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Questions et réponses

Le copain de ma soeur contrôle sa vie.

Question
24 Juillet 2019 - Mlj...

Ma sœur est avec son copain depuis environ 5 ans, ils sont les deux très jeune, 18ans. Ils se sont rencontrés dans un hôpital psychiatrique car ses deux jeunes présentes beaucoup de problèmes. Avec ma famille cela fait un certain temps que nous remarquons que le copain de ma sœur a une certaine emprise psychologique sur elle (chantage au suicide quand elle ne répond pas à ses appels, c’est lui qui lui autorise ses sorties, il l’accompagne partout). Et à mon avis encore beaucoup de chose que nous voyons pas car ma sœur ne vit plus chez nous depuis deja 2 ans. Ce week-end nous devions partir en Albanie pour le mariage de notre cousin et une fois arrivé à l’aeroport, elle nous annonce qu’elle ne part pas avec nous. Moi je veux essayer d’appeler son copain car je suis sûr que c’est lui qui lui en a interdit mais elle refuse catégoriquement de me donner son portable, j’ai réussi à le trouver sur les réseaux socio mais autant vous dire que la discussion n’était pas très concluantes avec un adolescent de 18 ans, il préférais me voir en face pour faire son malin, bref un gamin très déranger psychiquement. Pour finir, elle n’est pas monté dans l’avion et lui a obéis une fois de plus. Ma petite sœur a quand même dit « c’est 365 jours par an que je vis ça » ce qui fait comprendre qu’elle vit une vie pas facile avec lui mais elle refuse toute aide et nous dit qu’elle l’aime. Comment pouvons nous faire? Je ne crois pas qu’il l’a frappe mais il a une emprise psychologique sur elle.

Réponse
29-07-2019

Bonjour Madame,

Le copain de votre soeur la surveille dans ses interactions et lui fait du chantage par des menaces de suicide. Vous avez pu observer ces comportements de violence psychologique, bien que votre soeur ne soit plus au domicile familiale depuis 2 ans, et vous suspectez que ce ne soit qu'une partie de ces violences. Vous aimeriez connaître votre capacité d'action dans cette situation. Nous louons votre engagement en venant nous en parler, vous avez fait un pas important en cherchant de l'aide pour votre soeur.

La violence psychologique est difficile à observer pour la personne la subissant, de plus les conséquences vécues rendent difficiles les actions pour s'en sortir. Votre soutien et votre investissement sont des ressources précieuses pour votre soeur. Nous observons à travers vos écrits un vécu émotif lourd pour votre famille et vous-même face à cette situation, la violence exerce aussi des conséquences pour l'entourage. Il est possible d'en parler à des professionnel-e-s si le besoin est présent, celles ou ceux-ci pourront vous accompagner dans votre expérience émotionnelle. Pour aider votre soeur, vous pouvez essayer de créer un moment propice afin qu'elle vous parle de ces violences. Vous pouvez prévoir du temps sans interruption afin qu'elle puisse parler de sa situation difficile sans que son copain soit présent. Comme votre soeur a déjà partagé avec vous que sa situation est quotidienne, elle sera plus à même de se confier à vous si vous apportez la question des violences en douceur, sans la presser. Pour cela, il vous faut créer une atmosphère où elle puisse se sentir en sécurité dans le partage de sa situation. C'est-à-dire qu'elle sache que vous allez l'écouter, la croire et ne pas émettre de jugement sur sa situation. Cette espace sera le bon endroit où vérifier vos suspicions quant à d'autres types de violences (physiques, économiques, sexuelles). Vous pourrez ensuite l'orienter vers notre site où elle pourra s'informer dans la section "jeunes", ou vers des professionnel-le-s qui pourront lui donner les outils et lui fourniront l'aide nécessaire pour s'en sortir.  

Vous pouvez également prendre contact avec ces professionnel-le-s qui vous guideront dans la façon de faire. A Genève, l'Aide aux Victimes de Violences en Couple (AVVEC) propose gratuitement une permanence sans rendez-vous à la rue Montchoisy 46, les mardis entre 16 et 18h, ainsi qu'une permanence téléphonique au 022 797 10 10. Les professionnel-le-s pourront écouter vos besoins et vous procurer une aide, cela sans aucun jugement.

Si des violences physiques étaient aussi présentes, nous vous conseillons d'aller faire au plus vite un constat médical auprès de l'Unité Interdisciplinaire de Médecine et de Prévention de la Violence (UIMPV) des HUG. Cela n'engage pas de démarches pénales, mais permet de conserver des traces au cas où le besoin se fait sentir par la suite. Vous pouvez les atteindre au 022 372 96 41.

Nos pensées vous accompagnent et nous espérons de tout cœur que la situation s’améliorera pour votre soeur. Prenez bien soin de vous et n’hésitez pas à nous écrire si vous avez d’autres questions ou pour nous donner des nouvelles.

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