Bonjour,
Il y a 5 ans j’ai écrit sur ce site car mon ex compagnon m’avai fortement frappée. Suite à cela nous avions décidé de nous quitter. Une année plus tard j’ai rencontrer mon compagnon actuel. D’un tempérament violant selon lui il peut s’emporter très fortement. Il n’ y a pas de coups mais des paroles blessantes très blessantes. Il me pousse, me pince frappe dans les murs me traite de p*. Il m’accuse de son comportement, me dit que c’est de ma faute s’il est comme cela, que je le cherche jusqu’a Ce qu’il craque. Je me dis que c’est son comportement mais au fond de moi me questionne si cela est juste. Il dénigre mes origines, me dénigre sous forme humoristique. Pour lui c’est l’homme de la maison qui doit tout décider. Dénigre toutes personnes qui selon lui n’a pas ses valeurs. Nous avons eu une petite fille. J’ai deux autres garçons. J’ai enfin pu demander à ma thérapeute si ces agissement étaient correcte, elle m’a fait comprendre que non. Elle va m’aider à y voir plus clair mais je ne sais que faire. Consciente que ce n’est pas une relation saine, je ne sais que faire. Partir oui mais ou comment? Peur de sa réaction. Il n’ y a pas de coup mais je me rends compte que son agissement m’isole des autres car j’anticipe ses réactions et m’interdit de faire des choses. Je ne sais que faire... Merci pour votre soutien
Bonjour Madame,
Vous nous dites avoir vécu une première relation de violence conjugale il y a 5 ans en arrière. Vous vous êtes séparée de cet homme. Un an plus tard, vous rencontrez votre compagnon actuel. Vous décrivez ce dernier comme étant quelqu’un avec un tempérament violent, qui peut rapidement s’emporter. Il vous injurie, vous pousse, vous culpabilise de ses agissements ce qui vous remet en question. Selon lui, c’est l’homme qui doit gérer la maison. Votre thérapeute vous confirme que ces comportements ne sont pas adéquats. Vous vous demandez comment et où partir, répondant finalement vous-même à votre question en titre de message.
Vous exprimez très clairement être victime de violence conjugale d'ordre psychologique faite de rabaissements, de culpabilisations mais aussi d’injures. Vous nous dites ne pas recevoir de coups, mais le fait que votre conjoint vous pousse et vous pince représentent déjà des voies de fait, soit de la violence physique. Sachez que ces comportements sont repréhensibles par la loi suisse et que vous êtes en droit de déposer une plainte pénale pour cela. De plus, vous êtes tout à fait en droit de faire appel à la police, via le 117, lors de ces violences physiques. La police peut procéder à une mesure d’expulsion immédiate de la personne agissant de la violence et ceci pour 30 jours maximum soit jusqu’à l’audience de validation de cette mesure d’expulsion au Tribunal d’Arrondissement de votre disctrict. C’est une mesure de protection en urgence qui permet souvent de prendre de la distance et réfléchir à son couple, l’un comme l’autre. Lors de l’audience précitée, le juge vous demandera si vous souhaitez un retour de votre compagnon au domicile ou au contraire d’aller vers une séparation.
La violence conjugale est à appréhender sous forme d'un cycle. Elle commence généralement par une phase de tensions, une explosion de la violence souvent psychologique en premier temps puis physique. Le cycle continue par une phase de culpabilisation de l'auteur envers la victime puis par une accalmie nommée "lune de miel". Ces phases sont souvent plus courtes et plus violentes à travers le temps. Il est important et impératif de pouvoir vous en protéger rapidement vous et vos enfants.
Pour réfléchir à toutes ces questions, vous pourriez prendre contact avec le Centre LAVI, la Loi d'Aide aux Victimes d'Infractions de votre canton ou celui de votre choix. Vous pourriez être reçue de manière gratuite et confidentielle. Au besoin, le Centre LAVI peut aussi vous orienter pour vous mettre en protection dans un foyer ou dans un hôtel. Les intervenant-e-s peuvent aussi vous donner des adresses d'avocats ou de psychologues si tel est votre souhait.
Nous espérons avoir pu vous donner quelques pistes de réflexion et restons bien entendu à votre entière disposition si vous aviez d'autres questions ou tout simplement l'envie de nous donner de vos nouvelles dans quelques temps.
Bonjour Trim, Toutes nos excuses pour le délai dans notre réponse. Nous avons reçu beaucoup de questions dernièrement, ce qui...
Bonjour Liberté, Avant toute chose, veuillez nous excuser du retard que nous avons pris pour répondre à votre témoignage et...
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