Bonjour, Ma femme est en dépression et me supporte , elle voit un psi aucune amélioration elle ne fait rien pour. Je travail, je paye toute les facture je m'occupe de tous ces papiers. A tout moment elle décide de partir chez ces enfant a Londres en Afriques etc. Je ne peux plus parler avec, elle part dans des colères monstre, elle me menace de me faire du mal, elle se frappe la figure et le reste du corps, je dors mal, elle vit la nuit ce réveil a 15h30. tous les problèmes viennent de moi. J'ai vu un avocat qui me déconseille de divorcer. J'ai peur qu'elle dise que c'est moi qui la frappe. Enfin je me sens pris au piège que puis-je faire? aller déposer à la police mes problèmes pour ne pas être accusé? merci de me montrer une issue.
Bonjour,
Vous nous écrivez car vous vous sentez prisonnier de votre relation de couple. La conversation entre votre épouse et vous est rompue, elle se fâche souvent, menace de vous faire du mal et se frappe. Vous ne savez pas quoi faire car un avocat vous a déconseillé de divorcer.
Est-ce que l’avocat que vous avez consulté vous a expliqué les raisons pour lesquelles il vous déconseillait de divorcer ? Vous a-t-il proposé d’autres alternatives ? En effet, les menaces de votre épouses semblent préoccupantes et peuvent être punissables par la loi. Il vous est possible de déposer une plainte pénale contre les menaces proférées à votre encontre. Vous pouvez également citer les personnes (amis, famille, professionnels, autres) qui sont au courant des agissements de Madame, ou qui en ont été témoin directement. Toutefois, sachez qu’un dépôt de plainte n’empêchera pas votre épouse de vous accuser de violences.
La plainte peut être assortie d’une demande de séparation de corps, appelée « mesures protectrices de l’union conjugale ». Cette mesure peut être demandée en urgence lorsqu’elle s’accompagne d’une plainte et ne dissout pas le mariage comme le divorce. Un juge statue sur vos droits respectifs (jouissance de l’appartement, garde des enfants, pension, etc). Cette mesure permettrait non seulement de vous mettre en sécurité face aux menaces de Madame, mais également de vous reposer et de pouvoir réfléchir plus calmement aux différentes solutions qui s’offrent à vous et de choisir celle qui vous conviendra le mieux. Il est également possible d’envisager une médiation entre vous. Une personne extérieure pourra tenter de renouer une communication pour tenter de mettre en lumière les besoins et demandes des uns et des autres. Les juristes du CSP ou votre avocat pourront vous renseigner sur ces différentes possibilités.
Vous nous dites être pris au piège et ne plus savoir quoi faire. Cette sensation est souvent présente parmi les victimes de violence conjugale et touche votre bien-être et votre santé, comme votre sommeil par exemple. Nous pensons qu’il est important de ne pas sous-estimer l’impact de cette violence, de ne pas rester seul et vous recommandons de faire appel à des professionnel-le-s spécialisé-e-s dans ce type de problématiques qui pourront vous informer, vous orienter, vous soutenir et éventuellement attester de ce que vous subissez auprès des autorités.
Nous espérons que ces quelques informations vous permettent d’entrevoir différentes issues et qu’elles vous donneront la force de prendre contact avec les différentes associations mentionnées.
Nous sommes de tout cœur avec vous et restons à votre disposition si vous souhaitez nous donner des nouvelles ou si vous avez d’autres questions.
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