En cas d’urgence: Police: 117 | Ambulance: 144

Violence physique

Comment la reconnaître ?

La violence physique n’est pas toujours présente dans les situations de violence conjugale, mais elle risque fort de se manifester avec le temps. La personne auteure de violence y recourt quand elle sent qu’elle n’arrive pas à exercer son contrôle sur l’autre partenaire, quand elle montre trop d’indépendance à son goût. La personne violente devient alors brutale, passe aux coups, à la contrainte physique.

Écouter notre deuxième podcast qui traite le sujet spécifique de la violence physique.

Les actes

  • bloquer le passage, retenir de force
  • immobiliser, soulever de terre
  • empoigner, secouer
  • broyer la main, tordre le bras, tirer les cheveux
  • bousculer, pousser brutalement
  • griffer, mordre, pincer
  • gifler, donner des coups de poing ou de pied
  • frapper avec un objet, lancer contre l’autre un objet
  • menacer ou blesser avec une arme
  • brûler, étouffer, étrangler
  • attacher, enfermer

LES VIOLENCES PHYSIQUES ET SEXUELLES Experte: Aline Cuche
ÉPISODE 2 – SOUS LE CHOC
Experte: Aline Cuche

Questions sur la violence physique

J'ai des difficultés à gérer mes émotions et ma détresse se transforme rapidement en grosse colère. J'aimerais savoir comment me..?

Bonjour, Tu nous partages, avec beaucoup de sincérité, tes difficultés à gérer tes émotions qui se répercutent sur ton copain et toi-même. Nous relevons aussi tous tes efforts afin de vivre une relation respectueuse de l’intégrité de chacun-e ainsi que...

Question
17 April 2024 - api

Bonjour,

J'ai 23 ans, je suis en couple depuis 2 ans avec mon copain, et quasiment depuis le début de notre relation, j'ai beaucoup de mal à gérer mes émotions lorsque je me sens très blessée. J'ai tendance à penser de manière manichéenne et à avoir vite des interprétations dramatiques des situations qui me rendent tristes. En effet, j'ai vite l'impression qu'il se comporte de manière horrible avec moi, et après coup je me rends toujours compte que l'on peut se comprendre, ce qui de fait est le cas. Mais sur le moment, il m'arrive de m'énerver beaucoup, comme si ma détresse se transformait très rapidement en grosse colère.

 Au début, je me mettais souvent à pleurer et crier, et pouvais avoir des propos insultants lorsque je me sentais trahie. J'avais également tendance à mettre des coups de poings dans le lit en pleurant, à claquer les portes, une ou deux fois à mettre un coup de pieds sur le pied de la table. Jamais de manière menaçante envers lui, mais pour me défouler. Je m'en excusais bien-sûr après coup, et j'ai travaillé dessus depuis. Je précise qu'on communique par ailleurs beaucoup, et on est par défaut très à l'écoute, et très soudés : on s'entraide sur beaucoup de choses, on se témoigne beaucoup d'affection, on cherche à comprendre le point de vue de l'autre après une dispute, etc. Et on est tous les deux très enclins à travailler sur nous (car nos disputes récurrentes sont liées à des choses que l'on peut tous les deux grandement améliorer, même si j'ai bien conscience que cela ne justifie en rien mes réactions violentes).

Comme mentionné, j'ai travaillé sur moi, et on a connu une période de relative accalmie, avec plusieurs mois sans dispute trop "lourde". Je contrôlais bien mieux mes propos et avais arrêté de me défouler physiquement sur des objets. Mais ces derniers temps il est très reprochant, parfois injustement et durement, et de nouveau je m'emporte. Je contrôle mieux mon vocabulaire, mais mes efforts pour contenir mes émotions se sont retournés contre moi : j'ai tendance à me gifler à la place.

Récemment, j'ai réussi à moins faire cela mais c'est revenu d'un coup et plus violemment : il m'est arrivé deux fois de me mordre jusqu'à avoir un gros hématome (une fois la main, l'autre fois le bras), et également de me gifler plein de fois de suite. Mais ce qui m'embête, c'est cela : il m'arrive aussi de le repousser lorsqu'il vient vers moi pour m'aider à me calmer ; ou bien de venir vers lui s'il est allongé, pour lui faire un câlin et me calmer, mais en même temps je me sens assez abattue alors il m'arrive de l'agripper un peu fort, voire de le secouer en lui parlant. Je ne lui ai jamais fait mal (d'après lui - je lui ai demandé), et je ne l'ai jamais repoussé très fort ni secoué très fort.

Je n'ai jamais eu d'attitude menaçante ni d'envie de lui faire mal. Mais je suis très embêtée et préoccupée par ce comportement violent que j'ai : je vais prendre rendez-vous chez un psychiatre pour suivre une TCC, mais d'ici-là, je me demande comme interpréter cette situation et vivre avec. J'ai la conviction profonde que je ne lui ferai jamais de mal (que je ne serais jamais capable de m'emporter jusqu'à passer au "stade supérieur", le frapper etc), et en même temps je vois bien que j'agis de manière brutale, comme quelqu'un qui ne sait pas se contrôler (ce qui manifestement est le cas dans une certaine mesure au moins).

Je vous remercie par avance, ainsi que pour les nombreuses ressources sur ce site.

Réponse
22-04-2024

Bonjour,

Tu nous partages, avec beaucoup de sincérité, tes difficultés à gérer tes émotions qui se répercutent sur ton copain et toi-même. Nous relevons aussi tous tes efforts afin de vivre une relation respectueuse de l’intégrité de chacun-e ainsi que les améliorations que tu as déjà pu observer. Récemment, tu constates que désormais tu as tendance à retourner la violence envers toi-même. Tu es dans l’attente d’une prise en charge chez un psychiatre et tu nous contactes afin d’y voir plus clair.  

Visiblement tes efforts vont dans la direction de trouver un meilleur contrôle interne qui peine à se stabiliser et une volonté de préserver ton compagnon de ton agressivité. Tu prends très au sérieux l’impact que la violence peut avoir sur ta relation, que rien ne la justifie et tu mets tout en œuvre pour trouver des solutions, c’est déjà une ressource extrêmement précieuse !

Nous faisons l’hypothèse qu’il reste à démêler en toi les raisons les plus profondes qui te font encore recourir à la violence (envers ton compagnon et envers toi-même). Une psychothérapie sera certainement très utile pour t’accompagner dans cette démarche et trouver des alternatives à la violence. Nous saluons donc ta proactivité d’avoir pris un rendez-vous chez un psychiatre.

Nous nous permettons de te poser quelques questions à titre introspectif :

-          Lors d’un désaccord avec ton copain, quelles sont les émotions qui se réveillent en toi ?

-          Quels sont les signaux, chez toi, qui te permettent d’identifier que la tension commence à monter ?

-          Lorsque tu commences à ressentir la tension monter en toi, quelle stratégie à court terme pourrais-tu mettre en place afin de désamorcer une escalade de la violence ?

-          Quelles sont les activités que tu aimes faire et qui te permettent de te détendre ?

 

Nous nous permettons de te transmettre quelques pistes qui ont pu être utiles à des personnes qui traversent les mêmes difficultés que toi. À court terme, lorsque tu sens la tension montée, tu as le choix par exemple de sortir immédiatement de chez toi et de partir marcher (ou courrir!) 20-30 min afin de décharger les tensions. Il est inutile dans ces moments-là d’essayer de résoudre un désaccord ou un conflit que tu aurais avec ton copain. Tu pourras reprendre ce qui a pu te blesser avec ton copain ultérieurement, "à froid", une fois la tempête passée.

En attendant le rendez-vous avec le psychiatre, tu pourrais également tenir un journal dans lequel tu écris jour après jour comment tu te sens. Pour mieux apprendre à identifier les signaux d’alarme, tu peux exposer en détail le déroulement des épisodes violents en mentionnant les faits et les sentiments qui se sont enchaînés dans l’escalade. 

À toutes fins utiles, il existe également à Genève Vires, un centre spécialisé dans cette thématique où tu y trouveras une aide concrète dans la gestion des situations que tu vis. Chercher une aide qui puisse te permettre de ne plus utiliser la violence mais des alternatives pour des solutions avec ton partenaire est également la meilleure façon d’éviter de retourner la violence contre toi-même.

Nous espérons que ces quelques pistes te seront utiles, nous restons à ta disposition pour tout complément. Nous recevons aussi volontiers des nouvelles de la suite!

Ai-je eu raison de porter plainte ?

Bonjour, Vous nous écrivez pour nous faire part de votre situation et savoir que faire. Vous souhaitez savoir si ce que vous vivez est de la violence psychologique et vous avez donc décidé de contacter VIOLENCE QUE FAIRE afin de...

Question
10 April 2024 - Mar

Je remarque depuis notre 5 ans de relation (marié) que je suis victime de violence psychologique et je voudrais savoir si je me trompe? On a 2 enfants ensemble. Quand on s'est rencontré toute este merveilleus et très amoureux, nous avons parlé en anglais mais nous nous sommes compris, il est suisse et sa langue maternelle est le français. nous voulions ensemble des enfants et oui j'étais suisse tombé enceinte et je voulais bien connaître la langue française. 8 mois après on n’a commencé le les conflits, ils a commencé à me ensuite et moi aussi, ils me traite de stupidité sans lui je ne suis rien, moi je travaille pas lui ils payer le loyer et tout, et je croyais que ce normal de m’a reproché que lui ils travaille et moi non sa lui a donné la raison de me rabaisser et moi je suis bon à rien et acceptée et subir la situation. Je mise au monde notre enfant toute ale bien âpre je lui e montre que je me laisse plus faire par lui et oui je parler bien français. One se disputer beaucoup e lui il me étrangle par le cou me pas couper le souffle, pour me montrer que je dois avoir peur de lui je suis parte parler à sa sœur elle m’a fait comprendre que lui ils est comme ça me ils t’aimes, je pas dite que ils ma étranglé. Le temps pasce bien sur que de dispute entre nous me c’est te 1 a 2 foi par moi, ils avé la tandans de ma tire fort par le bras pour ma mètre a la port, parce c’est chez lui et que il ma dite qui il ne peut pas se gère et contrôle et je me balade dehors 1h et bien sûr Il m'a fait comprendre qu'il ne se passait rien de grave et qu'il fallait arrêter de se battre pour rien, pour lui ce n'était rien, il m'a insulté, pute, salop va te faire foutre, moi je ensulte et âpre sa famille nous dise de arrêter de se comporte comme de enfants. Mama a lui m’a faite comprendre que elle me me soutenir parce que moi je été abandonné dans le hôpital de roumaine et et j'ai vécu à l'orphelinat jusqu'à mes 18 ans. Me je me suis trompé sur elle, elle m’a dite que les hommes ils sont trop fière. Je plus jame fai confiance a sa famille, je me suis ferme en moi et je subise tout. On a eu notre deuxième enfant, on s'insulte devant les enfants tellement de colère moi même je n'ai pas vu que ce n'était pas acceptée devant les enfants. Le 5 avril 2024 ont ne parti à Europa Park avec la promise fille elle a presque 5 ans et la plus petite elle la presque 3 ans elle e reste chez la grand maman. Toute été bien jusqu’à jour de 7 avril 2024 on été à l’hôte je réveille mon mari en faisant des lège bruit avec la machine à café, il m’a trete de gros con tu a reine dans la tête va te faire foutre salop de merde. Je ferme ma bouche et je suis parti à la voiture fume une cigarette, je suis revenu dans une demi-heure c’est te 09.30 je voulais faire la douche et lui il e venu vers moi très an colère il me dit dépêche toi faire la douche si non je parte sans toi. Bien sûr je pas écoute. Je vais à la voiture avec notre fille et lui il e reste sure le parking de hôtel une heure. On se parle pas me moi je lui et dite de partir à la maison chez nous à Sierre. Pour finir je vous dit scoute que on se dispute dans la voiture parce que je lui e dite de se excuser de avoir me ensuite de le matin e que je le pas mérite lui il m’a dite que je dois assumer ça je le réveille. Je voulais faire une sieste sur la banquette arrière je me suis allongé on été sur l’autoroute et il a frêne exprès je me suis tapé la tête contre son siège et lui il rigole de moi, il me disait que je doi assumer et que je pas le droit de dormir dans sa voiture, je me suis allonger et je lui parle plus sa la énervé ils se arête sûre l’air de l’autoroute il m’a sorti avec la fors par les bras moi je remonte et il a continué pans 4 foi, âpre il avé une dame la elle nous a vu elle dise de arête on a une enfant à bord, moi je compri lui pa on ne parti moi je me suis encor allongé pour faire ma sieste et, je pensais que le mari s'était calmé. Ils se arête avant Villeneuve et encore il me sorte avec la fors par le bras je lui disent que je déjà mal et que on a en enfant avec nous tu dois te calme et que on doit rentrer à la maison. Bien sure il comprend pas et moi je lui e montre résistance il m’a pris par le cou il m’a soulève et jeté à terre et là je vu que je peurs de lui, je été à la polis je toute explique et je porte plante contre lui. Je me excuse pour mon écriture me s’il vous plaît dites moi si je fais just ou pas, on a des enfants me moi je lui montre que je suis pas tout seul et que la justice existe. Ils m’a lésé beaucoup de marque de bleu

Réponse
12-04-2024

Bonjour,

Vous nous écrivez pour nous faire part de votre situation et savoir que faire. Vous souhaitez savoir si ce que vous vivez est de la violence psychologique et vous avez donc décidé de contacter VIOLENCE QUE FAIRE afin de trouver des réponses.

Vous expliquez qu’au début, vous étiez très amoureux et que la relation se passait bien. Puis, petit à petit, la situation s’est dégradée. Vous exprimez des situations où monsieur vous rabaisse, vous dévalorise et vous insulte ce qui s’apparentent effectivement à de la violence psychologique. Vous évoquez un événement marquant qui s'est déroulé lors d'une sortie à Europa-park avec votre fille où votre conjoint a utilisé à plusieurs reprises de la violence physique. Le récit de votre histoire nous rappelle fortement le cycle de la violence. Les violences dans le couple débutent souvent par des violences psychologiques telles que le dénigrement ou les insultes. Avec le temps, ces violences ont tendance à s'aggraver et devenir même physiques, mettant ainsi fortement en danger la personne qui les subit.

Il semble que vous ayez réussi à briser le cycle de la violence en prenant des mesures décisives après l'agression physique, notamment en vous rendant à la police pour porter plainte. C'est un très bon réflexe, car les violences physiques sont interdites et punissables par la loi. Vous avez besoin de clarifier la situation que vous vivez et aimeriez connaître vos droits. Vous souhaitez également protéger et préserver vos enfants de ce climat de violence. Nous saluons votre démarche de nous écrire, car cela demande du courage. Nous souhaitons vous dire que vos réactions sont normales et vos questionnements sont tout à fait légitimes

Le courage que vous avez eu de nous écrire nous pousse, à notre tour, à vous poser des questions à titre d’introspection :

  • Comment souhaiteriez-vous vous sentir dans une relation de couple ?
  • Comment aimeriez-vous être traitée dans une relation de couple ?
  • Dans quel environnement souhaitez-vous voir grandir vos enfants ?

Suite à votre récit, permettez-nous de vous orienter vers un service en Valais qui vient en aide aux personnes dans votre situation qui vivent de la violences domestique. Il s’agit de la LAVI. Les centres de consultation LAVI offrent un espace confidentiel et gratuit pour vous accueillir et vous écouter. Ils peuvent vous conseiller et vous orienter vers des personnels spécialisés dans le domaine. Ils sont joignables du lundi au vendredi de 8h00 à 17h00 au 027 607 31 00

De plus, vous pouvez faire un constat de  coups et blessures à l’unité de médecine des violences. Cette consultation spécialisée aux victimes de violences est gratuite et confidentielle. Elle offre un espace d’écoute et un examen clinique comme preuve de votre situation. Cette unité se trouve à Sierre et est joignable du lundi au vendredi de 08h15 à 11h00 et de 14h00 à 16h00 au 027 603 63 70.

N’hésitez pas à appeler la police, comme vous l’avez déjà fait au 117 si la situation dérape ou que vous vous sentez en danger.

Nous espérons que nos informations vous seront utiles et vous permettrons de ne pas rester seule face à cette situation. N’hésitez pas à nous réécrire si vous en ressentez le besoin, notre équipe est à votre disposition.

Nous vous envoyons nos meilleures salutations. 

Mon mari se montre violent et prend des décisions concernant mes enfants sans mon accord, que faire ?

Bonjour, Vous subissez depuis plusieurs années des actes de violence psychologique et physique de la part de votre mari. Votre désir de mener une vie sereine vous a poussé à porter plainte contre lui pour vous protéger. La raison qui...

Question
26 March 2024 - vio

Bonjour,

je suis une mère de famille avec 2 enfants qui habite à Genève et ça fait quelque années que j'ai des problems violences conjugales avec les beaux familles de mon mari. il ne s’arrête pas de chercher les histoires pour me faire dans les mauvaises situations. L’année passée je suis allé dans la poste de police à cornavin pour demander divorcer avec le mari violences. mais depuis là il y a rien qui sont avancé. et il n’arrête pas de faire des geste violences comme violence verbale psychologique et violence physic avec moi et mes enfants. il n'est jamais calmé depuis que je porté une plante avec la police. et là, hier il viens de me dire qu'il a inscrit un de mes enfants qui a 11 ans dans un camps de vacances !!! sans me prévenir sans savoir pourquoi mon fils doit aller là-bas ??? j'etais étonné quand il m'a dit qu’il a déjà discuter et se mettre d’accord avec les parents de l'autre enfants dans la classe un camarade de l’école qui est fréquenté avec le père (mais jamais discuté avec moi qui est la mère). et le père a dire qu'il a déja fait payar l’inscriptions 400chf pour le camps déjà tout organiser sans que je le sache ????? des que j’entendu cette histoire alors, je ne peux plus rester tranquille avec mes enfants. je lui a dire que je vais appeler police pour enlèvement enfants si il a emmené là-bas sans mes d’accord. il a dire ça fait du bien pour enfants mais je ne pense pas et je ne veut pas qu’il ait dans ce camps. Pendent les vacances je préfère que mes enfants reste avec moi. et je peux remmener moi meme en vacances pas besoin aller dans un camps avec les autres. à votre devis dans le domaine policier qu’est-ce vous en pensez ??? qu'est que je dois faire dans cette situation ??? violencequefaire.ch ??? J’attends de votre réponse et si c’est possible pour et divorcer et séparé de cette situation avec mes meilleurs salutations, 

Réponse
28-03-2024

Bonjour,

Vous subissez depuis plusieurs années des actes de violence psychologique et physique de la part de votre mari. Votre désir de mener une vie sereine vous a poussé à porter plainte contre lui pour vous protéger. La raison qui vous a amené à vous adresser à nous aujourd'hui est que votre mari a pris une décision concernant les vacances de vos enfants sans votre consentement, ce qui a activé votre instinct protecteur de mère. Vous souhaitez comprendre ce que vous pouvez faire pour reprendre le contrôle de cette situation.

Tout d'abord, nous tenons à saluer le courage dont vous avez fait preuve en partageant une partie de votre histoire avec notre association. Il n'est jamais normal de subir des violences conjugales, et celles-ci sont d'ailleurs interdites par la loi. Vous avez le droit de mener une vie digne, sans violence conjugale, et vous avez également le droit de demander de l'aide et d'être protégée.

À partir de votre question, nous comprenons que vous avez deux préoccupations principales. La première concerne la manière d'empêcher vos enfants de partir en camp sans votre accord. La seconde porte sur les démarches à entreprendre pour entamer une procédure de divorce et obtenir de l'aide pour vous séparer. Ci-dessous, nous allons tenter de vous orienter et de répondre au mieux à vos demandes.  

Tout d’abord, par rapport au fait que vous ne souhaitez pas que vos enfants partent en camp sans votre accord, nous vous conseillons de contacter les autorités compétentes du domaine de la protection de l’enfance. En ce sens, vous pourriez solliciter le service de protection des mineurs du canton de Genève. Les professionnel-le-x-s de la protection de l'enfance pourront vous éclairer sur vos droits et répondre de manière plus précise à vos questions.

En ce qui concerne la procédure de divorce, le canton de Genève propose une page dédiée à ce sujet, expliquant les étapes à suivre pour entamer cette démarche. Vous pouvez la consulter en cliquant ici.

Nous tenons également à vous informer que, en tant que victime de violence conjugale, vous avez des droits, notamment celui d'être protégée et soutenue. Dans cette optique, vous pourriez prendre contact avec le centre LAVI de Genève au 022 320 01 02. Vous y trouverez des spécialistes des violences conjugales qui vous apporteront un soutien psychologique, juridique ou matériel si nécessaire. Les services du centre LAVI sont gratuits et confidentiels.

Par ailleurs, vous avez la possibilité de vous adresser à l'association AVVEC, qui offre également un soutien aux personnes confrontées à la violence conjugale. Cette association propose différentes prestations telles que des entretiens individuels, des séances à distance, des groupes de parole et même un hébergement d'urgence. La plupart des prestations de cette association sont gratuites, à l'exception de l'hébergement d'urgence, pour lequel des frais de participation peuvent être demandés en fonction de vos revenus. La confidentialité est bien entendu garantie. Vous pouvez joindre l'association au 022 797 10 10.

Nous espérons que notre réponse vous sera utile. N'hésitez pas à nous écrire à nouveau si vous souhaitez nous donner plus de détails, si vous voulez partager des nouvelles ou si vous avez d'autres questions sur la violence conjugale. Nous vous adressons nos meilleures pensées.

Mon mari porte plainte contre moi pour violence domestique alors que j’ai moi-même été victime de sa part. Que puis-je..?

Bonjour, Vous avez enduré quotidiennement plusieurs formes de violence, qu'elles soient psychologiques, économiques ou physiques. Sans demander l'aide de quiconque, vous avez eu le courage de demander le divorce pour mettre un terme à ces violences. Cependant, la réaction de...

Question
13 March 2024 - Fri

Bonsoir,

Comment "prouver" cette violence psychologique. Denigrement au quotidien, isolation, charges entières de la maison (enfants, hypotheques, menage...). Abus psychologique, economique et meme physique... Je ne suis pas allée voir de psy ou la police. Et quand j ai dis stop (notemment au fait de rester mariés pour qu il obtienne ses papiers...) et j ai demandé le divorce, il a porté plainte contre moi pour violence domestique ! Les procédures sont en cours, mais la justice ne semble pas voir quel personnage il est. Pourquoi la justice n entend elle pas mon témoignage? Comment faire comprendre aux autres ce que j ai subi ?

Réponse
15-03-2024

Bonjour,

Vous avez enduré quotidiennement plusieurs formes de violence, qu'elles soient psychologiques, économiques ou physiques. Sans demander l'aide de quiconque, vous avez eu le courage de demander le divorce pour mettre un terme à ces violences. Cependant, la réaction de votre partenaire a été de porter plainte à son tour contre vous pour violence domestique. Vous êtes activement à la recherche de soutien dans cette procédure afin que la justice puisse entendre votre version des faits.

Tout d'abord, il nous semble important de préciser que la justice a pour mission de rechercher la vérité lors d'une plainte, et cela peut se traduire par une attitude froide et impersonnelle lors des auditions. C'est un aspect inhérent à son rôle de garder une neutralité. Ainsi, il est normal que vous puissiez ressentir le sentiment de ne pas être entendue par la justice. Cependant, cela ne signifie pas que vous avez tort ou que la justice ne vous croit pas. C'est simplement une étape standard dans le processus de dépôt de plainte.

Nous imaginons qu’il doit être difficile de recevoir une plainte de violence domestique contre vous alors que vous avez vous-même été victime de cette violence. Vous avez la possibilité, si vous le souhaitez, de ne pas traverser cette épreuve seule. Nous allons, ci-dessous, vous transmettre une adresse que vous pourriez contacter si vous souhaitez être entourée et conseillée pour cette procédure.

Dans le canton de Fribourg, vous pourriez prendre contact avec Solidarité Femmes, centre LAVI au 026 322 22 02. Cette association pourra vous offrir un accompagnement où vous serez reçu par une personnes spécialisées dans l'aide aux victimes. Cette dernière pourra vous fournir un soutien psychologique, juridique et matériel. Les professionnel-le-x-s du centre sont habitué-e-x-s à accompagner les victimes dans les procédures pénales et pourront vous soutenir tout au long de cette épreuve. Les prestations de ce centre sont gratuites et confidentielles.

Nous espérons que notre réponse vous fournira des pistes pour vous permettre de vous sentir accompagnée et soutenue dans cette épreuve. Nous restons à votre disposition si vous souhaitez nous donner des nouvelles ou poser une nouvelle question sur la violence conjugale. Nos meilleures pensées vous accompagnent et nous vous souhaitons beaucoup de courage.

Quelle aide puis-je obtenir en tant que victime de violence psychologique et physique de la part de ma femme ?

Bonjour, Vous subissez de la violence psychologique et physique de la part de votre femme et vous recherchez de l'aide. Vous avez fait preuve de beaucoup de courage et de persévérance dans cette démarche, comme en témoignent les appels que...

Question
11 March 2024 - Gde

Jai besoin de trouver de l'aide car je subis des violences physique et psychologique de la part de ma femme

Réponse
13-03-2024

Bonjour,

Vous subissez de la violence psychologique et physique de la part de votre femme et vous recherchez de l'aide. Vous avez fait preuve de beaucoup de courage et de persévérance dans cette démarche, comme en témoignent les appels que vous nous avez passés. Vous avez bien fait d’en de nous écrire, car il existe des solutions. Une adresse est spécialisée dans la violence conjugale. Voici les coordonnées :

Dans le canton de Vaud, vous pouvez contacter le centre Malleyprairie. Ce centre offre des consultations à Lausanne, mais il est également possible qu'un spécialiste des violences conjugales se déplace dans votre ville pour vous rencontrer. L'objectif de ces consultations est de discuter de la violence que vous subissez et des options disponibles pour vous aider à vivre sans cette violence. Les consultations sont gratuites et confidentielles. Vous pouvez les joindre au 021 620 76 76.

Nous espérons que cette réponse vous sera utile. N'hésitez pas à nous poser d'autres questions ou à nous donner des nouvelles si besoin. Nous vous souhaitons le meilleur.

Je soupçonne des violences domestiques chez mes voisins. Que puis-je faire ?

Bonjour, Vous êtes témoin auditive de cris répétés qui semblent être liés à des actes de violence de la part de vos voisins. Une partie de vous craint d'aggraver la situation en intervenant, tandis qu'une autre ne souhaite pas "fermer...

Question
05 March 2024 - Viv

Régulièrement, chez nos voisins, un couple avec un enfant, Madame crie très fort à l'encontre de son mari ou de son enfant. Hier soir, cela était accompagné de gros bruits qui pourraient faire penser à un affrontement physique. Je m'apprêtais à frapper à leur porte, j'avais peur d'un drame, mais ils ont du m'entendre et elle a stoppé net de crier. Il y a un enfant de 11-12 ans je pense. Je suis angoissée par cette situation, visiblement connue du voisinage mais personne n'intervient jamais. Je ne sais pas quoi faire car je ne souhaite pas faire plus de mal que de bien.

Réponse
07-03-2024

Bonjour,

Vous êtes témoin auditive de cris répétés qui semblent être liés à des actes de violence de la part de vos voisins. Une partie de vous craint d'aggraver la situation en intervenant, tandis qu'une autre ne souhaite pas "fermer les yeux" sur une éventuelle situation de violence domestique, surtout lorsqu'un enfant est concerné. Nous saluons votre initiative de nous écrire pour venir en aide à vos voisins.

Nous comprenons que le fait d'avoir "le son sans l'image" puisse être particulièrement préoccupant et déclencher un état d'anxiété de votre part. De plus, la violence a tendance à créer un malaise général, amenant souvent l'entourage à rester silencieux, comme c'est le cas pour les autres voisins face à cette situation.

À l'Association VIOLENCE QUE FAIRE, nous insistons sur l'importance de ne pas fermer les yeux face à une situation de violence domestique et sur le rôle déterminant du soutien pour les victimes.

Le temps et l'attention que vous avez pris en nous contactant nous incitent à vous poser à notre tour quelques questions à titre introspectif :

  • Dans quelle mesure vous sentiriez-vous prête à discuter avec vos voisins de ce que vous avez pu entendre et à leur transmettre votre soutien ?
  • Quels sont vos souhaits pour l'enfant de vos voisins ?
  • Quels pourraient être les risques de ne pas appeler la police et à contrario les bénéfices de les appeler ? 

En réponse à votre désir de mieux comprendre comment vous positionner en tant que témoin, une page dédiée à ce sujet est disponible sur notre site. De plus, nous vous transmettons quelques informations sur les options qui s'offrent à vous.

De manière générale, tout-e citoyen-ne a le droit d'informer la police s'il soupçonne des violences domestiques. La Police cantonale vaudoise peut, par exemple, vous renseigner sur la prévention dans les cas de violences familiales au 021 644 44 44. En cas d'urgence, lorsque vous entendez à nouveau des cris et des pleurs, composez le 117. En cas de violence conjugale, il est préférable, pour votre sécurité et celle de vos voisins, de faire intervenir la police. Les forces de l'ordre sont habituées à intervenir dans ce genre de situations et peuvent expulser l'auteur-e de violence du domicile pendant une période déterminée.

Si vous suspectez des violences envers l'enfant, vous pouvez contacter la Direction générale de l'enfance et de la jeunesse (DGEJ) de manière anonyme pour vous renseigner et leur transmettre vos inquiétudes. Vous pouvez les joindre au 021 316 53 53.

Nous espérons que notre réponse a pu vous fournir des pistes d'action pour cette situation. Notre porte reste ouverte si vous souhaitez nous donner des nouvelles ou poser une nouvelle question. Nous vous souhaitons tout le meilleur.

Que puis-je faire en tant qu'homme victime de violence domestique ?

Bonjour, Vous nous écrivez aujourd’hui pour partager votre histoire et poser des mots sur votre vécu. Nous soulignons votre démarche qui demande efforts et courage.   Concrètement, vous voulez obtenir des conseils sur la façon de faire face à cette...

Question
04 March 2024 - Ste

Chers lecteurs,

Je m'adresse à vous aujourd'hui pour partager mon histoire. Je suis un homme de 45 ans, père de trois enfants, et victime de violence domestique de la part de ma femme, une narcissique perverse.

Pendant 17 ans, j'ai subi des humiliations, des menaces et même des violences physiques. Ces violences se sont souvent déroulées devant nos enfants, créant un environnement domestique toxique et insupportable.

Récemment, la situation s'est aggravée au point où j'ai été chassé de chez moi. Je me retrouve maintenant sans domicile fixe, avec seulement une valise et mon ordinateur. Malgré mon handicap et les ressources financières limitées que je reçois, j'ai toujours cherché à subvenir aux besoins de ma famille, en payant le loyer et en assurant les repas. Ma femme ne travaille pas, ne ramène pas d'argent à la maison et ne s'occupe pas des tâches ménagères. Tout repose sur mes épaules, et même les paiements sont devenus un fardeau que je peine à supporter. Je cherche seulement à pallier des situations insoutenables et à protéger mes enfants de cette réalité.

Ma femme a confisqué ma voiture et menace d'appeler la police pour me retirer le permis de conduire. Elle utilise également le fait que je fume occasionnellement du cannabis comme un autre outil de manipulation et de contrôle. Elle me menace, m'humilie et essaie de me faire du chantage, sachant que je ne suis pas un drogué mais que j'ai seulement cette habitude occasionnelle. Pourtant, elle exploite cette habitude pour me voler ma voiture et me garder loin de la maison.

Malgré tout, je tiens à souligner que je suis simplement un père qui aime ses enfants et qui ne veut pas les perdre. J'ai souffert en silence pendant 17 ans, mais maintenant j'ai décidé de parler.

Je demande des conseils sur la façon de faire face à cette situation, sur la manière de me protéger moi-même et mes enfants, et sur la façon de commencer à reconstruire ma vie.

Tout conseil ou ressource serait grandement apprécié. Merci d'avoir lu mon histoire.

Réponse
07-03-2024

Bonjour,

Vous nous écrivez aujourd’hui pour partager votre histoire et poser des mots sur votre vécu. Nous soulignons votre démarche qui demande efforts et courage.  

Concrètement, vous voulez obtenir des conseils sur la façon de faire face à cette situation, sur la manière de vous protéger et de protéger vos enfants, et sur la manière de reconstruire votre vie. Violence Que Faire est là pour répondre à vos interrogations et vous orienter selon vos demandes.

En tant que père qui aime ses enfants, vous cherchez des solutions pour ne pas les perdre et nous comprenons votre envie de sortir de cette situation. Nous proposons ci-après quelques informations concernant les thèmes que vous abordez dans votre question et des possibles orientations. En avez-vous déjà entendu parler ?

En effet, vous mentionnez de la violence domestique et plus précisément des humiliations, des menaces et de la manipulation qui entrent dans le champ de la violence psychologique, ainsi que des violences physiques. Ces formes de violence sont interdites par la loi et des centres spécifiques, les Centres d’Aide aux Victimes d’Infractions (centres LAVI), sont à disposition pour vous informer sur vos droits en cas d’infractions ainsi que vous accompagner pour des questions sociales, médicales et psychologiques, si vous le souhaitez. Si vous décidez de prendre rendez-vous, les consultations du Centre LAVI du Jura seraient gratuites et confidentielles.

Les conséquences de la violence au sein du couple sont multiples et vous en décrivez plusieurs, notamment le faire d’être actuellement sans domicile fixe et l’environnement toxique et insupportable pour vos enfants, conséquences desquelles vous aimeriez sortir.

En termes d’hébergement, le canton du Jura ne dispose pas de structures d’accueil d’urgence ; avez-vous vous-même de la famille, des proches ou des connaissances (voisins, collègues) à qui vous pourriez demander de l’aide ou du soutien ? Vous mentionnez avoir un handicap sans spécifier de quoi il s’agit ; auriez-vous peut-être accès à certains hébergements grâce à cet handicap ?

En ce qui concerne vos enfants, que vous voulez protéger, le centre LAVI du Jura est aussi compétent pour les accompagner en tant que proche dans cette situation. Auriez-vous la possibilité de les informer sur l’existence de ces centres, ou de les y accompagner s’ils en ressentent le besoin ?

Enfin, vous mentionnez votre envie plus globale de reconstruire votre vie. Qu’est-ce que cela représente pour vous ? Est-ce qu’il est question de se séparer ? De poser de nouvelles bases à l’abri des violences ? Si vous souhaitiez vous poser ces questions dans un cadre sécurisé, un-e thérapeute pourrait vous soutenir dans votre réflexion. Lassociation jurassienne et bernoise francopohone des psychologues et des psychologues-psychotérapeutes (AJBFPP), met en ligne une liste de thérapeutes installés en privé pour offrir écoute et conseils.

Voilà quelques pistes que vous êtes libre de suivre. Nous restons à disposition si vous deviez avoir d'autres questions ou besoins et nos pensées vous accompagnent dans ce processus. 

J'ai commis des actes violence physique envers ma compagne. Comment puis-je me faire aider ?

Bonjour, Vous partagez avec nous votre besoin pressant de trouver de l’aide par rapport à votre recours à la violence physique au sein de votre couple. Nous saluons votre prise de conscience de la mesure du problème et des conséquences...

Question
02 March 2024 - Gel

Madame, Monsieur,

Je me permets de venir vers vous car je suis auteur de violences au sein de mon couple …

J’ai vraiment besoin de me faire aider pour comprendre pourquoi j’en suis arrivé à m’en prendre au physique. Pour notre bien être, j’ai décidé pour l’instant de retourner vivre auprès de mes proches mais nous désirons être réuni à nouveau ma femme et moi. Je vous en supplie, j’ai besoin d’un accompagnement.

Bien à vous 

Réponse
05-03-2024

Bonjour,

Vous partagez avec nous votre besoin pressant de trouver de l’aide par rapport à votre recours à la violence physique au sein de votre couple. Nous saluons votre prise de conscience de la mesure du problème et des conséquences de l’utilisation de la violence dans votre couple et ainsi de vouloir prendre soin de la souffrance engendrée. 

Vous souhaitez trouver une sortie de la répétition de vos actes et gérer votre agressivité ce qui est en effet une démarche importante dans la mesure où, lors du passage à des actes violents, il s’installe un cercle de répétitions de plus en plus graves. Votre décision de quitter momentanément votre domicile est certainement une décision prudente pour préserver votre couple, protéger votre femme et trouver l’aide appropriée.

Concrètement, pour trouver une amélioration significative en termes de comportements violents nous vous conseillons une aide professionnelle. Il existe à Genève Vires, un centre spécialisé dans cette thématique et vous y trouverez une aide concrète dans la gestion des situations que vous vivez. Un première évaluation lors du premier contact vous permettra de mieux comprendre l’origine de vos agissements et d’investir vos énergies pour les changements concrets que vous souhaitez pour vous-même. Ces spécialistes seront à même de vous écouter et d’évaluer avec vous votre besoin dans la situation que vous vivez.

N’hésitez à faire encore appel à nous si vous en ressentez le besoin ou si vous avez d'autres questions. Nous vous souhaitons du courage dans votre démarche de changement et un avenir de couple respectueux de la sécurité et de l'intégrité de votre partenaire et plus satisfaisant pour vous.

J'ai l'impression que je vis de la violence dans ma relation de couple. Que puis-je faire ?

Bonjour,  Vous nous écrivez car vous souhaitez savoir si ce que vous vivez est normal, ce qui est le cas selon votre partenaire. Vous dites être limitées dans votre liberté, vous sentir bloquée, piégée, que votre partenaire vous force à...

Question
12 February 2024 - vsr

Bonjour,

Je vous écris car je ne sais pas si ce que je vis est normal. Selon mon partenaire, oui. Les conditions de vie avec lui sont très limitatives pour ma liberté et je me sens bloquée, piégée. Pour lui, il est impératif que nous puissions voir nos téléphones portables respectifs, mais il voit alors des choses qui datent d'avant le début de notre relation et se met en colère. Quand il veut parler, il veut me forcer, je l'écoute au début, mais il y a un moment où je lui dis que ce n'est pas le moment, que je n'en peux plus et alors il essaie de m'empêcher de sortir de la chambre ou me poursuit dans le reste de la maison pour parler. Il ne veut pas que je sois seule avec mes amis, il ne veut pas que j'aille faire les courses seule. Lorsque je ne veux pas faire l'amour, il me dit que je dois faire l'amour pour lui donner du plaisir, parce que c'est ce que font les couples qui s'aiment. J'ai l'impression qu'il est très jaloux et possessif, lorsque je ne suis pas d'accord avec lui, il m'a même blessée physiquement parce que je ne voulais pas me retourner et qu'il me retournait de force, parce qu'il m'attrapait pour que je ne parte pas. Il me menace également tout le temps et lorsque je lui dis que je veux mettre fin à la relation, il me dit que je ne veux pas partir. .... Je ne sais pas quoi faire !

Réponse
15-02-2024

Bonjour, 

Vous nous écrivez car vous souhaitez savoir si ce que vous vivez est normal, ce qui est le cas selon votre partenaire. Vous dites être limitées dans votre liberté, vous sentir bloquée, piégée, que votre partenaire vous force à faire des choses avec lesquelles vous n'êtes pas d'accord, notamment sexuelles, et qu'il insiste si vous refusez. Vous le décrivez comme jaloux et possessif, et que cela a déjà mené à des blessures physiques. Il vous menace, et ne vous permet pas de mettre fin à votre relation.

Pour commencer, nous vous félicitons de nous avoir contacté-e-s. C'est une démarche courageuse, et cela montre que vous questionnez, à juste titre, ce que vous vivez. Vous avez fait un premier pas important pour sortir de cette situation de violence.

En effet, votre récit comprend des descriptions de l'ordre de la violence psychologique, alimentée par la jalousie ou l'envie de posséder l'autre que vous mentionnez en décrivant votre partenaire. Cette forme de violence ne laisse pas de trace sur le corps, mais elle peut marquer l'esprit de manière tout aussi vive et souvent plus longtemps et plus en profondeur.

Il y a une notion de surveillance à travers le fait de vouloir accéder à votre téléphone, de vous empêcher de voir vos ami-e-s seule, ou de faire des activités seule. Cela peut mener à un certain isolement de la personne victime, et déboucher sur du harcèlement de la personne auteure (poser plein de questions, appeler ou écrire des messages à répétitions, etc...). 

Votre partenaire vous impose aussi de l'écouter, et il vous retient, ou vous poursuit pour vous obliger à le faire, même si vous lui dites gentiment "non". De ce fait, il nie vos choix, vous impose les siens, il ne respecte pas vos limites. 

Dans cette prolongation, lorsque vous parlez de ne pas vouloir faire l'amour, votre discours nous apparaît comme de la contrainte sexuelle. Lors de rapports sexuels, il est essentiel que le consentement soit demandé et donné par les partenaires (même au sein d'un couple), sachant qu'il peut être retiré à tout moment. "Devoir donner du plaisir", "c'est ce que font les couples qui s'aiment", sont-ils des arguments légitimes, qui font suffisamment sens pour vous pour changer d'avis? Si ce n'est pas le cas, c'est une contrainte à un acte sexuel.

Vous mentionnez plusieurs épisodes qui remettent votre intégrité physique en cause. La violence physique peut comprendre le fait de bloquer le passage, immobiliser, retenir de force, empoigner, etc... Vous avez même été blessée.

Ces violences peuvent avoir des conséquences importantes sur la personne qui les subit. D'ailleurs, la violence au sein d'un couple est interdite par la loi qui protège l'intégrité physique, psychique et sexuelle de chaque personne. La plupart des actes de violence sont poursuivis d'office, d'autres doivent être dénoncés par une plainte pénale.

À ce stade, nous vous invitons à réfléchir aux questions qui suivent:

  • Quel avenir souhaiteriez-vous pour cette relation?
  • De quoi avez-vous besoin pour y parvenir?
  • Si une personne proche vous faisait part d'un vécu similaire, que lui conseilleriez-vous?

Avec votre accord, nous souhaitons vous donner quelques pistes qui pourraient vous aider dans votre situation. Il n'est jamais facile de faire à des situations de violence, et seul-e-x on peut se sentir démuni. C'est pourquoi il est important de pouvoir s'entourer de professionnel-le-x dans le domaine, afin d'obtenir des conseils et un soutien.

Si vous ressentez le besoin de parler, et d'être accompagnée dans votre vécu, vous pouvez consulter le Service d'Aide aux Victimes (SAVI) sur le canton de Neuchâtel. Il y a un bureau dans la ville de Neuchâtel, et à la Chaux-de-Fonds. Cette institutions propose des consultations gratuites et confidentielles en lien avec la violence domestique, et plus spécifiquement la violence conjugale. Ces professionnel-le-x-s seront à votre écoute et pourront vous renseigner sur les diverses démarches possibles dans votre situation, et vous proposer une aide sur les plans administratifs, psychologiques et juridiques. Vous pouvez les joindre au 032 889 66 49, ou par mail à savi.ne@ne.ch.

Dans le cas où vous ne vous sentiriez plus en sécurité avec votre partenaire, mais que vous vivez ensemble, qu'il vous faudrait quitter le domicile rapidement et que vous n'avez personne chez qui aller, vous pouvez faire appel au numéro d'urgence 0800 880 480

Si vous devez vous mettre à l'abri, vous pouvez également contacter le SAVI sur le canton de Neuchâtel, qui peut entrer en matière pour un hébergement en aide immédiate de 35 jours, avec possibilité de prolonger. Le numéro de l'hébergement est le 032 886 46 36.

Nous nous permettons également de vous encourager à appeler la Police au 117 si vous vous sentez en danger.

Nous espérons avoir pu vous apporter des conseils utiles et nous vous souhaitons du courage et que la situation s'améliore pour vous. Nous restons à votre disposition si vous souhaitez poser d'autres questions, ou simplement nous donner des nouvelles si vous le désirez.

 

Je ne sais pas si ce que je vis est normal

Bonjour,  Tout d'abord, nous souhaitons vous informer que vous pouvez nous écrire directement en anglais si cela est plus facile pour vous et nous vous répondrons également en anglais. Vous êtes en couple et votre partenaire vous rabaisse régulièrement ou...

Question
11 February 2024 - cha

Bonjour,

(Je suis anglophone primaire, je vis dans le canton de Vaud, et j'utilise la traduction parce que je ne sais pas quoi faire). Ma partenaire se met régulièrement en colère contre moi pour certaines choses et me traite de tous les noms (bitch, pas normal) ou me rabaisse (fuck you, you've ruined my life, etc.). Nous n'avons pratiquement aucune intimité sexuelle et elle m'en rend responsable. Je pense que je suis stressée et triste à cause de cette relation, que je n'ai d'intérêt pour personne et que j'essaie surtout de survivre paisiblement chaque jour. Le week-end dernier, elle s'est tellement énervée qu'elle m'a craché dessus. Ce week-end, un vieil ami à elle est venu lui rendre visite et ils sont allés dans une autre pièce pour rattraper le temps perdu. Je suis entré et elle m'a dit qu'il ne se passait rien d'autre que quelques baisers et que, comme nous n'avions pas de relations sexuelles, elle devait en arriver là et que c'était de ma faute si c'était comme ça. Je suis tellement triste. Je me sens très blessée et surtout coupable et blâmée. C'est difficile de savoir quoi faire. Est-il justifié qu'elle agisse ainsi et que ce soit la conséquence ?

Réponse

Bonjour, 

Tout d'abord, nous souhaitons vous informer que vous pouvez nous écrire directement en anglais si cela est plus facile pour vous et nous vous répondrons également en anglais.

Vous êtes en couple et votre partenaire vous rabaisse régulièrement ou vous insulte, cette situation vous stresse et vous rend triste. Le week-end dernier votre partenaire vous a craché dessus. Ce week-end votre partenaire a embrassé un ami en justifiant que c'était de votre faute car vous n'avez pas de relations sexuelles. Vous vous sentez coupable et blâmée et ne savez pas quoi faire. Vous souhaiteriez y voir plus clair.

Les évènements que vous nous relatez, comme vous rendre responsable de son baiser avec son ami, les insultes répétées, les dénigrements, sont des actes de violence psychologique. Cette dernière est sournoise et s’installe peu à peu par le biais du phénomène appelé « cycle de la violence » Ce mécanisme qui se répète engendre un risque d’augmentation de la violence. Les conséquences de cette emprise ou contrôle engendrent de la peur, de la confusion, de la perte de confiance ou d’estime de soi. Ces symptômes ont pour conséquence d’empêcher ou de rendre plus difficiles toutes prises de décisions. La violence est grave et elle n'est jamais justifiée, quel que soit le comportement de la victime. Est-ce que certains de ces éléments font écho à votre situation?

Dans votre message nous comprenons que vous vous sentez bloquée, en modalité "survie" jour après jour, comme si vous n'étiez plus celle au contrôle de votre vie. Nous écrire démontre que vous avez envie de changement et que la situation actuelle ne vous convient plus. Si vous nous le permettez, nous nous permettons de vous poser quelques questions à titre introspectif : 

  • Qu'est-ce que vous souhaiteriez pour vous dans le futur, comment l'imaginez-vous?
  • Qu'est-ce qui vous rend triste par rapport à cette relation? 

Si vous le souhaitez, vous pourriez prendre contact avec des professionnel-les proches de chez vous qui pourront vous conseiller de manière gratuite et confidentielle, en anglais. Dans le canton de Vaud, le Centre Malley Prairie s'adresse à toute personne touchée par la violence au sein du couple et propose des  des consultations en ambulatoire mais également des groupes de soutien pour les personnes victimes de violence. Ces professionnel-les pourront vous guider pas à pas dans vos prises de décision, quelles qu'elles soient, et vous conseiller au mieux en fonction de votre situation. Les consultations peuvent avoir lieu dans différents lieux du canton. Un seul numéro pour les joindre pour les deux prestations: 021 620-76-76.

Nous espérons de tout coeur avoir pu vous aider, notre porte reste ouverte si vous avez une nouvelle question ou si vous souhaitez nous donner de vos nouvelles dans quelques temps. Avec nos meilleures salutations. 

Violences physiques et économiques

Bonjour, Une de vos bénéficiaires est sous l'emprise de son ex-mari. Elle s'est confiée à vous et vous sentez qu'elle a besoin d'aide. Vous avez bien fait de nous contacter. Etre témoin de violence est toujours difficile, d’autant plus si la...

Question
08 November 2023 - FRH

Bonjour,

Je suis Job coach dans une mesure d'insertion professionnelle. L'une de mes bénéficiaire a été victime de violences physiques par son mari il y a plusieurs années et a été le dénoncer à la police. Ayant un enfant en commun, ils sont toujours en contact et Madame est dépendante de lui financièrement car elle n'a jamais travaillé en Suisse, elle ne parle pas français et a du mal a retrouver un emploi depuis le divorce.

Elle est encore totalement sous son emprise et subit désormais des violences économiques et psychiques puisque son ex-mari souhaite qu'elle travaille pour lui et que tous ses choix de vie sont dictés par lui et l'argent qu'il lui verse. Suite à la dénonciation de violence, Madame a été suivie par un psychiatre avec qui cela n'a pas fonctionné. Madame lui a dit qu'elle n'allait pas bien, le psychiatre a eu peur pour l'enfant et a appelé la police. Elle a donc peur de tous les thérapistes et peur qu'on lui enlève la garde de son enfant bien qu'elle ait, à mon avis, besoin d'aide. Je lui ai parlé de votre site mais elle ne souhaite pas vous écrire car elle a peur qu'on lui oblige un suivi.

Je l'accompagne sur un plan professionnel mais je souhaiterai savoir s'il existe autre chose que je puisse lui proposer qui reste anonyme ou des groupes de soutien dans la région de Montreux/Clarens pour les personnes victimes de telles violences? En vous remerciant par avance, je vous souhaite une excellente journée.

Réponse
09-11-2023

Bonjour,

Une de vos bénéficiaires est sous l'emprise de son ex-mari. Elle s'est confiée à vous et vous sentez qu'elle a besoin d'aide.

Vous avez bien fait de nous contacter. Etre témoin de violence est toujours difficile, d’autant plus si la victime n’est pas prête à faire des démarches. Le rôle de l’entourage est cependant précieux pour les victimes et nous saluons votre implication dans cette situation.

Le fait que cette personne vous confie ce qu’elle vit montre qu'un lien de confiance s'est tissé entre elle et vous, c'est déjà une ressource très précieuse. Votre écoute et disponibilité sont donc primordiales. Il est important de croire la victime et il est aussi important de ne pas mettre trop de pression, ni de la blâmer mais de lui laisser le temps de prendre ses décisions tout en respectant son rythme, ses possibilités de se mettre ou non en mouvement pour le moment.

Pour répondre à votre demande d'orientation, vous pourriez tout d'abord lui conseiller de s’adresser au  centre d’aide aux victimes (centre LAVI). Dans le canton de Vaud, il existe trois antennes joignables par téléphone : centre LAVI Aigle 021 631 03 04, centre LAVI Lausanne 021 631 03 00, centre LAVI Yverdon 021 631 03 08. Les consultations sont gratuites. Des professionnel-le-s pourront l’écouter, l’informer sur ses droits et sur les différentes possibilités d’aide. Il est important de lui transmettre que les entretiens sont 100% confidentiels et qu'elle ne sera aucunement forcée à reprendre un quelconque suivi.

Elle peut également contacter le Centre Malley PrairieIl s'agit d'un centre d'accueil pour les personnes qui sont confrontées à des violences domestiques dans le canton de Vaud. Ce centre propose des consultations en ambulatoires pouvant avoir lieu dans différents lieux du canton. Il s'agit de consultations gratuites et confidentielles avec un-e professionnel-le qui pourra lui apporter une écoute, un soutien et des conseils. Ce centre propose également des groupes de parole. Si cette démarche fait sens pour elle, elle peut les joindre par téléphone au (021) 620 76 76 du lundi au vendredi de 08h00 à 12h00 et de 14h00 à 18h00 pour se renseigner ou pour prendre rendez-vous.

Aussi, auriez-vous l’occasion de parcourir notre site ensemble ? Lire les questions d'autres internautes ou encore écouter le podcast Poussière qui contient des témoignages anonymes de personnes victimes  pourraient l'aider à se reconnaitre dans les récits et de constater qu'il est possible de s'en sortir. Elle peut également tout à fait nous poser une question. Cette démarche est anonyme et gratuite et notre réponse ne contiendra aucune obligation de suivi, ce choix lui appartenant à elle seule. 

Nous espérons que notre réponse vous sera aidante et nous vous souhaitons bon courage dans le soutien de votre bénéficiaire. N’hésitez pas à nous réécrire si vous avez d’autres questions ou pour nous donner des nouvelles de la situation. Nous vous adressons nos meilleures salutations.

Violences physiques, psycologiques et financières

Bonjour,  Votre soeur vit en concubinage avec le père de ses enfants qui s'est, à plusieurs reprises, montré violent envers eux. Ce comportement auquel vous avez déjà vous-même assisté comprend autant de la violence verbale qu'une lourde charge financière complètement assumée...

Question
08 November 2023 - kin

Bonjour,

Ma soeur vit en concubinage avec le père de ces enfants. Je vois souvent ma soeur triste et renfermée. À plusieurs reprises, j'ai eu écho de son comportement déplacé et violent envers ma soeur mais également envers mes neveux. Il a déjà été malpoli et violent verbalement envers ma soeur, devant mes parents et moi-même. Je sais également qu'au niveau des finances, il ne participe pratiquement pas au frais communs du ménage et que ma soeur doit en assumer l'entière responsabilité, avec un petit revenu. Je sais également que lors de leurs nombreuses et récurrentes disputes, le conjoint fait peur à ma soeur, en la menaçant de prendre les enfants avec lui s'ils venaient à se séparer.

Je pense que ce dernier point bloque complètement ma soeur et l'empêche d'agir. Je ne sais vraiment pas comment agir dans cette situation. Je suis tiraillé entre vouloir parler directement au conjoint, au risque d'envenimer la situation, et rester à ma place en laissant ma soeur prendre ses décisions. Merci d'avance pour votre aide. Meilleures salutations

Réponse
13-11-2023

Bonjour, 

Votre soeur vit en concubinage avec le père de ses enfants qui s'est, à plusieurs reprises, montré violent envers eux. Ce comportement auquel vous avez déjà vous-même assisté comprend autant de la violence verbale qu'une lourde charge financière complètement assumée par votre soeur. Les menaces proférées par son partenaire l'empêchent, d'après vous, de se séparer de cette personne. Une part de vous ne souhaite pas s'imiscer dans la sphère privée de votre soeur et une autre souhaite intervenir afin de la sortir de cette situation de violences.

Nous tenons tout d'abord à souligner que nous nous rendons compte de la difficulté de votre position. On se retrouve en tant que témoin dans une situation très délicate surtout lorsqu'il s'agit de personnes proches comme c'est le cas pour vous. Nous ne pouvons qu'imaginer à quel point il est difficile d'être témoin de ces violences et de sentir impuissant·e, peut-être avez-vous ou encore vos parents eu l'occasion d'en parler soit à votre sœur, à son partenaire ou encore aux deux ? Il n’est pas aisé de savoir comment intervenir de manière appropriée sans avoir ou donner l’impression d’être envahissant-e. Sortir de ce cycle de violence est extrêmement compliqué et avoir le soutien de son entourage peut être central afin de sortir du silence et de l’isolement qui entourent les questions de violence conjugale.

Pour en revenir à votre sœur, la situation que vous décrivez semble être de la violence conjugale. Or, il est important de savoir que la violence dans le couple fonctionne sous la forme d’un cycle, le cycle de la violence, qui a tendance à voir son rythme accélérer et s’intensifier si rien n’est entrepris pour le rompre. Les violences psychologiques prennent de multiples formes mais peuvent par exemple être des reproches à répétition, des insultes ou encore des menaces. Ces violences peuvent se multiplier et s’additionner avec une possibilité que puissent s’y ajouter d’autres formes de violences qu’elles soient physiques, sexuelles ou encore économiques comme cela semble être le cas chez votre sœur.

Nous pouvons vous exposer quelques pistes que vous pourriez proposer à votre sœur, il s’agira ensuite pour vous de jauger laquelle semble mieux convenir à cette situation.

L’office protestant de consultations conjugales et familiales (022 311 82 11), une association laïque proposant une aide pour faire face à une crise de couple que ce soit en envisageant ou non une séparation. Ou encore aux Hôpitaux Universitaires de Genève (022 305 48 48) où le service des spécialités psychiatriques offre de la consultation psychothérapeutique pour familles et couples qui traversent des périodes de crise et de souffrance relationnelle. Ce genre de démarche permet de stimuler le dialogue, de confronter les vécus propres de chaque personne et de développer ou redécouvrir une dynamique fonctionnelle. Bien sûr, ces orientations ne sont possibles seulement si son conjoint reconnaît que quelque chose ne fonctionne pas dans leur manière de communiquer et est prêt à entamer une démarche pour trouver des solutions.

Il est commun pour des personnes victime de violence conjugale d’être confrontée à une diversité de sentiments comme la perte de confiance en soi, le sentiment d’impuissance, la peur ou encore la honte de se retrouver une telle situation. Cela peut prendre du temps de se rendre compte de ce que l’on vit et de savoir de quelle manière on aimerait réagir, c’est en conséquence très important pour une personne victime d’être soutenue et entourée par des personnes bienveillantes. Vous pourriez par exemple proposer à votre soeur d’entrer en contact avec l’association AVVEC (022 797 10 10) qui est spécialisée dans l’aide aux victimes de violence en couple. Celui-ci lui permettrait d’avoir des personnes tierces et professionnel-le-s qui lui fourniront une écoute attentive, de l’aide, des informations ainsi que de lui faire connaître l’étendue de ses droits. En effet et il est important d’avoir cette information, certains actes de violences au sein du couple sont des infractions pénales et donc punissables par la loi.

Une autre option possible, si vous sentez que votre soeur n'est pas prête à entamer des démarches auprès d'un-e spécialiste directement est de lui parler du site violencequefaire.ch qui propose: un podcast dont un épisode traite spécifiquement des violences psychologiques et économiques, lire d'autres questions d'internautes lui permettrait peut-être de se sentir moins seule face à sa situation, s'informer sur la violence psychologique ou encore nous poser elle-même une question de manière anonyme. Ce premier pas est parfois plus accessible pour les personnes vivant de la violence au sein du couple et ne se sentant pas encore prête à entamer des démarches.

En ce qui concerne les enfants, victimes directes ou indirectes de violence, leurs vies s’en retrouvent fortement affectées et il est également important de les en protéger car cela peut avoir des conséquences négatives sur leur développement. L’exposition des enfants à la violence au sein du couple parentale est aujourd’hui reconnue comme une forme de maltraitance. Il est possible de faire intervenir le service de protection des mineurs (SPMi) afin de s’assurer que les autorités compétentes soient mises au courant de la situation et que leurs meilleurs intérêts soient pris en compte. Vous pourriez trouver des informations supplémentaires dans cet épisode de podcast intitulé « L’impact des violences au sein du couple sur les enfants ».

En espérant avoir répondu au mieux à votre question, nous restons bien entendu à votre disposition si vous avez des questions ou besoin d'informations complémentaires. 

Violence physique envers mon amie

Bonjour, Votre message est un premier pas important et courageux, afin de parvenir à gérer le problème de la violence avec votre amie. Prendre la responsabilité de ses actes de violences est une étape essentielle et saluons donc votre recherche...

Question
26 October 2023 - GBs

J’ai été très violent avec mon amie et ne maîtrise pas mes émotions de colère. Comment puis-je gérer ce problème ?

Réponse
01-11-2023

Bonjour,

Votre message est un premier pas important et courageux, afin de parvenir à gérer le problème de la violence avec votre amie. Prendre la responsabilité de ses actes de violences est une étape essentielle et saluons donc votre recherche d'aide.

Afin de trouver des solutions « sur-mesure » qui puissent être ajustées à vos besoins et qui soient efficaces, un soutien spécialisé nous semble être la meilleure voie. Dans cette optique, pour le canton de Vaud, les professionnel-le-s du Centre Prévention de l’Ale à Lausanne peuvent vous proposer un espace individuel et confidentiel d’échange et de réflexion.

Le premier rendez-vous dans leur centre est non-payant et permet de faire un premier point sur la situation. Vous pouvez les contacter au 021 321 24 00 (aux heures de bureau) ou par email info@prevention-ale.ch. (en tout temps).

En restant volontiers à disposition pour répondre à d’autres questions,

Bien cordialement.

Interrogation

Bonjour, L’une des vendeuses travaillant dans un petit commerce dans lequel vous vous rendez régulièrement avait un œil au beurre noir. Face à cette situation, vous vous êtes sentie mal à l’aise et avez pensé à un potentiel cas de...

Question
18 October 2023 - Lia

Bonjour,

Je me permets de vous écrire pour solliciter votre avis concernant une situation. Hier, une des vendeuses travaillant dans un petit commerce dans lequel je me rends régulièrement avait un œil au beurre noir. Cette situation m'a mise mal à l'aise, puisque j'ai pensé à un potentiel cas de violence domestique. N'ayant toutefois aucune preuve de cela et ne voulant pas être intrusive auprès de cette personne, je ne sais pas quoi faire. Devrais-je prendre des mesures particulières dans cette situation ?

Réponse
23-10-2023

Bonjour,

L’une des vendeuses travaillant dans un petit commerce dans lequel vous vous rendez régulièrement avait un œil au beurre noir. Face à cette situation, vous vous êtes sentie mal à l’aise et avez pensé à un potentiel cas de violence domestique. N’ayant cependant aucune preuve et ne souhaitant pas être intrusive auprès de cette personne, vous vous tournez vers nous afin de savoir quelles mesures vous devriez entreprendre dans cette situation.

Nous tenons tout d’abord à vous remercier pour votre message ainsi qu’à vous féliciter pour votre réactivité et sollicitude envers cette personne. En effet, la violence conjugale est souvent invisibilisée et donc entretenue par le silence et le refus de voir l’évidence à la fois chez les personnes qui le vivent ainsi que pour celles qui peuvent en être témoin.

Il est cependant difficile, au vu du peu de détails que nous avons, de savoir s’il s’agit effectivement d’une situation de violence conjugale. Nous nous permettons donc de vous poser quelques questions.

  • En dehors de l’œil au beurre noir, avez-vous d’autres signes vous menant vers cette conclusion ?
  • Avez-vous vous-même vécu une situation similaire ? Ceci pourrait expliquer vos soupçons.
  • Les liens que vous avez avec cette personne vous permettent-ils d’aborder ce sujet, discrètement, directement avec elle ?

Si cette personne vit effectivement de la violence conjugale, il est probable qu’elle soit habitée par de la peur ou encore de la honte. Si cette personne est également socialement isolée, il pourrait suffir d’un geste ou d’une parole lui indiquant qu’elle n’est pas seule et qu’elle peut demander de l’aide. Il est important de se rappeler qu’une victime de violence fait de son mieux pour survivre dans un environnement hostile et qu’elle lui appartient de faire ses propres choix quant à ce qu’elle peut faire ou quelles démarches entreprendre.

Si vous en avez l’occasion, selon la relation que vous entretenez et que vous vous sentez à l’aise, vous pourriez lui demander comment elle va, lui parler des signes que vous avez observés ainsi que lui partager votre inquiétude. Si celle-ci semble vouloir entrer dans un dialogue, certaines ressources sur notre page ou encore sur celle de l'aide aux victimes vous aideront à poursuivre cette discussion. S'il s'avère qu'elle est effectivement victime de violence domestique, qu'elle se confie à vous et que cette situation vous pèse - n'hésitez pas à également vous tourner vers les services d'aide aux victimes de votre canton afin d'être soutenue. 

Vous pourriez également l’atteindre indirectement ainsi qu’éventuellement sensibiliser ses collègues, qui pourraient avoir une plus grande capacité d’action que vous, en demandant de mettre une affiche dans ce petit commerce. L’affiche que nous vous proposons d’imprimer contient quelques ressources permettant de demander de l’aide.

En espérant avoir répondu à votre demande, nous restons bien entendu à votre disposition pour des informations complémentaires et vous remercions encore une fois pour votre démarche. 

Suis-je coupable d'avoir mordu mon conjoint avant que lui ne me frappe?

Bonjour Madame, Vous relatez avoir mordu votre conjoint en réaction à une agression à votre encontre, mais néanmoins avant qu’il vous frappe. Cela fait émerger chez vous un sentiment de culpabilité et questionne votre responsabilité face à ce comportement mais...

Question
12 October 2023 - Mar

J’ai mordu la main de mon conjoint car il était en colère et m’a lancé de l’eau au visage dans le lit et arraché mon nouveau téléphone que je venais de recevoir car l’ancien il la détruit en miette. Sous l’impulsion pour qu’il me redonne mon téléphone je lui ai mordu la main et ensuite les coups sont partis sur moi. Ce n’est pas la première fois mais je me demande si je suis coupable étant donné que je l’ai mordu avant qu’il me frappe.

Réponse
16-10-2023

Bonjour Madame,

Vous relatez avoir mordu votre conjoint en réaction à une agression à votre encontre, mais néanmoins avant qu’il vous frappe. Cela fait émerger chez vous un sentiment de culpabilité et questionne votre responsabilité face à ce comportement mais aussi à la légitimité d’une telle réponse de votre part.

Ce que vous vivez et ressentez doit vous être bien pesant. Il est normal dans ce genre de contexte de ressentir impuissance et désarroi, voire même solitude. C’est pourquoi nous tenons à relever votre courage de sortir du silence en nous écrivant.

La violence est interdite par la loi et ne peut être excusée. Toutefois, ne vous blâmez pas car il arrive qu’elle puisse provoquer des actes défensifs de la personne qui la subit. En effet, cela se produit en général quand il n’est plus possible de trouver une alternative pour se faire entendre ou se protéger. Est-ce que cette explication vous fait écho ?

Votre mari a recours à des actes de violence physique. Il est probable que ses derniers soient associés à d’autres types de violences, et ce de manière répétée. Le but de son auteur est de subordonner l’autre afin de retrouver une forme de contrôle et de pouvoir. Il met diverses stratégies en place qui emmène alors dans un engrenage sous forme de cycle qui se rejoue en boucle. Les agressions peuvent s’intensifier tant dans leur récurrence que dans leur gravité. Le danger s’accroît et les conséquences portent atteinte autant à l’intégrité psychique que physique faisant apparaître un risque de violence symétrique, c'est à dire que la personne victime se met elle aussi à recourir à la violence en réaction aux violences subies. En avoir conscience et en parler montre que votre intention n’est pas de nuire à votre conjoint mais de vous défendre par un acte désespéré. En est-il de même pour lui ? Fait-il part d’un sentiment de culpabilité ? Se remet-il en question ?

Pour approfondir le sujet mais aussi trouver de l’aide, il vous est possible de prendre contacte avec le Centre LAVI au 021.631.03.00 et au Centre d’accueil MalleyPrairie au 021.620.76.76. Ces deux services sont spécialisés dans le domaine de la violence conjugale et pourront vous apporter écoute, soutien et orientations. Leurs prestations sont gratuites et confidentielles. En complémentarité l’un de l’autre, ils sauront vous informer sur vos droits et sur les mécanismes de la violence.

En cas d’urgence lors d’une nouvelle scène de violence, n’hésitez pas à faire à la police au 117.

Nous espérons vous avoir apporté des éclairages utiles et nous nous tenons à disposition pour tout complément ou recevoir de vos nouvelles. Courage à vous pour la suite.

Meilleures salutations,

Demande de conseils

Bonjour Madame, Vous nous écrivez que vous vivez une situation difficile avec votre mari. Suite à une dispute, vous souhaitiez vous éloigner avec votre fille. Votre mari a essayé de vous en empêcher en vous serrant le bras et en...

Question
08 October 2023 - Ele

Bonsoir,

Mon conjoint s'est montré violent avec moi ce soir. Il ne m'a pas frappé mais alors qu'on se disputait devant mon enfant j'ai voulu partir et prendre mon enfant pour stopper cette situation. Il m'a retenu tellement fort par les poignets que j'en ai des bleus maintenant et a essayé de m'arracher ma fille des bras ce qui lui a fait également mal à elle.

J'ai essayé de m'enfuire avec la voiture mais il est monté également dans la voiture et à tenté de prendre ma fille de son siège auto. Heureusement des voisins sont intervenus et j'ai réussi à me réfugier chez eux avec mes enfants. Il s'était déjà montré violent dans le passé de la même façon mais c'était il y a 5 ans et à part des cris depuis, il ne m'avait pas de nouveau fait mal jusqu'à ce soir. Je me sens perdue, je ne sais pas quoi faire ni ce que j'ai envie de faire. La raison me dirait de fuire mais il est un bon père et je n'ai pas envie que mes enfants grandissent sans père. Et je ne suis pas sûre de vouloir quand même le quitter.

Comment lui faire réaliser qu'il est violent et comment le persuader d'aller voir des professionnels pour gérer sa colère ? Est-ce que des thérapies de couples peuvent fonctionner pour cela? Est-ce qu'il faut quand même que je porte plainte pour garder une trace de ce qu'il s'est passé au cas où il recommencerait ?

Merci d'avance, je me sens perdue ce soir

Réponse
10-10-2023

Bonjour Madame,

Vous nous écrivez que vous vivez une situation difficile avec votre mari. Suite à une dispute, vous souhaitiez vous éloigner avec votre fille. Votre mari a essayé de vous en empêcher en vous serrant le bras et en essayant à plusieurs reprises de prendre votre enfant. Vous avez pu trouver refuge chez des voisins. Vous aviez vécu une scène similaire il y a 5 ans. Sinon il n’y a pas de violence physique mais des cris. Vous ne savez pas qu’elle est la bonne décision à prendre dans votre situation, fuir ou permettre à vos enfants de rester avec leur père. Vous demandez aussi si des thérapies peuvent aider votre mari et aider le couple afin d’améliorer la situation ou si d’autres démarches seraient bénéfiques, par exemple porter plainte.

Tout d’abord nous vous félicitons de nous avoir contacté, c’est sûrement un pas courageux. Briser le silence est un premier levier pour sortir d’une situation de violence.

Dans votre récit, vous relevez qu’à deux reprises il y a eu de la violence physique. Le fait de vous empêcher de partir peut également être assimilée à de la contrainte. Vous mentionnez également qu’il y a des cris. Les cris selon l’intensité, la fréquence, le but visé peuvent être considérés comme de la violence psychologique.

Y a-t-il des menaces ? des insultes ? une volonté d’intimidation ? Une prise de pouvoir ? Souvent la violence physique arrive sur un fond de violence psychologique. Une relation d’emprise peut se mettre en place. Nous vous invitons à lire notre rubrique concernant le cycle de la violence qui explique ce mécanisme dans lequel vous vous reconnaîtrez peut-être.

Des actes de violences peuvent avoir des répercussions lourdes sur la victime et également sur les enfants qui y sont exposés. Vous nous dites d’ailleurs que votre mari a blessé votre fille en essayant de la prendre. La question de savoir ce qui est le mieux pour les enfants … rester ou partir est difficile. On observe cependant que des enfants qui sont exposés à des violences même si les violences ne sont pas dirigées directement vers eux sont touchés. Parfois une séparation permet de les protéger. L’enfant peut toutefois conserver en principe le droit d’avoir des relations avec les deux parents s’ils ne sont pas en danger avec l’un d’entre eux.

Vous dites que vous êtes ambivalente sur le fait de quitter ou non votre mari. C’est un sentiment bien compréhensible. Il y a des actes inacceptables qui se sont passés, mais vous reconnaissez aussi qu’il y a d’autres choses qui sont positives. Nous vous invitons à réfléchir avec un-e professionnel-le aux freins pour aller vers une séparation et aussi aux moteurs qui vous pousseraient à entreprendre des démarches.  Vous pourrez aussi clarifier ce que vous ne tolérerez plus, et quel changement semble possible et nécessaire pour que la poursuite de la vie commune soit possible. Le centre MalleyPrairie propose des suivis individuels pour toute personne qui vit une situation de violence.

Dans une relation de couple, vous êtes deux. Est-ce que votre mari est prêt à changer quelque chose ? à reconnaître sa part de violence ? à discuter avec un professionnel ? S’il ne souhaite rien entreprendre, il est difficile d'envisager que la situation se modifie. S’il est prêt à se remettre aussi en question et à avancer, il peut prendre contact avec le Centre Prévention de l’Ale qui propose un suivi spécialisé pour trouver des alternatives aux actes de violence.

Le centre MalleyPrairie propose également des suivis de couple. Des thérapies de couple sont indiquées si vous vous sentez assez forte pour dire ce que vous pensez et mettre les difficultés sur la table sans en prendre toute la responsabilité. Dans des situations dans lesquelles l’emprise et trop forte, des consultations de couple ne sont pas forcément conseillées. 

Nous vous invitons aussi à être attentive à vos enfants. Ont-ils besoin de soutien par rapport à ce qu’ils vivent ? Un suivi par des professionnel-le-s peut aussi être indiqué pour qu’ils puissent déposer leur vécu et être soutenus.

Par rapport à la plainte, les violences sont en effet interdites par la loi et vous avez le droit de porter plainte. Ce qui nous semble important est de faire un constat de coups et blessures. Vous pouvez vous rendre à l’unité de médecine des violences du CHUV. Cela ne vous oblige pas à porter plainte, mais ce document reste et peut être très important si un jour vous souhaitez porter plainte.  Il peut être difficile de porter plainte si vous souhaitez continuer la vie commune. Mais cela peut aussi mettre une certaine pression pour dire que certains gestes ne sont pas tolérables. Nous vous invitons à en discuter avec un-e intervenant-e soit à MalleyPrairie soit au centre LAVI qui pourra vous expliquer la procédure, discuter avec vous de vos attentes par rapport à un dépôt de plainte et vous soutenir si vous allez dans cette démarche.

En espérant que ces quelques pistes vous auront aidée, nous vous souhaitons beaucoup de courage et restons à votre disposition pour d'autres questions.  

Violence meilleure amie

Bonjour,  Vous nous écrivez concernant votre meilleure amie qui subit de la violence physique et psychologique, car vous souhaitez lui apporter votre aide et vous vous inquiétez qu'elle ne se sente plus en sécurité. Le fait que la situation de...

Question
05 October 2023 - Ano

Ma meilleure amie vit de la violence physique ( rarement mais ça arrive ) et psychologique mais je ne sais pas comment faire pour l'aider. C la premiere fois qu'elle me dit ne pas se sentir en securite

Réponse
09-10-2023

Bonjour, 

Vous nous écrivez concernant votre meilleure amie qui subit de la violence physique et psychologique, car vous souhaitez lui apporter votre aide et vous vous inquiétez qu'elle ne se sente plus en sécurité.

Le fait que la situation de votre amie vous inquiète témoigne de votre implication dans votre amitié, et votre aide ainsi que votre écoute représentent un soutien précieux.

Les personnes proches de vitcimes de violences peuvent parfois se sentir démunies en tant que témoin, et nous comprenons qu'il n'est pas facile de savoir comment agir pour venir en aide à la personne victime. Nous vous félicitons pour votre démarche, et de votre volonté d'apporter un soutien à votre amie.

Nous ne savons pas de quelle personne elle subit des violences (partenaire, famille, milieu du travail, etc...), mais les informations qui vont suivre s'appliquent dans tous les cas.

Si vous êtes d'accord, nous nous permettons de vous apporter quelques renseignements sur la loi en Suisse concernant les violences. Vous mentionnez des violences physiques qui sont, et cela dès le premier épisode, interdites par la loi, certains actes pouvant être poursuivis d'office. Cela signifie que si votre amie souhaite agir par rapport à sa situation, elle pourrait poser une plainte pénale auprès de la police dans un délai de trois mois après les faits. Il peut cependant s'avérer difficile pour une personne victime de violences de se mettre en mouvement pour initier un changement. Votre soutien pourrait s'avérer précieux pour l'encourager et la soutenir dans ce sens.

En effet, les personnes victimes de violences peuvent être prises dans un cercle vicieux qui se nomme le cycle de la violence, et peuvent se retrouver sous emprise de l'auteur. Cela rejoint peut-être les violences psychologiques dont vous parlez. Ce type de violences est souvent difficile à identifier, elle peut cependant marquer une personne tout autant que les violences psychologiques.

Est-ce que votre amie a déjà manifesté une envie d'être aidée?

Vous êtes certainement la personne la mieux placée pour amorcer cette discussion, et le cas échéant la soutenir dans une demande d'aide extérieure. Si vous le permettez, nous vous transmettons quelques lieux qui pourraient être utiles à votre amie.

Si elle le souhaite, elle peut contacter le Centre LAVI de Genève, ou encore l'association AVVEC qui s'adresse spécifiquement à la violence conjugale. Elle pourra ainsi être reçue de manière confidentielle et gratuite par des professionnel-le-x-s qui pourront évaluer sa situation, et lui apporter leur aide.

Si, par contre, votre amie ne se sent pas encore prête à entamer ce genre de démarches, vous pouvez lui parler du site www.violencequefaire.ch, elle pourrait ainsi se renseigner par thème sur sa situation, ainsi qu'écouter les différents podcast. Cela pourrait lui permettre de réfléchir à sa situation.

Nous espérons vous avoir apporté quelques pistes concernant la situation de votre amie, et nous restons à votre disposition, ainsi qu'à celle de votre amie si vous avez d'autres questions.

Je suis témoin de violence agie par mon beau-père alcoolique sur ma mère

Bonjour, Nous te remercions pour ta question. Nous sommes inquiet-e-s par rapport à ta situation. Tu n'es pas seul et nous allons essayer de t'aiguiller au mieux. Tout d'abord, nous nous permettons de te dire que tu n'es en aucun...

Question
02 October 2023 - PEM

J'ai 14 ans et j'interviens parfois pour la défendre. Je bouscule et je frappe. J'ai de la peine à me contrôler quand ça touche à ma famille.

Que se passera-t'il si je dépose plainte? Quelles conséquences? J'ai peur que ça pose des problèmes à ma mère et que je ne puisse plus vivre avec elle. Que me conseillez-vous?

Réponse
04-10-2023

Bonjour,

Nous te remercions pour ta question. Nous sommes inquiet-e-s par rapport à ta situation. Tu n'es pas seul et nous allons essayer de t'aiguiller au mieux.

Tout d'abord, nous nous permettons de te dire que tu n'es en aucun responsable de ce qui se passe dans le couple de ta mère et de ton beau-père. Personne ne devrait être confronté-e directement ou être témoin de violence et encore moins les enfants. La violence au sein d'une relation de couple est interdite par la loi en Suisse. Rien ne la justifie, pas même la consommation d'alcool.

Nous imaginons que cette situation doit être très difficile pour toi et il est important que tu fasses attention à toi. Tu n'as pas à porter seul cette situation. As-tu pu parler de ce qui se passe à la maison à un-e adulte de confiance de ton entourage?  Si cela est possible pour toi et si tu le souhaites, tu pourrais partager ta situation avec un-e membre de ta famille, un-e enseignant-e, l'infirmier-e scolaire ou encore ton/ta médecin afin de trouver du soutien dans ce que tu vis. 

Pour répondre à ta question sur les conséquences d'un dépôt de plainte, nous ne pouvons malheureusement pas le faire avec précision, car cela dépend des situations et nous n'avons que peu d'informations sur la tienne. Nous t’encourageons cependant à prendre contact avec un centre d’aide aux victimes pour te soutenir. Les centres LAVI (Loi d’Aide aux Victimes d’Infractions) proposent des consultations gratuites et confidentielles pour toute personne ayant été victime ou proche d'un-e victime de différentes formes de violences, qu'elle soient physiques, sexuelles ou psychiques (menaces graves). Ces violences peuvent avoir été agies au sein de la famille comme dans d’autres contextes. Les professionnel-le-s de l’aide aux victimes pourront t'écouter et te renseigner si tu as des questions d’ordre juridique, psychologique et social. Leur aide est confidentiellegratuite et anonyme, cela signifie aussi que tu ne recevras en aucun cas de lettre ou facture à la maison et que cela ne t'oblige pas non plus à porter plainte si ce n'est pas ce que tu souhaites. Dans le canton de Vaud, les centres LAVI se trouvent à Lausanne, Yverdon-les-Bains, Aigle et Nyon. Tu peux joindre la centrale au 021 631 03 00 afin de convenir d'un rendez-vous. Tu peux également y aller accompagné d'une personne de confiance si cela est plus confortable pour toi. Tu peux aussi peux encourager ta mère à s'adresser à ce centre, elle pourra y trouver de l'aide.

Si une nouvelle scène de violence devait à nouveau se produire, n'hésite surtout pas à appeler la police au 117 afin qu'elle puisse intervenir et vous protéger toi et ta mère. Selon la situation, ton beau-père pourra même être expulsé temporairement du domicile. 

Nous espérons que tu poursuivras ta démarche et t’encourageons à utiliser les ressources que nous te proposons. Nous souhaitons que toi et ta maman retrouviez un climat serain. Notre porte reste ouverte en cas d’autres questions ou si tu souhaites nous donner des nouvelles. Prends bien soin de toi et courage.

Abuse

Hello, You’ve lived through a tremendous amount of abuse and managed to get out of that situation. You’re now struggling with how this is still affecting you both emotionally and psychologically and have turned to us to get some clues...

Question
11 September 2023 - Sou

I speak English and I am looking for support. I was effected by physical, psychological, emotional and sexual abuse. I managed to get out of the situation physically and distance myself but it's affecting me emotionally and psychologically and I need professional help.

Réponse
13-09-2023

Hello,

You’ve lived through a tremendous amount of abuse and managed to get out of that situation. You’re now struggling with how this is still affecting you both emotionally and psychologically and have turned to us to get some clues as in how to have access to professional help.

We would like to begin by congratulating you, giving yourself the means to get out of such a damaging relationship is an extremely arduous task. It’s an important and meaningful step to take but the one that you’re taking as of now, asking for help with what's to come, is both brave and smart.

If you haven’t had any contact with them yet, we’d suggest that you get in touch with a counselling service. Those work under the Victim Support Act, LAVI (Loi fédérale sur l’aide aux victimes d’infrations) in french or OHG (Opferhilfegesetz) in german. This law is specific to people who have suffered direct harm to their physical, psychological or sexual integrity. Under the Victim Support Act, victims are entitled to assistance from counselling services from professionals on several matters whether they’d be legal, financial, social or psychological.

In the Canton of Valais, there are two counselling services in either Sion, Maison Santé Chablais de Collombey-Muraz (027 607 31 00) or Brig-Glis (027 946 85 32). They all offer the possibility of either consulting over the phone or arrange an appointment depending on what makes you the most comfortable.

Also, since 2021 the costs of psychotherapy are primarily covered by the Swiss compulsory health insurance. We thus suggest that, if you’re open to it, you turn to your physician and ask for a medical prescription. Having a space dedicate to talking about what you’ve lived through and getting some tools to deal with it might be key to your healing process. 

We’re hoping that these will put on you on the trail of the help that you’re seeking. We naturally remain at your disposal for further questions, thank you for your trust and wish you the best.

Comment ne plus avoir de comportement agressif?

Bonjour, Tout d’abord, nous tenons à souligner votre démarche de prise de contact au sujet de la violence verbale que vous agissez à l'encontre de votre conjointe. De plus, vous décrivez avoir été jusqu’à lancer votre casquette sur elle ce...

Question
20 August 2023 - Jos

Bonjour,

Je peux me montrer parfois agressif et violent verbalement à l'encontre de ma conjointe et je lui ai même lancer ma casquette dessus hier. Ces accès de colères sont plus fréquents et plus prononcés lors ce que j'ai bu de l'alcool mais peuvent aussi se produire en étant sobre.

Que puis je faire pour que cela s'arrête avant que cela ne devienne plus grave?

Réponse
22-08-2023

Bonjour,

Tout d’abord, nous tenons à souligner votre démarche de prise de contact au sujet de la violence verbale que vous agissez à l'encontre de votre conjointe. De plus, vous décrivez avoir été jusqu’à lancer votre casquette sur elle ce qui peut être considéré comme une forme de violence physique. Vous prenez ce geste au sérieux et souhaitez mettre un terme à la violence avant que cela ne s’aggrave encore.

Comme vous le remarquez la consommation d’alcool est un facteur de risque du recours à la violence puisqu’elle réduit la capacité de maîtrise de soi et augmente l’impulsivité. Cependant, cette consommation n’est pas la cause de la violence agie puisque celle-ci se produit également lorsque vous êtes sobre. Les comportements de violence que vous agissez en l’absence et sous l’influence de l’alcool sont de votre responsabilité. Nous nous permettons de vous demander quel rôle joue votre consommation d’alcool dans votre vie ? Est-ce un moyen de décharger les tensions du quotidien ou les tensions de votre relation de couple ?

Dans un premier temps, il est important de pouvoir veiller à votre consommation d’alcool comme elle augmente le risque de violence. Ensuite, il est nécessaire de comprendre ce qui se passe en vous avant et pendant vos accès de colères qui mènent à des actes de violence afin de trouver les meilleurs moyens pour ne pas les reproduire. Des aides professionnelles existent. Dans le canton de Fribourg, nous vous conseillons de prendre contact avec l’association EX-pression à info@ex-pression.ch ou au 848 08 08 08. Cette association propose un accompagnement spécialisé visant à trouver des solutions et des alternatives aux comportements violents.

N’hésitez pas à nous recontacter si vous en ressentez le besoin ou si vous avez d’autres questions.

Un enfant qui se confie

Bonjour,  Vous nous faites part de la situation d'un enfant qui est venu se confier auprès de vous dans une cours de récréation. Elle a pu vous parler des problèmes d'alcoolisme de son père et d'un acte de violence grave que sa mère a...

Question
18 August 2023 - bru

Bonjour,

j’ai trouver recroqueville et en Larmes un enfant seul dans la Cour. Il m’a partager l’alcoolisme de son Père et qu’elle avait eu très Peur car il avait tapper très fort maman à la tête (qui venait de subir une opération à la tête). Il m’as dit qu’il avait failli la tuer. J’ai Transmis avec l’accord de l’enfant a l’enseignante. Je lui ai dit qu’il Pouvait venir sans autre me parler. Je fais quoi? Est ce que je dois dénoncer? Service de l’enfance? Est ce que je dois dire que je suis là à la maman si besoin? Merci pour votre retour

Réponse
22-08-2023

Bonjour, 

Vous nous faites part de la situation d'un enfant qui est venu se confier auprès de vous dans une cours de récréation. Elle a pu vous parler des problèmes d'alcoolisme de son père et d'un acte de violence grave que sa mère a subi de ce dernier. Vous vous questionnez sur ce que vous devriez faire pour aider cet enfant : appeler le service de protection de l'enfant, parler avec la maman de cet enfant ou dénoncer la situation. 

Tout d'abord, nous tenons à saluer votre démarche de nous écrire, cela démontre le souci que vous avez pour cet enfant. Nous comprenons qu'il n'est pas facile de réagir quand on est témoin Il est toujours perturbant d'entendre ce genre de récit et encore plus de la part d'un-e mineur-e qui est également victime de cette violence. On se sent souvent mal à l’aise et démuni-e. On ne veut pas se mêler de la vie des autres et on a peur de ne pas dire ce qu'il faut. Mais la violence est destructrice et la loi l’interdit et les conséquences peuvent être graves. Les enfants qui assistent directement à des scènes de violence sont affectés. Le climat de peur et d’insécurité dans lequel se trouvent leurs parents les traumatise et les fragilise.

Ce que vous nous décrivez est une situation de violence physique et il est en effet important de mettre en place un soutien pour cette famille. Nous vous remercions d'avoir pris le temps d'écouter ce mineur et d'avoir averti l'enseignante. Suite à votre signalement, elle est dans l'obligation d'avertir sa direction et cette dernière doit faire une dénonciation à l'APEA (Autorité de Protection de l'Enfant et de l'Adulte) de votre région. Cette autorité pourra par la suite, si besoin, mandater OPE (l'Office de Protection  de l'Enfant) qui fera une expertise de la situation. Nous vous conseillons donc de reprendre contact avec l'enseignante afin de de lui demander si elle a pu en parler avec sa hiérarchie. Vous pouvez également le faire vous en prenant directement contact avec la direction de l'établissement de  cet enfant. 

Ensuite, après discussion et accord de votre hiérarchie et si vous vous sentez suffisamment à l'aise, vous pourriez prendre contact avec la maman pour lui expliquer ce que son enfant a partagé avec vous. Il est important de lui rappeler la loi. Les infractions au sein du couple telles que les violences physiques sont des infractions pénales. Elle peut donc se rendre à un poste de police pour porter plainte contre son conjoint. Il est important de lui expliquer qu'elle n'est pas dans l'obligation de faire cette démarche si cela est difficile pour elle. De plus, nous pensons qu'il serait vraiment important qu'elle puisse appeler la police au 117 si une telle situation de violence devait à nouveau arriver. Monsieur peut être expulsé immédiatement du domicile pour 7 jours au moins et 14 jours. Madame peut également appeler l'unité de médecine des violences au 027 603 63 70 à Sierre afin de  faire une attestation de coups et blessures qui peut être faite jusqu'à 72heures après les faits. Les professionnel-le-s de la santé présents pourront l'écouter, elle bénéficiera également d'un examen clinique et de la rédaction d’un constat médical pour faire valoir ses droits. Il est important de s'y rendre afin qu'elle puisse par la suite se faire reconnaître juridiquement comme victime. 

Il serait aussi intéressant de la diriger vers un Centre LAVI qui propose une aide aux victimes d'abus (violences physiques, sexuelles et menaces de mort)  En Valais, la LAVI  est atteignable au 027 607 31 00, elle est présente dans trois lieux de consultations, à Brig, Sion et Collombey-Muraz. Leurs consultations sont gratuites et confidentielles. Les intervenant·e·s LAVI pourront l'accompagner et l'adresser vers un·e psychothérapeute ou un·e avocat·e. 

Vous pouvez aussi lui expliquer que si besoin le Centre LAVI pourra lui financer, si elle le désire, un hébergement d'urgence pour elle et son enfant qui peut aller jusqu'à 35 jours renouvelables. Il en existe trois dans le Valais romand. L'Accueil Aurore à Sion, Le Point du Jour dans la région de Martigny et La structure de la Fondation l'EssentiElles pour la région du Chablais. Elle pourra prendre le temps de penser à elle sans avoir peur de subir de la violence. Les professionnel-le-s présents seront à son écoute et l'aideront également pour les démarches administratives. Ces lieux sont des espaces cachés, sécurisés et bienveillants. Si madame a besoin d'un hébergement d'urgence rapidement avec son enfant, vous pouvez lui expliquer qu'il lui est possible d'appeler les structures sans passer au préalable par le Centre LAVI. La personne qui les accueillera fera le lien avec la LAVI par la suite.

Nous espérons avoir pu vous donner des pistes utiles dans vos réflexions et nous souhaitons que la situation s'améliore rapidement pour cet enfant et sa maman. Nous restons à disposition si besoin pour toutes autres questions de votre part ou simplement pour nous donner de leurs nouvelles si vous le souhaitez.

Moyens d'action ; garde de l'enfant

 Bonjour Madame, Nous vous remercions pour votre message. Vous nous demandez des renseignements autour de vos droits et devoirs s’agissant de votre enfant alors que vous subissez des violences physiques, psychologiques et économiques de la part de son père. Votre...

Question
17 August 2023 - Emm

Bonjour,

quels sont les moyens d'action (civils, pénaux) si on est victime de violence psychologique et verbale?

C'est mon cas, avec de la pression économique (pression sur mon taux de travail). Et quelques objets cassés par l'auteur des violences.... Et puis ume gifle qui a fait chuter notre emfant..... Actuellement je vis (encore) avec mon conjoint, auteur des violences mais je ne sais pas encore comment m'en sortir. Pour ce qui est de la garde de l'enfant eu avec l'auteur des violences, quels sont les chances d'obtenir une garde exclusive si je quitte mon conjoint?

Je ne me vois pas quitter mon conjoint et ne pas savoir ce que vit mon jeune enfant s'il est parfois gardé par son père.... Merci de votre aide.

Réponse
22-08-2023

 Bonjour Madame,

Nous vous remercions pour votre message. Vous nous demandez des renseignements autour de vos droits et devoirs s’agissant de votre enfant alors que vous subissez des violences physiques, psychologiques et économiques de la part de son père.

Votre message ne nous dit pas si vous êtes mariée ou si vous vivez en concubinage. Quoiqu’il en soit et étant donné les violences vécues, vous seriez en droit de demander une séparation unilatérale. Elle peut être demandée au Tribunal civil de votre arrondissement lorsque la vie commune n’est plus possible pour des questions de violences, de consommations et/ou de maladie psychique. Cette demande peut être faite via un formulaire en ligne, ce sont les mesures de protections de l’union conjugale. Lors de cette séparation unilatérale provisoire, le / la Juge devra statuer sur qui des conjoints peut rester dans l’appartement commun, qui a la garde de l’enfant et envisager les droits de visite du parent non gardien.

Les moments de séparation pouvant être des moments de regain de violences, nous vous conseillerions vivement de vous mettre en protection auprès de tierces personnes si cela est possible ou en foyer si aucune autre solution n’est envisageable. Dans le canton de Vaud, le Centre Malley Prairie peut accueillir les femmes et les enfants confrontés à des violences domestiques. Vous pouvez les joindre au numéro suivant : (021) 620-76-76. Ce centre propose du reste également des consultations en ambulatoire dans différents lieux du canton de Vaud. Les consultations sont gratuites et confidentielles. Les professionnel-le-s seront à votre écoute et sauront vous donner des conseils avisés.

Nous comprenons votre peur à l’idée de vous séparer du père de votre enfant et de ne pas savoir ce que votre enfant pourrait vivre comme violences de sa part.

A cet égard, nous n’avons pas compris si votre enfant ou vous qui aviez réceptionné la gifle de votre conjoint, faisant chuter votre enfant. Quoiqu’il en soit, la violence est interdite par la loi et vous seriez en droit d’appeler la police au 117 au prochain épisode de violence subie. Il faut savoir que certains actes comme la violence physique mais aussi les menaces sont poursuivies d’office sur le plan pénal. Cela voudrait dire que si la police devait intervenir dans votre foyer, une procédure pénale serait automatiquement engagée. La police serait également en droit d’expulser votre conjoint de l’appartement, ceci jusqu’à une audience de validation de la mesure d’expulsion par un-e Juge. C’est une mesure de protection pour les personnes qui sont victimes. Lors de cette expulsion, votre conjoint aurait l’interdiction d’entrer en contact avec vous et votre enfant jusqu’à l’audience où vous pourriez prendre la décision de séparation unilatérale.

Pour davantage de renseignements sur les moyens d’actions au pénal, vous pouvez joindre un centre d’aide aux victimes d’infractions, un centre LAVI. Pour le canton de Vaud, il faut composer le (021) 631-03-00.

Le service protection des mineurs (DGEJ) peut aussi répondre à vos questions autour des droits et devoirs du père de votre enfant. Vous pouvez également les appeler de manière anonyme si cela est plus confortable pour vous à ce stade. Lorsqu'un parent craint que les droits de visite ne soient pas conformes au bon développement d'un enfant et que certaines violences sont présentes, un droit de visite dans un lieu médiatisé peut aussi être organisé.

Pour finir, nous vous suggérons également de pouvoir vous confier à la / au pédiatre de votre enfant qui sera sans doute aussi de bons conseils.

Nous espérons avoir pu vous donner quelques pistes de réflexion et restons bien entendu à votre entière disposition.

Homme victime de violence dans le couple

Bonjour, Un ami proche est victime de violences physiques et psychiques de la part de sa femme. Celui-ci craint d’en parler de peur que cela se retourne contre lui. En effet, il a une fois porté un coup à sa femme,...

Question
24 July 2023 - ali

Bonjour, Un ami très proche est victime régulièrement de la violence physique et verbale de sa femme. Il n’ose pas le dire car il a donné un coup une seule fois en voulant se défendre lors d’un grand épisode d’humiliation et de violence. En voulant l’aider j’ai fait des recherches sur internet et je n’ai pas trouver de structure pour les hommes. Que faire pour l’aider à sortir de cela?

Réponse
27-07-2023

Bonjour,

Un ami proche est victime de violences physiques et psychiques de la part de sa femme. Celui-ci craint d’en parler de peur que cela se retourne contre lui. En effet, il a une fois porté un coup à sa femme, en réaction à la violence subie. Pourtant, votre ami a déjà fait le pas de se confier à vous, ceci démontre une grande marque de confiance à votre égard et briser le silence est une étape importante pour sortir du cycle de la violence.

Inquiète par ce que vit votre ami, vous cherchez à lui venir en aide afin qu’il trouve des solutions pour se libérer de cette situation aux conséquences négatives (notamment la violence réactionnelle). Vous avez bien fait de nous contacter. Il est effectivement difficile de se retrouver face à ce genre de situation et de savoir comment réagir au mieux. Vous vous souciez du bien-être de votre ami et nous aimerions vous remercier de ne pas fermer les yeux sur les violences qu’il subit.   

Si vous le voulez bien, nous pouvons vous proposer quelques ressources ayant été utiles à d’autres personnes dans une situation similaire. Vous pouvez lui proposer de contacter des associations venant en aide aux personnes concernées par la violence conjugale. Dans le canton de Vaud, il peut contacter le Centre d’accueil MalleyPrairie à Lausanne qui offre des consultations gratuites et confidentielles aux personnes qui vivent de la violence au sein du couple. Atteignables au 021 620 76 76 (du lundi au vendredi de 08 à 12h puis de 14h à 18h). A Genève, l’association Pharos est spécialisée dans le soutien des hommes victimes de violence conjugale. Il peut les contacter au 022 736 13 13 ou se rendre à leur permanence sans rendez-vous tous les jeudis de 17h à 19 h à l’adresse suivante : 40 rue du Stand, 1204 Genève. Des professionnel·le·s pourront l’écouter et lui donner des informations par rapport aux différentes possibilités qui s’offrent à lui. Finalement, vous pourriez lui parler du site www.violencequefaire.ch afin qu’il aille le consulter par lui-même. Vous pouvez aussi lui proposer de l’accompagner pour faire les démarches qu’il choisit d’entreprendre.

Il est également probable que votre ami vive des émotions comme de la peur, de la honte ou de la culpabilité. Il peut alors être compliqué pour de se livrer ouvertement. Il est nécessaire de respecter son rythme et de se montrer disponible. Ainsi, lorsqu’il se sentira prêt, il saura qu’il peut compter sur votre soutien.

Finalement, nous vous recommandons de consulter la section pour l’entourage de notre site, vous y trouverez de nombreuses informations pouvant vous aider à accompagner votre ami de manière adéquate. Nous espérons que ces quelques pistes vous seront aidantes et que votre ami trouvera la force de surmonter les obstacles afin d’entreprendre les démarches nécessaires. Nous restons à disposition si vous avez d’autres questions ou si vous souhaitez simplement nous donner des nouvelles de la situation. Prenez bien soin de vous. 

Suis je une personne violente?

Bonjour, Vous nous demandez si votre comportement, notamment lorsque vous êtes en colère, sont de comportements violents. Vous souhaitez comprendre si vous êtes une personne qui a des difficultés à gérer la colère. Nous pensons que tout comportement utilisant intentionnellement...

Question
08 July 2023 - Ila

Ce soir j’ai crié sur mon mari, mes filles et casse un verre. J’ai senti que cela allait me défouler et me faire du bien. Ça a été partiellement le cas. Cela ne m’était jamais arrivé, je suis une personne plutôt calme mais je sens quand mon mari et moi sommes en désaccord que je monte sans pouvoir me freiner ou du moins j’y arrive un moment mais j’éclate plus tard, avec plutôt des disputes entre nous.

Mais ce soir j’ai fait ça et il me dit que je suis violente. J’ai très peur qu’il ait raison et que je sois une personne qui ne sait pas gérer la colère. Qu’est ce que vous en pensez?

Réponse
12-07-2023

Bonjour,

Vous nous demandez si votre comportement, notamment lorsque vous êtes en colère, sont de comportements violents. Vous souhaitez comprendre si vous êtes une personne qui a des difficultés à gérer la colère.

Nous pensons que tout comportement utilisant intentionnellement la force à l’encontre des autres ou de soi-même, et qui implique une atteinte possible pour l’autre est une violence. Indépendamment de l’intensité, la fréquence et les formes de comportements exercés. Dans ce sens le fait de crier et d’endommager des objets est également une forme de violence à l’encontre de votre mari et de vos filles. Il y a également un impact certain sur eux, ne serait-ce que la peur que votre comportement a pu engendrer et qui reste dans les esprits de chacun-e.

Pour que ces comportements ne se reproduisent plus, une compréhension des causes et des contenus reste néanmoins importante à faire. Lors des montées de colère alors, il est indispensable que vous en compreniez mieux l’origine, non seulement sur les faits que vous constatez, mais surtout sur le « pourquoi » les différents événements peuvent vous percuter et générer dans votre intérieur de telles réactions. Il est alors possible d’aller à l’origine du problème pour trouver des solutions concrètes sans être exclusivement sous l’emprise des émotions. Le fait que vous êtes habituellement plutôt calme peut expliquer une montée irrépréssible de colère si justement elle n’a pas pu être prise en compte. L’apaisement momentanée que vous avez pu ressentir lors de votre éclatement de colère, parle probablement en faveur d’une retenue difficile qui est soulagée par son expression du moment.

Nous constatons que souvent, lorsque nous vivons des sentiments de colère que nous vivons également un sentiment subjectif d’injustice, de quelque chose qui nous apparait comme immérité, voire arbitrairement adressé. Est-ce le cas pour vous ?

Bien que les éléments de compréhension ne justifient pas les actes de violence, vous pouvez trouver des pistes plus concrètes pour avancer en identifiant mieux l’origine de vos ressentis et en trouvant des outils de gestion de vos émotions. Peut-être que vous pourriez chercher d’autres formes plus constructives qui ne soient pas à l’encontre de votre famille pour laisser émerger vos sentiments. La colère devient ainsi un bon indicateur, reste à pouvoir la maîtriser au profit d’autres comportements plus constructifs.

N’avoir pas su gérer une situation de colère ne fait pas de vous une personne colérique, mais c’est un signal important à ne pas négliger. Nous vous félicitons d'avoir pris au sérieux le questionnement personnel que votre comportement implique, il s’agit à présent de trouver d’autres solutions et ne perdez pas courage.

N'hésitez pas à nous solliciter si vous avez d'autres questions.

Il y a eu de la violence des deux côtés, je me sens perdue.

Bonjour,  Tout d'abord, nous tenons à nous excuser, car notre site a reçu de très nombreuses questions ces dernières semaines et il ne nous a pas été possible de respecter le délai de réponse de trois jours ouvrables.  Vous nous écrivez...

Question
04 July 2023 - Pla

Je me suis fâchée par rapport à quelque chose ou je n’étais pas d’accord, et où on s’est mal compris avec mon ami. Ensuite il n’avait pas envie de se fâcher pour bêtises, ce que je comprends et il me l’a dit puis ça la énervé car j’étais fâchée. Ensuite, une heure plus tard, je retourne vers lui pour lui demander si je peux lui parler 5 minutes, et il me dit directement non. Je m’excuse alors et lui dit que je suis désolée de m’être fâchée pour si peu, et que je trouverais bien d’en parler ou qu’il me dise si il ne pourrait en parler que demain, les choses se sont escaladé, et j’ai ressenti beaucoup de colère de sa part, j’aurais du le laisser tranquille.

Ensuite il est venu vers moi en me parlant de haut et en me regardant de façon que je ne sais décrire mais voilà j’avoue ça m’a fait peur… et j’ai commencé à me sentir toute petite car en fait il m’engueulait… peut-être que effectivement je me suis montrée trop insistante et qu’il a du ressentir de l’agressivité de ma part… pour ensuite se défendre de la sorte et s’avancer vers moi comme ça… me sentant coincée je l’ai poussé d’une main sur le torse et je m’en veux… ça la encore bien plus énervé. Il a continué à me regarder de haut et la je lui ai dit encore une fois d’arrêter en repoussant sa tête avec la mienne… encore une fois une attitude qui ne me ressemble pas… il a dit « mais regarde nous on est ridicules ».

Ensuite j’ai fermé la porte de la chambre, et qq minutes plus tard il est sorti de la maison. Je crois que dans cette situation il y a eu violence des deux côtés… Je ne sais juste pas comment gérer. Quand il est revenu on a discuté, je lui ai dit que je voulais apprendre à gérer mon émotion de colère car je ne supportais pas que ça parte comme ça, donc si je devais apprendre à gérer je le ferais. De son côté, il a évoqué différentes choses, dont le fait qu’il ne supportait pas que je puisse penser qu’il était violent envers moi car il ne me ferait jamais de mal. Et qu’il voulait qu’on aille voir quelqu’un car il ne voulait pas que ce soit mal interpréter. Ce que je trouve tout à fait bien… J’avoue être un peu perdue.

Réponse
10-07-2023

Bonjour, 

Tout d'abord, nous tenons à nous excuser, car notre site a reçu de très nombreuses questions ces dernières semaines et il ne nous a pas été possible de respecter le délai de réponse de trois jours ouvrables. 

Vous nous écrivez car lors d'une dispute avec votre partenaire, vous n'avez pas réussi à dialoguer calmement. Il vous a regardé d'une façon qui vous a fait peur et vous l'avez poussé à deux reprises. Vous avez l'impression qu'il y a eu de la violence des deux côtés et ne savez pas comment gérer la situation. 

Nous saluons votre démarche de prendre contact avec nous. La ligne entre violence conjugale et conflit de couple est parfois fine et votre réflexion démontre que vous en êtes déjà bien consciente. Si vous le permettez, nous vous transmettons quelques informations concernant la violence au sein du couple afin de vous donner certaines clés pour réussir à identifier si votre situation s'apparente plutôt au conflit ou à la violence.

La violence c'est plus qu'une dispute entre deux partenaires. C'est quand il n'y a plus de respect, quand l'un-e des deux dirige tout, fait peur à l'autre ou l'attaque par ses gestes ou ses paroles. L'un-e des partenaires souhaite avoir le pouvoir sur l'autre et tout est prétexte pour l'obtenir. Ici, la relation de couple est inégalitaire, la victime a peur, honte, doute d'elle-même etc... La violence au sein du couple peut prendre diverses formes, comme la violence physique (agression physique, gifle,...), sexuelle, économique ou psychologique. Cette dernière est constituée d'insultes et de dénigrements répétés, de contrôle des faits et gestes de la/du partenaire, ou bien de menaces et d'intimidations. Toutes les violences au sein du couple sont graves et punies par la loi en Suisse. Certaines violences sont poursuivies d'office, et d'autres sur plainte. La violence au sein du couple a également la particularité de fonctionner sous la forme d'un cycle appelé "le cycle de la violence". Ce mécanisme qui se répète engendre un risque d’augmentation de la violence, qui a pour conséquence d'engendrer de la peur, de la confusion, de la perte de confiance et d’estime de soi. Ces symptômes empêchent ou rendent plus difficile toute prise de décision. En effet, les conséquences de la violence sur la santé physique et mentale de la victime, mais aussi de l'auteur-e, sont importantes et peuvent être très graves. Ces explications font-elles écho à votre situation ?

Dans une situation de conflit au sein du couple, qui peut elle aussi parfois dégénérer en actes de violences de part et d'autre, il ne s'agit pas de prendre le pouvoir sur l'autre mais d'avoir raison sur le sujet du conflit. Ici, il n'y a pas l'installation d'une dynamique tel que le cycle de la violence et seuls certains sujets précis sont sources de conflits. Les partenaires se sentent par contre libre d'exprimer leurs opinions respectives.

Ce qui différencie donc un conflit de couple d'une situation de violence au sein du couple, c'est l'intention de la personne qui recourt à la violence. Dans les deux cas, la violence est destructrice et interdite par la loi. Cependant, les moyens d'y mettre un terme sont différents si l'on se trouve dans l'une ou l'autre de ces situations.

Comme vous le décrivez bien, démêler qui subit quoi dans des interactions où des violences sont agies par chaque partenaire peut être complexe et entraîner parfois le sentiment d’être démuni-e ou confus-e. Être soutenue pour mener cette réflexion est important.

Dans votre message vous faites référence à un suivi thérapeutique personnel, ainsi qu’à un suivi de couple, que vous pourriez solliciter et investir afin d’en arriver à questionner votre propre marge d’action dans les situations de violence, dans votre gestion de vos émotions. Si vous souhaitez aller plus loin dans cette réflexion et trouver des moyens pour instaurer un changement qui vous convienne, les professionnel-le-s de l'Association EX-pression peuvent vous proposer un espace individuel et confidentiel de discussion. Vous pouvez les contacter au 0848 08 08 08 ou par email à info@ex-pression.ch pour un premier rendez-vous lors duquel vous pourrez présenter la situation que vous vivez puis décider si vous souhaitez ou non poursuivre une démarche.

Si cela fait sens pour vous, vous pouvez également contacter l'Office familial de Fribourg qui propose des consultations conjugales accessibles à toute personne qui se questionne sur sa dynamique relationnelle et est à la recherche d’un équilibre plus satisfaisant. Vous pouvez les atteindre au 026 322 10 14.

Nous espérons que ces orientations pourront vous donner quelques pistes. Nous restons bien entendu à votre entière disposition si vous aviez d'autres questions ou si vous souhaitiez nous donner de vos nouvelles dans quelques temps. Nous vous adressons nos cordiales salutations.

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