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Questions et réponses

Je ne sais pas comment faire pour y voir plus clair, je suis perdue...

Question
12 Novembre 2009 - old...

Est-ce de la violence psychologique? Malheureusement pour moi j'ai mauvaise mémoire ou je ne suis pas assez rancunière pour me souvenir en détail de tout...mais je vais vous raconter la dernière chose en date. Je suis rentrée avec mes filles le soir, après une journée de travail, à l'heure du souper. Mon mari avait gentiment préparé le repas. Nous passons à table et ma fille de 5 ans fait une mine un peu dégoûtée.Son papa lui demande ce qu'il ne va pas: "il y a du poivre et j'aime pas, ça me pique la bouche" Lui en criant: "Ben tu peux te lever, y a rien d'autre" Elle: "En tout cas, maman elle met pas du poivre" Lui me regarde d'un regard mitrailleur. Moi: "Si tu n'aimes pas, ne mange pas, je te donnerai autre chose. C'est vrai que ça pique." Lui, sur un ton agressif: "En tout cas, c'est pas vrai, j'ai même pas mis de poivre." Moi: "Mais oui, c'est bien du poivre" Lui: Non j'ai pas mis de poivre. Sur ça je me fâche: Ne dis pas que tu n'as pas mis de poivre, ne nie pas l'évidence. Que tu sois déçu que ta fille ne raffole pas de ce que tu as fait soit, mais ne nie pas l'évidence. Comment peut-on ensuite demander aux filles qu'elles nous disent la vérité? Là, il se lève en disant qu'en tout cas avec moi y a pas moyen, que je lui coupe l'appétit. Il prend son assiette et la lance dans l'évier (depuis 2m de distance) où elle se fracasse. Les filles commencent à pleurer. Et là je lui fait une tape sur l'épaule en lui disant d'arrêter, que c'est de la violence psychologique. A ce moment-là, il m'envoie une grande gifle sur l'oreille. J'aurai mal 2 jours, c'était la première fois qu'il me donnait un coup si fort. Je le traite de malade! Je suis sonnée, je me lève et dis à mes filles qu'on va aller dormir chez les grands-parents. Je préfère partir. Il me dit qu'alors lui il va passer un terrible moment, qu'il n'aura plus personne que c'est facile pour moi, lui ses parents sont à 600km...il dit qu'en tout cas faudra pas que les filles viennent le chercher, que c'est un mauvais père... Je ne sais pas si c'est son discours qui m'a malgré tout fait culpabiliser, si c'est le fait qu'en en parlant autour de mois j'ai peur des réactions et que les gens ne nous laissent pas essayer de sauver quelque chose...je suis restée. J'ai jamais ressenti une telle colère face à lui. Je pouvais pas partir seule pour aller prendre l'air, je ne voulais pas laisser mes filles seules avec lui juste après ce qui venait de se passer. Je me sentais prisonnière. J'ai préparé les filles pour le lit tout en pleurant. Il est venu m'apporter de la glace à mettre sur mon oreille qui était toute rouge. J'ai refusé. Je lui ai redis que c'était grave ce qu'il avait fait. Il m'a dit qu'il voulait juste essayer de dire que y avait pas de poivre pour que les filles mangent, que j'avais rien compris. Plus tard dans la soirée, il m'a dit que oui, il se rendait compte que c'était grave... Voilà des scènes que je vis souvent à la maison. Il y a eu aussi des humiliations en publique, des comportements verbaux agressifs envers des gens que j'aime. Quand on invite du monde j'ai toujours peur de ses réactions, car il peut devenir agressif dans son dialogue pour des "bêtises".Après si je lui dis quelque chose, il me dit que je dramatise. Qu'il a rien dit de mal.Pis que ma fois c'était moi qui lui avait appris qu'il fallait dire ce qu'on pense. Il m'a souvent dit d'aller me faire soigner, que je supportais rien. J'ai perdu 50kg dernièrement et il dit souvent: T'as aussi perdu ton cerveau...tout ça parce que j'essaie de m'affirmer un peu plus, de moins me laisser marcher sur les pieds.... Est-ce de la violence psychologique ou est-ce que réellement je suis trop "sensible"? Pour ce qui est du coup...là je veux bien croire que c'est de la violence...mais j'ai lancé le premier "coup"... Comment mettre fin à cette spirale? Je ne me reconnais pas dans mon agressivité(lui avoir donné une tape sur le bras après qu'il ait jeté l'assiette par exemple...)Il me pousse souvent au-delà de mes limites alors que je lui demande d'arrêter...et je craque en levant la voix, ou en l'injuriant....Après il me dit que je suis folle, ou que j'ai trop bu (si j'ai bu un verre). Je n'ai pas le courage de tout arrêter: nous avons de faibles revenus et ça risque d'être pire séparément, puis toute l'énergie que cela implique. Puis j'ai encore des sentiments pour lui, un mélange d'amour - haine???. Je me dis que nous pouvons peut-être sauver notre couple? Notre famille.Je ne veux pas imposer à mes filles un divorce l'ayant moi-même vécu... Je ne sais pas comment faire pour y voir plus claire, je suis perdue...Je ne me sens plus bien, mais rester avec ou partir, je vois du négatif dans les deux... Ouvrez-moi les yeux, donnez moi des pistes pour m'en sortir, pour sortir mon couple de là...Je vous en prie: aidez-moi! PS:pardon d'avoir été si longue...je n'arrivais pas à résumer la situation...

Réponse
27-11-2009

Bonjour Babybel,

Merci de votre témoignage si rempli de sincérité ! Il est très clair et il est possible de se faire une représentation de ce que vous vivez. Il est d'ailleurs si clair que nous vous invitons vous-même à le relire, vous allez y trouver des réponses. Tout d'abord une réponse à votre première question : est-ce de la violence psychologique ? Il nous semble que votre message décrit bien une situation de violence conjugale, dans laquelle on peut voir des violences psychologiques, verbales et physiques. Allez regarder sur notre site à cette adresse, vous allez vous y retrouver.

La longueur de votre message correspond probablement aussi au trop plein que vous devez ressentir. Votre situation doit changer et elle peut changer. Nous avons l'impression que la dernière partie de votre message correspond particulièrement à votre questionnement actuel. Comment faire pour y voir plus clair ? Comment vous en sortir ? Comment sortir votre couple de là ?

Il n'y a bien sûr pas une seule réponse possible à ces questions. Il est dès lors important que vous puissiez aller parler de votre situation à des professionnels. Ils vous offriront un regard extérieur qui devrait vous permettre d'y voir un peu plus clair, de vous aider à vous déterminer sur la suite à donner à votre histoire. Vous-même, vos enfants, votre famille méritez que les choses se passent autrement et que chacun puisse se sentir respecté comme il se doit.

Nous vous transmettons deux adresses où des professionnel·le·s pourraient vous renseigner : Centre d'accueil MalleyPrairie, ch. de la Prairie 34, 1007 Lausanne, Tel : 021 620 76 76,  info@malleyprairie.ch ; et le Centre Lavi, rue du Grand-Pont 2bis, 1003 Lausanne, Tel : 021 320 32 00, 

Nous vous invitons grandement à faire appel à ces spécialistes qui devraient contribuer à faire que le trop plein diminue.

Bon courage pour la suite !

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