Bonjour!
Je me permets de vous écrire, car je ne suis pas sûre de la bonne démarche et attitude à avoir face à ma situation. Je suis logopédiste, et une patiente me confie que son père tape sa mère, et qu'ils vont prochainement se séparer.
Elle m'explique qu'elle entend souvent des disputes, et qu'elle a peur de son père. Une dispute récente a eu lieu, pendant laquelle le père a agressé son épouse avec un couteau. La police a dû intervenir au moins deux fois dans ce contexte. Actuellement, la mère dort avec la fille. Je lui ai dit qu'elle a eu raison de m'en parler, et que je m'inquiète pour elle et sa famille. Je rencontre très prochainement la mère, pour lui faire part de mon inquiétude (et de mon soutien), et lui donner quelques adresses d'urgence (notamment le numéro de MalleyPrairie).
A l'aube des vacances, je suis inquiète, et lancer un protocole à l'école risque d'être tardif. Y a-t-il quelque chose que je peux faire? Un conseil que je peux donner à la femme victime de violences? Merci d'avance. Je vous souhaite une belle journée!
Bonjour Madame,
Une de vos patientes vous a confié que ses parents vivent une situation de violence conjugale. Prochainement, vous rencontrerez la mère, victime d’actes de violence physique et vous aimeriez la conseiller et la soutenir au mieux. Vous avez bien fait de nous écrire pour préparer cet entretien et nous vous félicitons pour votre démarche d’écoute et de soutien envers la fille.
Nous comprenons vos inquiétudes. En effet, la violence a de graves conséquences pour la victime mais aussi pour les enfants qui vivent dans ce contexte anxiogène et déstabilisant.
Sur ce lien, vous aurez accès à une brochure détaillée concernant le soutien (pp. 27-36) des personnes victimes. Nous vous en proposons la lecture ainsi que celle de la section entourage de notre site. Toutes deux contiennent plusieurs pistes concernant l’attitude à adopter face à quelqu’un qui vit une situation de violence conjugale.
Assurez-vous que mère et fille ont des personnes ressources ou des numéros d’urgence (police, 117) pour en parler, chercher du soutien ou se protéger. Les résidentes du canton de Neuchâtel peuvent prendre contact avec le Service d’aide aux victimes (La Chaux-de-Fonds ; 032 889 66 52, Neuchâtel; 032 889 66 49). Les intervenant-e-s de ce centre offre une écoute, un soutien psychologique ainsi que des informations juridiques qui pourront être utiles pour leur sécurité et la séparation. Vous pouvez également l'orienter sur notre site. Si elle a besoin d'un hébérgement d'urgence, elle peut aussi contacter le 0800 880 480.
En tant que personne témoin de cette situation, vous pouvez l'encourager à agir. Ensuite, c'est à elle de faire les prochaines démarches et nous espérons que nos conseils répondront à votre inquiétude. N’hésitez pas à revenir vers nous si vous avez d’autres questions ou que vous souhaitez nous donner des nouvelles de votre intervention. Nos meilleurs messages vous accompagnent.
Bonjour Madame, Vous nous écrivez car votre copain, avec qui vous avez eu une petite fille, fume énormément de cannabis...
Bonjour Mya, Non, vraiment, vous ne méritez pas cela, et de l'avoir compris est déjà une belle victoire en soi....
Bonjour Nora, Votre sentiment d'épuisement est tout-à-fait compréhensible. Depuis plusieurs années, vous subissez la violence de votre mari, et il...