pas indifférente aux cris que vous avez entendus, et vous avez entrepris des démarches en alertant votre gérance, qui vous a orientée vers les autorités. Vous cherchez à agir et à comprendre votre capacité d'intervention dans cette situation, c'est pourquoi vous nous avez contactés.

Nous imaginons que cela puisse être difficile pour vous d'entendre des cris violents émanant de vos voisin-e-s sans en voir l'origine. Le malaise que vous ressentez est tout à fait légitime, et il vous pousse à agir, ce que vous avez fait en alertant d'abord la gérance. Cette dernière a bien réagi en vous orientant vers la police, et à VIOLENCE QUE FAIRE, nous encourageons également les voisin-e-x-s à faire appel aux forces de l'ordre en cas de soupçons de violences conjugales, même si elles semblent être uniquement verbales, comme vous le décrivez.

En tant que citoyenne, vous avez le droit d'informer la police si vous soupçonnez des violences domestiques. La Police cantonale vaudoise, par exemple, peut vous renseigner sur la prévention des violences conjugales au 021 644 44 44. En cas d'urgence, lorsque vous entendez à nouveau des cris, nous vous suggérons de composer le 117. En cas de violence conjugale, il est préférable de faire intervenir la police. Les forces de l'ordre sont habituées à gérer ce type de situations et peuvent expulser l'auteur-e-x de violence du domicile pour une période déterminée.

En outre, vous avez la possibilité, si vous le souhaitez, de contacter Vieillesse sans Violence, un centre de compétence nationale spécialisé dans la thématique de la violence conjugale au sein des couples de seniors. Vous pouvez les joindre du lundi au vendredi au 0848 00 13 13. En les contactant et en leur exposant votre situation, les professionnel-le-x-s de ce centre pourraient vous offrir des conseils plus spécifiques concernant la violence dans les couples de personnes âgées et les moyens d'intervention possibles.

Nous espérons que notre réponse vous sera utile et qu'elle vous fournira des pistes d'action pour venir en aide à votre voisin. Nous sommes disponibles si vous souhaitez nous tenir informés ou poser de nouvelles questions sur la violence conjugale. Nous vous souhaitons tout le meilleur, à vous et à votre voisin.

Malgré la séparation, les violences psychologiques continuent. J'ai peur et je ne sais pas quoi faire.

Bonjour, Tout d’abord, nous tenons à nous excuser pour notre délai de réponse quelque peu rallongé. Nous souhaitons relever le chemin que vous avez parcouru depuis septembre 2023,les actions entreprises qui sont cohérentes avec votre bien-être et dans le respect...

Question
15 March 2024 - Mik

Bonjour, 
Je vous réécrit après quelques mois d'absence. Après mes questions du mois de septembre et suite à vos conseils j'ai dû quitter le domicile conjugal car je ne supportais plus les reproches et insultes de mon mari. 
Des amis nous ont accueilli ma fille et moi jusqu'au mois de décembre. 
Depuis le 2 Décembre j'ai mon propre appartement. Nous avons réussi à vendre notre bien immobilier mais mon ex-mari ne veut pas me donner la moitié du bénéfice. Que puis je faire? 
De plus ayant chacun notre appartement mon ex-mari essaies encore de savoir ce que je fais, où, quand, et surtout avec qui? Au début il essayait de passer par les enfants pour savoir et maintenant il passe par des amis commun pour savoir si j'ai un homme dans ma vie et si c'est le cas qu'il viendra lui casser la gueule. 
Comme il menace de casser la gueule à mon confident car il m'a aider pendant ces moments dur. 
Que puis je faire, par rapport à ces menaces et le faite qu'il continue de me surveiller, pour me protéger et protéger mon confident. 
Et surtout par rapport à tous ça il me fait toujours peur. Je dois me cacher pour voir certaine personnes. 
Par ailleurs j'ai entamer la procédure de séparation et nous sommes convoqué à comparaître le 2 Avril. 
Et le dernier souci c'est qu'il ne veut pas divorcer.

Réponse
21-03-2024

Bonjour,

Tout d’abord, nous tenons à nous excuser pour notre délai de réponse quelque peu rallongé.

Nous souhaitons relever le chemin que vous avez parcouru depuis septembre 2023,les actions entreprises qui sont cohérentes avec votre bien-être et dans le respect de votre intégrité physique et psychiques à laquelle vous avez droit.

Nous sommes touchées de recevoir de vos nouvelles et de constater que vous continuez à maintenir le contact avec notre association pour nous informer de l'évolution de votre situation. Nous saluons le courage dont vous avez fait preuve en quittant votre domicile pour vous protéger, vous et votre enfant. Cette séparation soulève de nouvelles questions quant à votre situation, et vous avez de nouveau fait appel à nos services. Nous ferons de notre mieux pour répondre à vos nombreuses demandes.

Les comportements que vous décrivez, tels que l'utilisation de votre enfant pour obtenir des informations sur vous, le recours à des amis pour surveiller votre situation, et les menaces de violence proférées à l'encontre de ceux qui vous ont aidé, constituent sans aucun doute une forme de violence psychologique. Vous semblez également avoir bien compris et identifié cette violence conjugale. Votre corps vous signale d’ailleurs que cette situation est anormale par la peur que vous ressentez. Cette peur est légitime, et vous avez raison de l’écouter et de chercher des solutions pour vous protéger.

D'après vos questions, nous comprenons que vous en avez deux principales. La première concerne vos droits, notamment financiers, dans cette situation de séparation. La seconde porte sur les moyens de vous protéger contre cette violence psychologique.

En ce qui concerne vos droits, nous ne sommes pas un service juridique, donc nous ne pouvons pas vous fournir de réponse précise. Nous pouvons néanmoins vous recommander de vous rendre à la permanence juridique de Genève, où vous serez reçue par un-e avocat-e-x compétent-e-x pour vous conseiller juridiquement face à votre ex-mari. Vous pouvez également contacter le Centre LAVI, qui dans certains cas de violence psychologique, offre un soutien juridique.

Quant aux stratégies pour vous protéger, nous vous conseillons de contacter l'association AVVEC, qui vient en aide aux victimes de violence conjugale et qui pourra dans le cadre d'un entretien évaluer avec vous quelles sont les meilleures stratégies à adopter face à votre situation spécifique. Les services de ce centre sont gratuits et confidentiels. Vous pouvez les joindre au 022 797 10 10.

Nous espérons que notre réponse vous apportera du soutien et des pistes d'action pour vous protéger. N'hésitez pas à nous donner des nouvelles ou à poser de nouvelles questions sur le sujet des violences conjugales. Nous vous souhaitons tout le meilleur.

Mon mari porte plainte contre moi pour violence domestique alors que j’ai moi-même été victime de sa part. Que puis-je..?

Bonjour, Vous avez enduré quotidiennement plusieurs formes de violence, qu'elles soient psychologiques, économiques ou physiques. Sans demander l'aide de quiconque, vous avez eu le courage de demander le divorce pour mettre un terme à ces violences. Cependant, la réaction de...

Question
13 March 2024 - Fri

Bonsoir,

Comment "prouver" cette violence psychologique. Denigrement au quotidien, isolation, charges entières de la maison (enfants, hypotheques, menage...). Abus psychologique, economique et meme physique... Je ne suis pas allée voir de psy ou la police. Et quand j ai dis stop (notemment au fait de rester mariés pour qu il obtienne ses papiers...) et j ai demandé le divorce, il a porté plainte contre moi pour violence domestique ! Les procédures sont en cours, mais la justice ne semble pas voir quel personnage il est. Pourquoi la justice n entend elle pas mon témoignage? Comment faire comprendre aux autres ce que j ai subi ?

Réponse
15-03-2024

Bonjour,

Vous avez enduré quotidiennement plusieurs formes de violence, qu'elles soient psychologiques, économiques ou physiques. Sans demander l'aide de quiconque, vous avez eu le courage de demander le divorce pour mettre un terme à ces violences. Cependant, la réaction de votre partenaire a été de porter plainte à son tour contre vous pour violence domestique. Vous êtes activement à la recherche de soutien dans cette procédure afin que la justice puisse entendre votre version des faits.

Tout d'abord, il nous semble important de préciser que la justice a pour mission de rechercher la vérité lors d'une plainte, et cela peut se traduire par une attitude froide et impersonnelle lors des auditions. C'est un aspect inhérent à son rôle de garder une neutralité. Ainsi, il est normal que vous puissiez ressentir le sentiment de ne pas être entendue par la justice. Cependant, cela ne signifie pas que vous avez tort ou que la justice ne vous croit pas. C'est simplement une étape standard dans le processus de dépôt de plainte.

Nous imaginons qu’il doit être difficile de recevoir une plainte de violence domestique contre vous alors que vous avez vous-même été victime de cette violence. Vous avez la possibilité, si vous le souhaitez, de ne pas traverser cette épreuve seule. Nous allons, ci-dessous, vous transmettre une adresse que vous pourriez contacter si vous souhaitez être entourée et conseillée pour cette procédure.

Dans le canton de Fribourg, vous pourriez prendre contact avec Solidarité Femmes, centre LAVI au 026 322 22 02. Cette association pourra vous offrir un accompagnement où vous serez reçu par une personnes spécialisées dans l'aide aux victimes. Cette dernière pourra vous fournir un soutien psychologique, juridique et matériel. Les professionnel-le-x-s du centre sont habitué-e-x-s à accompagner les victimes dans les procédures pénales et pourront vous soutenir tout au long de cette épreuve. Les prestations de ce centre sont gratuites et confidentielles.

Nous espérons que notre réponse vous fournira des pistes pour vous permettre de vous sentir accompagnée et soutenue dans cette épreuve. Nous restons à votre disposition si vous souhaitez nous donner des nouvelles ou poser une nouvelle question sur la violence conjugale. Nos meilleures pensées vous accompagnent et nous vous souhaitons beaucoup de courage.

Quelle aide puis-je obtenir en tant que victime de violence psychologique et physique de la part de ma femme ?

Bonjour, Vous subissez de la violence psychologique et physique de la part de votre femme et vous recherchez de l'aide. Vous avez fait preuve de beaucoup de courage et de persévérance dans cette démarche, comme en témoignent les appels que...

Question
11 March 2024 - Gde

Jai besoin de trouver de l'aide car je subis des violences physique et psychologique de la part de ma femme

Réponse
13-03-2024

Bonjour,

Vous subissez de la violence psychologique et physique de la part de votre femme et vous recherchez de l'aide. Vous avez fait preuve de beaucoup de courage et de persévérance dans cette démarche, comme en témoignent les appels que vous nous avez passés. Vous avez bien fait d’en de nous écrire, car il existe des solutions. Une adresse est spécialisée dans la violence conjugale. Voici les coordonnées :

Dans le canton de Vaud, vous pouvez contacter le centre Malleyprairie. Ce centre offre des consultations à Lausanne, mais il est également possible qu'un spécialiste des violences conjugales se déplace dans votre ville pour vous rencontrer. L'objectif de ces consultations est de discuter de la violence que vous subissez et des options disponibles pour vous aider à vivre sans cette violence. Les consultations sont gratuites et confidentielles. Vous pouvez les joindre au 021 620 76 76.

Nous espérons que cette réponse vous sera utile. N'hésitez pas à nous poser d'autres questions ou à nous donner des nouvelles si besoin. Nous vous souhaitons le meilleur.

Je vis des violences psychologiques, cela me fait sentir comme un homme battu. Que puis-je faire ? 

Bonjour, Vous nous avez informés que vous faites face à des mauvais traitements psychologiques et que vous vous sentez comme un homme victime de violence. Vous êtes à la recherche d'aide, c'est pourquoi vous nous avez contactés. Bien que nous...

Question
06 March 2024 - AID

Bonjour

Je me saint un home màl traite pesicologiquement et mê je peux dir un home batu Pouvez vous me aider svp Merci

Réponse
07-03-2024

Bonjour,

Vous nous avez informés que vous faites face à des mauvais traitements psychologiques et que vous vous sentez comme un homme victime de violence. Vous êtes à la recherche d'aide, c'est pourquoi vous nous avez contactés.

Bien que nous ne connaissions pas l'auteur-e de ces mauvais traitements, nous supposons que, en écrivant sur notre site, vous pourriez être en situation de violence psychologique au sein d'une relation conjugale. C'est dans cette perspective que nous allons répondre à votre demande.

Vivre des violences psychologiques peut être extrêmement difficile, et il est tout à fait compréhensible que cela puisse vous faire ressentir comme un homme battu. En effet, même si elles ne laissent pas de traces visibles, ces violences peuvent avoir des répercussions sur votre bien-être psychologique et physique. Il existe des solutions pour vous protéger, et nous aimerions, si vous le souhaitez, vous transmettre une adresse utile ci-dessous.

En tant que victime de violence psychologique, vous pourriez prendre contact avec le centre Malleyprairie. Ce centre propose des consultations gratuites et anonymes. Vous serez accueilli par une personne spécialisée dans le domaine des violences conjugales, qui pourra vous offrir une écoute attentive et un soutien. Vous avez la possibilité de vous rendre dans leur centre ou de fixer un rendez-vous dans votre ville, car les intervenant-e-x-s peuvent se déplacent dans les différentes villes du canton de Vaud pour vous venir en aide. Vous pouvez joindre le centre au 021 620 76 76.

Nous espérons que notre réponse sera utile. Nous restons à votre disposition si vous souhaitez nous donner des nouvelles ou poser d'autres questions. Nos meilleures pensées vous accompagnent

Je soupçonne des violences domestiques chez mes voisins. Que puis-je faire ?

Bonjour, Vous êtes témoin auditive de cris répétés qui semblent être liés à des actes de violence de la part de vos voisins. Une partie de vous craint d'aggraver la situation en intervenant, tandis qu'une autre ne souhaite pas "fermer...

Question
05 March 2024 - Viv

Régulièrement, chez nos voisins, un couple avec un enfant, Madame crie très fort à l'encontre de son mari ou de son enfant. Hier soir, cela était accompagné de gros bruits qui pourraient faire penser à un affrontement physique. Je m'apprêtais à frapper à leur porte, j'avais peur d'un drame, mais ils ont du m'entendre et elle a stoppé net de crier. Il y a un enfant de 11-12 ans je pense. Je suis angoissée par cette situation, visiblement connue du voisinage mais personne n'intervient jamais. Je ne sais pas quoi faire car je ne souhaite pas faire plus de mal que de bien.

Réponse
07-03-2024

Bonjour,

Vous êtes témoin auditive de cris répétés qui semblent être liés à des actes de violence de la part de vos voisins. Une partie de vous craint d'aggraver la situation en intervenant, tandis qu'une autre ne souhaite pas "fermer les yeux" sur une éventuelle situation de violence domestique, surtout lorsqu'un enfant est concerné. Nous saluons votre initiative de nous écrire pour venir en aide à vos voisins.

Nous comprenons que le fait d'avoir "le son sans l'image" puisse être particulièrement préoccupant et déclencher un état d'anxiété de votre part. De plus, la violence a tendance à créer un malaise général, amenant souvent l'entourage à rester silencieux, comme c'est le cas pour les autres voisins face à cette situation.

À l'Association VIOLENCE QUE FAIRE, nous insistons sur l'importance de ne pas fermer les yeux face à une situation de violence domestique et sur le rôle déterminant du soutien pour les victimes.

Le temps et l'attention que vous avez pris en nous contactant nous incitent à vous poser à notre tour quelques questions à titre introspectif :

  • Dans quelle mesure vous sentiriez-vous prête à discuter avec vos voisins de ce que vous avez pu entendre et à leur transmettre votre soutien ?
  • Quels sont vos souhaits pour l'enfant de vos voisins ?
  • Quels pourraient être les risques de ne pas appeler la police et à contrario les bénéfices de les appeler ? 

En réponse à votre désir de mieux comprendre comment vous positionner en tant que témoin, une page dédiée à ce sujet est disponible sur notre site. De plus, nous vous transmettons quelques informations sur les options qui s'offrent à vous.

De manière générale, tout-e citoyen-ne a le droit d'informer la police s'il soupçonne des violences domestiques. La Police cantonale vaudoise peut, par exemple, vous renseigner sur la prévention dans les cas de violences familiales au 021 644 44 44. En cas d'urgence, lorsque vous entendez à nouveau des cris et des pleurs, composez le 117. En cas de violence conjugale, il est préférable, pour votre sécurité et celle de vos voisins, de faire intervenir la police. Les forces de l'ordre sont habituées à intervenir dans ce genre de situations et peuvent expulser l'auteur-e de violence du domicile pendant une période déterminée.

Si vous suspectez des violences envers l'enfant, vous pouvez contacter la Direction générale de l'enfance et de la jeunesse (DGEJ) de manière anonyme pour vous renseigner et leur transmettre vos inquiétudes. Vous pouvez les joindre au 021 316 53 53.

Nous espérons que notre réponse a pu vous fournir des pistes d'action pour cette situation. Notre porte reste ouverte si vous souhaitez nous donner des nouvelles ou poser une nouvelle question. Nous vous souhaitons tout le meilleur.

Que puis-je faire en tant qu'homme victime de violence domestique ?

Bonjour, Vous nous écrivez aujourd’hui pour partager votre histoire et poser des mots sur votre vécu. Nous soulignons votre démarche qui demande efforts et courage.   Concrètement, vous voulez obtenir des conseils sur la façon de faire face à cette...

Question
04 March 2024 - Ste

Chers lecteurs,

Je m'adresse à vous aujourd'hui pour partager mon histoire. Je suis un homme de 45 ans, père de trois enfants, et victime de violence domestique de la part de ma femme, une narcissique perverse.

Pendant 17 ans, j'ai subi des humiliations, des menaces et même des violences physiques. Ces violences se sont souvent déroulées devant nos enfants, créant un environnement domestique toxique et insupportable.

Récemment, la situation s'est aggravée au point où j'ai été chassé de chez moi. Je me retrouve maintenant sans domicile fixe, avec seulement une valise et mon ordinateur. Malgré mon handicap et les ressources financières limitées que je reçois, j'ai toujours cherché à subvenir aux besoins de ma famille, en payant le loyer et en assurant les repas. Ma femme ne travaille pas, ne ramène pas d'argent à la maison et ne s'occupe pas des tâches ménagères. Tout repose sur mes épaules, et même les paiements sont devenus un fardeau que je peine à supporter. Je cherche seulement à pallier des situations insoutenables et à protéger mes enfants de cette réalité.

Ma femme a confisqué ma voiture et menace d'appeler la police pour me retirer le permis de conduire. Elle utilise également le fait que je fume occasionnellement du cannabis comme un autre outil de manipulation et de contrôle. Elle me menace, m'humilie et essaie de me faire du chantage, sachant que je ne suis pas un drogué mais que j'ai seulement cette habitude occasionnelle. Pourtant, elle exploite cette habitude pour me voler ma voiture et me garder loin de la maison.

Malgré tout, je tiens à souligner que je suis simplement un père qui aime ses enfants et qui ne veut pas les perdre. J'ai souffert en silence pendant 17 ans, mais maintenant j'ai décidé de parler.

Je demande des conseils sur la façon de faire face à cette situation, sur la manière de me protéger moi-même et mes enfants, et sur la façon de commencer à reconstruire ma vie.

Tout conseil ou ressource serait grandement apprécié. Merci d'avoir lu mon histoire.

Réponse
07-03-2024

Bonjour,

Vous nous écrivez aujourd’hui pour partager votre histoire et poser des mots sur votre vécu. Nous soulignons votre démarche qui demande efforts et courage.  

Concrètement, vous voulez obtenir des conseils sur la façon de faire face à cette situation, sur la manière de vous protéger et de protéger vos enfants, et sur la manière de reconstruire votre vie. Violence Que Faire est là pour répondre à vos interrogations et vous orienter selon vos demandes.

En tant que père qui aime ses enfants, vous cherchez des solutions pour ne pas les perdre et nous comprenons votre envie de sortir de cette situation. Nous proposons ci-après quelques informations concernant les thèmes que vous abordez dans votre question et des possibles orientations. En avez-vous déjà entendu parler ?

En effet, vous mentionnez de la violence domestique et plus précisément des humiliations, des menaces et de la manipulation qui entrent dans le champ de la violence psychologique, ainsi que des violences physiques. Ces formes de violence sont interdites par la loi et des centres spécifiques, les Centres d’Aide aux Victimes d’Infractions (centres LAVI), sont à disposition pour vous informer sur vos droits en cas d’infractions ainsi que vous accompagner pour des questions sociales, médicales et psychologiques, si vous le souhaitez. Si vous décidez de prendre rendez-vous, les consultations du Centre LAVI du Jura seraient gratuites et confidentielles.

Les conséquences de la violence au sein du couple sont multiples et vous en décrivez plusieurs, notamment le faire d’être actuellement sans domicile fixe et l’environnement toxique et insupportable pour vos enfants, conséquences desquelles vous aimeriez sortir.

En termes d’hébergement, le canton du Jura ne dispose pas de structures d’accueil d’urgence ; avez-vous vous-même de la famille, des proches ou des connaissances (voisins, collègues) à qui vous pourriez demander de l’aide ou du soutien ? Vous mentionnez avoir un handicap sans spécifier de quoi il s’agit ; auriez-vous peut-être accès à certains hébergements grâce à cet handicap ?

En ce qui concerne vos enfants, que vous voulez protéger, le centre LAVI du Jura est aussi compétent pour les accompagner en tant que proche dans cette situation. Auriez-vous la possibilité de les informer sur l’existence de ces centres, ou de les y accompagner s’ils en ressentent le besoin ?

Enfin, vous mentionnez votre envie plus globale de reconstruire votre vie. Qu’est-ce que cela représente pour vous ? Est-ce qu’il est question de se séparer ? De poser de nouvelles bases à l’abri des violences ? Si vous souhaitiez vous poser ces questions dans un cadre sécurisé, un-e thérapeute pourrait vous soutenir dans votre réflexion. Lassociation jurassienne et bernoise francopohone des psychologues et des psychologues-psychotérapeutes (AJBFPP), met en ligne une liste de thérapeutes installés en privé pour offrir écoute et conseils.

Voilà quelques pistes que vous êtes libre de suivre. Nous restons à disposition si vous deviez avoir d'autres questions ou besoins et nos pensées vous accompagnent dans ce processus. 

J'ai commis des actes violence physique envers ma compagne. Comment puis-je me faire aider ?

Bonjour, Vous partagez avec nous votre besoin pressant de trouver de l’aide par rapport à votre recours à la violence physique au sein de votre couple. Nous saluons votre prise de conscience de la mesure du problème et des conséquences...

Question
02 March 2024 - Gel

Madame, Monsieur,

Je me permets de venir vers vous car je suis auteur de violences au sein de mon couple …

J’ai vraiment besoin de me faire aider pour comprendre pourquoi j’en suis arrivé à m’en prendre au physique. Pour notre bien être, j’ai décidé pour l’instant de retourner vivre auprès de mes proches mais nous désirons être réuni à nouveau ma femme et moi. Je vous en supplie, j’ai besoin d’un accompagnement.

Bien à vous 

Réponse
05-03-2024

Bonjour,

Vous partagez avec nous votre besoin pressant de trouver de l’aide par rapport à votre recours à la violence physique au sein de votre couple. Nous saluons votre prise de conscience de la mesure du problème et des conséquences de l’utilisation de la violence dans votre couple et ainsi de vouloir prendre soin de la souffrance engendrée. 

Vous souhaitez trouver une sortie de la répétition de vos actes et gérer votre agressivité ce qui est en effet une démarche importante dans la mesure où, lors du passage à des actes violents, il s’installe un cercle de répétitions de plus en plus graves. Votre décision de quitter momentanément votre domicile est certainement une décision prudente pour préserver votre couple, protéger votre femme et trouver l’aide appropriée.

Concrètement, pour trouver une amélioration significative en termes de comportements violents nous vous conseillons une aide professionnelle. Il existe à Genève Vires, un centre spécialisé dans cette thématique et vous y trouverez une aide concrète dans la gestion des situations que vous vivez. Un première évaluation lors du premier contact vous permettra de mieux comprendre l’origine de vos agissements et d’investir vos énergies pour les changements concrets que vous souhaitez pour vous-même. Ces spécialistes seront à même de vous écouter et d’évaluer avec vous votre besoin dans la situation que vous vivez.

N’hésitez à faire encore appel à nous si vous en ressentez le besoin ou si vous avez d'autres questions. Nous vous souhaitons du courage dans votre démarche de changement et un avenir de couple respectueux de la sécurité et de l'intégrité de votre partenaire et plus satisfaisant pour vous.

Soupçons de violences psychologiques et d'emprise au sein du couple de ma soeur

Bonjour, Etre témoin impuissant est une position bien délicate pour l'entourage d'une personne prise dans une relation de couple emprunte de violence. C'est tout à fait normal de se sentir démunie face à une puissance telle que l'emprise psychologique. Quels...

Question
20 February 2024 - RJ1

Bonjour,

Avec ma famille, nous avons des soupçons de violences psychologiques et d'emprise au sein de son couple. Nous ne savons pas quoi faire et surtout vers qui nous tourner pour obtenir de l'aide. Elle est en train de s'isoler (décrochage scolaire, social, isolement de ses ami-e-s et de sa famille) et nous avons peur de la brusquer. Vers qui pourrions-nous nous tourner ? Merci de votre réponse et de tout ce que vous faites !

Réponse
22-02-2024

Bonjour,

Etre témoin impuissant est une position bien délicate pour l'entourage d'une personne prise dans une relation de couple emprunte de violence. C'est tout à fait normal de se sentir démunie face à une puissance telle que l'emprise psychologique. Quels sont les éléments qui vous font penser que votre soeur subit de la violence par son compagnon? Vous parlez de décrochage scolaire. Est-elle encore à l'école? Est-elle mineure ou majeure? Vit-elle avec son partenaire?

Pour pouvoir vous répondre plus précisement mais surtout vous orienter au mieux, il nous serait utile d'avoir quelques informations complémentaires en regard de nos questionnements apparaissant plus haut. Etes-vous d'accord de nous renseigner davantage sur votre soeur et les faits observés en nous posant une nouvelle question (avec les mêmes identifiants) ? 

Nous nous permettons de vous transmettre quelques informations qui ont pu être utiles à des personnes dans des situations similaires à la vôtre. Une des stratégies des auteur-e-s de violence est de pousser la victime à l'isolement afin de favoriser sa mise sous son contrôle. Sous emprise, une personne peut s'avérer difficile à raisonner, à convaincre, elle ne se perçoit pas comme étant victime de violences. La prudence que vous adoptez semble dès lors appropriée pour maintenir le lien avec vous et les autres membres de la famille. Il est important de rester présente, disponibles et à l'écoute.

En attente de votre éventuel retour, nous pouvons vous orienter vers le centre d'accueil MalleyPrairie au 021.620.76.76 pour échanger sur la situation et recevoir écoute ainsi que conseils professionnel-l-e-s dans le domaine de la violence conjugale.

Nous nous permettons aussi de vous faire part de notre podcast Poussière dont le premier épisode traite spécifiquement des violences psychologiques . Si vous pensez que votre soeur pourrait être réceptive, une idée serait de lui proposer de l'écouter, ce qui permettra peut-être d'enclencher la discussion.

Nous espérons avoir pu vous donner quelques pistes utiles et que vous trouverez rapidement l'aide recherchée. Nous restons à disposition si vous souhaitiez donner suite à notre réponse ou nous transmettre des nouvelles.

Avec nos cordiales salutations,

Violences psychologiques

Bonjour, Vous avez réalisé être victime de violence psychologique de la part de votre ex-mari, et vous souhaitez comprendre comment il est possible de prouver que vous avez vécu ce type de violence. Votre questionnement est légitime, et nous allons...

Question
16 February 2024 - Ba_

Bonjour

Comment prouver de la violence psychologique?

J’en ai subi et mon ex menace de porter plainte contre moi si je porte plainte pour des violences psychologiques !

Réponse
20-02-2024

Bonjour,

Vous avez réalisé être victime de violence psychologique de la part de votre ex-mari, et vous souhaitez comprendre comment il est possible de prouver que vous avez vécu ce type de violence. Votre questionnement est légitime, et nous allons tenter d'y répondre au mieux.

La violence psychologique apparaît comme la forme la plus « invisible » des violences conjugales, car contrairement à d'autres formes de violence, elle ne laisse pas de marques sur le corps et est donc plus difficile à prouver. Cependant, le manque de possibilité de prouver la violence psychologique ne signifie pas qu'elle est moins grave qu'une autre forme de violence. En effet, les conséquences de la violence psychologique sur les victimes peuvent profondément détériorer leur santé psychique et physique. Vous avez raison de prendre ce problème au sérieux et de vous interroger à ce sujet. À ce propos, nous avons dédié tout un épisode de notre podcast à cette question, si vous êtes intéressée à l'écouter.

Il est important de savoir que dans le Code pénal suisse, la violence psychologique n’est pas érigée en infraction spécifique. Il n’existe pas non plus d’infraction spécifique pour le harcèlement obsessionnel. Certains actes de violences psychologiques constituent cependant des infractions, c’est le cas par exemple des menaces graves (art. 180 CP), de la contrainte (art. 181 CP), la séquestration (art. 183-184 CP), le chantage (art. 156 CP), l’utilisation abusive d’une installation de télécommunication (art. 179septies CP) etc…

Pour vous apporter un soutien concernant votre questionnement sur la violence psychologique et la possibilité de porter plainte ou de la prouver, nous vous suggérons de prendre contact avec l'une des deux adresses ci-dessous :

Tout d'abord, vous pourriez prendre contact avec le Centre Social Protestant du canton de Berne. Vous avez la possibilité de contacter le secteur juridique, qui offre la possibilité d'avoir un entretien avec un-e juriste qui vous renseignera sur vos droits et vous orientera dans vos questionnements concernant les actes de violence psychologique que vous avez subis. Vous pouvez les joindre au numéro suivant : 032 493 32 21.

Vous pourriez également prendre contact avec le Centre de consultation ambulatoire de Solidarité Femmes Bienne. Dans ce centre, vous serez reçue par un-e spécialiste des violences conjugales et, dans certains cas de violence psychologique, ces derniers peuvent vous apporter un soutien d'ordre juridique et vous aider à prouver que vous vivez des violences psychologiques. Les consultations au sein de ce centre sont gratuites et confidentielles. Vous pouvez les joindre au numéro suivant : 032 322 03 44.

Nous espérons que notre réponse aura pu vous fournir des pistes de compréhension et des adresses utiles quant à votre questionnement. Nous restons à votre disposition si vous souhaitez nous en dire plus ou nous poser une autre question. Nos meilleures pensées vous accompagnent.

J'ai l'impression que je vis de la violence dans ma relation de couple. Que puis-je faire ?

Bonjour,  Vous nous écrivez car vous souhaitez savoir si ce que vous vivez est normal, ce qui est le cas selon votre partenaire. Vous dites être limitées dans votre liberté, vous sentir bloquée, piégée, que votre partenaire vous force à...

Question
12 February 2024 - vsr

Bonjour,

Je vous écris car je ne sais pas si ce que je vis est normal. Selon mon partenaire, oui. Les conditions de vie avec lui sont très limitatives pour ma liberté et je me sens bloquée, piégée. Pour lui, il est impératif que nous puissions voir nos téléphones portables respectifs, mais il voit alors des choses qui datent d'avant le début de notre relation et se met en colère. Quand il veut parler, il veut me forcer, je l'écoute au début, mais il y a un moment où je lui dis que ce n'est pas le moment, que je n'en peux plus et alors il essaie de m'empêcher de sortir de la chambre ou me poursuit dans le reste de la maison pour parler. Il ne veut pas que je sois seule avec mes amis, il ne veut pas que j'aille faire les courses seule. Lorsque je ne veux pas faire l'amour, il me dit que je dois faire l'amour pour lui donner du plaisir, parce que c'est ce que font les couples qui s'aiment. J'ai l'impression qu'il est très jaloux et possessif, lorsque je ne suis pas d'accord avec lui, il m'a même blessée physiquement parce que je ne voulais pas me retourner et qu'il me retournait de force, parce qu'il m'attrapait pour que je ne parte pas. Il me menace également tout le temps et lorsque je lui dis que je veux mettre fin à la relation, il me dit que je ne veux pas partir. .... Je ne sais pas quoi faire !

Réponse
15-02-2024

Bonjour, 

Vous nous écrivez car vous souhaitez savoir si ce que vous vivez est normal, ce qui est le cas selon votre partenaire. Vous dites être limitées dans votre liberté, vous sentir bloquée, piégée, que votre partenaire vous force à faire des choses avec lesquelles vous n'êtes pas d'accord, notamment sexuelles, et qu'il insiste si vous refusez. Vous le décrivez comme jaloux et possessif, et que cela a déjà mené à des blessures physiques. Il vous menace, et ne vous permet pas de mettre fin à votre relation.

Pour commencer, nous vous félicitons de nous avoir contacté-e-s. C'est une démarche courageuse, et cela montre que vous questionnez, à juste titre, ce que vous vivez. Vous avez fait un premier pas important pour sortir de cette situation de violence.

En effet, votre récit comprend des descriptions de l'ordre de la violence psychologique, alimentée par la jalousie ou l'envie de posséder l'autre que vous mentionnez en décrivant votre partenaire. Cette forme de violence ne laisse pas de trace sur le corps, mais elle peut marquer l'esprit de manière tout aussi vive et souvent plus longtemps et plus en profondeur.

Il y a une notion de surveillance à travers le fait de vouloir accéder à votre téléphone, de vous empêcher de voir vos ami-e-s seule, ou de faire des activités seule. Cela peut mener à un certain isolement de la personne victime, et déboucher sur du harcèlement de la personne auteure (poser plein de questions, appeler ou écrire des messages à répétitions, etc...). 

Votre partenaire vous impose aussi de l'écouter, et il vous retient, ou vous poursuit pour vous obliger à le faire, même si vous lui dites gentiment "non". De ce fait, il nie vos choix, vous impose les siens, il ne respecte pas vos limites. 

Dans cette prolongation, lorsque vous parlez de ne pas vouloir faire l'amour, votre discours nous apparaît comme de la contrainte sexuelle. Lors de rapports sexuels, il est essentiel que le consentement soit demandé et donné par les partenaires (même au sein d'un couple), sachant qu'il peut être retiré à tout moment. "Devoir donner du plaisir", "c'est ce que font les couples qui s'aiment", sont-ils des arguments légitimes, qui font suffisamment sens pour vous pour changer d'avis? Si ce n'est pas le cas, c'est une contrainte à un acte sexuel.

Vous mentionnez plusieurs épisodes qui remettent votre intégrité physique en cause. La violence physique peut comprendre le fait de bloquer le passage, immobiliser, retenir de force, empoigner, etc... Vous avez même été blessée.

Ces violences peuvent avoir des conséquences importantes sur la personne qui les subit. D'ailleurs, la violence au sein d'un couple est interdite par la loi qui protège l'intégrité physique, psychique et sexuelle de chaque personne. La plupart des actes de violence sont poursuivis d'office, d'autres doivent être dénoncés par une plainte pénale.

À ce stade, nous vous invitons à réfléchir aux questions qui suivent:

  • Quel avenir souhaiteriez-vous pour cette relation?
  • De quoi avez-vous besoin pour y parvenir?
  • Si une personne proche vous faisait part d'un vécu similaire, que lui conseilleriez-vous?

Avec votre accord, nous souhaitons vous donner quelques pistes qui pourraient vous aider dans votre situation. Il n'est jamais facile de faire à des situations de violence, et seul-e-x on peut se sentir démuni. C'est pourquoi il est important de pouvoir s'entourer de professionnel-le-x dans le domaine, afin d'obtenir des conseils et un soutien.

Si vous ressentez le besoin de parler, et d'être accompagnée dans votre vécu, vous pouvez consulter le Service d'Aide aux Victimes (SAVI) sur le canton de Neuchâtel. Il y a un bureau dans la ville de Neuchâtel, et à la Chaux-de-Fonds. Cette institutions propose des consultations gratuites et confidentielles en lien avec la violence domestique, et plus spécifiquement la violence conjugale. Ces professionnel-le-x-s seront à votre écoute et pourront vous renseigner sur les diverses démarches possibles dans votre situation, et vous proposer une aide sur les plans administratifs, psychologiques et juridiques. Vous pouvez les joindre au 032 889 66 49, ou par mail à savi.ne@ne.ch.

Dans le cas où vous ne vous sentiriez plus en sécurité avec votre partenaire, mais que vous vivez ensemble, qu'il vous faudrait quitter le domicile rapidement et que vous n'avez personne chez qui aller, vous pouvez faire appel au numéro d'urgence 0800 880 480

Si vous devez vous mettre à l'abri, vous pouvez également contacter le SAVI sur le canton de Neuchâtel, qui peut entrer en matière pour un hébergement en aide immédiate de 35 jours, avec possibilité de prolonger. Le numéro de l'hébergement est le 032 886 46 36.

Nous nous permettons également de vous encourager à appeler la Police au 117 si vous vous sentez en danger.

Nous espérons avoir pu vous apporter des conseils utiles et nous vous souhaitons du courage et que la situation s'améliore pour vous. Nous restons à votre disposition si vous souhaitez poser d'autres questions, ou simplement nous donner des nouvelles si vous le désirez.

 

Je ne sais pas si ce que je vis est normal

Bonjour,  Tout d'abord, nous souhaitons vous informer que vous pouvez nous écrire directement en anglais si cela est plus facile pour vous et nous vous répondrons également en anglais. Vous êtes en couple et votre partenaire vous rabaisse régulièrement ou...

Question
11 February 2024 - cha

Bonjour,

(Je suis anglophone primaire, je vis dans le canton de Vaud, et j'utilise la traduction parce que je ne sais pas quoi faire). Ma partenaire se met régulièrement en colère contre moi pour certaines choses et me traite de tous les noms (bitch, pas normal) ou me rabaisse (fuck you, you've ruined my life, etc.). Nous n'avons pratiquement aucune intimité sexuelle et elle m'en rend responsable. Je pense que je suis stressée et triste à cause de cette relation, que je n'ai d'intérêt pour personne et que j'essaie surtout de survivre paisiblement chaque jour. Le week-end dernier, elle s'est tellement énervée qu'elle m'a craché dessus. Ce week-end, un vieil ami à elle est venu lui rendre visite et ils sont allés dans une autre pièce pour rattraper le temps perdu. Je suis entré et elle m'a dit qu'il ne se passait rien d'autre que quelques baisers et que, comme nous n'avions pas de relations sexuelles, elle devait en arriver là et que c'était de ma faute si c'était comme ça. Je suis tellement triste. Je me sens très blessée et surtout coupable et blâmée. C'est difficile de savoir quoi faire. Est-il justifié qu'elle agisse ainsi et que ce soit la conséquence ?

Réponse

Bonjour, 

Tout d'abord, nous souhaitons vous informer que vous pouvez nous écrire directement en anglais si cela est plus facile pour vous et nous vous répondrons également en anglais.

Vous êtes en couple et votre partenaire vous rabaisse régulièrement ou vous insulte, cette situation vous stresse et vous rend triste. Le week-end dernier votre partenaire vous a craché dessus. Ce week-end votre partenaire a embrassé un ami en justifiant que c'était de votre faute car vous n'avez pas de relations sexuelles. Vous vous sentez coupable et blâmée et ne savez pas quoi faire. Vous souhaiteriez y voir plus clair.

Les évènements que vous nous relatez, comme vous rendre responsable de son baiser avec son ami, les insultes répétées, les dénigrements, sont des actes de violence psychologique. Cette dernière est sournoise et s’installe peu à peu par le biais du phénomène appelé « cycle de la violence » Ce mécanisme qui se répète engendre un risque d’augmentation de la violence. Les conséquences de cette emprise ou contrôle engendrent de la peur, de la confusion, de la perte de confiance ou d’estime de soi. Ces symptômes ont pour conséquence d’empêcher ou de rendre plus difficiles toutes prises de décisions. La violence est grave et elle n'est jamais justifiée, quel que soit le comportement de la victime. Est-ce que certains de ces éléments font écho à votre situation?

Dans votre message nous comprenons que vous vous sentez bloquée, en modalité "survie" jour après jour, comme si vous n'étiez plus celle au contrôle de votre vie. Nous écrire démontre que vous avez envie de changement et que la situation actuelle ne vous convient plus. Si vous nous le permettez, nous nous permettons de vous poser quelques questions à titre introspectif : 

  • Qu'est-ce que vous souhaiteriez pour vous dans le futur, comment l'imaginez-vous?
  • Qu'est-ce qui vous rend triste par rapport à cette relation? 

Si vous le souhaitez, vous pourriez prendre contact avec des professionnel-les proches de chez vous qui pourront vous conseiller de manière gratuite et confidentielle, en anglais. Dans le canton de Vaud, le Centre Malley Prairie s'adresse à toute personne touchée par la violence au sein du couple et propose des  des consultations en ambulatoire mais également des groupes de soutien pour les personnes victimes de violence. Ces professionnel-les pourront vous guider pas à pas dans vos prises de décision, quelles qu'elles soient, et vous conseiller au mieux en fonction de votre situation. Les consultations peuvent avoir lieu dans différents lieux du canton. Un seul numéro pour les joindre pour les deux prestations: 021 620-76-76.

Nous espérons de tout coeur avoir pu vous aider, notre porte reste ouverte si vous avez une nouvelle question ou si vous souhaitez nous donner de vos nouvelles dans quelques temps. Avec nos meilleures salutations. 

Violence verbale chez des voisins, que faire?

Bonjour, Vous nous avez écrit en tant que témoin auditif de disputes fréquentes et violentes impliquant vos voisins. Nous comprenons que le fait d'être exposé au son sans l'image, surtout sans connaître personnellement les voisins, puisse susciter de nombreuses émotions...

Question
08 February 2024 - ldk

Bonjour,

mes voisins que je connais pas se disputent régulièrement très fort, et on les entend dans tout l'immeuble. Je ne sais pas si il y a de la violence physique mais en tout cas verbale c'est sûr.

Je ne sais pas comment je devrais réagir, ou si je devrais appeler la police quand ça arrive. Qu'est-ce que je devrais faire?

Réponse
12-02-2024

Bonjour,

Vous nous avez écrit en tant que témoin auditif de disputes fréquentes et violentes impliquant vos voisins. Nous comprenons que le fait d'être exposé au son sans l'image, surtout sans connaître personnellement les voisins, puisse susciter de nombreuses émotions et créer un climat anxiogène au sein de votre immeuble. Si vous avez pris la peine de nous écrire, c'est probablement parce que vous vous interrogez sur la possibilité de violences conjugales chez vos voisins, et c'est dans ce contexte que nous allons répondre à votre demande.

Il n'est jamais facile de réagir en tant que témoin de violence conjugale, d'autant plus lorsque l'on ne connaît pas bien les personnes que l'on soupçonne de vivre dans la violence. Il est tout à fait normal que vous vous posiez des questions et que vous réfléchissiez à l'implication que vous pourriez ou devriez avoir dans cette situation. Ce qui semble certain, c'est que vous avez été attentive à votre sensibilité et que vous ne souhaitez pas rester silencieuse face à la violence conjugale. Nous saluons cette démarche, nous savons qu’elle demande du courage.

Dans le cas de soupçons de violence conjugale, comme cela est le cas chez vos voisins, nous conseillons toujours à l'Association VIOLENCE QUE FAIRE, de faire appel à la police au 117 en cas de nouvelle scène. Elle sera plus à même d'évaluer la situation une fois sur place. Ces derniers sont habitués à intervenir au sein des domiciles où il y a de la violence. En cas de crise, les forces de l'ordre peuvent expulser l'auteur-trice de violence afin que la victime soit en sécurité.

Nous nous demandons dans quelle mesure vous pourriez échanger avec vos autres voisin-e-s que vous connaissez mieux sur ce que vous entendez régulièrement et ainsi avoir plus d'informations sur ce que vit ce couple. Il sera alors peut-être plus facile pour vous de prendre la décision de contacter la police en ayant un peu plus d'informations. 

Nous espérons que notre réponse a pu vous fournir des pistes sur la manière dont vous pourriez intervenir la prochaine fois que vous entendrez des disputes intenses au domicile de vos voisins. Nous meilleures pensées vous accompagnent.

Quelles solutions juridiques et peu couteuses puis-je trouver pour me protéger de violences psychologiques et économiques ?

Bonjour, Vous partagez avec nous le fait que même après la cessation de vos contacts avec votre mari, vous ressentez toujours son emprise sur vous. Vous vous êtes fortement investie dans votre relation pour faire face aux problèmes de violence....

Question
09 January 2024 - Or

Bonjour,

Cela fait maintenant plus d'une année que je suis séparée de mon mari. Nous avons été consultés aux boréales mais il n'a jamais prs conscience ni accepté qu'il était violent psychologiquement. Nos rapports restent compliqués même si je ne le vois plus. Il continue a "souffler le chaud et le froid" par messages ou mail et je sens bien qu'il a toujours une emprise sur moi. Il essaie de m'atteindre financièrement. Je suis donc à la recherche d'un avocat afin de m'aider a me défendre. Malheureusement j'ai peu de moyens. Je me demandais si il existait une aide ou un conseil juridique peu coûteux pour les personnes dans mon cas. Merci d'avance pour votre aide.

Réponse
12-01-2024

Bonjour,

Vous partagez avec nous le fait que même après la cessation de vos contacts avec votre mari, vous ressentez toujours son emprise sur vous. Vous vous êtes fortement investie dans votre relation pour faire face aux problèmes de violence. Cependant, suite à l'absence de reconnaissance de la part de votre mari quant à ses actes violents, vous avez pris la décision de vous séparer. Votre objectif actuel est de vivre sans être affectée par la violence et de retrouver la sérénité. Vous agissez en cherchant des solutions concrètes pour vous défendre juridiquement. Nous saluons votre démarche en nous écrivant, c’est quelque chose qui demande du courage.

Dans votre message, vous démontrez une grande lucidité face à la situation de violence que vous subissez. En effet, vous avez identifié être victime de violence psychologique et économique. Vous avez une compréhension approfondie des comportements violents de votre ex-mari, notamment à travers ses messages et ses mails, où vous signalez qu'il alterne entre des attitudes contradictoires. De plus, vous reconnaissez qu'il semble incapable de comprendre l'impact de sa violence psychologique sur vous et qu'il serait préférable pour votre santé de vous protéger juridiquement face à lui.

Pour vous aider dans vos démarches juridiques face à votre mari, nous pouvons vous suggérer les adresses suivantes :

Tout d’abord, dans le canton de Vaud, le Centre Social Protestant offre des conseils juridiques aux personnes à revenus modestes. Vous pouvez, si vous le souhaitez, soumettre votre demande par téléphone au 021 560 60 60 ou en vous rendant à la réception du Centre Social Protestant, rue Beau-Séjour 28 à Lausanne, lors des permanences qui ont lieu le mardi matin de 8h30 à 11h00 et le jeudi après-midi de 13h30 à 16h00.

Vous pourriez également vous rendre dans un centre LAVI du canton de Vaud. Il existe quatre antennes à Aigle (021 631 03 04), Lausanne (021 631 03 00), Yverdon (021 631 03 02) et Nyon (021 631 03 08). Dans certaines situations de violence psychologique et économique, les intervenants LAVI pourraient vous apporter un soutien juridique. Elles-ils sont à votre disposition pour vous informer de vos droits, vous orienter et, si nécessaire, vous accompagner auprès d’un avocat pour une évaluation juridique de votre situation. Ces rendez-vous sont gratuits et confidentiels.

Si vous recherchez spécifiquement un-e avocat-e spécialisé-e dans les affaires de violence domestique, vous pourriez contacter l'Association des Avocats Ressource en matière de Violences Domestiques. Cette association réunit des avocat-e-s sensibilisé-e-s à la problématique de la violence domestique, offrant ainsi des conseils et un soutien juridique spécialisé aux personnes concernées par ce type de violence. Cependant, il est à noter que l'association ne peut malheureusement pas proposer des prestations juridiques à tarif réduit.

Nous espérons que notre réponse vous a fourni les informations nécessaires pour entreprendre les démarches visant à vous protéger. N’hésitez pas à poser d'autres questions si vous en avez. Nous vous souhaitons le meilleur et vous adressons nos encouragements.

Est-ce à cause de lui que je suis tombée dans la drogue?

Bonjour, Vous avez fait énormément d’efforts pour le bien-être de votre famille toutes ces dernières années et ce malgré les contraintes qui se sont imposées à vous. Vous avez désormais atteint vos limites et vous constatez que vous êtes en train...

Question
15 December 2023 - Isa

Bonjour,

Je vis en couple depuis plusieurs années et nous avons 2 enfants en bas âge. Mon conjoint m’a dit d’arrêter mon emploi à la naissance de notre premier enfant car j’habitais loin et que si nous devions vivre ensemble, il fallait qu’on se rapproche de son travail et que comme il avait un salaire plus élevé, c’était à moi de démissionner.

Malheureusement, après 2 ans, il a décidé d’arrêt son emploi car il était malheureux et, depuis 1 an, il est en reconversion professionnelle avec des idées de carrière complètement farfelues et irréalisables. Donc depuis 1 an, il est avec moi à la maison, ne s’occupe de rien dans le foyer (menage, enfants, entretien d’une maison avec jardin, rendez-vous, etc). Il ne se préoccupe que de lui, de ses rêves irréalistes et cerise sur le gâteau, me sollicite du matin au soir.

Il me fatigue plus que nos 2 enfants. Alors que j’avais commencé un emploi de maman de jour car, même s’il paie, le loyer, la nourriture et la voiture, il ne me donne rien, j’ai commencé à ressentir une fatigue extrême. Autant physique que psychologique. Alors un jour, un de ses copains (qui squattent la maison presque 4 jours par semaine) me propose de la cocaine. J’étais tellement épuisée que j’ai accepté (pourtant je n’ai jamais été intéressée par les drogues).

Et à partir de ce moment, j’ai sombré. J’arrivais à m’occuper de tout, la maison, les enfants et mon conjoint, sans problème. Mais le pire, c’est que j’ai appris, au moment où j’ai commencé à en prendre, que mon conjoint en prend depuis des années (ce que j’ignorais) et j’ai donc pu continuer à en prendre car il en ramenait souvent à la maison.

Donc voilà la situation, maintenant je suis accro, j’ai du faire une cure de désintoxication et je suis en train de tout perdre. Déjà que j’avais perdu un travail pour le sien, qu’il a finalement abandonné. J’ai perdu la confiance que j’avais en mon conjoint et je me dis que c’est lui qui m’a poussée à bout et qui de plus, m’a fait tombée dans cette drogue. Ma décision aujourd’hui est de me séparer de mon conjoint mais il ne veut pas partir de la maison. Que puis-faire ?

Réponse
20-12-2023

Bonjour,

Vous avez fait énormément d’efforts pour le bien-être de votre famille toutes ces dernières années et ce malgré les contraintes qui se sont imposées à vous. Vous avez désormais atteint vos limites et vous constatez que vous êtes en train de tout perdre ; vous avez envie de reprendre votre vie en main. C’est ce que vous avez fait en faisant une cure de désintoxication et que vous continuez de faire en recherchant de l’aide auprès de l’Association VIOLENCE QUE FAIRE (VQF). Vous avez envie de vous en sortir.

La force que vous avez eu en nous écrivant nous pousse à notre tour à vous poser quelques questions à titre introspectif :

  • En quoi porter le blâme de la prise de drogue sur votre conjoint vous aiderait à vous en sortir dans le sens que vous souhaitez ?
  • Qu’est-ce qui pourrait vous aider à trouver de l’apaisement dans votre vie ?

Vous avez pris la décision de vous séparer de votre conjoint et vous souhaitez désormais vous réapproprier votre logement. Pour vous accompagner dans cette voie, une option qui s’offre à vous est de vous adresser à un service juridique qui pourra vous renseigner sur vos droits. VQF n’est pas compétente pour donner des conseils juridiques et nous allons vous proposer une adresse qui, nous l’espérons, vous permettra de trouver la réponse à vos questions.

Dans le canton de Genève, vous pourriez vous adresser au Centre Social Protestant du canton de Genève: il s'adresse à toute personne étrangère ou suisse qui a des questions concernant la migration, le permis de séjour, la séparation ou le divorce. Leurs équipes organisent une permanence juridique chaque lundi et jeudi à 8h30 par téléphone (022 807 07 07), des permanences collectives ainsi que des rendez-vous individuels dans plusieurs lieux du canton, vous pourriez choisir un lieu proche de chez vous. Pour des informations ou prise de rendez-vous, vous pouvez les appeler au 022 807 07 00 du lundi au vendredi de 9h à 12h et de 13h30 à 17h30 (mardi dès 10h et vendredi de 13h à 17h).  

De par votre démarche d’écrire spécifiquement sur le site violencequefaire.ch spécialisé dans la violence au sein du couple, nous imaginons que vous souhaiteriez clarifier si ce que vous avez vécu est de la violence. Vous pourriez par exemple faire un test sur notre site, ou alors jeter un oeil aux pages dédiées aux violences économiques ou psychologiques qui regroupent de nombreuses informations. Parmi celles-ci, lesquelles feraient écho à votre situation?

Pour discuter des enjeux de violence au sein de votre couple, une option qui s’offre à vous est de solliciter l'Association Aide aux Victimes de Violences en Couple (AVVEC), même si vous n'êtes pas sûre d'être victime de violence au sein du couple. Elle propose une permanence téléphonique les lundis, mercredis, jeudis et vendredis de 12h à 14h au numéro (022) 797- 10-10. Elle s'engage aussi à organiser une séance d'information collective tous les jeudis à 9h dans leurs locaux à la rue Montchoisy 46. La séance est gratuite et dure une heure. Pour finir, elle offre également une permanence sans rendez-vous les lundis, mercredis, jeudis et vendredis entre 12h et 14h en présentiel ou par téléphone. Ces professionnel-les pourront vous accueillir et aider avec bienveillance tout au long de vos démarches, à votre rythme et selon vos besoins. 

Nous espérons de tout cœur avoir pu vous aider. Notre porte reste toujours ouverte si vous avez une nouvelle question ou si vous souhaitez nous donner de vos nouvelles dans quelques temps. Avec nos meilleures salutations. 

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