Bonjour, Peut-être que je me trompe... Mais maintenant sa va faire 2 ans que nous sommes séparé. Une séparation difficile devant le juge (nous avons 3 enfants ensemble). Il a voulu faire un divorce à l'amiable et là le juge a entendu les enfants seul et du coup nous sommes convoquer, car le grand a refusé de parlé ! C'est lui qui a rédiger la convention de divorce et j'ai du la signer... Suivant ce que dit le juge à la prochaine convocation, je me demande si je devrait pas arrêter cette machine et reprendre un avocat... Car il a une garde élargie donc, un week-end sur deux et les mercredi juqu'au jeudi matin. D'année en année sa devait de pire en pire, jusqu'à que je m’efface complètement a chaque fois qu'il tait à la maison. Car si je disais quelque chose de faut ou s'il n'était pas d'accord il me remettant en place. Soit gentiment, soit par la parole d'une manière agressive ou alors avec de la violence physique. J'ai eu envie de le quitter le jour ou il voulu me balancer une chaise sur la tête alors que j'étais enceinte du troisième (7 mois de grossesse). Et bébé est nez 4 jours après... Prématuré avec tout ce qui va avec ! Il a aussi fait beaucoup de douches froide, donner des baffes et des fessée a notre premier enfants. Par contre sa fille chérie a ma connaissance n'a jamais rien eu. Suite à l'épisode de la chaise les choses se sont vraiment détériorée, jusqu'au jour, ou notre dernier à moins d'une année a avaler un somnifère, et anti-dépresseur de mon futur es mari... Là j'ai appeler un avocat une fois que mon enfant allai mieux. Est-ce que sa pourrai être un pervers narcissique ? Si oui y a d--il un avocat spécialisé dans ce domaine pour la garde des enfants ? Est-ce que c'est possible de déposer plainte ou doit-je le faire ? En espèrent avoir une réponse, Je vous transmets mes meilleures salutations, Caroline Ranc
Bonjour Madame,
En premier lieu, toutes nos excuses pour avoir tardé à vous répondre. Il arrive que nous ne puissions tenir les délais promis.
Vous sentez que "vous arrivez au bout". Rien d'étonnant à ce que vous soyez épuisée, après ces deux années pénibles, d'autant plus que vous aviez déjà derrière vous 8 années de violences diverses. Car d'après vos descriptions, il s'agit bien de violence : à la fois psychologique (vous "remettre en place" jusqu'à ce que vous "vous effaciez complètement") et violence physique. Difficile de dire laquelle des deux fait le plus mal et cause le plus de tort, car toute violence laisse des séquelles.
Depuis longtemps déjà (depuis l'épisode de la chaise) vous songiez à quitter votre mari. C'est maintenant chose faite depuis deux ans. Malgré les difficultés que vous devez encore traverser, dites-vous qu'en partant vous avez agi pour le mieux, non seulement dans votre propre intérêt, mais également dans celui de vos enfants, qui certainement souffraient eux aussi d'une situation familiale délétère. Vous pourrez désormais commencer à vous reconstruire, petit à petit, et vous allez pouvoir reprendre des forces. Ne perdez pas courage. Tout ce chemin prend du temps, on peut parfois perdre de vue l'avancement des choses et les progrès accomplis !
Pour en revenir à vos questions, oui, vous feriez bien de reprendre un/une avocate. Il importe que vous soyez bien défendue et accompagnée. Si vous souhaitez être conseillée dans votre choix à ce sujet, vous pouvez vous renseigner soit à la LAVI (centre cantonal d'aide aux victimes d'infractions) qui vous fournira gratuitement des consultations et des informations (tél. 021 631 03 00), soit auprès du centre de MalleyPrairie à Lausanne (service d'accueil pour toutes les femmes confrontées à la violence d'un partenaire ou ex-partenaire), où là également vous recevrez soutien, adresses, conseil et accompagnement (tél. 021 620 76 76).
Quant à votre question relative à la plainte, tout dépend de la date à laquelle s'est produit l'acte délictueux pour lequel vous envisagez de porter plainte. Sachez qu'en principe la victime peut déposer une plainte jusqu'à trois mois après les faits.
Vous nous demandez en outre si votre mari pourrait être un "pervers narcissique". Ce genre de diagnostic est un peu à la mode actuellement et il est souvent émis à tort et à travers. Il ne nous appartient pas de nous prononcer à ce sujet, seul un/une psychiatre pourrait établir ce diagnostic après avoir vu l'intéressé en consultations.
Finalement, votre question de savoir comment supporter la situation de divorce en cours, et où trouver la force de continuer à vous défendre et à défendre les intérêts de vos enfants... c'est une bonne question, il est important que vous restiez solide et positive, comme votre nature semble vous porter à l'être ! Nous pensons qu'il serait utile que vous soyez soutenue et accompagnée, si possible par des professionnel-le-s. Nous vous conseillons de vous adresser à MalleyPrairie, où l'on saura vous écouter, vous comprendre, vous fournir toute forme d'aide utile. Les consultations y sont gratuites. Elles sont aussi très confidentielles. N'hésitez pas à appeler, tél. 021 620 76 76.
Il existe en outre le service As'trame à Lausanne, qui soutient les personnes en souffrance durant un divorce ou un deuil. Mais il n'est pas spécialisé dans les questions de violence conjugale. Il n'est pas non plus gratuit. Renseignez-vous pour davantage de détails. Tél. 021 648 56 56. Peut-être serait-ce une bonne solution de soutien pour vos enfants ?
Voilà ce que nous pouvons vous dire aujourd'hui. Nous restons à votre disposition si vous avez d'autres questions, et vous souhaitons force et courage pour les temps à venir. Nous sommes de tout coeur en pensée avec vous. Tenez bon !
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