En cas d’urgence: Police: 117 | Ambulance: 144

Questions et réponses

Elle menace de le tuer, de tuer leur enfant mineur, de se tuer. Il faut dénoncer la violence, mais quelles sont les solutions proposées ?

Question
12 Mars 2015 - old...

Je consulte votre site depuis des années, le seul reproche est que vous ne mettez pas assez en avant le fait que des hommes sont également victimes de violence. Ils ont encore plus de mal à le dire ou à ce qu'on les croie. Après plus de 20 ans mon frère a osé parler et à demandé la séparation. Il a préparé des témoignages d'amis, de proches et même de l'un de se enfants majeur et plusieurs certificats médicaux. Quand ma belle-soeur va les lire, elle rentrera dans une rage folle. tout le monde a peur. Elle menace de le tuer, de tuer leur enfant mineur, de se tuer. Pour la justice ce ne sont que des suppositions! S'il quitte la maison il laisse le petit seul avec elle, on lui dit qu'elle n'est donc pas si dangereuse, s'il prend le petit et part il n'en a pas le droit. Il faut dénoncer la violence mais après qu'elles sont les solutions proposées ? Il faut attendre qu'elle passe à l'acte et qu'il y ait du sang lui a répondu son avocat.Aura-t-il le temps d'appeler la police ? Aucune aide à attendre des voisins, ils vivent dans une maison et on ne peut rien entendre de l'extérieur.

Réponse
16-03-2015

Bonjour polilie,

Vous avez raison de dire que les hommes peuvent également être concernés par la violence conjugale, et avec des conséquences tout aussi grave. Notre site s’adresse particulièrement  aux femmes car il s’agit de la grande majorité des victimes, mais il s’adresse également aux hommes et aux personnes dans une relation homosexuelle (comme indiqué dans la note « à qui s’adresse le site »). Nous espérons malgré ce point négatif que notre site aura pu vous aider au cours de ces années.

Vous nous écrivez aujourd’hui parce que vous êtes inquiète pour votre frère. Victime de violence conjugale depuis des années, il a entrepris une procédure de séparation d’avec sa femme. La situation n’est pas pour autant résolue, car il subit toujours des menaces de mort. Vous nous demandez donc comment votre famille peut se protéger face à cette femme violente. Nous comprenons votre peur. Votre soutien est déjà une grande aide, mais nous allons essayer de vous donner quelques éléments qui, nous l’espérons, vous seront utiles.

Une des priorités est que votre frère et son fils soient en sécurité. Nous trouvons la réponse de leur avocat très étonnante. Nous pensons au contraire qu’il faut agir avant qu’il n’y ait « du sang » ! Si votre frère est en danger, il ne doit effectivement pas hésiter à appeler la police au 117, mais il serait mieux d’agir en amont. Votre frère a le droit de partir de la maison avec son fils s’il estime que c’est nécessaire pour leur sécurité. Il peut s’adresser au foyer Le Pertuis pour obtenir un logement d’urgence s’il le désire, ou peut-être est-ce possible pour vous de l’héberger pendant quelques temps ? Une fois en sécurité, il serait préférable d’informer la mère (sans nécessairement donner d’adresse, mais pour lui dire que son fils est en sécurité et éviter d’être suspecté d’enlèvement) et d’entreprendre au plus vite la suite des démarches.

Nous manquons d’informations sur ce qui a déjà été mis en place par votre frère et sur ses projets pour le futur pour pouvoir mieux vous renseigner sur la suite. Votre frère désire-t-il divorcer ? Obtenir la garde de son fils ? Ces mesures de justice civiles sont la prochaine étape pour sortir de la violence subie pendant toutes ces années.

Votre frère peut également débuter une démarche pénale, en commençant par dénoncer les violences de sa femme. La violence étant interdite par la loi, votre belle-sœur peut être poursuivie. Le centre LAVI de Genève pourra  orienter votre frère vers des avocat-e-s spécialisé-e-s dans la violence conjugale, qui seront à même de le conseiller efficacement pour ces démarches. Réunir des preuves est effectivement nécessaire s’il souhaite dénoncer sa femme. Si vous avez des preuves écrites des menaces de mort dont vous nous parler il ne faut pas hésiter à les utiliser. La dénonciation peut également servir à donner du poids à une demande de garde non partagée, si c’est le souhait de votre frère.

Il est effectivement possible que pour une dénonciation les preuves réunies ne soient pas suffisantes (à nouveau, les expert-e-s du centre LAVI sauront sans doute vous éclairer), mais cela n’empêche en rien le droit de votre frère à se mettre en sécurité.

Nous espérons que notre réponse vous sera utile, n’hésitez pas à nous recontacter pour nous donner des suppléments d’informations ou poser d’autres questions. Nous souhaitons à votre famille tout le meilleur pour la suite.

Autres questions qui pourraient également vous intéresser

Quitter le site (touche esc) Poser une question
Retour au sommet