Bonjour, Je suis actuellement un peu perdue et je n'ose pas en parler à mes amies ou parents...car je me sens honteuse. Je suis dans une nouvelle relation depuis 9 mois. C'est le bonheur et l'amour fou. On se sent bien et tout semble si naturel malgré sa différence d'âge (13 ans de plus). Après 4 mois de relation, j'ai commencé à habiter chez lui. Je passe toutes mes soirées chez lui. Les choses commencent à tourner, il y a des soirs où il m'adresse pas du tout la parole et ne me regarde même pas. Il dit qu'il est parfois mal, souffre de petite dépression et a besoin de calme. (Est suivi par un médecin). Je l'aide et le soutiens. Malgré tout, un soir, il m'insulte : sale pute, connasse...car je lui ai fait un bisous et qu'il voulait rester calme. Il dit que je le respecte pas. Je lui promets de le laisser tranquille et mais lui dis que je ne supporte pas les insultes. Il s'excuse...le mois suivant il va mieux, tout va bien durant plusieurs mois. Je le retrouve et c'est le bonheur. Mais aujourd'hui, après 9 mois de relation... il a recommencé à s'énerver pour des petits détails, sans insultes, mais des grandes crises pour des maladresses ou un mot de travers. Je pleure suite à nos disputes et il dit que je suis une gamine. (Oui j'ai 13 ans de mois...). Ce week-end, il m'a insulté vendredi, et samedi...sans que je comprenne vraiment pourquoi. (Boulet, connasse, espèce de putain) Il dit que mon comportement l'énerve, que je l'abandonne, pense qu'à moi, ne m'intéresse pas vraiment à ses passions.... il exagère tout et je ne sais plus quoi penser. Il me retourne la tête, il y a toujours un peu de vrai dans ses reproches. Je m'énerve à mon tour, sans insultes...mais il me crache dessus en pleine rue et continue à m'insulter. On s'est calmé et on a passé un chouette réveillon finalement. Ce matin, je me réveille et je suis perdue. Dois-je accepter ça, croire ces excuses ? Est-ce un signe de violence? Que faire? Merci.....
Bonjour Smarties,
Engagée dans une nouvelle relation depuis quelques mois, vous viviez un amour fou et tout se passait merveilleusement bien. Vous avez commencé à habiter chez lui, et depuis les choses ont commencé à se dégrader. Il dit avoir besoin de calme, et s’énerve facilement. Suite à ses « crises », il s’excuse mais vous dit que c’est de votre faute, que vous ne l’avez respecté. Vous avez l’impression qu’il y a du vrai dans ses reproches, et vous ne savez plus quoi penser.
Vous nous demandez s’il s’agit d’un « signe de violence ». Les comportements que vous décrivez (l’indifférence extrême, les dénigrements, les insultes, les cris, les crachats,...) sont des violences psychologiques. Ces violences sont moins visibles que des coups, mais elles n’en sont pas moins dangereuses pour votre santé et votre bien-être. Les comportements de votre compagnon ne sont pas anodins, au contraire ils sont même interdits par la loi. Peu importe ce que votre compagnon vous reproche, les maladresses que vous avez pu avoir, rien ne l’oblige à réagir avec violence. Il en est de même pour sa dépression : avoir une maladie ne le dédouane pas de ses comportements violents. Vous avez bien réagi en posant vos limites. Toutefois cela ne semble pas avoir eu beaucoup d’effet, puisqu’il finit toujours par recommencer après s’être excusé.
Faut-il croire ces excuses ? Nous ne pouvons pas vous répondre, ne sachant pas ce qui se passe dans la tête de votre partenaire. Plutôt que de savoir si ces excuses sont sincères sur le moment, il nous paraît surtout important de se demander si elles sont suivies par un changement pour éviter que la même situation se reproduise. Cela ne semble malheureusement pas être le cas. Nous vous préconisons donc de rester vigilante et de ne pas vous contenter d’excuses, pour éviter de vous faire prendre au piège dans le cycle sans fin de la violence.
Si votre compagnon regrette réellement ses actions et souhaite changer, il peut trouver de l’aide auprès du centre de prévention de l’Ale. Si aucune démarche n’est entreprise, il y a peu de chances pour que votre situation s’améliore. Il est même probable que les violences continuent à empirer avec le temps. Ce que vous pouvez faire, c’est poursuivre votre réflexion. Etes-vous heureuse dans cette relation, est-ce que vos besoins importants sont satisfaits ? Comment imaginez-vous votre avenir, dans 1 an, 5 ans, 10 ans ? Si la situation n’évolue pas, souhaitez-vous tout de même poursuivre cette relation ? Pour vous accompagner dans ces questionnements et trouver du soutien, nous vous conseillons de parler à quelqu’un de ce que vous vivez. Si un membre de la famille ou un-e ami-e n’est pas une option pour vous (bien que nous sommes confiant-e-s que la discussion se passerait beaucoup mieux que vous ne le craignez), vous pouvez faire appel à un-e professionnel-le qui respectera votre anonymat et pourra vous conseiller. Nous restons également à votre disposition, alors n’hésitez pas en cas de besoin !
Restez forte, nos pensées vous accompagnent.
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