En cas d’urgence: Police: 117 | Ambulance: 144

Physische Gewalt

PHYSISCHE GEWALT

Definition

Schlagen, Festhalten, Schütteln, Arm verdrehen, heftiges Stossen, Beissen, Verletzung mit einer Waffe usw.

Questions sur la violence physique

Bonjour, Je vous écris car je ne sais pas si ce que je vis est normal. Selon mon partenaire, oui...?

Bonjour,  Vous nous écrivez car vous souhaitez savoir si ce que vous vivez est normal, ce qui est le cas selon votre partenaire. Vous dites être limitées dans votre liberté, vous sentir bloquée, piégée, que votre partenaire vous force à...

Question
12 February 2024 - vsr

Bonjour,

Je vous écris car je ne sais pas si ce que je vis est normal. Selon mon partenaire, oui. Les conditions de vie avec lui sont très limitatives pour ma liberté et je me sens bloquée, piégée. Pour lui, il est impératif que nous puissions voir nos téléphones portables respectifs, mais il voit alors des choses qui datent d'avant le début de notre relation et se met en colère. Quand il veut parler, il veut me forcer, je l'écoute au début, mais il y a un moment où je lui dis que ce n'est pas le moment, que je n'en peux plus et alors il essaie de m'empêcher de sortir de la chambre ou me poursuit dans le reste de la maison pour parler. Il ne veut pas que je sois seule avec mes amis, il ne veut pas que j'aille faire les courses seule. Lorsque je ne veux pas faire l'amour, il me dit que je dois faire l'amour pour lui donner du plaisir, parce que c'est ce que font les couples qui s'aiment. J'ai l'impression qu'il est très jaloux et possessif, lorsque je ne suis pas d'accord avec lui, il m'a même blessée physiquement parce que je ne voulais pas me retourner et qu'il me retournait de force, parce qu'il m'attrapait pour que je ne parte pas. Il me menace également tout le temps et lorsque je lui dis que je veux mettre fin à la relation, il me dit que je ne veux pas partir. .... Je ne sais pas quoi faire !

Réponse
15-02-2024

Bonjour, 

Vous nous écrivez car vous souhaitez savoir si ce que vous vivez est normal, ce qui est le cas selon votre partenaire. Vous dites être limitées dans votre liberté, vous sentir bloquée, piégée, que votre partenaire vous force à faire des choses avec lesquelles vous n'êtes pas d'accord, notamment sexuelles, et qu'il insiste si vous refusez. Vous le décrivez comme jaloux et possessif, et que cela a déjà mené à des blessures physiques. Il vous menace, et ne vous permet pas de mettre fin à votre relation.

Pour commencer, nous vous félicitons de nous avoir contacté-e-s. C'est une démarche courageuse, et cela montre que vous questionnez, à juste titre, ce que vous vivez. Vous avez fait un premier pas important pour sortir de cette situation de violence.

En effet, votre récit comprend des descriptions de l'ordre de la violence psychologique, alimentée par la jalousie ou l'envie de posséder l'autre que vous mentionnez en décrivant votre partenaire. Cette forme de violence ne laisse pas de trace sur le corps, mais elle peut marquer l'esprit de manière tout aussi vive et souvent plus longtemps et plus en profondeur.

Il y a une notion de surveillance à travers le fait de vouloir accéder à votre téléphone, de vous empêcher de voir vos ami-e-s seule, ou de faire des activités seule. Cela peut mener à un certain isolement de la personne victime, et déboucher sur du harcèlement de la personne auteure (poser plein de questions, appeler ou écrire des messages à répétitions, etc...). 

Votre partenaire vous impose aussi de l'écouter, et il vous retient, ou vous poursuit pour vous obliger à le faire, même si vous lui dites gentiment "non". De ce fait, il nie vos choix, vous impose les siens, il ne respecte pas vos limites. 

Dans cette prolongation, lorsque vous parlez de ne pas vouloir faire l'amour, votre discours nous apparaît comme de la contrainte sexuelle. Lors de rapports sexuels, il est essentiel que le consentement soit demandé et donné par les partenaires (même au sein d'un couple), sachant qu'il peut être retiré à tout moment. "Devoir donner du plaisir", "c'est ce que font les couples qui s'aiment", sont-ils des arguments légitimes, qui font suffisamment sens pour vous pour changer d'avis? Si ce n'est pas le cas, c'est une contrainte à un acte sexuel.

Vous mentionnez plusieurs épisodes qui remettent votre intégrité physique en cause. La violence physique peut comprendre le fait de bloquer le passage, immobiliser, retenir de force, empoigner, etc... Vous avez même été blessée.

Ces violences peuvent avoir des conséquences importantes sur la personne qui les subit. D'ailleurs, la violence au sein d'un couple est interdite par la loi qui protège l'intégrité physique, psychique et sexuelle de chaque personne. La plupart des actes de violence sont poursuivis d'office, d'autres doivent être dénoncés par une plainte pénale.

À ce stade, nous vous invitons à réfléchir aux questions qui suivent:

  • Quel avenir souhaiteriez-vous pour cette relation?
  • De quoi avez-vous besoin pour y parvenir?
  • Si une personne proche vous faisait part d'un vécu similaire, que lui conseilleriez-vous?

Avec votre accord, nous souhaitons vous donner quelques pistes qui pourraient vous aider dans votre situation. Il n'est jamais facile de faire à des situations de violence, et seul-e-x on peut se sentir démuni. C'est pourquoi il est important de pouvoir s'entourer de professionnel-le-x dans le domaine, afin d'obtenir des conseils et un soutien.

Si vous ressentez le besoin de parler, et d'être accompagnée dans votre vécu, vous pouvez consulter le Service d'Aide aux Victimes (SAVI) sur le canton de Neuchâtel. Il y a un bureau dans la ville de Neuchâtel, et à la Chaux-de-Fonds. Cette institutions propose des consultations gratuites et confidentielles en lien avec la violence domestique, et plus spécifiquement la violence conjugale. Ces professionnel-le-x-s seront à votre écoute et pourront vous renseigner sur les diverses démarches possibles dans votre situation, et vous proposer une aide sur les plans administratifs, psychologiques et juridiques. Vous pouvez les joindre au 032 889 66 49, ou par mail à savi.ne@ne.ch.

Dans le cas où vous ne vous sentiriez plus en sécurité avec votre partenaire, mais que vous vivez ensemble, qu'il vous faudrait quitter le domicile rapidement et que vous n'avez personne chez qui aller, vous pouvez faire appel au numéro d'urgence 0800 880 480

Si vous devez vous mettre à l'abri, vous pouvez également contacter le SAVI sur le canton de Neuchâtel, qui peut entrer en matière pour un hébergement en aide immédiate de 35 jours, avec possibilité de prolonger. Le numéro de l'hébergement est le 032 886 46 36.

Nous nous permettons également de vous encourager à appeler la Police au 117 si vous vous sentez en danger.

Nous espérons avoir pu vous apporter des conseils utiles et nous vous souhaitons du courage et que la situation s'améliore pour vous. Nous restons à votre disposition si vous souhaitez poser d'autres questions, ou simplement nous donner des nouvelles si vous le désirez.

 

Bonjour, (Je suis anglophone primaire, je vis dans le canton de Vaud, et j'utilise la traduction parce que je ne..?

Bonjour,  Tout d'abord, nous souhaitons vous informer que vous pouvez nous écrire directement en anglais si cela est plus facile pour vous et nous vous répondrons également en anglais. Vous êtes en couple et votre partenaire vous rabaisse régulièrement ou...

Question
11 February 2024 - cha

Bonjour,

(Je suis anglophone primaire, je vis dans le canton de Vaud, et j'utilise la traduction parce que je ne sais pas quoi faire). Ma partenaire se met régulièrement en colère contre moi pour certaines choses et me traite de tous les noms (bitch, pas normal) ou me rabaisse (fuck you, you've ruined my life, etc.). Nous n'avons pratiquement aucune intimité sexuelle et elle m'en rend responsable. Je pense que je suis stressée et triste à cause de cette relation, que je n'ai d'intérêt pour personne et que j'essaie surtout de survivre paisiblement chaque jour. Le week-end dernier, elle s'est tellement énervée qu'elle m'a craché dessus. Ce week-end, un vieil ami à elle est venu lui rendre visite et ils sont allés dans une autre pièce pour rattraper le temps perdu. Je suis entré et elle m'a dit qu'il ne se passait rien d'autre que quelques baisers et que, comme nous n'avions pas de relations sexuelles, elle devait en arriver là et que c'était de ma faute si c'était comme ça. Je suis tellement triste. Je me sens très blessée et surtout coupable et blâmée. C'est difficile de savoir quoi faire. Est-il justifié qu'elle agisse ainsi et que ce soit la conséquence ?

Réponse

Bonjour, 

Tout d'abord, nous souhaitons vous informer que vous pouvez nous écrire directement en anglais si cela est plus facile pour vous et nous vous répondrons également en anglais.

Vous êtes en couple et votre partenaire vous rabaisse régulièrement ou vous insulte, cette situation vous stresse et vous rend triste. Le week-end dernier votre partenaire vous a craché dessus. Ce week-end votre partenaire a embrassé un ami en justifiant que c'était de votre faute car vous n'avez pas de relations sexuelles. Vous vous sentez coupable et blâmée et ne savez pas quoi faire. Vous souhaiteriez y voir plus clair.

Les évènements que vous nous relatez, comme vous rendre responsable de son baiser avec son ami, les insultes répétées, les dénigrements, sont des actes de violence psychologique. Cette dernière est sournoise et s’installe peu à peu par le biais du phénomène appelé « cycle de la violence » Ce mécanisme qui se répète engendre un risque d’augmentation de la violence. Les conséquences de cette emprise ou contrôle engendrent de la peur, de la confusion, de la perte de confiance ou d’estime de soi. Ces symptômes ont pour conséquence d’empêcher ou de rendre plus difficiles toutes prises de décisions. La violence est grave et elle n'est jamais justifiée, quel que soit le comportement de la victime. Est-ce que certains de ces éléments font écho à votre situation?

Dans votre message nous comprenons que vous vous sentez bloquée, en modalité "survie" jour après jour, comme si vous n'étiez plus celle au contrôle de votre vie. Nous écrire démontre que vous avez envie de changement et que la situation actuelle ne vous convient plus. Si vous nous le permettez, nous nous permettons de vous poser quelques questions à titre introspectif : 

  • Qu'est-ce que vous souhaiteriez pour vous dans le futur, comment l'imaginez-vous?
  • Qu'est-ce qui vous rend triste par rapport à cette relation? 

Si vous le souhaitez, vous pourriez prendre contact avec des professionnel-les proches de chez vous qui pourront vous conseiller de manière gratuite et confidentielle, en anglais. Dans le canton de Vaud, le Centre Malley Prairie s'adresse à toute personne touchée par la violence au sein du couple et propose des  des consultations en ambulatoire mais également des groupes de soutien pour les personnes victimes de violence. Ces professionnel-les pourront vous guider pas à pas dans vos prises de décision, quelles qu'elles soient, et vous conseiller au mieux en fonction de votre situation. Les consultations peuvent avoir lieu dans différents lieux du canton. Un seul numéro pour les joindre pour les deux prestations: 021 620-76-76.

Nous espérons de tout coeur avoir pu vous aider, notre porte reste ouverte si vous avez une nouvelle question ou si vous souhaitez nous donner de vos nouvelles dans quelques temps. Avec nos meilleures salutations. 

Bonjour, Je suis Job coach dans une mesure d'insertion professionnelle. L'une de mes bénéficiaire a été victime de violences physiques..?

Bonjour, Une de vos bénéficiaires est sous l'emprise de son ex-mari. Elle s'est confiée à vous et vous sentez qu'elle a besoin d'aide. Vous avez bien fait de nous contacter. Etre témoin de violence est toujours difficile, d’autant plus si la...

Question
08 November 2023 - FRH

Bonjour,

Je suis Job coach dans une mesure d'insertion professionnelle. L'une de mes bénéficiaire a été victime de violences physiques par son mari il y a plusieurs années et a été le dénoncer à la police. Ayant un enfant en commun, ils sont toujours en contact et Madame est dépendante de lui financièrement car elle n'a jamais travaillé en Suisse, elle ne parle pas français et a du mal a retrouver un emploi depuis le divorce.

Elle est encore totalement sous son emprise et subit désormais des violences économiques et psychiques puisque son ex-mari souhaite qu'elle travaille pour lui et que tous ses choix de vie sont dictés par lui et l'argent qu'il lui verse. Suite à la dénonciation de violence, Madame a été suivie par un psychiatre avec qui cela n'a pas fonctionné. Madame lui a dit qu'elle n'allait pas bien, le psychiatre a eu peur pour l'enfant et a appelé la police. Elle a donc peur de tous les thérapistes et peur qu'on lui enlève la garde de son enfant bien qu'elle ait, à mon avis, besoin d'aide. Je lui ai parlé de votre site mais elle ne souhaite pas vous écrire car elle a peur qu'on lui oblige un suivi.

Je l'accompagne sur un plan professionnel mais je souhaiterai savoir s'il existe autre chose que je puisse lui proposer qui reste anonyme ou des groupes de soutien dans la région de Montreux/Clarens pour les personnes victimes de telles violences? En vous remerciant par avance, je vous souhaite une excellente journée.

Réponse
09-11-2023

Bonjour,

Une de vos bénéficiaires est sous l'emprise de son ex-mari. Elle s'est confiée à vous et vous sentez qu'elle a besoin d'aide.

Vous avez bien fait de nous contacter. Etre témoin de violence est toujours difficile, d’autant plus si la victime n’est pas prête à faire des démarches. Le rôle de l’entourage est cependant précieux pour les victimes et nous saluons votre implication dans cette situation.

Le fait que cette personne vous confie ce qu’elle vit montre qu'un lien de confiance s'est tissé entre elle et vous, c'est déjà une ressource très précieuse. Votre écoute et disponibilité sont donc primordiales. Il est important de croire la victime et il est aussi important de ne pas mettre trop de pression, ni de la blâmer mais de lui laisser le temps de prendre ses décisions tout en respectant son rythme, ses possibilités de se mettre ou non en mouvement pour le moment.

Pour répondre à votre demande d'orientation, vous pourriez tout d'abord lui conseiller de s’adresser au  centre d’aide aux victimes (centre LAVI). Dans le canton de Vaud, il existe trois antennes joignables par téléphone : centre LAVI Aigle 021 631 03 04, centre LAVI Lausanne 021 631 03 00, centre LAVI Yverdon 021 631 03 08. Les consultations sont gratuites. Des professionnel-le-s pourront l’écouter, l’informer sur ses droits et sur les différentes possibilités d’aide. Il est important de lui transmettre que les entretiens sont 100% confidentiels et qu'elle ne sera aucunement forcée à reprendre un quelconque suivi.

Elle peut également contacter le Centre Malley PrairieIl s'agit d'un centre d'accueil pour les personnes qui sont confrontées à des violences domestiques dans le canton de Vaud. Ce centre propose des consultations en ambulatoires pouvant avoir lieu dans différents lieux du canton. Il s'agit de consultations gratuites et confidentielles avec un-e professionnel-le qui pourra lui apporter une écoute, un soutien et des conseils. Ce centre propose également des groupes de parole. Si cette démarche fait sens pour elle, elle peut les joindre par téléphone au (021) 620 76 76 du lundi au vendredi de 08h00 à 12h00 et de 14h00 à 18h00 pour se renseigner ou pour prendre rendez-vous.

Aussi, auriez-vous l’occasion de parcourir notre site ensemble ? Lire les questions d'autres internautes ou encore écouter le podcast Poussière qui contient des témoignages anonymes de personnes victimes  pourraient l'aider à se reconnaitre dans les récits et de constater qu'il est possible de s'en sortir. Elle peut également tout à fait nous poser une question. Cette démarche est anonyme et gratuite et notre réponse ne contiendra aucune obligation de suivi, ce choix lui appartenant à elle seule. 

Nous espérons que notre réponse vous sera aidante et nous vous souhaitons bon courage dans le soutien de votre bénéficiaire. N’hésitez pas à nous réécrire si vous avez d’autres questions ou pour nous donner des nouvelles de la situation. Nous vous adressons nos meilleures salutations.

Bonjour, Ma soeur vit en concubinage avec le père de ces enfants. Je vois souvent ma soeur triste et renfermée...?

Bonjour,  Votre soeur vit en concubinage avec le père de ses enfants qui s'est, à plusieurs reprises, montré violent envers eux. Ce comportement auquel vous avez déjà vous-même assisté comprend autant de la violence verbale qu'une lourde charge financière complètement assumée...

Question
08 November 2023 - kin

Bonjour,

Ma soeur vit en concubinage avec le père de ces enfants. Je vois souvent ma soeur triste et renfermée. À plusieurs reprises, j'ai eu écho de son comportement déplacé et violent envers ma soeur mais également envers mes neveux. Il a déjà été malpoli et violent verbalement envers ma soeur, devant mes parents et moi-même. Je sais également qu'au niveau des finances, il ne participe pratiquement pas au frais communs du ménage et que ma soeur doit en assumer l'entière responsabilité, avec un petit revenu. Je sais également que lors de leurs nombreuses et récurrentes disputes, le conjoint fait peur à ma soeur, en la menaçant de prendre les enfants avec lui s'ils venaient à se séparer.

Je pense que ce dernier point bloque complètement ma soeur et l'empêche d'agir. Je ne sais vraiment pas comment agir dans cette situation. Je suis tiraillé entre vouloir parler directement au conjoint, au risque d'envenimer la situation, et rester à ma place en laissant ma soeur prendre ses décisions. Merci d'avance pour votre aide. Meilleures salutations

Réponse
13-11-2023

Bonjour, 

Votre soeur vit en concubinage avec le père de ses enfants qui s'est, à plusieurs reprises, montré violent envers eux. Ce comportement auquel vous avez déjà vous-même assisté comprend autant de la violence verbale qu'une lourde charge financière complètement assumée par votre soeur. Les menaces proférées par son partenaire l'empêchent, d'après vous, de se séparer de cette personne. Une part de vous ne souhaite pas s'imiscer dans la sphère privée de votre soeur et une autre souhaite intervenir afin de la sortir de cette situation de violences.

Nous tenons tout d'abord à souligner que nous nous rendons compte de la difficulté de votre position. On se retrouve en tant que témoin dans une situation très délicate surtout lorsqu'il s'agit de personnes proches comme c'est le cas pour vous. Nous ne pouvons qu'imaginer à quel point il est difficile d'être témoin de ces violences et de sentir impuissant·e, peut-être avez-vous ou encore vos parents eu l'occasion d'en parler soit à votre sœur, à son partenaire ou encore aux deux ? Il n’est pas aisé de savoir comment intervenir de manière appropriée sans avoir ou donner l’impression d’être envahissant-e. Sortir de ce cycle de violence est extrêmement compliqué et avoir le soutien de son entourage peut être central afin de sortir du silence et de l’isolement qui entourent les questions de violence conjugale.

Pour en revenir à votre sœur, la situation que vous décrivez semble être de la violence conjugale. Or, il est important de savoir que la violence dans le couple fonctionne sous la forme d’un cycle, le cycle de la violence, qui a tendance à voir son rythme accélérer et s’intensifier si rien n’est entrepris pour le rompre. Les violences psychologiques prennent de multiples formes mais peuvent par exemple être des reproches à répétition, des insultes ou encore des menaces. Ces violences peuvent se multiplier et s’additionner avec une possibilité que puissent s’y ajouter d’autres formes de violences qu’elles soient physiques, sexuelles ou encore économiques comme cela semble être le cas chez votre sœur.

Nous pouvons vous exposer quelques pistes que vous pourriez proposer à votre sœur, il s’agira ensuite pour vous de jauger laquelle semble mieux convenir à cette situation.

L’office protestant de consultations conjugales et familiales (022 311 82 11), une association laïque proposant une aide pour faire face à une crise de couple que ce soit en envisageant ou non une séparation. Ou encore aux Hôpitaux Universitaires de Genève (022 305 48 48) où le service des spécialités psychiatriques offre de la consultation psychothérapeutique pour familles et couples qui traversent des périodes de crise et de souffrance relationnelle. Ce genre de démarche permet de stimuler le dialogue, de confronter les vécus propres de chaque personne et de développer ou redécouvrir une dynamique fonctionnelle. Bien sûr, ces orientations ne sont possibles seulement si son conjoint reconnaît que quelque chose ne fonctionne pas dans leur manière de communiquer et est prêt à entamer une démarche pour trouver des solutions.

Il est commun pour des personnes victime de violence conjugale d’être confrontée à une diversité de sentiments comme la perte de confiance en soi, le sentiment d’impuissance, la peur ou encore la honte de se retrouver une telle situation. Cela peut prendre du temps de se rendre compte de ce que l’on vit et de savoir de quelle manière on aimerait réagir, c’est en conséquence très important pour une personne victime d’être soutenue et entourée par des personnes bienveillantes. Vous pourriez par exemple proposer à votre soeur d’entrer en contact avec l’association AVVEC (022 797 10 10) qui est spécialisée dans l’aide aux victimes de violence en couple. Celui-ci lui permettrait d’avoir des personnes tierces et professionnel-le-s qui lui fourniront une écoute attentive, de l’aide, des informations ainsi que de lui faire connaître l’étendue de ses droits. En effet et il est important d’avoir cette information, certains actes de violences au sein du couple sont des infractions pénales et donc punissables par la loi.

Une autre option possible, si vous sentez que votre soeur n'est pas prête à entamer des démarches auprès d'un-e spécialiste directement est de lui parler du site violencequefaire.ch qui propose: un podcast dont un épisode traite spécifiquement des violences psychologiques et économiques, lire d'autres questions d'internautes lui permettrait peut-être de se sentir moins seule face à sa situation, s'informer sur la violence psychologique ou encore nous poser elle-même une question de manière anonyme. Ce premier pas est parfois plus accessible pour les personnes vivant de la violence au sein du couple et ne se sentant pas encore prête à entamer des démarches.

En ce qui concerne les enfants, victimes directes ou indirectes de violence, leurs vies s’en retrouvent fortement affectées et il est également important de les en protéger car cela peut avoir des conséquences négatives sur leur développement. L’exposition des enfants à la violence au sein du couple parentale est aujourd’hui reconnue comme une forme de maltraitance. Il est possible de faire intervenir le service de protection des mineurs (SPMi) afin de s’assurer que les autorités compétentes soient mises au courant de la situation et que leurs meilleurs intérêts soient pris en compte. Vous pourriez trouver des informations supplémentaires dans cet épisode de podcast intitulé « L’impact des violences au sein du couple sur les enfants ».

En espérant avoir répondu au mieux à votre question, nous restons bien entendu à votre disposition si vous avez des questions ou besoin d'informations complémentaires. 

J’ai été très violent avec mon amie et ne maîtrise pas mes émotions de colère. Comment puis-je gérer ce problème..?

Bonjour, Votre message est un premier pas important et courageux, afin de parvenir à gérer le problème de la violence avec votre amie. Prendre la responsabilité de ses actes de violences est une étape essentielle et saluons donc votre recherche...

Question
26 October 2023 - GBs

J’ai été très violent avec mon amie et ne maîtrise pas mes émotions de colère. Comment puis-je gérer ce problème ?

Réponse
01-11-2023

Bonjour,

Votre message est un premier pas important et courageux, afin de parvenir à gérer le problème de la violence avec votre amie. Prendre la responsabilité de ses actes de violences est une étape essentielle et saluons donc votre recherche d'aide.

Afin de trouver des solutions « sur-mesure » qui puissent être ajustées à vos besoins et qui soient efficaces, un soutien spécialisé nous semble être la meilleure voie. Dans cette optique, pour le canton de Vaud, les professionnel-le-s du Centre Prévention de l’Ale à Lausanne peuvent vous proposer un espace individuel et confidentiel d’échange et de réflexion.

Le premier rendez-vous dans leur centre est non-payant et permet de faire un premier point sur la situation. Vous pouvez les contacter au 021 321 24 00 (aux heures de bureau) ou par email info@prevention-ale.ch. (en tout temps).

En restant volontiers à disposition pour répondre à d’autres questions,

Bien cordialement.

Bonjour, Je me permets de vous écrire pour solliciter votre avis concernant une situation. Hier, une des vendeuses travaillant dans..?

Bonjour, L’une des vendeuses travaillant dans un petit commerce dans lequel vous vous rendez régulièrement avait un œil au beurre noir. Face à cette situation, vous vous êtes sentie mal à l’aise et avez pensé à un potentiel cas de...

Question
18 October 2023 - Lia

Bonjour,

Je me permets de vous écrire pour solliciter votre avis concernant une situation. Hier, une des vendeuses travaillant dans un petit commerce dans lequel je me rends régulièrement avait un œil au beurre noir. Cette situation m'a mise mal à l'aise, puisque j'ai pensé à un potentiel cas de violence domestique. N'ayant toutefois aucune preuve de cela et ne voulant pas être intrusive auprès de cette personne, je ne sais pas quoi faire. Devrais-je prendre des mesures particulières dans cette situation ?

Réponse
23-10-2023

Bonjour,

L’une des vendeuses travaillant dans un petit commerce dans lequel vous vous rendez régulièrement avait un œil au beurre noir. Face à cette situation, vous vous êtes sentie mal à l’aise et avez pensé à un potentiel cas de violence domestique. N’ayant cependant aucune preuve et ne souhaitant pas être intrusive auprès de cette personne, vous vous tournez vers nous afin de savoir quelles mesures vous devriez entreprendre dans cette situation.

Nous tenons tout d’abord à vous remercier pour votre message ainsi qu’à vous féliciter pour votre réactivité et sollicitude envers cette personne. En effet, la violence conjugale est souvent invisibilisée et donc entretenue par le silence et le refus de voir l’évidence à la fois chez les personnes qui le vivent ainsi que pour celles qui peuvent en être témoin.

Il est cependant difficile, au vu du peu de détails que nous avons, de savoir s’il s’agit effectivement d’une situation de violence conjugale. Nous nous permettons donc de vous poser quelques questions.

  • En dehors de l’œil au beurre noir, avez-vous d’autres signes vous menant vers cette conclusion ?
  • Avez-vous vous-même vécu une situation similaire ? Ceci pourrait expliquer vos soupçons.
  • Les liens que vous avez avec cette personne vous permettent-ils d’aborder ce sujet, discrètement, directement avec elle ?

Si cette personne vit effectivement de la violence conjugale, il est probable qu’elle soit habitée par de la peur ou encore de la honte. Si cette personne est également socialement isolée, il pourrait suffir d’un geste ou d’une parole lui indiquant qu’elle n’est pas seule et qu’elle peut demander de l’aide. Il est important de se rappeler qu’une victime de violence fait de son mieux pour survivre dans un environnement hostile et qu’elle lui appartient de faire ses propres choix quant à ce qu’elle peut faire ou quelles démarches entreprendre.

Si vous en avez l’occasion, selon la relation que vous entretenez et que vous vous sentez à l’aise, vous pourriez lui demander comment elle va, lui parler des signes que vous avez observés ainsi que lui partager votre inquiétude. Si celle-ci semble vouloir entrer dans un dialogue, certaines ressources sur notre page ou encore sur celle de l'aide aux victimes vous aideront à poursuivre cette discussion. S'il s'avère qu'elle est effectivement victime de violence domestique, qu'elle se confie à vous et que cette situation vous pèse - n'hésitez pas à également vous tourner vers les services d'aide aux victimes de votre canton afin d'être soutenue. 

Vous pourriez également l’atteindre indirectement ainsi qu’éventuellement sensibiliser ses collègues, qui pourraient avoir une plus grande capacité d’action que vous, en demandant de mettre une affiche dans ce petit commerce. L’affiche que nous vous proposons d’imprimer contient quelques ressources permettant de demander de l’aide.

En espérant avoir répondu à votre demande, nous restons bien entendu à votre disposition pour des informations complémentaires et vous remercions encore une fois pour votre démarche. 

J’ai mordu la main de mon conjoint car il était en colère et m’a lancé de l’eau au visage dans..?

Bonjour Madame, Vous relatez avoir mordu votre conjoint en réaction à une agression à votre encontre, mais néanmoins avant qu’il vous frappe. Cela fait émerger chez vous un sentiment de culpabilité et questionne votre responsabilité face à ce comportement mais...

Question
12 October 2023 - Mar

J’ai mordu la main de mon conjoint car il était en colère et m’a lancé de l’eau au visage dans le lit et arraché mon nouveau téléphone que je venais de recevoir car l’ancien il la détruit en miette. Sous l’impulsion pour qu’il me redonne mon téléphone je lui ai mordu la main et ensuite les coups sont partis sur moi. Ce n’est pas la première fois mais je me demande si je suis coupable étant donné que je l’ai mordu avant qu’il me frappe.

Réponse
16-10-2023

Bonjour Madame,

Vous relatez avoir mordu votre conjoint en réaction à une agression à votre encontre, mais néanmoins avant qu’il vous frappe. Cela fait émerger chez vous un sentiment de culpabilité et questionne votre responsabilité face à ce comportement mais aussi à la légitimité d’une telle réponse de votre part.

Ce que vous vivez et ressentez doit vous être bien pesant. Il est normal dans ce genre de contexte de ressentir impuissance et désarroi, voire même solitude. C’est pourquoi nous tenons à relever votre courage de sortir du silence en nous écrivant.

La violence est interdite par la loi et ne peut être excusée. Toutefois, ne vous blâmez pas car il arrive qu’elle puisse provoquer des actes défensifs de la personne qui la subit. En effet, cela se produit en général quand il n’est plus possible de trouver une alternative pour se faire entendre ou se protéger. Est-ce que cette explication vous fait écho ?

Votre mari a recours à des actes de violence physique. Il est probable que ses derniers soient associés à d’autres types de violences, et ce de manière répétée. Le but de son auteur est de subordonner l’autre afin de retrouver une forme de contrôle et de pouvoir. Il met diverses stratégies en place qui emmène alors dans un engrenage sous forme de cycle qui se rejoue en boucle. Les agressions peuvent s’intensifier tant dans leur récurrence que dans leur gravité. Le danger s’accroît et les conséquences portent atteinte autant à l’intégrité psychique que physique faisant apparaître un risque de violence symétrique, c'est à dire que la personne victime se met elle aussi à recourir à la violence en réaction aux violences subies. En avoir conscience et en parler montre que votre intention n’est pas de nuire à votre conjoint mais de vous défendre par un acte désespéré. En est-il de même pour lui ? Fait-il part d’un sentiment de culpabilité ? Se remet-il en question ?

Pour approfondir le sujet mais aussi trouver de l’aide, il vous est possible de prendre contacte avec le Centre LAVI au 021.631.03.00 et au Centre d’accueil MalleyPrairie au 021.620.76.76. Ces deux services sont spécialisés dans le domaine de la violence conjugale et pourront vous apporter écoute, soutien et orientations. Leurs prestations sont gratuites et confidentielles. En complémentarité l’un de l’autre, ils sauront vous informer sur vos droits et sur les mécanismes de la violence.

En cas d’urgence lors d’une nouvelle scène de violence, n’hésitez pas à faire à la police au 117.

Nous espérons vous avoir apporté des éclairages utiles et nous nous tenons à disposition pour tout complément ou recevoir de vos nouvelles. Courage à vous pour la suite.

Meilleures salutations,

Bonsoir, Mon conjoint s'est montré violent avec moi ce soir. Il ne m'a pas frappé mais alors qu'on se disputait..?

Bonjour Madame, Vous nous écrivez que vous vivez une situation difficile avec votre mari. Suite à une dispute, vous souhaitiez vous éloigner avec votre fille. Votre mari a essayé de vous en empêcher en vous serrant le bras et en...

Question
08 October 2023 - Ele

Bonsoir,

Mon conjoint s'est montré violent avec moi ce soir. Il ne m'a pas frappé mais alors qu'on se disputait devant mon enfant j'ai voulu partir et prendre mon enfant pour stopper cette situation. Il m'a retenu tellement fort par les poignets que j'en ai des bleus maintenant et a essayé de m'arracher ma fille des bras ce qui lui a fait également mal à elle.

J'ai essayé de m'enfuire avec la voiture mais il est monté également dans la voiture et à tenté de prendre ma fille de son siège auto. Heureusement des voisins sont intervenus et j'ai réussi à me réfugier chez eux avec mes enfants. Il s'était déjà montré violent dans le passé de la même façon mais c'était il y a 5 ans et à part des cris depuis, il ne m'avait pas de nouveau fait mal jusqu'à ce soir. Je me sens perdue, je ne sais pas quoi faire ni ce que j'ai envie de faire. La raison me dirait de fuire mais il est un bon père et je n'ai pas envie que mes enfants grandissent sans père. Et je ne suis pas sûre de vouloir quand même le quitter.

Comment lui faire réaliser qu'il est violent et comment le persuader d'aller voir des professionnels pour gérer sa colère ? Est-ce que des thérapies de couples peuvent fonctionner pour cela? Est-ce qu'il faut quand même que je porte plainte pour garder une trace de ce qu'il s'est passé au cas où il recommencerait ?

Merci d'avance, je me sens perdue ce soir

Réponse
10-10-2023

Bonjour Madame,

Vous nous écrivez que vous vivez une situation difficile avec votre mari. Suite à une dispute, vous souhaitiez vous éloigner avec votre fille. Votre mari a essayé de vous en empêcher en vous serrant le bras et en essayant à plusieurs reprises de prendre votre enfant. Vous avez pu trouver refuge chez des voisins. Vous aviez vécu une scène similaire il y a 5 ans. Sinon il n’y a pas de violence physique mais des cris. Vous ne savez pas qu’elle est la bonne décision à prendre dans votre situation, fuir ou permettre à vos enfants de rester avec leur père. Vous demandez aussi si des thérapies peuvent aider votre mari et aider le couple afin d’améliorer la situation ou si d’autres démarches seraient bénéfiques, par exemple porter plainte.

Tout d’abord nous vous félicitons de nous avoir contacté, c’est sûrement un pas courageux. Briser le silence est un premier levier pour sortir d’une situation de violence.

Dans votre récit, vous relevez qu’à deux reprises il y a eu de la violence physique. Le fait de vous empêcher de partir peut également être assimilée à de la contrainte. Vous mentionnez également qu’il y a des cris. Les cris selon l’intensité, la fréquence, le but visé peuvent être considérés comme de la violence psychologique.

Y a-t-il des menaces ? des insultes ? une volonté d’intimidation ? Une prise de pouvoir ? Souvent la violence physique arrive sur un fond de violence psychologique. Une relation d’emprise peut se mettre en place. Nous vous invitons à lire notre rubrique concernant le cycle de la violence qui explique ce mécanisme dans lequel vous vous reconnaîtrez peut-être.

Des actes de violences peuvent avoir des répercussions lourdes sur la victime et également sur les enfants qui y sont exposés. Vous nous dites d’ailleurs que votre mari a blessé votre fille en essayant de la prendre. La question de savoir ce qui est le mieux pour les enfants … rester ou partir est difficile. On observe cependant que des enfants qui sont exposés à des violences même si les violences ne sont pas dirigées directement vers eux sont touchés. Parfois une séparation permet de les protéger. L’enfant peut toutefois conserver en principe le droit d’avoir des relations avec les deux parents s’ils ne sont pas en danger avec l’un d’entre eux.

Vous dites que vous êtes ambivalente sur le fait de quitter ou non votre mari. C’est un sentiment bien compréhensible. Il y a des actes inacceptables qui se sont passés, mais vous reconnaissez aussi qu’il y a d’autres choses qui sont positives. Nous vous invitons à réfléchir avec un-e professionnel-le aux freins pour aller vers une séparation et aussi aux moteurs qui vous pousseraient à entreprendre des démarches.  Vous pourrez aussi clarifier ce que vous ne tolérerez plus, et quel changement semble possible et nécessaire pour que la poursuite de la vie commune soit possible. Le centre MalleyPrairie propose des suivis individuels pour toute personne qui vit une situation de violence.

Dans une relation de couple, vous êtes deux. Est-ce que votre mari est prêt à changer quelque chose ? à reconnaître sa part de violence ? à discuter avec un professionnel ? S’il ne souhaite rien entreprendre, il est difficile d'envisager que la situation se modifie. S’il est prêt à se remettre aussi en question et à avancer, il peut prendre contact avec le Centre Prévention de l’Ale qui propose un suivi spécialisé pour trouver des alternatives aux actes de violence.

Le centre MalleyPrairie propose également des suivis de couple. Des thérapies de couple sont indiquées si vous vous sentez assez forte pour dire ce que vous pensez et mettre les difficultés sur la table sans en prendre toute la responsabilité. Dans des situations dans lesquelles l’emprise et trop forte, des consultations de couple ne sont pas forcément conseillées. 

Nous vous invitons aussi à être attentive à vos enfants. Ont-ils besoin de soutien par rapport à ce qu’ils vivent ? Un suivi par des professionnel-le-s peut aussi être indiqué pour qu’ils puissent déposer leur vécu et être soutenus.

Par rapport à la plainte, les violences sont en effet interdites par la loi et vous avez le droit de porter plainte. Ce qui nous semble important est de faire un constat de coups et blessures. Vous pouvez vous rendre à l’unité de médecine des violences du CHUV. Cela ne vous oblige pas à porter plainte, mais ce document reste et peut être très important si un jour vous souhaitez porter plainte.  Il peut être difficile de porter plainte si vous souhaitez continuer la vie commune. Mais cela peut aussi mettre une certaine pression pour dire que certains gestes ne sont pas tolérables. Nous vous invitons à en discuter avec un-e intervenant-e soit à MalleyPrairie soit au centre LAVI qui pourra vous expliquer la procédure, discuter avec vous de vos attentes par rapport à un dépôt de plainte et vous soutenir si vous allez dans cette démarche.

En espérant que ces quelques pistes vous auront aidée, nous vous souhaitons beaucoup de courage et restons à votre disposition pour d'autres questions.  

Ma meilleure amie vit de la violence physique ( rarement mais ça arrive ) et psychologique mais je ne sais..?

Bonjour,  Vous nous écrivez concernant votre meilleure amie qui subit de la violence physique et psychologique, car vous souhaitez lui apporter votre aide et vous vous inquiétez qu'elle ne se sente plus en sécurité. Le fait que la situation de...

Question
05 October 2023 - Ano

Ma meilleure amie vit de la violence physique ( rarement mais ça arrive ) et psychologique mais je ne sais pas comment faire pour l'aider. C la premiere fois qu'elle me dit ne pas se sentir en securite

Réponse
09-10-2023

Bonjour, 

Vous nous écrivez concernant votre meilleure amie qui subit de la violence physique et psychologique, car vous souhaitez lui apporter votre aide et vous vous inquiétez qu'elle ne se sente plus en sécurité.

Le fait que la situation de votre amie vous inquiète témoigne de votre implication dans votre amitié, et votre aide ainsi que votre écoute représentent un soutien précieux.

Les personnes proches de vitcimes de violences peuvent parfois se sentir démunies en tant que témoin, et nous comprenons qu'il n'est pas facile de savoir comment agir pour venir en aide à la personne victime. Nous vous félicitons pour votre démarche, et de votre volonté d'apporter un soutien à votre amie.

Nous ne savons pas de quelle personne elle subit des violences (partenaire, famille, milieu du travail, etc...), mais les informations qui vont suivre s'appliquent dans tous les cas.

Si vous êtes d'accord, nous nous permettons de vous apporter quelques renseignements sur la loi en Suisse concernant les violences. Vous mentionnez des violences physiques qui sont, et cela dès le premier épisode, interdites par la loi, certains actes pouvant être poursuivis d'office. Cela signifie que si votre amie souhaite agir par rapport à sa situation, elle pourrait poser une plainte pénale auprès de la police dans un délai de trois mois après les faits. Il peut cependant s'avérer difficile pour une personne victime de violences de se mettre en mouvement pour initier un changement. Votre soutien pourrait s'avérer précieux pour l'encourager et la soutenir dans ce sens.

En effet, les personnes victimes de violences peuvent être prises dans un cercle vicieux qui se nomme le cycle de la violence, et peuvent se retrouver sous emprise de l'auteur. Cela rejoint peut-être les violences psychologiques dont vous parlez. Ce type de violences est souvent difficile à identifier, elle peut cependant marquer une personne tout autant que les violences psychologiques.

Est-ce que votre amie a déjà manifesté une envie d'être aidée?

Vous êtes certainement la personne la mieux placée pour amorcer cette discussion, et le cas échéant la soutenir dans une demande d'aide extérieure. Si vous le permettez, nous vous transmettons quelques lieux qui pourraient être utiles à votre amie.

Si elle le souhaite, elle peut contacter le Centre LAVI de Genève, ou encore l'association AVVEC qui s'adresse spécifiquement à la violence conjugale. Elle pourra ainsi être reçue de manière confidentielle et gratuite par des professionnel-le-x-s qui pourront évaluer sa situation, et lui apporter leur aide.

Si, par contre, votre amie ne se sent pas encore prête à entamer ce genre de démarches, vous pouvez lui parler du site www.violencequefaire.ch, elle pourrait ainsi se renseigner par thème sur sa situation, ainsi qu'écouter les différents podcast. Cela pourrait lui permettre de réfléchir à sa situation.

Nous espérons vous avoir apporté quelques pistes concernant la situation de votre amie, et nous restons à votre disposition, ainsi qu'à celle de votre amie si vous avez d'autres questions.

J'ai 14 ans et j'interviens parfois pour la défendre. Je bouscule et je frappe. J'ai de la peine à me..?

Bonjour, Nous te remercions pour ta question. Nous sommes inquiet-e-s par rapport à ta situation. Tu n'es pas seul et nous allons essayer de t'aiguiller au mieux. Tout d'abord, nous nous permettons de te dire que tu n'es en aucun...

Question
02 October 2023 - PEM

J'ai 14 ans et j'interviens parfois pour la défendre. Je bouscule et je frappe. J'ai de la peine à me contrôler quand ça touche à ma famille.

Que se passera-t'il si je dépose plainte? Quelles conséquences? J'ai peur que ça pose des problèmes à ma mère et que je ne puisse plus vivre avec elle. Que me conseillez-vous?

Réponse
04-10-2023

Bonjour,

Nous te remercions pour ta question. Nous sommes inquiet-e-s par rapport à ta situation. Tu n'es pas seul et nous allons essayer de t'aiguiller au mieux.

Tout d'abord, nous nous permettons de te dire que tu n'es en aucun responsable de ce qui se passe dans le couple de ta mère et de ton beau-père. Personne ne devrait être confronté-e directement ou être témoin de violence et encore moins les enfants. La violence au sein d'une relation de couple est interdite par la loi en Suisse. Rien ne la justifie, pas même la consommation d'alcool.

Nous imaginons que cette situation doit être très difficile pour toi et il est important que tu fasses attention à toi. Tu n'as pas à porter seul cette situation. As-tu pu parler de ce qui se passe à la maison à un-e adulte de confiance de ton entourage?  Si cela est possible pour toi et si tu le souhaites, tu pourrais partager ta situation avec un-e membre de ta famille, un-e enseignant-e, l'infirmier-e scolaire ou encore ton/ta médecin afin de trouver du soutien dans ce que tu vis. 

Pour répondre à ta question sur les conséquences d'un dépôt de plainte, nous ne pouvons malheureusement pas le faire avec précision, car cela dépend des situations et nous n'avons que peu d'informations sur la tienne. Nous t’encourageons cependant à prendre contact avec un centre d’aide aux victimes pour te soutenir. Les centres LAVI (Loi d’Aide aux Victimes d’Infractions) proposent des consultations gratuites et confidentielles pour toute personne ayant été victime ou proche d'un-e victime de différentes formes de violences, qu'elle soient physiques, sexuelles ou psychiques (menaces graves). Ces violences peuvent avoir été agies au sein de la famille comme dans d’autres contextes. Les professionnel-le-s de l’aide aux victimes pourront t'écouter et te renseigner si tu as des questions d’ordre juridique, psychologique et social. Leur aide est confidentiellegratuite et anonyme, cela signifie aussi que tu ne recevras en aucun cas de lettre ou facture à la maison et que cela ne t'oblige pas non plus à porter plainte si ce n'est pas ce que tu souhaites. Dans le canton de Vaud, les centres LAVI se trouvent à Lausanne, Yverdon-les-Bains, Aigle et Nyon. Tu peux joindre la centrale au 021 631 03 00 afin de convenir d'un rendez-vous. Tu peux également y aller accompagné d'une personne de confiance si cela est plus confortable pour toi. Tu peux aussi peux encourager ta mère à s'adresser à ce centre, elle pourra y trouver de l'aide.

Si une nouvelle scène de violence devait à nouveau se produire, n'hésite surtout pas à appeler la police au 117 afin qu'elle puisse intervenir et vous protéger toi et ta mère. Selon la situation, ton beau-père pourra même être expulsé temporairement du domicile. 

Nous espérons que tu poursuivras ta démarche et t’encourageons à utiliser les ressources que nous te proposons. Nous souhaitons que toi et ta maman retrouviez un climat serain. Notre porte reste ouverte en cas d’autres questions ou si tu souhaites nous donner des nouvelles. Prends bien soin de toi et courage.

I speak English and I am looking for support. I was effected by physical, psychological, emotional and sexual abuse. I..?

Hello, You’ve lived through a tremendous amount of abuse and managed to get out of that situation. You’re now struggling with how this is still affecting you both emotionally and psychologically and have turned to us to get some clues...

Question
11 September 2023 - Sou

I speak English and I am looking for support. I was effected by physical, psychological, emotional and sexual abuse. I managed to get out of the situation physically and distance myself but it's affecting me emotionally and psychologically and I need professional help.

Réponse
13-09-2023

Hello,

You’ve lived through a tremendous amount of abuse and managed to get out of that situation. You’re now struggling with how this is still affecting you both emotionally and psychologically and have turned to us to get some clues as in how to have access to professional help.

We would like to begin by congratulating you, giving yourself the means to get out of such a damaging relationship is an extremely arduous task. It’s an important and meaningful step to take but the one that you’re taking as of now, asking for help with what's to come, is both brave and smart.

If you haven’t had any contact with them yet, we’d suggest that you get in touch with a counselling service. Those work under the Victim Support Act, LAVI (Loi fédérale sur l’aide aux victimes d’infrations) in french or OHG (Opferhilfegesetz) in german. This law is specific to people who have suffered direct harm to their physical, psychological or sexual integrity. Under the Victim Support Act, victims are entitled to assistance from counselling services from professionals on several matters whether they’d be legal, financial, social or psychological.

In the Canton of Valais, there are two counselling services in either Sion, Maison Santé Chablais de Collombey-Muraz (027 607 31 00) or Brig-Glis (027 946 85 32). They all offer the possibility of either consulting over the phone or arrange an appointment depending on what makes you the most comfortable.

Also, since 2021 the costs of psychotherapy are primarily covered by the Swiss compulsory health insurance. We thus suggest that, if you’re open to it, you turn to your physician and ask for a medical prescription. Having a space dedicate to talking about what you’ve lived through and getting some tools to deal with it might be key to your healing process. 

We’re hoping that these will put on you on the trail of the help that you’re seeking. We naturally remain at your disposal for further questions, thank you for your trust and wish you the best.

Bonjour, Je peux me montrer parfois agressif et violent verbalement à l'encontre de ma conjointe et je lui ai même..?

Bonjour, Tout d’abord, nous tenons à souligner votre démarche de prise de contact au sujet de la violence verbale que vous agissez à l'encontre de votre conjointe. De plus, vous décrivez avoir été jusqu’à lancer votre casquette sur elle ce...

Question
20 August 2023 - Jos

Bonjour,

Je peux me montrer parfois agressif et violent verbalement à l'encontre de ma conjointe et je lui ai même lancer ma casquette dessus hier. Ces accès de colères sont plus fréquents et plus prononcés lors ce que j'ai bu de l'alcool mais peuvent aussi se produire en étant sobre.

Que puis je faire pour que cela s'arrête avant que cela ne devienne plus grave?

Réponse
22-08-2023

Bonjour,

Tout d’abord, nous tenons à souligner votre démarche de prise de contact au sujet de la violence verbale que vous agissez à l'encontre de votre conjointe. De plus, vous décrivez avoir été jusqu’à lancer votre casquette sur elle ce qui peut être considéré comme une forme de violence physique. Vous prenez ce geste au sérieux et souhaitez mettre un terme à la violence avant que cela ne s’aggrave encore.

Comme vous le remarquez la consommation d’alcool est un facteur de risque du recours à la violence puisqu’elle réduit la capacité de maîtrise de soi et augmente l’impulsivité. Cependant, cette consommation n’est pas la cause de la violence agie puisque celle-ci se produit également lorsque vous êtes sobre. Les comportements de violence que vous agissez en l’absence et sous l’influence de l’alcool sont de votre responsabilité. Nous nous permettons de vous demander quel rôle joue votre consommation d’alcool dans votre vie ? Est-ce un moyen de décharger les tensions du quotidien ou les tensions de votre relation de couple ?

Dans un premier temps, il est important de pouvoir veiller à votre consommation d’alcool comme elle augmente le risque de violence. Ensuite, il est nécessaire de comprendre ce qui se passe en vous avant et pendant vos accès de colères qui mènent à des actes de violence afin de trouver les meilleurs moyens pour ne pas les reproduire. Des aides professionnelles existent. Dans le canton de Fribourg, nous vous conseillons de prendre contact avec l’association EX-pression à info@ex-pression.ch ou au 848 08 08 08. Cette association propose un accompagnement spécialisé visant à trouver des solutions et des alternatives aux comportements violents.

N’hésitez pas à nous recontacter si vous en ressentez le besoin ou si vous avez d’autres questions.

Bonjour, j’ai trouver recroqueville et en Larmes un enfant seul dans la Cour. Il m’a partager l’alcoolisme de son Père..?

Bonjour,  Vous nous faites part de la situation d'un enfant qui est venu se confier auprès de vous dans une cours de récréation. Elle a pu vous parler des problèmes d'alcoolisme de son père et d'un acte de violence grave que sa mère a...

Question
18 August 2023 - bru

Bonjour,

j’ai trouver recroqueville et en Larmes un enfant seul dans la Cour. Il m’a partager l’alcoolisme de son Père et qu’elle avait eu très Peur car il avait tapper très fort maman à la tête (qui venait de subir une opération à la tête). Il m’as dit qu’il avait failli la tuer. J’ai Transmis avec l’accord de l’enfant a l’enseignante. Je lui ai dit qu’il Pouvait venir sans autre me parler. Je fais quoi? Est ce que je dois dénoncer? Service de l’enfance? Est ce que je dois dire que je suis là à la maman si besoin? Merci pour votre retour

Réponse
22-08-2023

Bonjour, 

Vous nous faites part de la situation d'un enfant qui est venu se confier auprès de vous dans une cours de récréation. Elle a pu vous parler des problèmes d'alcoolisme de son père et d'un acte de violence grave que sa mère a subi de ce dernier. Vous vous questionnez sur ce que vous devriez faire pour aider cet enfant : appeler le service de protection de l'enfant, parler avec la maman de cet enfant ou dénoncer la situation. 

Tout d'abord, nous tenons à saluer votre démarche de nous écrire, cela démontre le souci que vous avez pour cet enfant. Nous comprenons qu'il n'est pas facile de réagir quand on est témoin Il est toujours perturbant d'entendre ce genre de récit et encore plus de la part d'un-e mineur-e qui est également victime de cette violence. On se sent souvent mal à l’aise et démuni-e. On ne veut pas se mêler de la vie des autres et on a peur de ne pas dire ce qu'il faut. Mais la violence est destructrice et la loi l’interdit et les conséquences peuvent être graves. Les enfants qui assistent directement à des scènes de violence sont affectés. Le climat de peur et d’insécurité dans lequel se trouvent leurs parents les traumatise et les fragilise.

Ce que vous nous décrivez est une situation de violence physique et il est en effet important de mettre en place un soutien pour cette famille. Nous vous remercions d'avoir pris le temps d'écouter ce mineur et d'avoir averti l'enseignante. Suite à votre signalement, elle est dans l'obligation d'avertir sa direction et cette dernière doit faire une dénonciation à l'APEA (Autorité de Protection de l'Enfant et de l'Adulte) de votre région. Cette autorité pourra par la suite, si besoin, mandater OPE (l'Office de Protection  de l'Enfant) qui fera une expertise de la situation. Nous vous conseillons donc de reprendre contact avec l'enseignante afin de de lui demander si elle a pu en parler avec sa hiérarchie. Vous pouvez également le faire vous en prenant directement contact avec la direction de l'établissement de  cet enfant. 

Ensuite, après discussion et accord de votre hiérarchie et si vous vous sentez suffisamment à l'aise, vous pourriez prendre contact avec la maman pour lui expliquer ce que son enfant a partagé avec vous. Il est important de lui rappeler la loi. Les infractions au sein du couple telles que les violences physiques sont des infractions pénales. Elle peut donc se rendre à un poste de police pour porter plainte contre son conjoint. Il est important de lui expliquer qu'elle n'est pas dans l'obligation de faire cette démarche si cela est difficile pour elle. De plus, nous pensons qu'il serait vraiment important qu'elle puisse appeler la police au 117 si une telle situation de violence devait à nouveau arriver. Monsieur peut être expulsé immédiatement du domicile pour 7 jours au moins et 14 jours. Madame peut également appeler l'unité de médecine des violences au 027 603 63 70 à Sierre afin de  faire une attestation de coups et blessures qui peut être faite jusqu'à 72heures après les faits. Les professionnel-le-s de la santé présents pourront l'écouter, elle bénéficiera également d'un examen clinique et de la rédaction d’un constat médical pour faire valoir ses droits. Il est important de s'y rendre afin qu'elle puisse par la suite se faire reconnaître juridiquement comme victime. 

Il serait aussi intéressant de la diriger vers un Centre LAVI qui propose une aide aux victimes d'abus (violences physiques, sexuelles et menaces de mort)  En Valais, la LAVI  est atteignable au 027 607 31 00, elle est présente dans trois lieux de consultations, à Brig, Sion et Collombey-Muraz. Leurs consultations sont gratuites et confidentielles. Les intervenant·e·s LAVI pourront l'accompagner et l'adresser vers un·e psychothérapeute ou un·e avocat·e. 

Vous pouvez aussi lui expliquer que si besoin le Centre LAVI pourra lui financer, si elle le désire, un hébergement d'urgence pour elle et son enfant qui peut aller jusqu'à 35 jours renouvelables. Il en existe trois dans le Valais romand. L'Accueil Aurore à Sion, Le Point du Jour dans la région de Martigny et La structure de la Fondation l'EssentiElles pour la région du Chablais. Elle pourra prendre le temps de penser à elle sans avoir peur de subir de la violence. Les professionnel-le-s présents seront à son écoute et l'aideront également pour les démarches administratives. Ces lieux sont des espaces cachés, sécurisés et bienveillants. Si madame a besoin d'un hébergement d'urgence rapidement avec son enfant, vous pouvez lui expliquer qu'il lui est possible d'appeler les structures sans passer au préalable par le Centre LAVI. La personne qui les accueillera fera le lien avec la LAVI par la suite.

Nous espérons avoir pu vous donner des pistes utiles dans vos réflexions et nous souhaitons que la situation s'améliore rapidement pour cet enfant et sa maman. Nous restons à disposition si besoin pour toutes autres questions de votre part ou simplement pour nous donner de leurs nouvelles si vous le souhaitez.

Bonjour, quels sont les moyens d'action (civils, pénaux) si on est victime de violence psychologique et verbale? C'est mon cas,..?

 Bonjour Madame, Nous vous remercions pour votre message. Vous nous demandez des renseignements autour de vos droits et devoirs s’agissant de votre enfant alors que vous subissez des violences physiques, psychologiques et économiques de la part de son père. Votre...

Question
17 August 2023 - Emm

Bonjour,

quels sont les moyens d'action (civils, pénaux) si on est victime de violence psychologique et verbale?

C'est mon cas, avec de la pression économique (pression sur mon taux de travail). Et quelques objets cassés par l'auteur des violences.... Et puis ume gifle qui a fait chuter notre emfant..... Actuellement je vis (encore) avec mon conjoint, auteur des violences mais je ne sais pas encore comment m'en sortir. Pour ce qui est de la garde de l'enfant eu avec l'auteur des violences, quels sont les chances d'obtenir une garde exclusive si je quitte mon conjoint?

Je ne me vois pas quitter mon conjoint et ne pas savoir ce que vit mon jeune enfant s'il est parfois gardé par son père.... Merci de votre aide.

Réponse
22-08-2023

 Bonjour Madame,

Nous vous remercions pour votre message. Vous nous demandez des renseignements autour de vos droits et devoirs s’agissant de votre enfant alors que vous subissez des violences physiques, psychologiques et économiques de la part de son père.

Votre message ne nous dit pas si vous êtes mariée ou si vous vivez en concubinage. Quoiqu’il en soit et étant donné les violences vécues, vous seriez en droit de demander une séparation unilatérale. Elle peut être demandée au Tribunal civil de votre arrondissement lorsque la vie commune n’est plus possible pour des questions de violences, de consommations et/ou de maladie psychique. Cette demande peut être faite via un formulaire en ligne, ce sont les mesures de protections de l’union conjugale. Lors de cette séparation unilatérale provisoire, le / la Juge devra statuer sur qui des conjoints peut rester dans l’appartement commun, qui a la garde de l’enfant et envisager les droits de visite du parent non gardien.

Les moments de séparation pouvant être des moments de regain de violences, nous vous conseillerions vivement de vous mettre en protection auprès de tierces personnes si cela est possible ou en foyer si aucune autre solution n’est envisageable. Dans le canton de Vaud, le Centre Malley Prairie peut accueillir les femmes et les enfants confrontés à des violences domestiques. Vous pouvez les joindre au numéro suivant : (021) 620-76-76. Ce centre propose du reste également des consultations en ambulatoire dans différents lieux du canton de Vaud. Les consultations sont gratuites et confidentielles. Les professionnel-le-s seront à votre écoute et sauront vous donner des conseils avisés.

Nous comprenons votre peur à l’idée de vous séparer du père de votre enfant et de ne pas savoir ce que votre enfant pourrait vivre comme violences de sa part.

A cet égard, nous n’avons pas compris si votre enfant ou vous qui aviez réceptionné la gifle de votre conjoint, faisant chuter votre enfant. Quoiqu’il en soit, la violence est interdite par la loi et vous seriez en droit d’appeler la police au 117 au prochain épisode de violence subie. Il faut savoir que certains actes comme la violence physique mais aussi les menaces sont poursuivies d’office sur le plan pénal. Cela voudrait dire que si la police devait intervenir dans votre foyer, une procédure pénale serait automatiquement engagée. La police serait également en droit d’expulser votre conjoint de l’appartement, ceci jusqu’à une audience de validation de la mesure d’expulsion par un-e Juge. C’est une mesure de protection pour les personnes qui sont victimes. Lors de cette expulsion, votre conjoint aurait l’interdiction d’entrer en contact avec vous et votre enfant jusqu’à l’audience où vous pourriez prendre la décision de séparation unilatérale.

Pour davantage de renseignements sur les moyens d’actions au pénal, vous pouvez joindre un centre d’aide aux victimes d’infractions, un centre LAVI. Pour le canton de Vaud, il faut composer le (021) 631-03-00.

Le service protection des mineurs (DGEJ) peut aussi répondre à vos questions autour des droits et devoirs du père de votre enfant. Vous pouvez également les appeler de manière anonyme si cela est plus confortable pour vous à ce stade. Lorsqu'un parent craint que les droits de visite ne soient pas conformes au bon développement d'un enfant et que certaines violences sont présentes, un droit de visite dans un lieu médiatisé peut aussi être organisé.

Pour finir, nous vous suggérons également de pouvoir vous confier à la / au pédiatre de votre enfant qui sera sans doute aussi de bons conseils.

Nous espérons avoir pu vous donner quelques pistes de réflexion et restons bien entendu à votre entière disposition.

Bonjour, Un ami très proche est victime régulièrement de la violence physique et verbale de sa femme. Il n’ose pas..?

Bonjour, Un ami proche est victime de violences physiques et psychiques de la part de sa femme. Celui-ci craint d’en parler de peur que cela se retourne contre lui. En effet, il a une fois porté un coup à sa femme,...

Question
24 July 2023 - ali

Bonjour, Un ami très proche est victime régulièrement de la violence physique et verbale de sa femme. Il n’ose pas le dire car il a donné un coup une seule fois en voulant se défendre lors d’un grand épisode d’humiliation et de violence. En voulant l’aider j’ai fait des recherches sur internet et je n’ai pas trouver de structure pour les hommes. Que faire pour l’aider à sortir de cela?

Réponse
27-07-2023

Bonjour,

Un ami proche est victime de violences physiques et psychiques de la part de sa femme. Celui-ci craint d’en parler de peur que cela se retourne contre lui. En effet, il a une fois porté un coup à sa femme, en réaction à la violence subie. Pourtant, votre ami a déjà fait le pas de se confier à vous, ceci démontre une grande marque de confiance à votre égard et briser le silence est une étape importante pour sortir du cycle de la violence.

Inquiète par ce que vit votre ami, vous cherchez à lui venir en aide afin qu’il trouve des solutions pour se libérer de cette situation aux conséquences négatives (notamment la violence réactionnelle). Vous avez bien fait de nous contacter. Il est effectivement difficile de se retrouver face à ce genre de situation et de savoir comment réagir au mieux. Vous vous souciez du bien-être de votre ami et nous aimerions vous remercier de ne pas fermer les yeux sur les violences qu’il subit.   

Si vous le voulez bien, nous pouvons vous proposer quelques ressources ayant été utiles à d’autres personnes dans une situation similaire. Vous pouvez lui proposer de contacter des associations venant en aide aux personnes concernées par la violence conjugale. Dans le canton de Vaud, il peut contacter le Centre d’accueil MalleyPrairie à Lausanne qui offre des consultations gratuites et confidentielles aux personnes qui vivent de la violence au sein du couple. Atteignables au 021 620 76 76 (du lundi au vendredi de 08 à 12h puis de 14h à 18h). A Genève, l’association Pharos est spécialisée dans le soutien des hommes victimes de violence conjugale. Il peut les contacter au 022 736 13 13 ou se rendre à leur permanence sans rendez-vous tous les jeudis de 17h à 19 h à l’adresse suivante : 40 rue du Stand, 1204 Genève. Des professionnel·le·s pourront l’écouter et lui donner des informations par rapport aux différentes possibilités qui s’offrent à lui. Finalement, vous pourriez lui parler du site www.violencequefaire.ch afin qu’il aille le consulter par lui-même. Vous pouvez aussi lui proposer de l’accompagner pour faire les démarches qu’il choisit d’entreprendre.

Il est également probable que votre ami vive des émotions comme de la peur, de la honte ou de la culpabilité. Il peut alors être compliqué pour de se livrer ouvertement. Il est nécessaire de respecter son rythme et de se montrer disponible. Ainsi, lorsqu’il se sentira prêt, il saura qu’il peut compter sur votre soutien.

Finalement, nous vous recommandons de consulter la section pour l’entourage de notre site, vous y trouverez de nombreuses informations pouvant vous aider à accompagner votre ami de manière adéquate. Nous espérons que ces quelques pistes vous seront aidantes et que votre ami trouvera la force de surmonter les obstacles afin d’entreprendre les démarches nécessaires. Nous restons à disposition si vous avez d’autres questions ou si vous souhaitez simplement nous donner des nouvelles de la situation. Prenez bien soin de vous. 

Ce soir j’ai crié sur mon mari, mes filles et casse un verre. J’ai senti que cela allait me défouler..?

Bonjour, Vous nous demandez si votre comportement, notamment lorsque vous êtes en colère, sont de comportements violents. Vous souhaitez comprendre si vous êtes une personne qui a des difficultés à gérer la colère. Nous pensons que tout comportement utilisant intentionnellement...

Question
08 July 2023 - Ila

Ce soir j’ai crié sur mon mari, mes filles et casse un verre. J’ai senti que cela allait me défouler et me faire du bien. Ça a été partiellement le cas. Cela ne m’était jamais arrivé, je suis une personne plutôt calme mais je sens quand mon mari et moi sommes en désaccord que je monte sans pouvoir me freiner ou du moins j’y arrive un moment mais j’éclate plus tard, avec plutôt des disputes entre nous.

Mais ce soir j’ai fait ça et il me dit que je suis violente. J’ai très peur qu’il ait raison et que je sois une personne qui ne sait pas gérer la colère. Qu’est ce que vous en pensez?

Réponse
12-07-2023

Bonjour,

Vous nous demandez si votre comportement, notamment lorsque vous êtes en colère, sont de comportements violents. Vous souhaitez comprendre si vous êtes une personne qui a des difficultés à gérer la colère.

Nous pensons que tout comportement utilisant intentionnellement la force à l’encontre des autres ou de soi-même, et qui implique une atteinte possible pour l’autre est une violence. Indépendamment de l’intensité, la fréquence et les formes de comportements exercés. Dans ce sens le fait de crier et d’endommager des objets est également une forme de violence à l’encontre de votre mari et de vos filles. Il y a également un impact certain sur eux, ne serait-ce que la peur que votre comportement a pu engendrer et qui reste dans les esprits de chacun-e.

Pour que ces comportements ne se reproduisent plus, une compréhension des causes et des contenus reste néanmoins importante à faire. Lors des montées de colère alors, il est indispensable que vous en compreniez mieux l’origine, non seulement sur les faits que vous constatez, mais surtout sur le « pourquoi » les différents événements peuvent vous percuter et générer dans votre intérieur de telles réactions. Il est alors possible d’aller à l’origine du problème pour trouver des solutions concrètes sans être exclusivement sous l’emprise des émotions. Le fait que vous êtes habituellement plutôt calme peut expliquer une montée irrépréssible de colère si justement elle n’a pas pu être prise en compte. L’apaisement momentanée que vous avez pu ressentir lors de votre éclatement de colère, parle probablement en faveur d’une retenue difficile qui est soulagée par son expression du moment.

Nous constatons que souvent, lorsque nous vivons des sentiments de colère que nous vivons également un sentiment subjectif d’injustice, de quelque chose qui nous apparait comme immérité, voire arbitrairement adressé. Est-ce le cas pour vous ?

Bien que les éléments de compréhension ne justifient pas les actes de violence, vous pouvez trouver des pistes plus concrètes pour avancer en identifiant mieux l’origine de vos ressentis et en trouvant des outils de gestion de vos émotions. Peut-être que vous pourriez chercher d’autres formes plus constructives qui ne soient pas à l’encontre de votre famille pour laisser émerger vos sentiments. La colère devient ainsi un bon indicateur, reste à pouvoir la maîtriser au profit d’autres comportements plus constructifs.

N’avoir pas su gérer une situation de colère ne fait pas de vous une personne colérique, mais c’est un signal important à ne pas négliger. Nous vous félicitons d'avoir pris au sérieux le questionnement personnel que votre comportement implique, il s’agit à présent de trouver d’autres solutions et ne perdez pas courage.

N'hésitez pas à nous solliciter si vous avez d'autres questions.

Je me suis fâchée par rapport à quelque chose ou je n’étais pas d’accord, et où on s’est mal compris..?

Bonjour,  Tout d'abord, nous tenons à nous excuser, car notre site a reçu de très nombreuses questions ces dernières semaines et il ne nous a pas été possible de respecter le délai de réponse de trois jours ouvrables.  Vous nous écrivez...

Question
04 July 2023 - Pla

Je me suis fâchée par rapport à quelque chose ou je n’étais pas d’accord, et où on s’est mal compris avec mon ami. Ensuite il n’avait pas envie de se fâcher pour bêtises, ce que je comprends et il me l’a dit puis ça la énervé car j’étais fâchée. Ensuite, une heure plus tard, je retourne vers lui pour lui demander si je peux lui parler 5 minutes, et il me dit directement non. Je m’excuse alors et lui dit que je suis désolée de m’être fâchée pour si peu, et que je trouverais bien d’en parler ou qu’il me dise si il ne pourrait en parler que demain, les choses se sont escaladé, et j’ai ressenti beaucoup de colère de sa part, j’aurais du le laisser tranquille.

Ensuite il est venu vers moi en me parlant de haut et en me regardant de façon que je ne sais décrire mais voilà j’avoue ça m’a fait peur… et j’ai commencé à me sentir toute petite car en fait il m’engueulait… peut-être que effectivement je me suis montrée trop insistante et qu’il a du ressentir de l’agressivité de ma part… pour ensuite se défendre de la sorte et s’avancer vers moi comme ça… me sentant coincée je l’ai poussé d’une main sur le torse et je m’en veux… ça la encore bien plus énervé. Il a continué à me regarder de haut et la je lui ai dit encore une fois d’arrêter en repoussant sa tête avec la mienne… encore une fois une attitude qui ne me ressemble pas… il a dit « mais regarde nous on est ridicules ».

Ensuite j’ai fermé la porte de la chambre, et qq minutes plus tard il est sorti de la maison. Je crois que dans cette situation il y a eu violence des deux côtés… Je ne sais juste pas comment gérer. Quand il est revenu on a discuté, je lui ai dit que je voulais apprendre à gérer mon émotion de colère car je ne supportais pas que ça parte comme ça, donc si je devais apprendre à gérer je le ferais. De son côté, il a évoqué différentes choses, dont le fait qu’il ne supportait pas que je puisse penser qu’il était violent envers moi car il ne me ferait jamais de mal. Et qu’il voulait qu’on aille voir quelqu’un car il ne voulait pas que ce soit mal interpréter. Ce que je trouve tout à fait bien… J’avoue être un peu perdue.

Réponse
10-07-2023

Bonjour, 

Tout d'abord, nous tenons à nous excuser, car notre site a reçu de très nombreuses questions ces dernières semaines et il ne nous a pas été possible de respecter le délai de réponse de trois jours ouvrables. 

Vous nous écrivez car lors d'une dispute avec votre partenaire, vous n'avez pas réussi à dialoguer calmement. Il vous a regardé d'une façon qui vous a fait peur et vous l'avez poussé à deux reprises. Vous avez l'impression qu'il y a eu de la violence des deux côtés et ne savez pas comment gérer la situation. 

Nous saluons votre démarche de prendre contact avec nous. La ligne entre violence conjugale et conflit de couple est parfois fine et votre réflexion démontre que vous en êtes déjà bien consciente. Si vous le permettez, nous vous transmettons quelques informations concernant la violence au sein du couple afin de vous donner certaines clés pour réussir à identifier si votre situation s'apparente plutôt au conflit ou à la violence.

La violence c'est plus qu'une dispute entre deux partenaires. C'est quand il n'y a plus de respect, quand l'un-e des deux dirige tout, fait peur à l'autre ou l'attaque par ses gestes ou ses paroles. L'un-e des partenaires souhaite avoir le pouvoir sur l'autre et tout est prétexte pour l'obtenir. Ici, la relation de couple est inégalitaire, la victime a peur, honte, doute d'elle-même etc... La violence au sein du couple peut prendre diverses formes, comme la violence physique (agression physique, gifle,...), sexuelle, économique ou psychologique. Cette dernière est constituée d'insultes et de dénigrements répétés, de contrôle des faits et gestes de la/du partenaire, ou bien de menaces et d'intimidations. Toutes les violences au sein du couple sont graves et punies par la loi en Suisse. Certaines violences sont poursuivies d'office, et d'autres sur plainte. La violence au sein du couple a également la particularité de fonctionner sous la forme d'un cycle appelé "le cycle de la violence". Ce mécanisme qui se répète engendre un risque d’augmentation de la violence, qui a pour conséquence d'engendrer de la peur, de la confusion, de la perte de confiance et d’estime de soi. Ces symptômes empêchent ou rendent plus difficile toute prise de décision. En effet, les conséquences de la violence sur la santé physique et mentale de la victime, mais aussi de l'auteur-e, sont importantes et peuvent être très graves. Ces explications font-elles écho à votre situation ?

Dans une situation de conflit au sein du couple, qui peut elle aussi parfois dégénérer en actes de violences de part et d'autre, il ne s'agit pas de prendre le pouvoir sur l'autre mais d'avoir raison sur le sujet du conflit. Ici, il n'y a pas l'installation d'une dynamique tel que le cycle de la violence et seuls certains sujets précis sont sources de conflits. Les partenaires se sentent par contre libre d'exprimer leurs opinions respectives.

Ce qui différencie donc un conflit de couple d'une situation de violence au sein du couple, c'est l'intention de la personne qui recourt à la violence. Dans les deux cas, la violence est destructrice et interdite par la loi. Cependant, les moyens d'y mettre un terme sont différents si l'on se trouve dans l'une ou l'autre de ces situations.

Comme vous le décrivez bien, démêler qui subit quoi dans des interactions où des violences sont agies par chaque partenaire peut être complexe et entraîner parfois le sentiment d’être démuni-e ou confus-e. Être soutenue pour mener cette réflexion est important.

Dans votre message vous faites référence à un suivi thérapeutique personnel, ainsi qu’à un suivi de couple, que vous pourriez solliciter et investir afin d’en arriver à questionner votre propre marge d’action dans les situations de violence, dans votre gestion de vos émotions. Si vous souhaitez aller plus loin dans cette réflexion et trouver des moyens pour instaurer un changement qui vous convienne, les professionnel-le-s de l'Association EX-pression peuvent vous proposer un espace individuel et confidentiel de discussion. Vous pouvez les contacter au 0848 08 08 08 ou par email à info@ex-pression.ch pour un premier rendez-vous lors duquel vous pourrez présenter la situation que vous vivez puis décider si vous souhaitez ou non poursuivre une démarche.

Si cela fait sens pour vous, vous pouvez également contacter l'Office familial de Fribourg qui propose des consultations conjugales accessibles à toute personne qui se questionne sur sa dynamique relationnelle et est à la recherche d’un équilibre plus satisfaisant. Vous pouvez les atteindre au 026 322 10 14.

Nous espérons que ces orientations pourront vous donner quelques pistes. Nous restons bien entendu à votre entière disposition si vous aviez d'autres questions ou si vous souhaitiez nous donner de vos nouvelles dans quelques temps. Nous vous adressons nos cordiales salutations.

Bonjour, je vous écris car je sais plus quoi faire je suis papa d'une fille bientôt 2 et je suis..?

Bonjour,  Vous êtes papa d'une fille de 2 ans et votre compagne vous insulte et vous menace, elle a récemment utilisé de la violence physique à votre encontre. Vous ne savez plus quoi faire. La situation que vous décrivez est...

Question
26 June 2023 - Blu

Bonjour,

je vous écris car je sais plus quoi faire je suis papa d'une fille bientôt 2 et je suis victime de violence psychologique et depuis aujourd'hui physique.

Ça commence par des insultes et me dire que je sais rien faire et que je suis un gros con une merde et un bon à rien et que j'ai qu'à aller me me mettre sous un train et qu'elle veut me tuer, et aujourd'hui en voiture elle m'a agresser en me griffant et me pincé jusqu'au sang je sais plus quoi faire ?

Réponse
27-06-2023

Bonjour, 

Vous êtes papa d'une fille de 2 ans et votre compagne vous insulte et vous menace, elle a récemment utilisé de la violence physique à votre encontre. Vous ne savez plus quoi faire.

La situation que vous décrivez est bien de la violence psychologique ainsi que physique (pincements, griffures). Les insultes répétées, les dénigrements, rabaissements et menaces sont des actes de violence psychologique qui font très mal, même si elles ne laissent pas de marques sur le corps. Elles plongent les victimes dans la peur, la honte, l'isolement (de la famille, des ami-es), et ont des conséquences néfastes sur la santé des personnes concernées - que ce soit pour la victime, l'auteur-e ou les enfants. Ces derniers sont affectés par un tel climat de violence et d'insécurité, ils sont fragilisés par de tels actes de violence et doivent être protégés.

Nous saluons votre démarche de nous écrire car il s'agit là d'un premier pas important afin de sortir du silence et de la violence.

Si vous nous le permettez, nous vous transmettons ici quelques informations sur la violence conjugale qui sont souvent utiles à des personnes dans des situations similaires à la vôtre.

La violence au sein du couple fonctionne sous la forme d'un cycle ("le cycle de la violence"), avec des épisodes de tensions et violence, qui redescendent ensuite avec culpabilisation de la victime, puis une période de "lune de miel", et un nouveau recommencement des violences. Sans soutien extérieur, il est difficile de briser ce cycle. Est-ce que ces éléments font écho à votre situation? En Suisse, la violence au sein du couple est interdite par la loi, elle est grave et la plupart des actes de violence sont sanctionnés par le droit pénal : certaines violences sont poursuivies sur plainte (les injures, les violences physiques ne laissant pas de traces, par exemple) et d'autres sont poursuivies d'office (les menaces de mort, les violences physiques laissant des traces, par exemple).

Vous vivez une situation difficile et nous aimerions vous transmettre qu'il est important, pour votre santé et celle de votre fille, que vous ne restiez pas seul et que vous puissiez être accompagné par des professionnel-les. Vous pourriez également, si vous vous sentez à l'aise, essayer d'en parler à une personne de confiance (un-e ami-e, collègue, membre de la famille) afin de sortir de l'isolement qui entoure souvent les personnes victimes de violence au sein du couple.

La violence au sein du couple touche principalement les femmes mais aussi parfois les hommes et vous n'êtes pas le seul homme à être victime de faits similaires. Il est parfois très difficile pour les hommes victimes de violence de se livrer, de peur d'être jugés, moqués, ou pas crus. Des professionnel-les spécialisé-es dans la violence au sein du couple sont là pour vous soutenir et vous écouter avec bienveillance. Vous pourriez, dans un espace confidentiel, poser vos questions et être épaulé dans des démarches qui visent à briser le cycle de la violence et permettre, nous l'espérons, de retrouver de la sérénité au sein de votre foyer. 

Si vous êtes enclin à une telle démarche, dans le canton de Vaud, nous vous encourageons à prendre contact avec le Centre Malley Prairie qui s'adresse à toute personne (homme ou femme) victime de violence au sein du couple ou dans la famille. Il propose des consultations en ambulatoire gratuites et confidentielles avec des professionnel-les spécialisé-es qui pourront vous écouter et vous aider avec bienveillance et ce dans le but d’essayer de trouver des alternatives ou des informations pour tenter de remédier à la violence. Cette consultation ne vous engage en aucun cas à des démarches juridiques. Ces consultations peuvent avoir lieu dans différents lieux du canton. Afin d'avoir des renseignements et/ou pour prendre rendez-vous, leurs équipes sont joignables au 021 620 76 76.

Nous espérons avoir pu vous renseigner, notre porte reste toujours ouverte si vous souhaitez nous écrire à nouveau en cas de nouvelle question ou pour nous donner de vos nouvelles dans quelques temps. Avec nos meilleures salutations.

Bonjour, J ai une connaissance qui vit un vrai calvaires depuis un bon bout de temps. Son ex compagnon, qui..?

Bonjour, Vous nous écrivez car l’une de vos connaissances vit un « vrai calvaire ». Son ex-compagnon la maltraite à longueur de journée et elle ne peut rien faire au risque de représailles de violence physique. Vous nous demandez ce que vous...

Question
19 June 2023 - Lol

Bonjour,

J ai une connaissance qui vit un vrai calvaires depuis un bon bout de temps. Son ex compagnon, qui vit encore avec elle avec ses filles, la maltraite à longueur de journée et elle n ose rien faire par peur des représailles car il peut devenir violent physiquement. Que puis je faire?

Réponse
21-06-2023

Bonjour,

Vous nous écrivez car l’une de vos connaissances vit un « vrai calvaire ». Son ex-compagnon la maltraite à longueur de journée et elle ne peut rien faire au risque de représailles de violence physique. Vous nous demandez ce que vous pouvez faire.

Vous parlez de maltraitance, mais nous avons peu d’éléments sur le type de violence que cette personne subie ni le lien que vous avez avec elle.

Comme vous avez pu le constater, il peut être compliqué d’agir dans ce genre de situation qui plus est s’il y a un risque de passage à l’acte violent. Si cette personne se trouve dans un cycle de violence conjugale, il est difficile d’en sortir seule, même après la séparation, d’autant plus lorsque le compagnon reste sous le même toit. Pour ces personnes victimes, il est important de pouvoir compter sur des personnes extérieures à la relation pour s’en sortir. C’est pourquoi avoir une position d’écoute et de soutien est primordiale. Le maintien du lien avec vous est nécessaire, le risque étant que cette personne s'isole ou soit isolée par son ex-partenaire. Le but étant de conserver le lien que vous avez avec cette personne tout en tentant de la mettre en "mouvement", afin qu'elle puisse se protéger elle et ses enfants. En effet, vivre dans un contexte de violence conjugale peut impacter le développement des enfants.

Nous nous permettons de vous transmettre des adresses du canton Vaud qui ont pu être utiles à d'autres personnes subissant ou ayant subi des violences au sein du couple. Vous pourrez ainsi orienter votre connaissance pour qu’elle puisse chercher de l'aide et s'entourer de spécialistes.

Sur le Canton de Vaud, le Centre d’accueil Malley Prairie joignable au 021 620 76 76 est spécialisé dans l’accompagnement de personnes victimes de violence conjugale ainsi que leur enfant. Les intervenant·e·s peuvent se déplacer à domicile et un hébergement est possible sur Lausanne.

Le Centre LAVI peut être atteint au 021 631 03 00 et soutient également les personnes victimes sur les plans psychologique, juridique ou de protection. Les entretiens sont gratuits et confidentiels. Leurs bureaux se trouvent à Aigle, Lausanne, Nyon et Yverdon-les-bains.

L'Unité de médecine des violences du CHUV est également une adresse importante en cas de violences physiques et/ou sexuelles. Cette unité pourrait effectuer, en toute gratuité et confidentialité, un constat médical de coups et blessures. Ce document est précieux si un jour elle décidait de porter plainte. Il est possible de prendre rendez-vous rapidement après les violences subies, aux numéros suivants :

  • Lausanne : 021 314 00 60
  • Yverdon-les-Bains : 024 424 42 20
  • Rennaz : 058 773 64 77
  • Nyon : 021 314 08 51

Comme cette personne a des enfants et que nous ne savons pas si la séparation a été officialisée sur le plan légal, elle peut contacter le service juridique du  Centre social protestant au 021 560 60 70 pour être renseignée. Des personnes formées y travaillent et peuvent accompagner dans les démarches à effectuer en ce sens.

Concernant les filles, si elles sont mineures, il serait judicieux que votre connaissance puisse parler de sa situation avec le-la pédiatre. Le-la médecin pourra être attentif-ve aux développements des enfants et solliciter au besoin l'équipe du CAN team qui est spécialisée dans la prévention, la détection et l'accompagnement des enfants vivant de la violence ou dans un contexte de violence.

Pour en revenir à votre rôle, si vous êtes témoin d’une scène de violence, vous pouvez appeler la police au 117. En effet, la violence conjugale, même avec un ex-compagnon, est composée d’infractions punies par la loi. Une partie de celles-ci sont poursuivies d’office. Suite à un appel à la police, différentes procédures peuvent s’ouvrir: expulsion du domicile pour la personne auteure, dépôt de plainte et possibilité séparation. Des mesures de protection peuvent être mises en place pour protéger la personne victime et ses enfants. Cette personne peut également les appeler lors du moment de crise par elle-même ou se rendre dans n’importe quel poste de police pour déposer plainte pour la violence vécue.

Nous espérons que vous avez trouvé dans ces orientations des éléments d’aide pour votre connaissance. Nous restons bien entendu à votre disposition si vous avez besoin de compléments d’information.

bonjour, Tout d’abord un grand merci de rendre cet échange possible et d’être à notre écoute. Je vous contacte car..?

Bonjour,  Vous êtes témoins depuis plusieurs mois de violence psychologique entre vos deux parents qui se disputent continuellement sans qu'ils reconnaissent avoir besoin d'aide. Vous avez pourtant essayé de leur proposer l'aide de professionnel-le-s, sans succès. Vous sollicitez notre aide...

Question
16 June 2023 - Tat

bonjour,

Tout d’abord un grand merci de rendre cet échange possible et d’être à notre écoute.

Je vous contacte car depuis plusieurs mois je suis témoin de violence entre mes deux parents. Ils ne s’entendent plus et le moindre sujet devient source de conflits. Il n’y a absolument aucune violence physique mais bien psychique dans le sens ou il y a un épuisement chronique et cela représente un risque pour eux-même. Le problème c’est que ni l’un ni l’autre ne reconnaît avoir besoin d’aide pour sortir de cette situation.

J’ai proposé plusieurs idées (thérapie de couple, psychologue, séparation, etc.. ) mais aucun des deux estime avoir besoin de cette aide et que finalement la source du problème ne vient pas de soi mais de l’autre. C’est pourquoi je sollicite votre aide afin que vous puissiez peut-être m’aider à leur faire comprendre qu’une aide externe est nécessaire et leurs feraient le plus grand bien.

Auriez-vous des pistes à me proposer ? Je vous remercie du fond du coeur pour votre aide Salutations

Réponse
20-06-2023

Bonjour, 

Vous êtes témoins depuis plusieurs mois de violence psychologique entre vos deux parents qui se disputent continuellement sans qu'ils reconnaissent avoir besoin d'aide. Vous avez pourtant essayé de leur proposer l'aide de professionnel-le-s, sans succès. Vous sollicitez notre aide afin qu'ils puissent réaliser qu'une aide externe est nécessaire afin de sortir de la violence. 

Nous souhaitons tout d'abord saluer les démarches que vous avez déjà entreprises afin d'aider vos parents (leur proposer des aides extérieures, parler avec eux,...), il s'agit là d'une ressource précieuse et ils ont de la chance de vous avoir à leurs côtés. 

La violence au sein du couple fonctionne sous la forme d'un cycle, "le cycle de la violence", qui a la particularité d'augmenter en intensité et en fréquence si rien n'est entrepris pour le briser. Les violences psychologiques sont constituées de disputes fréquentes, d'insultes à répétition, de cris, de dénigrements, de menaces, de contrôle d'un-e partenaire sur l'autre. Il y a un risque élevé que ces violences s'intensifient et s'accompagnent de violences physiques, d'où l'importance de pouvoir bénéficier de l'aide de professionnel-les.

Comme vous l'écrivez très bien, la violence psychologique est tout autant nocive que les autres formes de violence et entraîne des conséquences graves, un épuisement chronique et de manière générale un risque pour la personne victime et auteure. Dans certains couples enfin, il arrive également que les deux partenaires recourent à la violence comme moyen courant de régler les conflits et, dans ce cas, les partenaires peuvent être aidé-e-s à double titre: en tant que victime et en tant que personne recourant à la violence.

En tant que témoin de ces violences, votre situation est très délicate, d'autant plus que vos parents refusent toute aide extérieure. En effet, seules les personnes concernées par la violence peuvent choisir de faire le pas de demander de l'aide afin de briser le cycle de la violence. Nous pouvons néanmoins vous proposer de leur parler séparément dans un endroit "neutre" (dans un café, lors d'une promenade,...) et de leur montrer notre réponse si vous le souhaitez, ainsi que notre site internet, où ils pourront trouver des informations utiles sur la violence au sein du couple.

Nous imaginons bien à quel point il est difficile d'être témoin de ces violences et de se sentir impuissant, nous ne savons pas si vous avez déjà eu l'opportunité de le faire mais il nous paraît important de pouvoir leur parler, séparément, de ce que cela provoque chez vous d'être témoin de ces violences. Dire à vos parents que vous vous sentez impuissant face à leurs conflits, que vous êtes traversé par des émotions fortes et que vous êtes inquiet pour eux peut être un moyen de susciter une réaction de leur part. Souvent les personnes directement concernées par la violence, ne sont pas conscientes de l'impact que cela provoque également sur les enfants témoins (même s'ils sont adultes!).

Nous avons compris dans votre message qu'aucun des deux n'est prêt à entamer des démarches auprès d'un organisme spécialisé ni reconnaît être auteur-e/victime de violence. Ainsi, au moment voulu, vous pourriez leur transmettre le contact de l'Office familial du canton de Fribourg, qui propose un service d'écoute, de soutien et de conseils lors de conflits conjugaux et familiaux. Leurs équipes sont joignables au 026 322 10 14 pour tout renseignement et/ou prise de rendez-vous. 

Nous espérons avoir pu vous aider dans votre réflexion, nous restons à votre disposition si vous avez une nouvelle question ou si vous souhaitez nous donner des nouvelles dans quelques temps. Avec nos meilleures salutations.

Bonsoir Je suis en couple depuis 1an et demi avec mon compagnon et nous vivons ensemble depuis 1 an. Il..?

Bonjour Madame, En couple depuis une année et demie, les disputes sont fréquentes et vous subissez les accès de colère de votre compagnon. Celui-ci a de nombreuses qualités, vous partagez de bons moments et en même temps ses comportements violents...

Question
26 May 2023 - Val

Bonsoir

Je suis en couple depuis 1an et demi avec mon compagnon et nous vivons ensemble depuis 1 an. Il a de super qualités, on passe parfois de super moments. Mais très souvent tous les 2-3 jours des disputes, souvent provoquées par sa part, il ne parvient pas exprimer son ressenti calmement et lors du moment mais garde tout pour lui puis explose: impulsif, colérique, vulgaire, agressif verbalement, agressif physiquement (tape sur des objets), hurle parfois puis quand il redescend il s'excuse dit qu'il regrette, et il pleure parfois. Je lui pardonne, en se réconcilie et rebelotte dispute, cri,etc Il a vécu plein de traumatismes et je lui dis depuis l'année passée de se faire aider, d'aller discuter avec professionnel car quand il est dans ce comportement (détestable et me fait peur parfois) cela "pollue" toutes ces relations professionnelles familiale etc. Il me dit qu'il ne se voit pas parler à un psychiatre, que ce n'est pas dans sa culture. Mais qu'il va faire des efforts. Il dit que je suis la femme de sa vie, qu'il ferait tout pour moi. Qu'il veut m'épouser cette année et qu'on ait un enfant. Puis à nouveau dispute, me dénigre, m'avait insulté quelques fois puis réconciliation je pardonne

Réponse
01-06-2023

Bonjour Madame,

En couple depuis une année et demie, les disputes sont fréquentes et vous subissez les accès de colère de votre compagnon. Celui-ci a de nombreuses qualités, vous partagez de bons moments et en même temps ses comportements violents vous font peur et mettent à mal votre relation. Celle-ci est importante pour vous mais vous vous sentez coincée dans ce cercle vicieux et souhaitez que cela change.

Hurler, insulter, dénigrer, frapper contre des objets, les agissements de votre partenaire sont de la violence psychologique. La violence au sein d’une relation de couple est interdite par la loi et engendre d’importantes conséquences tant pour les victimes que pour les personnes auteures ainsi que pour les enfants qui y sont directement affectés.

Vous constatez vous-même que les comportements agressifs de votre compagnon impactent négativement toutes ses relations. Consciente que votre partenaire a besoin d’aide pour pouvoir gérer ses émotions autrement qu’en utilisant la violence, vous lui avez proposé de chercher une aide professionnelle mais celui-ci refuse. Dans votre récit, vous expliquez les différentes phases que vous traversez lors de disputes et qui se répètent régulièrement. Ceci décrit parfaitement le déroulement du cycle de la violence.  Nous savons qu’avec le temps, la spirale de la violence a tendance à se produire de plus en plus fréquemment et à augmenter en intensité.

Vous semblez avoir une bonne capacité d’analyse de la situation et des ressources qui vous ont permis d’aborder la problématique avec votre partenaire et de lui proposer une piste pour améliorer la situation. Si vous le voulez bien, nous pouvons vous proposer quelques questions à titre de réflexion :

  • Qu’est-ce que vous souhaiteriez éviter ? Comment aimeriez-vous vous sentir en relation ? De quoi auriez-vous besoin pour ceci ?
  • Quelles sont les limites que vous pourriez vous offrir pour assurer votre protection et votre respect ?
  • Quels sont les freins qui empêchent votre compagnon de chercher de l’aide professionnelle ?  Qu’est-ce qui pourrait favoriser une réaction positive de sa part ? Qu’est-ce qui pourrait faciliter l’échange quand vous abordez ce sujet ?

Si vous le voulez bien, nous pouvons vous proposer quelques références qui ont pu aider d’autres personnes dans une situation similaire à la vôtre. Vous avez eu la bonne attitude de proposer une aide professionnelle à votre partenaire. En effet, « faire des efforts » suffit rarement et il est difficile de briser le cycle de la violence sans soutien extérieur. Comme vous l’avez mentionné, plusieurs raisons peuvent expliquer le recours à des agissements violents, cependant ceci ne justifie pas leur utilisation.  Un travail en profondeur est nécessaire pour remplacer les comportements agressifs en développant des stratégies permettant de gérer les émotions de manière non violente. Dans le canton de Vaud, nous vous recommandons de contacter le centre d’accueil MalleyPrairie au 021 620 76 76. Ce centre offre des prestations gratuites et confidentielles aux personnes qui vivent de la violence au sein du couple. Des professionnel·le·s pourront vous écouter et vous fournir des informations sur les différentes possibilités de soutien. Des entretiens pour les personnes victimes ainsi que des suivis de couple peuvent notamment être proposés. Votre compagnon peut également contacter le Centre Prévention de l’Ale au 021 321 24 00 (8h-12h / 13h-17h) qui accompagne les personnes ayant recours à la violence afin d’y mettre un terme. Finalement, dans un moment de calme et opportun, vous pourriez proposer à votre partenaire de consulter la section « je recours à la violence » de notre site.

Nous espérons que notre réponse vous aura apporté un peu de clarté et qu’elle vous sera aidante. Nous restons à disposition si vous avez d’autres questions ou si vous souhaitez simplement nous donner des nouvelles de la situation. Prenez bien soin de vous. 

Bonjour, J’ai besoin de votre aide. J’ai été violent avec les gens que j’aime le plus (ma mère, mon frère..?

Bonjour Monsieur, Premièrement, nous tenons à souligner la démarche entreprise en nous écrivant. Reconnaître le fait d’avoir besoin d’une aide extérieure est un premier pas vers le changement. Vous nous expliquez recourire à la violence auprès des personnes que vous...

Question
20 May 2023 - Cha

Bonjour,

J’ai besoin de votre aide. J’ai été violent avec les gens que j’aime le plus (ma mère, mon frère quand j’étais ado, et récemment ma femme). J’essaie de comprendre les causes de cela. L’explication la plus plausible est que j’ai une très faible estime de moi à cause de mon père, qui n’a fait que me rabaisser pendant toute mon enfance. J’ai parfois l’impression que ma femme se moque de moi ou ne me comprend pas, ce qui me blesse beaucoup et me rend parfois hors de moi. J’ai beau être conscient de mon problème, écouter des podcasts sur le narcissisme ou lire sur le sujet, je n’ai pas l’impression que je puisse soigner cette blessure profonde simplement en comprenant les causes et en ayant la volonté de changer.

Quelles pourraient être les actions concrètes à mettre en place pour guérir ?

Un grand merci d’avance

Réponse
25-05-2023

Bonjour Monsieur,

Premièrement, nous tenons à souligner la démarche entreprise en nous écrivant. Reconnaître le fait d’avoir besoin d’une aide extérieure est un premier pas vers le changement.

Vous nous expliquez recourire à la violence auprès des personnes que vous aimez le plus notamment votre femme. Ces actes de violence se produisent depuis longtemps.

Vous êtes déjà parvenu à identifier certaines origines à la violence que vous pouvez exercer comme une faible estime de vous-même que vous mettez en lien avec le fait d’avoir été rabaissé par votre père durant l’enfance. En effet, vivre dans un climat de violence dans l’enfance augmente le risque de le reproduire à l’âge adulte.

D’autre part, vous remarquez que cela vous arrive également de vous sentir blessé et mal compris par votre femme ce qui vous met en colère et fait agir de la violence.

Vous avez raison de penser que comprendre les racines de la violence et avoir la volonté de changer ne suffisent pas. Les étapes du changement sont multiples et complexes. La reconnaissance du fait que la violence est un problème fait partie du début du processus.

Ensuite, viennent plusieurs étapes importantes, à savoir :  la reconnaissance des actes de violence exercés, la compréhension de l’impact de cette violence sur les personnes qui l’ont subie, la reconnaissance de sa pleine responsabilité de ses actes et finalement le développement de stratégies alternatives à ces comportements de violence. Le but étant, sur le long terme, de diminuer le risque de récidive.

Ce processus ne peut se faire seul. C’est pour cette raison que nous vous encourageons vivement à prendre contact avec un service spécialisé. Pour le canton de Vaud, le Centre Prévention de l’Ale (CPAle) au 021/321.24.00 ou par courriel à info@prevention-ale.ch est l’organisme spécialisé pour soutenir les personnes dans votre situation. Des professionnel-le-s pourront vous proposer une première rencontre non payante qui vous permettra de présenter votre situation en détail. Par la suite, ils vous accompagneront dans le développement de nouvelles stratégies permettant la gestion de ces situations dans le respect de votre femme et de vous-même.

Nous espérons que notre réponse vous apporte une partie de l’aide que vous recherchez. N’hésitez pas à nous réécrire si vous avez d’autres questions ou si vous souhaitez nous donner des nouvelles.

Bonjour, La soeur d'un de mes bons amis se fait violement frappé par un homme qu'elle fréquente. J'aimerais savoir comment..?

Bonjour,  Nous saluons votre démarche de prendre contact avec nous. En effet, la situation de la soeur de votre ami est préoccupante et vous vous sentez concerné et soucieux de son bien-être. Nous comprenons qu'il n'est pas facile de réagir quand on est témoin,...

Question
16 May 2023 - Mer

Bonjour,

La soeur d'un de mes bons amis se fait violement frappé par un homme qu'elle fréquente. J'aimerais savoir comment l'aider. Elle ne parle pas beaucoup à son frère car elle à peur que son frère devienne fou et qu'il cherche à se venger sur l'homme qu'elle fréquente.

Que faire ? Merci pour vos idées

Réponse
17-05-2023

Bonjour, 

Nous saluons votre démarche de prendre contact avec nous. En effet, la situation de la soeur de votre ami est préoccupante et vous vous sentez concerné et soucieux de son bien-être. Nous comprenons qu'il n'est pas facile de réagir quand on est témoin, on se sent souvent mal à l’aise et démuni-e. Mais la violence est destructrice et souvent les victimes ne savent pas comment en sortir car elles sont prises dans ce que l'on appelle le cycle de la violence qui entraîne de nombreuses conséquences sur leur santé psychologique et physique. Nous imaginons bien que ce n'est pas une démarche facile, mais il est important de ne pas rester neutre et de se positionner contre toute forme de violence car cette dernière représente un réel danger pour les personnes impliquées. En nous écrivant aujourd'hui, vous entrez en action et nous vous remercions beaucoup pour cela.

Tout d'abord, en cas d’urgence, il est important de rappeler à la soeur de votre ami qu’elle peut faire appel à la police en appelant le 117 afin de recevoir une protection immédiate. Si vous ou son frère deviez être témoin d'une scène de violence, il est également de votre devoir de les appeler.

Vous dites qu'elle a de la peine à parler à son frère, mais il semblerait qu'elle ait pu vous en parler. Vous avez donc un bon lien de confiance, ce qui est déjà une ressource précieuse.

Si vous le permettez, nous vous transmettons ce que nous avons pu observer auprès d'autres personnes dans des situations similaires à celle de votre connaissance. Il est important pour vous et son frère de respecter son cheminement et de ne pas la brusquer. Le but étant de conserver le lien que vous avez avec elle tout en tentant de la mettre en "mouvement" afin qu'elle puisse se protéger le moment voulu et solliciter votre aide concrète. Vous ne pouvez pas agir à sa place, mais vous pouvez lui signifier que vous êtes là pour elle sans jugement quant à ses choix (continuer la relation ou y mettre un terme). Nous vous proposons quelques pistes que vous pourrez lui communiquer lorsque vous sentirez qu'elle est prête à entreprendre les démarches nécéssaires pour sortir de cette situation de violence. 

Si vous nous le permettez, nous vous transmettons déjà quelques informations au niveau du cadre légal en Suisse. Vous nous expliquez que la soeur de votre ami est violemment frappée par son partenaire. La violence physique qui est interdite par la loi. Certains actes sont poursuivis d'office comme par exemple les violences physiques graves qui laissent des traces. Les infractions poursuivies d'office sont celles qui ne nécessitent pas le dépôt d'une plainte formelle pour qu'une enquête soit ouverte ; il s'agit souvent des infractions les plus graves. Il suffit que l'infraction potentielle ait été portée à la connaissance de l'autorité par un tiers, cela peut donc être fait par vous, pour que celle-ci puisse ouvrir une enquête. Si les violences physiques que subit la soeur de votre amie ne sont pas poursuivies d'office comme les insultes ou les violences physiques isolées, une plainte pénale peut être déposée par la victime à la police dans un délai de trois mois après les événements. Selon la gravité des faits, l'auteur-e peut être expulsé du domicile conjugale entre 7 et 14 jours. 

Comme vous mentionnez des violences physiques, il serait important que votre connaissance puisse faire rapidement un constat médical qui lui permettrait d'avoir une documentation des blessures en cas de procédure judiciaire. Le constat ne l'oblige cependant en aucun cas à porter plainte. En Valais, les constats se font sur rendez-vous à l'Unité de médecine des violences de l'Hôpital du Valais à Sierre (027 603 63 70) ou au centre hospitalier de Rennaz (058 773 64 77). La consultation est confidentielle et gratuite.

Dans sa situation, la soeur de votre ami pourrait certainement bénéficier des droits accordés par la Loi fédérale sur l'aide aux victimes d'infraction, la LAVI. En Valais, le Centre LAVI  est atteignable au 027 607 31 00, il est présent dans trois lieux de consultations, à Brig, Sion et Collombey-Muraz. Leurs consultations sont gratuites et confidentielles. Ce centre a pour mission d’apporter aux victimes d’infractions et/ou à leurs proches une aide psychologique, juridique, sociale et matérielle. Un premier rendez-vous permettrait une évaluation plus complète de sa situation et cela ne l'oblige en aucun cas à porter plainte si ce n'est pas ce qu'elle souhaite. Comme vous êtes proches, vous pourriez sans autre l'accompagner dans cette démarche si elle en ressent le besoin et si vous êtes prêt à cela.   

La soeur de votre ami peut également prendre contact avec la  Fondation l'EssentiElles qui l'accompagnera et conseillera de manière confidentielle et gratuite. Vous pouvez également être présent dans cette démarche si elle le désire et vous aussi. Les professionnel-le-s peuvent être atteint-e-s durant les heures de bureau au 079 320 90 70. Vous pouvez parler de votre situation par téléphone ou en présentiel avec un-e intervenant-e spécialiste des violences domestiques qui saura vous écouter et vous aiguiller. 

De plus, si elle a besoin d'un hébergement, la Fondation l'EssentiElles ou la LAVI peuvent proposer une solution d'accueil dans la région du Chablais de Sion et de Martigny qui peut durer jusqu'à 35 jours (renouvelables selon les situations). Durant cette période, les démarches juridiques et administratives  pourront être entamées avec le soutien des professionnels·les de la structure.

Enfin, une autre piste serait de lui parler du site violencequefaire, afin qu'elle puisse se renseigner sur les mécanismes de la violence au sein du couple. Parfois, cette étape est plus facile dans un premier temps pour prendre conscience de la gravité de sa situation.

Nous espérons que notre réponse vous aura aidé et que la situation pourra s'améliorer. Nous restons bien sûr à votre entière disposition si vous aviez d'autres questions et vous adressons nos meilleurs messages.

j'habite depuis deux mois dans un immeuble et à l'appartement au dessus, j'entends souvent des cris, des objets qui tombent,..?

Bonjour, Vous habitez depuis deux mois dans un immeuble dans lequel vous entendez des cris, des objets qui tombent, des pleurs, etc. dans l'appartement au dessus. Vous avez choisi de ne pas appeler la police afin de ne pas empirer la...

Question
11 May 2023 - una

j'habite depuis deux mois dans un immeuble et à l'appartement au dessus, j'entends souvent des cris, des objets qui tombent, des pleurs, portes qui claquent, etc... sauvent le soir (22h a 2h) plusieurs fois par semaine. ne voulant pas rendre la situation pire, j'ai choisis de ne pas appeler la police mais je ne sais pas quoi faire...

Réponse
14-05-2023

Bonjour,

Vous habitez depuis deux mois dans un immeuble dans lequel vous entendez des cris, des objets qui tombent, des pleurs, etc. dans l'appartement au dessus. Vous avez choisi de ne pas appeler la police afin de ne pas empirer la situation mais vous ne savez pas quoi faire.

Nous vous remercions pour votre question et pour votre préccupation pour vos voisins. Il s'agit toujours d'une question difficile pour le voisinage de savoir s'il faut intervenir et de quelle manière et c'est pourquoi nous saluons votre démarche de vous renseigner sur ce qu'il est possible de faire dans une telle situation. 

Même dans le doute, la piste la plus appropriée serait d'appeler la police aux prochains cris qui vous interpellent et de continuer à les appeler si les disputes continuent même après l'intervention de la police. Joignable 24h/24 au numéro 117, elle pourra se déplacer afin de faire un constat de la situation et comprendre ce qu'il se passe chez vos voisin-es. Les personnes impliquées seront entendues séparément. En cas de violence au sein du couple et en fonction de leur évaluation de la gravité des violences, la police pourra prendre la décision d'expulser temporairement l'auteur-e  du domicile et l'interdire de rentrer en contact avec la victime afin de la protéger, et ce jusqu'à l'audience de validation de cette mesure d'expulsion au Tribunal Civil. La police transmettra aussi à la victime et à l’auteur-e des informations sur les offres d’entretien, de programmes socio-éducatifs et de consultations thérapeutiques.

Nous imaginons bien que ce n'est pas une démarche facile, mais il est important de ne pas rester neutre et de se positionner contre toute forme de violence car cette dernière représente un réel danger pour les personnes impliquées.

Dans un deuxième temps, si vous vous sentez à l'aise et même si vous ne la connaissez pas, vous pouvez aussi essayer de parler à la victime, en lui demandant par exemple comment elle va et en lui faisant part de vos inquiétudes. Vous pouvez par exemple lui donner le lien de notre site internet, ou alors lui dire qu'en cas de problèmes à la maison elle peut se rendre à la maison d'accueil et au centre de consultation Solidarité Femmes. Vous pouvez aussi simplement lui indiquer qu'elle n'est pas seule et que vous êtes là pour elle si elle a besoin d'aide ; cela peut paraître banal, mais peut être un énorme soutien pour quelqu'un qui vit de la violence au sein de son foyer.

Nous espérons que notre réponse vous aura aidée et que la situation pourra s'améliorer. Nous restons bien sûr à votre entière disposition si vous aviez d'autres questions et vous adressons nos meilleurs messages.

Bonjour, Je me permets de vous contacter car ma sœur subit des violences conjugales (verbales et physiques). Elle est algérienne..?

Bonjour, Vous vous inquiétez pour votre soeur qui subit des violences au sein de son couple. Titulaire d'un permis B par regroupement familiale, votre soeur craint de perdre son permis si elle s'adresse à la police ou si elle divorce....

Question
10 May 2023 - yas

Bonjour,

Je me permets de vous contacter car ma sœur subit des violences conjugales (verbales et physiques). Elle est algérienne et arrivée en Suisse en Octobre 2022, elle est titulaire d'un permis de séjour B (regroupement familiale) sauf qu'elle a peur d'aller voir la police par crainte de lui retirer son permis de séjour.

Pourriez-vous svp me préciser ce que ma sœur risque si elle dépose plainte? Si elle demande le divorce, est-ce qu'elle risque de perdre son permis de séjour?

Cordialement

Réponse
15-05-2023

Bonjour,

Vous vous inquiétez pour votre soeur qui subit des violences au sein de son couple. Titulaire d'un permis B par regroupement familiale, votre soeur craint de perdre son permis si elle s'adresse à la police ou si elle divorce.

Les violences au sein du couple sont interdites par la loi en Suisse. Les violences physiques agies au sein d’un couple peuvent être poursuivies d’office. A savoir que dès qu’une autorité pénale a connaissance de violences agies au sein d’un couple, elle doit agir, indépendamment du souhait de la victime. Quand la police est avertie, elle peut intervenir sur site et expulser temporairement du domicile l’auteur-e des faits. C’est une mesure civile de protection pour la personne qui en est victime. L’auteur-e a l’interdiction de revenir au domicile (les clés sont retirées par la police) ou de prendre contact avec la victime jusqu’à une audience de validation de cette mesure d’expulsion au tribunal civil. Lors de cette audience quelques jours après l’expulsion de l’auteur-e, la personne qui est victime peut décider si elle souhaite que le conjoint expulsé revienne au domicile ou si elle souhaite une séparation temporaire. Lors de cette audience et si la personne victime souhaite une séparation même temporaire, le/la Juge peut statuer sur qui du couple a l'attribution de l'appartement familial, de même que la garde des enfants. Une pension et des droits de visite pour l'autre parent non gardien est aussi discutée. En parallèle une procédure pénale est activée, que la victime ait déposé plainte pénale ou non. 

Concernant votre question sur les conséquences sur son permis de séjour si elle divorce, nous ne sommes pas ici compétent-e-s pour vous répondre avec précision. Au niveau de la loi, L'article 50 de la loi fédérale sur les étrangers prévoit que le droit à une autorisation de séjour subsite si l'union conjugale a duré au moins 3 ans et que l'intégration du/de la conjoint-e est réussie. Cet article prévoit aussi que l'autorisation subsiste "pour des raisons personnelles majeures", notamment lorsque le ou la conjoint-e est victime de violences conjugales. Malgré le fait que cette loi existe, l'autorisation de séjour n'est pas "automatique" et dépend de l'appréciation des autorités qui peuvent demander de prouver "l'intensité" des violences subies. Ainsi, il est crucial que votre soeur puisse se faire accompagner et conseiller précisément par le Centre Social Protestant du canton de Berne: il s'adresse à toute personne étrangère ou suisse qui a des questions concernant la migration, le permis de séjour, la séparation ou le divorce. Leurs équipes organisent des permanences collectives ainsi que des rendez-vous individuels dans plusieurs lieux du canton, votre soeur pourrait choisir un lieu proche de chez elle. Pour des informations ou prise de rendez-vous, elle peut les appeler au 032 493 32 21 pour Moutier, 032 486 91 00 pour Tramelan, et 032 493 32 21 pour Bienne. Afin qu'elle obtienne rapidement un rendez-vous, nous recommandons à votre soeur d'indiquer au téléphone qu'elle subit des violences conjugales.

Nous espérons que cette orientation pourra aider votre soeur à trouver les réponses à ses questions. Nous restons bien entendu à votre entière disposition si vous aviez d'autres questions ou si vous souhaitiez nous donner de vos nouvelles dans quelques temps. Nous vous adressons nos cordiales salutations.

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