Mon ami après une tension dans le couple ( Pb d'argent) m'a a nouveau mis une gifle, j'ai été choquée, ce n'était pas la 1ère fois, c'etait par période mais il a dernièrement accepté de voir un psy pris en charge par l'hôpital ou je vais accoucher dans deux mois , j'en vois un aussi. , je sentais la menace quand il me disait de me taire mais j'ai continué, je n'avais pas envie de céder à sa menace et je l'ai traité de branleur, la il m'a frappe avec sa main sur ma bouche et à jeté son livre contre le mur ensuite. Nous étions au lit. J'étais choquée. J'ai eu du mal à respirer ensuite. Lui m'a demandé après pourquoi je pleurais. M'a obligé à revenir dans le lit je sentais qu'il était pas bien mais ce n'est pas pour autant qu'il s est excuse. J'ai le lendemain fait comme si de rien était et j'ai même pris un peu de ma responsabilité car je lui ai dit un mot qu'il déteste. J'ai voulu qu'on ait une bonne journée mais ce soir le voilà qui me provoque en me disant que si je ne sais plus quoi, j'aurai une baffe ça m'a mis dans une colère noire j'ai refermé le frigo avec violence il y a du café partout dedans il ne l'a pas encore vu je sais que je vais avoir plein de réflexion. Il m'a déjà obligé à ranger la cuisine. Je ne peux pas le quitter je vais avoir un bébé et j'ai peur de sa réaction si je le laisse. Il m a déjà parlé de suicide je ne sais pas quoi faire je ne sais plus si je l'aime. Il ne excuse même pas il attend que moi je m'excuse je ne sais pas qui a tort ce que je sais c'est que je me sens humiliée chaque fois qu'il me violente physiquement ou me menace et que je n'ai pas la. Force de partir. Ni l'envie et j'ai honte de moi d'accepter ça. Que dois-je faire
Bonjour Madame,
Depuis peu, votre couple subit de nombreuses tensions, entre des problèmes d’argent et l’arrivée proche du bébé. Votre ami vous a giflé une nouvelle fois, et même s’il a accepté de voir un « psy », il ne s’est jamais excusé de son comportement et vous a déjà menacé de recommencer si vous ne répondiez pas à ses demandes. Vous vous sentez humiliée et effrayée, vous ne voulez plus que les violences continuent mais vous ne savez pas quoi faire pour que ça s’arrête.
Nous écrire est une première étape importante pour vous sortir de ces violences. En effet, les comportements de votre ami que vous décrivez (les gifles, les menaces, ou encore la volonté de contrôler votre comportement) sont des violences conjugales, qui sont interdites par la loi. Ces violences aussi bien psychologiques que physiques peuvent avoir des conséquences très sérieuses sur votre santé et celle de votre enfant à venir. Vous avez raison de ne pas accepter de tels actes, et de chercher à vous en protéger.
Car contrairement à ce que vous écrivez, vous n’ « acceptez » pas passivement les violences, vous montrez au contraire beaucoup de ressources face à cette situation. Vous avez essayé plusieurs stratégies pour mettre fin aux violences : faire comme si de rien n’était en espérant que cette journée soit meilleure que la précédente, ou encore vous affirmer quitte à le faire parfois avec agressivité. Malheureusement, vous constatez aujourd’hui qu’aucune méthode ne fonctionne, et que les violences semblent être devenues inévitables dans votre vie. Il est normal de se sentir triste, en colère, et un peu perdue dans cette situation. Heureusement, les violences ne sont pas une fatalité, vous pouvez y mettre un terme.
Votre ami a commencé à voir un « psy », et c’est une plutôt bonne nouvelle. Si votre ami a réellement la volonté de changer, des professionnel-le-s peuvent l’aider à trouver des alternatives à ses comportements violents. Nous ne savons toutefois pas précisément de quelle aide il s’agit, et surtout si les violences sont abordées avec ce « psy ». Pour agir de manière durable sur les comportements violents, il est en effet préférable de faire appel à un service spécialisé. Nous ne savons pas d’où vous écrivez, mais si vous résidez en Europe vous trouverez sans doute de tels services sur cette liste, ou vous pouvez également vous renseigner auprès de votre médecin traitant. Nous sommes néanmoins peu rassuré-e-s d’entendre que votre mari « a accepté » cette démarche et ne l’a donc pas entreprise de lui-même. Il n’a d’ailleurs apparemment jamais montré de remord face à ses actions (au contraire il semble chercher à vous culpabiliser), et nous n’avons pas l’impression que les violences ont diminué depuis les débuts de ce suivi psychologique. Vous êtes la mieux à même de savoir si votre ami veut et peut changer, mais dans tous les cas mieux vaut également agir de votre côté pour vous protéger.
La priorité est d’assurer votre sécurité immédiate. Pour cela, n’hésitez pas à faire appel à la police dès que vous ne vous sentez plus en sécurité (par exemple si le ton de votre ami commence à monter). Il serait également préférable de prendre un peu de distance pendant quelque temps, afin de vous mettre à l’abri des violences mais aussi de faire le point sur vos sentiments l’égard de votre ami et vos besoins. Avez-vous des ami-e-s ou de la famille chez qui vous pourriez vous loger un moment ?
Une fois en sécurité, nous vous proposons de vous poser ces quelques questions : Est-ce que vous vous sentez épanouie au sein de votre couple ? Comment imaginez-vous l’avenir ? Une fois que votre bébé sera là, pourrez-vous faire confiance à son père pour s’en occuper ? Est-ce que le climat actuel dans lequel vous vivez vous paraît souhaitable pour un petit enfant ? Car une chose est sûre, si les violences sont aujourd’hui présentes dans votre couple, elles ne vont pas s’arrêter si rien n’est entrepris. Il est même probable qu’elles empirent avec le temps. Les violences auxquelles vous faites face ne sont pas seulement un risque pour votre propre bien-être et santé, mais également pour votre bébé, que vous êtes responsable de protéger.
Il est à notre avis important d’envisager la séparation, d’autant plus si vous n’êtes plus amoureuse de votre ami. Vous semblez d’ailleurs y avoir déjà pensé, et peut-être même en avoir parlé à votre ami, mais vous avez peur de sa réaction si vous le quittiez. Nous prenons vos craintes au sérieux, car il n’est en effet pas rare que les violences s’intensifient après une rupture, et le risque suicidaire est bien présent. Il serait toutefois dommage de laisser votre peur vous stopper, car même si les conséquences de votre départ peuvent être graves, les conséquences si vous restez le sont avec certitude. Mieux vaut toutefois agir avec prudence si vous souhaitez mettre fin à cette relation, et ne pas hésiter à demander de l’aide auprès de professionnel-le-s qui pourront vous conseiller et vous soutenir. En outre, si les violences continuaient ou s’intensifiaient après la rupture, rappelez-vous que vous n’êtes pas démunie et avez au contraire de nombreux moyens d’agir à votre disposition. Quant aux menaces de suicide de votre ami, vous n’êtes pas responsable de ses potentielles actions si vous le quittiez, d’autant plus quand ses comportements sont justement la raison de votre départ. En outre, est-ce que votre santé est moins importante que la sienne ? Préférez-vous vous condamner à une souffrance certaine pour lui éviter un potentiel malheur ? Votre ami est de plus suivi par un « psy », et ce dernier sera justement à même de l’aider si votre ami ressent réellement des envies suicidaires.
Prenez soin de vous et de votre futur bébé, nous espérons que celui-ci pourra venir au monde dans un environnement dénué de violence. Beaucoup de bonheur à vous deux, nous pensons bien à vous. N’hésitez pas à nous recontacter à tout moment si vous avez d’autres questions !
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Bonjour Sandra,Vous nous aviez laissé 2 messages que nous avons regroupés en un seul. Si nous comprenons bien, vous avez...
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