Bonjour, je vous écris car mon ex copine (pas de mariage) vit très mal notre rupture et à des excès de colère qui amène à des coups, griffures, morsures et j’en passe... je suis pas quelqu’un de violant même pas un tout. J’ai entrepris des démarche pour partir de notre appartement mais il reste notre bail en commun qui pose problème car elle veut garder l’appartement. Que puis-je faire? Merci de votre attention et votre réponse.
Bonjour Monsieur,
Depuis votre séparation, votre ex-copine vit très mal votre rupture et réagit violemment de manière physique. Vous avez entrepris des démarches pour partir de l’appartement mais il y a un problème avec le bail qu’elle aimerait garder. Vous nous demandez que faire dans cette situation qui vous pose problème. Vous avez bien fait de demander de l’aide professionnelle.
La séparation peut être en effet une étape ou la violence apparaît, car l’autre ne l’accepte pas. Sa réaction ne peut cependant pas être justifiée. Vous pourriez peut-être essayer de lui en parler et lui faire prendre conscience que ses actes vous font du mal. Résoudre les conflits avec de la violence n’est pas constructif et détruit même la santé de l’autre. De plus, la violence physique est interdite par la loi en Suisse. Vous avez le droit d’aller faire un constat des coups et blessures à l'Unité des médecines des violences. Les consultations de l'UMV sont possibles au Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV), à l'Hôpital d'Yverdon-les-Bains (eHnv), à l’Hôpital Riviera-Chablais, site de Montreux (HRC) ainsi qu'à Nyon et sont gratuites.
Nous ne sommes pas sûr-e-s d’avoir bien compris pourquoi le fait qu’elle garde l’appartement pose problème si vous partez? S’il s’agit d’un questionnement d'ordre juridique ou financier, vous pouvez directement vous renseigner au près du Centre Social Protestant (021 560 60 60) ou d’un Centre LAVI (Lausanne - 021 631 03 00; Yverdon - 021 631 03 08; Aigle - 021 631 03 04) pour vous aider dans votre démarche de départ ou de résiliation de bail. N’hésitez pas à les appeler, les intervenant-e-s pourront vous offrir un soutien concret et des informations en fonction de l’évolution de votre situation.
Nous espérons que nos conseils vous aideront à avancer dans vos démarches et à vous protéger de la violence. Si vous avez d'autres questions, vous pouvez nous écrire à nouveau. Nous vous envoyons nos meilleures pensées pour la suite. Bien à vous.
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