Nous sommes allés chercher notre fille au CHUV après qu'elle ait été battue par son ami. Ce qu'elle subissait depuis qque tps et que nous ignorions. Nous,les parents, sommes ravagés par cette nouvelle qui intervient dans une famille qui n'a jamais utilisé ce moyen. Actuellement Notre fille se repose avec ses hématomes et sera reçue à nouveau demain au chuv au service de de la violence (?) pour déclarer les faits. Elle pense que son ami ne va même pas prendre de ses nouvelles.. Ma question: s'il appelle je me propose de lui dire qu'il a frappé notre fille en la laissant par terre sans secours et qu'elle a fini au chuv. Elle ne désire plus lui parler, nous non plus. En bref, nous sommes perdus entre des sentiments si opposés que nous ne savons que faire.
Bonjour Monsieur,
Vous nous écrivez car vous êtes inquiet pour l'avenir de votre fille. Vous avez dû l'emmener à l'hôpital dernièrement suite aux coups qu'elle a reçus de la part de son compagnon. Vous et votre femme êtes perdus et ne savez pas que faire. Vous avez eu raison de nous contacter.
Tout d'abord, nous tenons à saluer la réaction que vous avez eue et qui était tout à fait adaptée. Amener votre fille au CHUV a permis de faire constater ses blessures, ce qui pourra s'avérer très utile dans le cas d'une éventuelle procédure pénale. En effet, la violence conjugale est un délit pénal et de nombreux actes sont poursuivis d'office. De plus, votre fille a ainsi pu briser le silence de la violence et pourra certainement être épaulée au mieux, par vous et par des professionnel-le-s.
Nous comprenons votre détresse, la complexité de la situation et les émotions contradictoires que vous devez ressentir. Cet état de confusion (pour la victime comme pour ses proches) est un état normal face à une situation qui, elle, ne l'est pas. Il vous faudra garder en tête que la violence peut avoir de lourdes conséquences sur celui ou celle qui la subit, tout comme sur ceux qui en sont témoins. A cet égard, nous vous invitons à ne pas minimiser vos ressentis et à ne pas hésiter à consulter des professionnel-le-s du domaine en cas de besoin. Vous pouvez par exemple vous adresser au Centre LAVI, qui prend en charge, informe et oriente les victimes d'infraction ainsi que leurs proches.
Votre fille bénéficie de votre précieuse présence, mais vous ne devez pas vous oublier pour autant. Nous espérons que vous pourrez tous trois retrouver le calme et la sérénité. Nous restons à votre disposition en cas de besoin et vous envoyons nos meilleures pensées.
Bonjour, Votre mari vous fait subir des humiliations depuis plusieurs années ce qui a fini par avoir des conséquences sur...
Bonjour Madame, Vous vous interrogez à la fois au sujet de votre capacité à rendre coup pour coup et...
Bonjour Madame, Maman d’une fille de un an, vous êtes confrontée à de la violence psychologique (insultes) et physique (coups, étranglement)....