Bonjour, Je me permets de revenir près de vous car je ne comprends pas qqch et peut-être que vous pourrez m'aider... Comme je vous l'avais expliqué j'ai connu de la violence ds une relation destructrice avec un homme à l'âge de 18 ans ça durer 2 ans et les années ont passées mais j'y pense tjrs comme si je subissais encore sa violence et je fais bcp de cauchemars je me réveille avec l'impression d'étouffer et des crises d'angoisse comme si il allait ressurgir ds ma vie. C'est surtout la violence sexuelle je n'ai jamais dit non alors que j'aurai dû et aujourd'hui je m'en veux tjrs. Cet homme a pris des photos de mes parties intimes me souillant encore plus, ces photos se sont retrouvrées entre les mains de la police à la suite d'une enquête sur lui et je me sens salie encore une fois... Je ne comprends pas pourquoi après toutes ces années je n'arrive pas à oublier à guérir ces blessures intimes Même si j'ai pu reconstruire ma vie et avoir deux enfants avec un homme merveilleux je ne ressens plus aucun désir c'est une partie de moi morte...je ne supporte même plus qu'il me touche pas facile pour notre couple ! Je me sens plus libre et en colère contre moi-même. Financièrement je ne peux assumer les coûts d'une thérapie et je n'ai pas envie de parler face à face à qqn je préfère l'écriture mais j'ai besoin de votre avis professionnel et humain Merci de m'avoir lue
Bonjour Talou,
Nous nous excusons du retard de notre réponse, nous avons reçu de nombreuses questions ces derniers temps.
A l'âge de 18 ans, vous avez été confrontée à de la violence physique, psychologique et sexuelle de la part de votre partenaire d'alors. Depuis, vous avez réussi à faire votre vie avec un "homme merveilleux", mais ce passé vous hante. Vous nous demandez pourquoi vous n'arrivez pas à l'oublier. Vous aimeriez être en paix avec vous-même, notamment car votre couple souffre de cette situation.
La relation d'emprise qu'a créée cet homme à votre égard vous a empêchée à l'époque de réagir, d'intervenir, de vous imposer. Vous vous êtes protégée en acceptant ses conditions, pour éviter les violences. C'est tout à fait compréhensible, et nous pensons que vous n'aviez pas vraiment d'autres choix. Par ailleurs, vous étiez encore jeune, et sans doute que vous ne saviez pas vers qui vous tourner pour trouver de l'aide. De plus, dénoncer des violences sexuelles —qui touchent à ce que l'on a de plus intime—, c'est s'exposer à la réalité encore trop présente de ne pas être crue. Nous comprenons que vous n'ayez pas eu la force d'en parler, et que vous vous soyez sentie salie lors de l'enquête sur votre ex-partenaire.
Face à de tels événements, nous ressentons souvent le besoin de les taire, de les "enterrer", pour les faire disparaître de notre vue et de notre conscience. Malheureusement, pour des actes aussi graves et intimes, il est rare que le trauma reste à sa place, caché. Si vous nous permettez une métaphore, le trauma a généralement besoin d'être "enterré" en bonne et due forme, avec l'aide d'un-e professionnel-le. On se sépare rarement seul-e de nos "fantômes". Vous nous écrivez que cet événement revient de plus en plus à votre mémoire. Peut-être est-ce parce que vous avez maintenant les ressources pour l'affronter. Nous comprenons que vous ayez encore de la peine à en parler: vous en aurez certainement toujours, car c'est une expérience choquante. Cependant, les thérapeutes sont bien conscient-e-s de ces difficultés et respectent le rythme de la personne souffrante, l'accompagnent dans ce cheminement. Comme nous vous l'avions dit, des arrangements financiers peuvent être trouvés pour commencer une thérapie: en soi, les symptômes que vous nous décrivez sont handicapants et ils sont des résultats de la violence que vous avez vécue. C'est pourquoi, la thérapie pourrait certainement être prise en charge par votre assurance de base. Par ailleurs, la technique de l'EMDR, qui pourrait être très utile pour vous aider à avancer psychologiquement, ne nécessite généralement pas de nombreuses séances, ni de grandes discussions. A Martigny, une psychothérapeute qui fait partie de notre association a un cabinet: elle a lu vos messages et est d'accord de vous recevoir, quand vous vous sentirez de faire le pas. Voici ses coordonnées: Eva Gonzalez, Rue de Plaisance 7, 079 531 55 09 (tél professionnel).
Le blocage sexuel que vous vivez actuellement en couple est en effet certainement lié à ce trauma qui vous hante. Nous savons que le pas est difficile à faire, nous le comprenons profondément. Cependant, nous lisons que vous êtes une femme forte, qui a su aller de l'avant malgré les difficultés, qui a su s'ouvrir assez à son nouveau compagnon pour pouvoir donner la vie, et cela à deux reprises. L'homme qui a usé de violence et qui a tenté de détruire votre intimité n'a physiquement pas réussi ! Il a par contre réussi à vous enlever petit à petit votre confiance en vous-même. La bonne nouvelle, c'est que cela se regagne.
Nous espérons de tout notre coeur que vous trouverez le courage d'affronter cet événement, et nous sommes certain-e-s que vous serez surprise des ressources que vous avez pour le faire. Nous pensons fort à vous. Nous restons bien entendu à votre écoute si vous avez d'autres questions, ou si vous souhaitez nous donner des nouvelles.
Bonjour Madame, Merci pour votre question qui a retenue toute notre attention. Il existe un site internet de l'association...
Bonjour Marie, Nous vous remercions pour votre message et pour nous donner de vos nouvelles. Nous sommes heureux de savoir...
Bonjour Madame, Vous nous transmettez qu’une infime partie de votre vécu mais qui fait déjà mention de dénigrements, de contrôles,...