En cas d’urgence: Police: 117 | Ambulance: 144

Questions et réponses

Menace de suicide de mon mari si je le quitte

Question
26 Août 2011 - old...

Bonjour, La situation est grave, je vais mal et les enfants aussi. Cette fois je suis seule, isolée et perdue. La situation semble tellement simple vue de l'extérieur (pas de coups, rien de visible). Juste un malaise énorme. J'ai fait votre test et il ressort clairement qu'il y a un gros problème. Il y a moins d'une année j'ai voulu me sépare pour la 3ème fois et mon mari a mis sa menace à exécution: tentative de suicide devant les enfants...... Les professionnels ont voulu tenter un essai mais pour moi ce n'est pas concluant. Je suis terriblement malheureuse mais il n'y a aucune discussion possible avec mon mari, il ne comprend pas mon problème et refuse d'envisager une séparation. Je désire juste le quitter, rien de plus. Personne ne comprend que je ne le quitte pas tout simplement, mais je ne peux pas puisqu'il réagit si mal. J'ai pensé qu'avec son acte et le suivi que nous avons eu, il évoluerait et que quelqu'un pourrait lui faire entendre raison. Je ne me faisais pas trop d'illusions quand même, mais mon psy m'avait aussi dit que le choc pouvait le faire changer. Je me sentais aussi enfin en sécurité puisque nous étions suivis et que je pouvais enfin parler et communiquer avec lui par l'intermédiaire des conseillers conjugaux. Il avait été d'accord d'entreprendre une thérapie mais a très rapidement changé d'avis. Comme les conseillers conjugaux ont remarqué qu'il ne désirait pas cette thérapie, ils ont dit que ça ne servait à rien et ont renoncé à nous voir. La SPJ a classé le dossier pour le 2ème fois. La première lorsque j'ai eu mon lymphome et maintenant aussi. Les enfants ont de gros soucis scolaires et devraient suivre des thérapies mais personne n'est d'accord (mari, enfants). De plus, si ils suivent une thérapie, il va de nouveau falloir expliquer le tout et c'est toujours sur moi que retombe la faute. Mon mari m'accuse d'aller voir des psy et les psy m'accuse de rester avec mon mari. Malley Praire c'est pareil quand je leur ai dit qu'il allait de suicider devant les enfants ils m'ont dit " ce n'est pas votre faute" et quand il l'a fait ils m'ont dit "vous maltraiter vos enfants et êtes ambivalente"... J'étais déterminée à le quitter mais face à cette violence (tentative de suicide) et Cery qui a retourné mon mari à la maison (contre ma volonté) que pouvais-je faire ? Je ne peux pas partir parce que ça ne peut pas se faire de manière raisonnable et en restant je me détruis...... C'est un labyrinthe et ceci depuis 20 ans. Je suis d'autant plus piégée parce que ma belle-mère vient de déclarer un cancer, c'est donc difficile pour toute la famille. Je ne veux pas de mal à mon mari ni à personne d'ailleurs, j'aimerais juste vivre normalement. Je n'ai plus de solutions mis à part me taire, accepter (je ne le peux malheureusement pas) et mourir à petit feu. La solution résiderait vraiment dans l'acceptation mais comme je ne le peux pas, je ne dors plus, n'ai plus envie de manger, ne pense qu'à cela, ai une boule au ventre. Pas toujours bien sûr, j'essaie d'effacer, d'oublier, de nier comme lui mais ça revient toujours, ça ne me lâche pas. Un des deux va devoir céder. Je suis absolument consciente qu'il s'agit de violence conjugale mais comme il ne l'entend pas de cette manière et qu'il ne lâchera jamais... Il ne veut pas vivre loin des enfants, il ne supporte pas que j'obtienne la garde tout cela le révolte. Au fond de moi je sens depuis des années que c'est trop dangereux de le quitter. J'avais évoqué le cas Rebellay, il y a aussi eu celui des jumelles disparues. Mon mari ne comprend pas ces cas mais je le sens tout aussi fragile. Je suis consciente d'être un cas désespéré, je ne demande rien. Il faut le vivre pour pouvoir comprendre. Dommage, que de vies gâchées. Merci!

Réponse
29-08-2011

Bonjour Angelise,

A la fin de votre message, vous écrivez que vous ne demandez rien. Pourtant, vous postez ce message et vous savez qu'il y aura quelqu'un qui va le lire et y répondre. Vous avez donc encore un mouvement de vie et c'est très bien.

Lorsque l'on lit votre message, on sent la toile d'araignée qui s'est tissée autour de vous. Vous avez, comme on dit, "le nez dans le guidon". C'est à dire que vous n'avez plus la capacité à avoir le recul nécessaire pour réagir dans votre situation. Malheureusement, il n'y a que vous qui puissiez faire quelque chose. Regardez: votre mari exerce de la violence psychologique sur vous et les enfants d'une façon choquante et inadmissible. Les tentatives de suicide ne sont que du chantage et une des pires formes de prise de pouvoir sur l'autre. Et ça marche!

Vous écrivez que vous allez mourir à petit feu. Est-ce donc à dire que votre vie vaut moins que celle de votre mari. Qu'il est préférable que vous, et vos enfants, soyez détruits, plutôt que votre mari - leur père- souffre? En faisant ce sombre calcul, doit-on sacrifier 3 existences pour en sauver une? Sans compter que vous parlez encore de votre belle-mère qui serait davantage en péril si vous vous mettiez vous et les enfants à l'abri. Quelle confusion!

Bien sûr, personne ne vit à votre place ces difficultés et vous seule êtes confrontée à la souffrance. Si ce n'est que vous avez aussi des enfants en détresse et que vous êtes responsable de leur sécurité psychique et physique. Leur père est manifestement totalement inadéquat et c'est sur vous que repose la lourde charge de mettre vous et les enfants en sécurité.

Certes, cela demande énormément d'énergie.  Vous avez besoin de soutien car c'est une étape très difficile à passer. Vous citez MalleyPrairie et leurs réponses qui étaient claires sur le fait que vous n'êtes en rien responsable des actes de votre mari, mais que vous êtes responsable du bien-être de vos enfants et du vôtre. Réfléchissez à y demander une consultation en ambulatoire qui pourrait déboucher, si vous le souhaitiez, sur une admission dans ce lieu où vous seriez soutenues, vous et vos enfants.

Quant aux faits divers que vous citez, ils ne font que légitimer le fait que vous ne fassiez rien en imaginant le pire. Vous ne savez pas ce qui se passera, personne ne le sait et la peur est une très mauvaise conseillère. Pour l'heure, nous pouvons juste imaginer que si la situation reste ce qu'elle est (vous ne dormez et ne mangez  plus), il est possible que vous tombiez malade et que vos enfants restent à la seule garde de leur père pendant que vous serez hospitalisée.

Voilà Angelise, votre qualité de vie et celles de vos enfants est entre vos mains, mais vous avez besoin d'aide très concrète pour y arriver car ce n'est pas facile du tout. Nous vous souhaitons de courage, un déclic, un mouvement vers le changement...

Autres questions qui pourraient également vous intéresser

Quitter le site (touche esc) Poser une question
Retour au sommet