Bonjour, Mon beau frère (24 ans) est victime de violence par sa copine (19ans) depuis de nombreuses fois. Cependant, n'en pouvant plus de recevoir des coups, il lui a donné une claque. Celle-ci a immédiatement appelé les flics et a porté plainte en disant qu'elle a peur de lui. Résultats: les 2 devront compartiment devant la justice prochainement. Sachant qu'elle, a déjà des antécédents de maltraitance d'enfants (durant une période ou elle était babysitter) pour lequel elle a été proclamé coupable, et que les 2 ont en commun un gosse de 1 an et demi, je pense qu'il serait légitime que la garde revienne à mon beau frère...Mais que peut-on faire pour ça? Y a-t-il des chances? En sachant que les 2 habitaient dans un appartement à Bulle, et que le garant est le père de la miss, est-ce que lui peut se permettre de prendre toutes ses affaires et revenir chez ses parents en ne payant plus rien pour l'appart? ou cela paraitra comme un déni du gosse envers la loi? Merci infiniment! Meilleures salutations
Bonjour Laetz,
Veuillez excuser le retard avec lequel nous répondons à votre message. Nous avons eu quelques difficultés techniques.
Vous vous faites du souci pour votre beau-frère et pour son enfant et nous comprenons bien votre inquiétude. Il est pénible de voir souffrir ceux qu’on aime et de ne pas pouvoir les protéger comme on le souhaiterait.
Dans la situation qui vous préoccupe, il faut séparer les deux aspects : d’un côté votre beau-frère et de l’autre son enfant. Parlons d’abord du papa. Lors de la prochaine comparution devant la justice, il faut absolument qu’il parle des coups reçus et des maltraitances que sa compagne exerce envers lui. Encouragez-le à le faire. Il est important qu’il réussisse à s’affranchir de cette femme et de la relation toxique qu’elle lui offre. Mais c’est plus vite dit que fait, et il n’est peut-être pas encore prêt à se libérer. Néanmoins, vous pouvez le soutenir et l’encourager, sans lui « mettre la pression » pour qu’il plie bagages et rentre chez ses parents (ce qu’il a évidemment le droit de faire). Il ne doit rien à cette femme, n’est pas tenu de l’entretenir. Ni de payer sa part du loyer lorsqu’il s’en ira, s’il s’en va.
Vous pouvez l’informer de l’existence de deux services qui pourront lui venir en aide s’il le souhaite : d’une part le centre LAVI du canton de Fribourg (aide aux victimes d’infractions) car la violence au sein du couple est un délit en Suisse et s’il subit des voies de fait répétées (atteintes à son intégrité physique), il a droit aux prestations gratuites de ce service officiel (même s’il ne porte pas plainte contre elle). Il y trouvera un soutien sur le plan personnel, juridique, psychologique, et des conseils pratiques. Proposez-lui de prendre rendez-vous, s’il le souhaite vous pouvez l’y accompagner. Tél. 026 305 15 80.
Par ailleurs, il existe à Genève un service spécialement destiné aux hommes confrontés à la violence de leur partenaire. Bien sûr, c’est un peu loin de Bulle, mais il pourrait du moins téléphoner pour un premier entretien. Il sera reçu, entendu et soutenu par des spécialistes et nous pensons que ce type de soutien lui serait très bénéfique. Association PHAROS, tél. 078 945 64 84.
Venons-en maintenant à la question du bébé. Votre beau-frère peut bien sûr demander que la garde lui en soit confiée. Au vu de la condamnation antérieure de sa compagne pour violences exercées sur des tout-petits, il a des chances d’obtenir une réponse positive. La LAVI pourra d’ailleurs lui fournir des adresses d’avocat-e-s et éventuellement prendre en charge une partie des frais (en tout cas pour tout ce qui a trait à la violence). Même s’il part habiter chez ses parents, il peut lutter pour obtenir la garde de son fils. Il doit insister sur la question de la protection de cet enfant, qui a le droit de grandir dans un milieu serein, loin de toute scène de violence. A-t-il reconnu son fils ? Si c’est le cas, il doit continuer à payer pour son entretien, dans la mesure de son revenu, même s’il vit temporairement loin de lui.
Si votre beau-frère a des craintes que cet enfant ne subisse des maltraitances, ou s’il a des raisons de se faire du souci pour le bien-être de ce petit lorsqu’il sera resté seul auprès de sa mère, il a encore la possibilité de signaler le cas au Service de l’enfance et de la jeunesse de Fribourg, ou au tribunal, qui effectuera une enquête et prendra les mesures nécessaires. Tél. SEJ : 026 305 15 30.
Voilà ce que nous pouvons vous dire aujourd’hui. Nous aimerions encore ajouter qu’il est parfois difficile pour les proches d’une personne victime de constater que cette dernière peut mettre un certain temps pour se libérer de l’emprise de son/sa partenaire violente. Il vous faudra peut-être vous armer de patience. Contentez-vous d’informer votre beau-frère sur les possibilités d’aide qui s’offrent à lui, sur ses droits, assurez-le de votre soutien quoiqu’il arrive et quelle que soit sa décision. Restez son alliée. Il a besoin de vous et aura certainement encore besoin de votre appui à l’avenir.
Bonne chance à vous tous ! Nous restons à votre disposition si vous avez d’autres questions et sommes de tout cœur avec vous.
Bonjour Madame, Nous nous excusons pour le retard de notre réponse, nous avons reçu beaucoup de demandes ces derniers jours. ...
Bonjour panda, Vous avez quitté le domicile familial avec votre fille parce que vous ne supportiez plus votre situation....
Bonjour Madame, Merci pour le message que vous nous confiez. Vous dites que vous ne savez plus comment considérer cette...