Cela fait de très nombreux mois que mon mari m'insulte et ce en présence de notre fille maintenant. Il me traite de "sale pute" devant elle et me dit "ta gueule" , "ferme-la !" Toujours en sa présence....Évidemment il utilise encore bien d'autres mots... Fait nouveau, il se met à boire depuis quelques mois.... Il dit que je suis le problème.... Au cours de ces derniers mois, il a levé la main sur moi, sans me frapper et en me serrant très fort avec un regard méchant...notre fille était présente... Je n'ai pas les moyens financiers de partir et il le sait, je ne peux donc pas travailler....je me sens piégée
Bonjour Madame,
Depuis de longs mois, vous subissez des violences verbales et psychologiques de la part de votre mari, cela en présence de votre fille. Récemment, il a commencé à consommer de l’alcool et un nouvel épisode de violence s’est produit avec des actes physiques en plus. Vous êtes inquiète pour votre fille et pour vous-même mais vous vous sentez prise au piège.
Vous avez fait un grand pas en nous écrivant ce que vous vivez. Partager vos émotions et vos inquiétudes est une manière de briser le silence, ce que nous saluons. Petit à petit, les violences psychologiques blessent et mettent à mal l’estime de soi. Elles renforcent le sentiment d'impuissance. Lorsque votre conjoint vous désigne comme responsable du problème, il tente de justifier ses comportements violents. Il vous accuse de le provoquer, ce qui génère un profond sentiment de culpabilité et accentue son emprise. Vous parlez du regard méchant de votre mari et de ses comportements violents. La violence physique est inacceptable et punissable par la loi. Si un nouvel épisode de violence survient, nous vous recommandons d’appeler la police (117) et de vous mettre en sécurité. Lorsque la police intervient en lien avec des violences conjugales, elle a la possibilité d’éloigner l’auteur des violences du domicile, laissant ainsi la possibilité à la personne victime de rester sur place.
Nous savons que la violence est cyclique et a malheureusement tendance à s’aggraver avec le temps, d’autant plus si le facteur de l’alcool entre nouvellement en jeu. Vous faites donc bien de vous inquiéter de votre santé et de chercher des solutions.
Vous exprimez une certaine peur et l’envie de fuir. Nous comprenons votre désarroi, notamment en lien avec la question financière (où aller? comment faire sans revenu?). Mais quelle que soit votre situation, vous avez des droits et des solutions sont possibles. Nous vous suggérons de contacter le Centre Lavi (032 420 81 00) de votre canton qui vient en aide aux victimes d’infraction. Des professionnel-le-s pourront vous écouter, vous informer sur vos droits, notamment celui à un hébergement d'urgence, et vous orienter vers l’aide appropriée. Vous pouvez également vous adresser à l’association Solidarité Femme (032 889 66 52) qui vient en aide aux femmes victimes de violences conjugales.
La violence a des conséquences néfastes sur vous, et également sur votre fille, qui est déjà touchée par ce qui arrive entre ses parents. Même si elle n’est pas directement visée par les actes de violence, le climat de peur et de colère a un impact sur elle. L'inquiétude que vous exprimez à son égard laisse comprendre que vous avez déjà repéré cela. En tant que mère vous avez un devoir de protection envers elle. Votre envie que la violence cesse est donc la bonne.
Nous espérons que ces quelques éléments de réponses vous permettront de faire les pas suivants pour que votre quotidien change. Nous vous souhaitons force et courage pour ces démarches et restons à disposition si vous avez d’autres questions ou simplement envie de nous donner des nouvelles. Bien à vous.
Bonjour, Vous nous écrivez car vous vous posez des questions sur votre couple : vous avez beaucoup de conflits et...
Bonjour Madame, Vous êtes liée à votre mari par une longue histoire d’amour, par des enfants, mais aussi par...
Bonjour DOCO, Vous êtes séparé de votre femme, et vous êtes depuis peu en couple avec une de ses amies....