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Questions et réponses

Je n'ose plus rentrer à la maison, mon mari me parle très mal.

Question
31 Octobre 2016 - ét...

que puis je faire pour me séparer de lui? je dépends financièrement de lui. je n'ai pas de travail, et je suis arrivée il y a peu de temps à Genève

Réponse
07-11-2016

Bonjour Madame,
 
Vous nous écrivez car vous avez peur de votre mari et souhaitez le quitter, mais vous ne savez pas comment faire. Vous dépendez financièrement de lui et ne savez pas où aller. Vous avez bien fait de nous écrire afin de ne pas rester seule avec votre souffrance.
 
Le manque d’argent et l’immigration ne doivent pas constituer des freins pour sortir de la violence. Vous nous dites que votre mari vous « parle très mal ». Cela s’apparente à de la violence psychologique et, même si elle ne laisse pas de traces physiques, elle est tout aussi grave et injustifiable que les autres formes de violence. Les injures et les violences physiques isolées ne laissant pas de traces visibles (comme gifler, tirer les cheveux) sont des actes poursuivis sur plainte dans un délai de trois mois. De manière générale, la violence conjugale est un délit pénal et vous avez donc raison de la dénoncer !
 
Nous imaginons que vous ne connaissez personne à Genève à part votre mari ? Heureusement, il existe des services d’aide qui proposent des hébergements d’urgence pour les femmes victimes de violence. Solidarité Femmes est l’un de ces centres. Une permanence téléphonique est à disposition au 022 797 10 10 et des professionnel-le-s vous reçoivent lors d’une permanence sans rendez-vous tous les mardis entre 16h et 18h. Vous pouvez être hébergée dans un lieu d’accueil sécurisé jusqu’à six mois, durant lesquels les intervenant-e-s du centre vous aideront à trouver un logement, un travail, ou en tous les cas une solution pour avancer.
 
Nous sommes conscient-e-s de la difficulté de la situation et nous tenons à saluer votre courage : il n’est jamais facile de parler de la violence vécue et de choisir de partir. Vous avez donc de belles ressources en vous pour fuir la violence et pour vous reconstruire une vie heureuse et sereine. N’hésitez donc pas à contacter des professionnel-le-s, comme vous l’avez fait en nous écrivant, afin d’être soutenue et épaulée dans vos démarches.
 
Nous restons à disposition en cas de besoin et vous envoyons nos meilleures pensées pour vous accompagner.
 

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