Bonjour, une amie de longue date m écrit pour me dire que son ex copain l à frappée pour la 3ème fois et qu elle a fini au CHUV. Elle refuse d appeler la police car son ex copain sortait de prison. Elle est seule chez elle est apeurée et me dit juste qu elle va lundi prochain au CHUV pour un examen au département des médecines de violence et que c est un bon début. J’ai l impression de ne pas assister une personne en danger, suis en larmes car j ai peur pour elle et ne sais pas si je dois moi appeler la police. Que dois je faire pour m aider?
Bonjour Madame,
Une amie de longue date vous a écrit car son ex copain l’a frappé pour la 3ème fois. Elle ne veut pas appeler la police, car il vient de sortir de prison. Elle va cependant faire un constat de coups et blessure au CHUV. Vous vous sentez démunie face aux violences que subit votre amie et vous avez besoin d’aide. Vous avez bien fait de nous écrire.
Nous comprenons qu'il est difficile d’avoir des nouvelles de son amie dans cet état. Le sentiment d’impuissance est normal, car les actes que les proches peuvent faire ne paraissent pas suffisant face à l’ampleur de la violence. Cependant, ils sont importants. Le fait d’être présente et de montrer du soutien est primordial.
En Suisse, la violence est condamnée par la loi. Dans le cas de votre amie, il y a deux possibilités, soit elle vit encore avec son ex-copain ou elle est séparée depuis moins d’une année, soit elle ne vit plus avec et la séparation date de plus d’une année;
Dans la 1ère possibilité, la poursuite pénale a lieu d’office c’est-à-dire que dès que la police ou qu’un-e magistrat-e est informé-e des violences que subit votre amie, il ouvre une procédure pénale sans même qu’une plainte soit déposée. Dans ce cas-là, vous pouvez appeler la police et signaler les violences. Ils vont intervenir et informer ensuite le-la procureur-e. S’ils vivent encore ensemble, la police peut procéder à une expulsion de l’auteur du domicile et cela pour un maximum de trente jours. Une procédure civile et une procédure pénale s’en suivent et votre amie peut demander que son ex-copain ne revienne plus au domicile. Une interdiction de périmètre et/ou de contact peut éventuellement être prononcée.
Dans la 2ème possibilité, les actes de violences sont poursuivis sur plainte dans un délai de 3 mois après l’agression. C’est uniquement votre amie qui peut déposer une plainte pénale, soit en se rendant à la police, soit en écrivant directement au ministère public. Bien entendu, vous pouvez appeler la police afin qu’ils interviennent au moment où votre amie se fait agresser si cela se reproduit.
Si votre amie est en danger, il est important qu’elle appelle la police au 117 afin qu’elle se protège. C'est un bon début qu'elle aille ou soit allée à l'UMV au CHUV (Unité de médecine des violences). Lors de ce rendez-vous, elle recevra ou a reçu des informations nécessaires pour se protéger. Elle peut aussi faire appel au Centre d'accueil MalleyPrairie, (021 620 76 76) soit pour être hébergée dans le cas où elle doit partir du domicile s’ils habitent encore ensemble ou soit recevoir des conseils suite à ces violences. Elle peut aussi prendre rendez-vous au Centre LAVI, (021 631 03 00), centre d’aide aux victimes d’infractions. Elle recevra des informations relatives à la procédure pénale et aux prestations fournies. Dans ces deux centres, les entretiens sont gratuits, confidentiels et sont menés par des professionnel-le-s bienveillant-e-s.
Elle peut aussi prendre contact avec EMUS, l’Equipe Mobile d’Urgence Social au 0848 133 133 qui sont disponible 24h/24 pour un soutien social ou psychologique.
Il se peut que votre amie soit encore sous une certaine forme d’emprise de la part de son ex-copain et le processus pour s’en défaire peut prendre du temps. Comme elle vous a écrit et informé de ce qu’elle vit, elle vous considère certainement comme une personne ressource. Lui apporter une écoute est déjà d’une grande aide, car souvent les victimes de violence au sein du couple se retrouvent isolées. Vous allez aussi pouvoir la soutenir en lui donnant les informations évoquées ci-dessus et en l’encourageant dans des démarches qu’elle va éventuellement entreprendre. Si pour vous la situation est trop compliquée à gérer émotionnellement, vous pouvez aussi trouver du soutien auprès des professionnel-le-s des institutions citées au-dessus.
Nous tenons à vous féliciter d’être un soutien pour votre amie en prenant les renseignements nécessaires pour l’aider et pour vous aider. Nous espérons que votre amie saura prendre les bonnes décisions et entreprendre les démarches nécessaires pour se protéger. Si vous avez d'autres questions ou que vous souhaitez nous donner de vos nouvelles, n'hésitez pas à nous écrire.
Bonjour Madame, Nous sentons dans vos messages une grande inquiétude causée par les soucis financiers que vous traversez. Comme nous...
Bonjour Soussou, Nous sommes d'accord avec vous, il y a vraiment beaucoup trop de violence dans votre couple. On pourrait...
Bonjour Ephémère, L'"histoire" que vous nous décrivez est une "histoire" inquiétante. Vous aimez votre ami, mais il vous fait peur...