Bonsoir, Mon fils a une petite amie depuis plus de 5 ans et ils habitent ensemble depuis 1 mois. J’ai déjà été témoin de violence d’elle envers mon fils. Ce soir j’ai vu mon fils avec un œil au beurre noir, il n’a pas voulu me dire que c'était Sa copine qui l’avait frappé, mais j’ai tout de suite su ce qu’il s'était passé. Il a admis que c'était elle qui lui avait cela et que même le voisin était venu sonner pour savoir si tout allait bien. Mon fils se sent pas bien en face de son voisin qui a dû croire que c'était Lui qui frappait sa copine. J’aimerais pouvoir les aider les 2. Mais je ne peux plus accepter ce comportement envers mon fils, j’ai peur qu’un jour il réponde par la violence car il sera à bout et ce jour là ça pourrait être plus grave pour un ou pour l’autre. Merci d’avance pour vos conseils
Bonjour Madame,
Vous nous écrivez car votre fils est confronté à de la violence au sein de son couple. Vivant ensemble depuis 1 mois, vous nous dites avoir déjà été témoin des comportements de violence de sa petite amie. Vous craignez qu'un jour votre fils réponde également par la violence et vous souhaitez les aider les deux. Vous avez bien fait de nous contacter. Nous allons tenter de vous aiguiller au mieux afin d'aider votre fils à sortir de la violence.
Votre fils a vécu de la violence physique. La violence peut également se manifester sous différentes formes (psychologique, économique et sexuelle) et sous la forme d'un cycle qui a tendance à s'intensifier avec le temps. Vous avez donc bien fait de chercher des conseils afin d'aider votre fils à sortir de ce cycle. Il faut savoir que la violence au sein du couple est injustifiable et interdite par la loi. Quand vous nous avez écrit, vous aviez vu votre fils avec un oeil au beurre noir mais il n'a pas tout de suite voulu vous dire d'où cela venait. Il a finalement admis que cela venait de sa petite amie. La violence au sein du couple peut avoir des conséquences néfastes sur la santé et le bien-être des personnes qui la subisse (sentiment de culpabilité, honte, baisse de l'estime de soi...). N'hésitez pas à parler du site violencequefaire.ch à votre fils où il pourrait trouver des informations sur la violence qui pourraient faire écho à ce qu'il vit actuellement. Il peut également nous poser une question de manière anonyme s'il le souhaite.
Vous pouvez également conseiller à votre fils de contacter le Centre SAVI du canton de Neuchâtel dont le but est d’apporter aux victimes d’infraction ou à leurs proches une aide psychologique, juridique, sociale et matérielle. Les professionnel-le-s pourront faire le point sur sa situation, lui donner des informations et le conseiller au mieux. Sur le canton de Neuchâtel, il existe deux centres disponibles. Celui de Neuchâtel, Rue J.-L. Pourtalès 1, joignable au 032 889 66 49 et celui de La Chaud-de-Fond, Avenue Léopold-Robert 90, joignable au 032 889 66 52.
Concernant la petite amie de votre fils, si elle est partie prenante, elle peut s'adresser au service pour auteur-e-s de violences conjugales (SAVC) (032 886 80 08 - savc@cnp.ch) qui propose un suivi thérapeutique permettant de travailler sur les comportements violents.
Votre inquiétude est légitime. Le rôle de proche est important et peut être lourd à porter. Vous ne pouvez pas agir à la place de votre fils et cette situation peut être frustrante et difficile. Nous espérons que vous pouvez partager vos inquiétudes avec une personne qui vous est proche.
Nous espérons que ces quelques pistes vous permettront d'aider votre fils au mieux. Si vous souhaitez nous donner des nouvelles ou avez d’autres questions, n’hésitez pas à nous écrire à nouveau. Nous vous envoyons nos meilleures pensées.
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