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Questions et réponses

Lequel de nous deux est violent ? Comment protéger les enfants ?

Question
24 Juillet 2012 - old...

Bonjour, Tout d'abord, merci. Quel soulagement de tomber sur un site internet qui tend la main face à ces problèmes. Je vous écrit pour vous demander votre avis sur notre situation. Lequel de nous deux est violent? En effet, mon compagnon insiste que c'est moi qui ai un problème de violence et c'est avec honnêteté que je vous prie de m'éclairer car si c'est effectivement moi qui suis violente, il va de soi que j'aurais enfin la possibilité d'agir pour stopper cette situation catastrophique si je suis consciente du problème. Pour ma part, j'ai l'impression d'avoir évolué dans un climat de violence destructrice depuis presque trois ans et cela fait 4 ans que Donatello (faux nom) et moi sommes en couple. Au début, il semblait pacifique, généreux, sensible et surtout humain. Puis, dès que nous avons emménagé ensemble, les disputes violentes ont commencé à éclater. Les motifs de ces disputes étaient si légers: Il suffisait d'un mot ou d'une réflexion qui lui déplaisait de ma part pour en arriver là. A partir du moment ou la dispute était enclenchée, les critiques s'enchaînaient et ça durait pendant des heures (6-8 heures-un jour, deux ou trois jours). Il criait fort et malgré le fait qu'il n'employait pas d'insultes au début, il enchaînait toutes ces critiques, par exemple: -Qu'est-ce que tu sais, toi, de la vie (il a dix ans de plus que moi)?!---Je répondais:"Ce n'est pas l'âge qui fait la qualité et que peut-être que j'en savais plus que lui dans certains domaines." Et là, il me disait que j'étais arroguante et prétentieuse. -T'es qui, toi, pour me donner ton avis?!---Je lui répondais: "Et toi alors, pourquoi t'aurais plus de valeur que moi, parce que t'es plus riche, plus âgé...etc.?" -Qu'est-ce que t'a prouvé, toi, dans ta vie?! T'as loupé ton ancienne relation! T'as pas finit tes quatres années d'université! Proffessionnellement, t'as jamais cartonné!---Je lui répondais: "je n'ai que 23 ans par rapport à mes prouesses professionnelles, il me reste encore du temps pour faire mes preuves". Je précise qu'il est très connu dans son milieu professionnel. -Il ne touche pas aux factures du foyer parce qu'il dit que ce n'est pas son truc et il me critique pour ne pas le faire mais chaque fois que j'entreprends de le faire il dit que je veux tout diriger, que je suis une manipulatrice alors je lâche tout pour éviter ces conflits et on se retrouve submergés de poursuites et de rappels. Quand à lui, il lui est arrivé d'acheter une moto Yamaha R1 sans me consulter et sans que je ne lui face de réflexion. Il est très dépensier-il lui arrive de dépenser des 10'000 euros en un coup de tête et si je fais la moindre réflexion même au calme, c'est dispute assurée. Alors je ne dis plus rien dans ce domaine. -T'as même pas le permit de conduire!---C'est vrai. Et j'ai beau lui dire qu'en Suisse, le système ferroviaire est très bien fait d'après moi, c'est la Suisse qu'il commence à attaquer (il est Français). -Une fois, j'ai aussi eu le malheur de lui dire qu'on avait l'un des meilleurs hôpitaux en Suisse, le CHUV et c'est devenue une dispute qui a duré une éternité. En France, disait-il, il y a les meilleurs médecins et c'est quoi la Suisse à côté de la France et des Etats-Unis?! Alors, dorénavant, avant de parler de la Suisse, je dis toujours que comparé à la France, biensûr, nous ne sommes qu'un petit pays...etc. J'ose pas dire qu'on a un truc bien ici en Suisse qu'ils n'auraient pas en France parce que je n'en peux plus de ces disputes. Mais j'avoue que depuis qu'il me fait cette reflexion, j'ai honte de dire que je n'ai pas le permit de conduire et j'esquive toujours la question. -T'as un pauvre bac+3 et tu crois que t'es la seule?! Mon beau frère a bac+15...etc., etc.---Là aussi, c'est vrai. Alors quand on me demande ce que j'ai comme étude, j'ai honte d'en parler parce que je ne les ai pas achevées et que je ne trouve pas ma place. -Il m'a acheté plus de 30 ensembles de lingerie érotique (mais quand je dis érotique, je ne plaisante pas---quand je me vois dedans, j'ai l'impression de porter les habits que portent les actrices de films X). Par exemple, des strings qui entourent le pubis de perles tout en l'exposant complètement. Pour lui faire plaisir, j'essayais de porter un de ces ensembles une fois par mois. Et ce n'était pas suffisant d'après lui donc c'est devenu un motif de disputes violentes qui a duré pendant des années. Il m'a aussi dit qu'il voyait toutes les femmes normales rentrer dans des magasins de lingerie tout le temps et que comparé à elles, je faisait pas grand chose pour mon mec. Je lui ai dit que je ne voulais plus en porter parce que je me sentais forcée. Il m'a répondu qu'il avait fait ça pour me faire plaisir parce que je lui avait dit que j'aimais la lingerie et que maintenant, ça se retourne contre lui. -Il prétendait ne pas visiter des sites pornographiques. Il critiquait ceux qui le faisaient et un jour, par accident, je suis tombée sur ce genre de matériel en utilisant son ordinateur (j'avais sa permission d'utiliser cet ordinateur). Je lui ai demandé s'il le faisait et il a nié à plusieurs reprises jusqu'à ce que je lui démontre les preuves. Puis, il m'a dit que j'avais un problème avec ça. Et que de toute façon, j'étais une ancienne stripteaseuse et que c'est moi qui avait un problème sexuel et pas lui. Je précise qu'avant de le connaître, je voulais écrire un livre sur le strip-tease et que je voulais connaître le pôle dance donc j'en ai fait pendant 3 mois. Ceci n'était pas une mauvaise expérience d'après moi car personne ne m'a touchée mais c'est vrai qu'on me payait pour danser et pour être attirante. Je précise également que c'était dans un établissement très class ou les clients (hommes et femmes) venaient bien habillés. C'était plutôt bon-enfant malgré le fait que cette pratique n'est probablement pas saine de toute façon. Cependant, je souffre du fait que quel que soit le motif de la dispute, il n'a qu'un seul mot à la bouche: De toute façon, tu n'es qu'une ancienne stripteaseuse et t'as un problème sexuel! Alors que je jure que je ne pense pas du tout du bien des pratiques sexuelles hors-norme ou même de la pornographie que je trouve qu'il faut combattre. Avec toutes ces choses que j'entends de lui à mon sujet et continuellement, je lui demande pourquoi il reste avec moi alors? ... Et à ça, il refuse de répondre. Il me dit qu'il est le seul à m'avoir jamais aimé et que tous les autres s'intéressent à moi uniquement parce que je ne suis pas petite, grosse et avec des boutons. Une fois, il avait été prendre le numéro de téléphone d'un de mes collègues de travail dans mon téléphone personnel en cachette. Mon collègue m'avait dit un jour qu'il avait fait le pari avec un autre collègue qu'il pouvait m'embrasser. C'était de la rigolade et naturellement, je lui ai dit qu'il pouvait rêver mais lorsque j'ai raconté cette histoire à Donatello, ça l'a mit hors de lui. Il a contacté mon collègue et l'a forcé à lui présenter des excuses de manière agressive. J'avoue que depuis cet épisode il m'est également arrivé de fouiller sur le portable de Donatello. J'ai découvert tant de mensonges déjà et je n'ai plus confiance en lui. Mis à part ça, Donatello a deux filles d'une précédente union. Elles ont 9 et 11 ans. Depuis que je connais Donatello, il n'arrive pas à contrôler sa colère même devant ses enfants qui pleurent et je les vois avoir peur. Il est si dur avec elles parfois et pour un rien, il se retourne sur elles avec des airs violents même si il prétend ne jamais avoir levé la main sur elles. Ces petites filles ont peur de lui dire ce qu'elles ressentent vraiment par peur de le fâcher et ça se voit. Elles ne relèvent jamais rien. Elles ne font que de pleurer, de chuchoter, d'essayer de ne pas déranger et quoi que leur père leur disent elles essayent de le câliner pour le calmer. Elles ne le contrent jamais. La relation que Donatello avait avec leur mère était extrêmement violente d'après ce que j'ai entendu dire. Ces petites n'ont connu que la dispute, la violence et le manque de sécurité et aujourd'hui, ça continue lorsqu'elles sont chez leur père et moi. Il a gâché l'anniversaire de l'une des deux petites parce qu'il avait trouvé que j'avais mal demandé ou se trouvait l'une de nos casserolles. La dispute a duré toute la journée et je ne me suis pas laissée faire. Je lui ai répondu parce que je ne pouvais plus accepter ce qu'il me faisait sous prétexte que les enfants étaient là. Alors j'ai moi aussi commencé à énumérer toutes les choses horribles qu'il fait. Les petites ont mangé dans les alentours de 16 heures avec des larmes. Mais ça, ça leur arrive régulièrement. L'année dernière, je suis tombée enceinte de lui et à la même époque, lors d'une dispute violente, on s'est rendu compte qu'en plus de m'avoir projeté par terre, j'avais un énorme bleu sur l'avant bras. Ce bleu faisait le quart de mon avant bras. Lorsque la dispute s'est calmée, je lui ai dit que je le trouvait violent. Il ne voulait pas l'accepter, alors je lui ai montré mon bleu. Face à ça, il a éclaté en sanglots et m'a dit qu'il s'était promit de ne jamais faire ça. Mais ce n'était pas la première fois qu'il avait démontré de la violence physique envers moi. Une fois, lorsque les deux petites étaient là, je lui avait demandé d'avoir un coin sans bruit car j'avais un cours à donner sur internet. Il me l'a refusé sous prétexte que les petites avaient le droit de regarder leur dessins animés le matin. Je lui ai alors demandé si je pouvais donner mon cours dans la chambre des petites. Il a dit ok. Puis, lorsque j'ai commencé mon cours, il est entré dans la chambre. Je lui ai dit: Sors de cette chambre tout de suite! Suite à ça, il m'a dit: Attends que je ramène mes enfants chez elles et je vais te dégager d'ici! J'ai donné mon cours, puis, je lui ai dit: Je ne suis pas un objet. Tu ne peux pas me dégager d'ici comme bon te semble. Puisque tu veux me dégager de là, fais-le comme un homme et assumes même si les filles sont encore là. Suite à ça, il m'a prise par la nuque et m'a poussée vers l'extérieur à plusieurs reprises. Etonnée, je suis rentrée à nouveau pour voir s'il le refrait. Et il l'a refait autant de fois que je suis rentrée. Face à ça, je me suis demandée jusqu'ou il était capable d'aller et j'ai commencé à casser des verres pour essayer de voir s'il était capable de me mettre un coup. Il ne m'a pas mit de coup ce jour là. Plus tard, lors d'une autre dispute violente, il me soupçonnait d'avoir caché son téléphone portable. Ce n'était pas le cas. Je le lui ai dit mais il ne me croyait pas. Il a saisit mon ordinateur portable avec lequel je travaillais et ou j'avais toutes les données nécessaires pour mon travail et il m'a dit, si tu ne me dis pas ou est mon téléphone portable, je vais péter ton ordinateur. Je ne le lui ai pas dit. Et il a cassé mon ordinateur portable. Après ça, il s'est rendu compte que son téléphone portable était sur la table à 1 mètre de lui. Il a continuer à me critiquer et à me rabaisser et je l'ai poussé contre le mur. Ma main était sur son coup mais je jure que je n'ai exercé aucune pression. Je lui ai ordonné de me laisser tranquile. Après le bleu qui faisait le quart de mon avant-bras, ces horribles disputes se faisaient de plus en plus fréquentes même si j'étais enceinte. Elle apparaissaient une a deux fois par semaines et elles étaient trop lourdes à gérer. Chaque fois, on commençait mon déménagement. Chaque fois, je me retrouvais dehors de chez lui. Puis on revenait... C'est à cette époque que les injures ont commencé. "Ta vie de mer** et ton enc***é d'ex...etc. Aller vous faire enc****...etc." Quand je lui ai fait remarqué ses injures, il m'a dit que j'en utilisais aussi. Et c'est vrai. Je l'admets. Dans mon vocabulaire courant, à l'époque, je jurais un peu mais c'était une façon de parler que certains de mes amis et moi avions. Et j'admets aussi que j'en ai utilisé dans nos disputes des vilains mots. Exemple : "Tu fais ch***". "T'es un co****rd!"...etc. Mais j'avais prit la décision d'arrêter ça et j'ai tenu ma parole. Ainsi, depuis que je suis tombée enceinte, il était le seul à les utiliser. Mais son excuse, c'est que j'en avais utilisé aussi. Ma grossesse a été le moment le plus stressant de ma vie. Ces disputes violentes étaient incessantes et depuis que j'étais enceinte, je ne faisais que de pleurer et de le supplier d'arrêter. Je ne me défendais même plus. Je le suppliais. Je me suis mise à genoux tellement de fois. Je l'ai supplié de tout mon être de se calmer et d'arrêter de me critiquer, de m'humiler, de me menacer de me quitter. C'était des heures et des heures de pleurs sans rien boire ni manger. Ca le prenait n'importe ou, n'importe quand, devant n'importe qui et j'avais honte. Il n'étais jamais désolé et lorsque je vivais de tels moments durant ma grossesse, je saignais et je le priais d'arrêter mais il était insensible même si il a voulu cet enfant. Je lui ai demandé pitié, pitié, pitié si souvent mais il criait de toutes ses forces et il m'humiliait en me faisant passer pour un monstre devant tout le monde. Il n'y avait ni la possibilité de manger, ni de boire et ces disputes duraient des heures mais il disait que c'était de ma faute parce que je le provoquait pour qu'il en arrive là et qu'après il fallait que je le laisse partir si je voulais que ça se calme. Mais lorsque je le laissait partir sa haine durait des jours entiers et il bâclait tout, le travail, les enfants, toutes nos obligations. Il me faisait peur. Il me regardait avec tant de haine. J'avais l'impression d'être dégueulasse et qu'il voulait me ruer de coups et extraire la vie de mon corps. Jamais personne ne m'a regardé comme ça. Je pensais que le suppliait aller l'adoucir mais rien ne mettais fin à sa haine. Je lui demandais pourquoi, pourquoi tu fais ça? Dans des élans de non-contrôle, complètement hors de lui, il m'a répondu: Parce que je veux te faire mal! Je veux te faire mal. Je veux te faire mal!!!! Et il était sincère. Je comprends l'auto-défense mais honnêtement, malgré tout ce qu'il m'a fait j'ai jamais encore voulu lui faire mal. Ma mère et très malade. Je suis sa fille unique et elle est très inquiète pour moi. Il sait combien elle et moi nous aimons et combien nous sommes là l'une pour l'autre. Lors de nos disputes, lorsque je ne pouvais plus m'empêcher de pleurer et qu'il voulait m'obliger à arrêter, il saisissait le téléphone à pas d'heures et me disait qu'il allait appeller ma mère pour lui montrer dans quel état déplorable j'étais. Qu'elle allait peut-être réussir à m'aider elle. Mais ma mère avait vécu trop de ces épisodes et je savais combien ça lui faisait mal de me voir comme ça, alors j'essayais d'arrêter. J'essayais de faire ce qu'il voulait et quand je n'y arrivais pas...il inquiétait ma mère dans la nuit. Une fois, nous étions aux Seychelles. J'étais enceinte et parce qu'il ne voyait pas l'utilité que je mentionne son ex, nous sommes rentrés dans une dispute qui a duré 3 jours. J'ai grandit sans mon père et je ne voulais pas cette souffrance là pour mon enfant. Je l'écouter me critiquer, critiquer ma vie, mes proches, me dire qu'il allait me quitter, que mon enfant grandirait sans son père par ma faute et qu'il allait appeller ma mère pour lui dire tout ça. Sur ce, j'ai cru que s'était la fin. Enceinte de 4 mois, je me suis levée du lit et je lui ai mit un coup de poing au visage. Après quoi, j'ai beaucoup pleuré. Je lui ai juré que je ferais tout ce qu'il veut, qu'il méritait plus de respect que moi, que je ne le contredirais plus jamais et qu'il était tellement plus noble que moi parce que lui ne m'avais pas encore mit de coup de poing. J'étais sincère. Mais plus je me rabaissais, plus ces disputes étaient violentes. Je ne sais plus quoi faire. Mon enfant est née dans le chagrin, les cris, les pleurs, l'humiliation, le chaos. Je me suis déchirée très haut à l'intérieur du ventre à partir de l'utérus. Les médecins nous avaient dit de faire attention, qu'il fallait que je prenne soin de moi mais une semaine et demi après l'accouchement, pour un mot une fois de plus, Donatello s'est emporté dans son tourbillon de colère et pendant que notre nouveau né dormait, il me criait dessus sans répit me disant je veux te faire mal, je veux te faire mal. Lorsqu'il se calmait, il me disait parfois qu'il avait un problème et qu'il fallait que je l'aide. Rarement, il m'était arrivé de le calmer en le prenant dans les bras. Et je m'accrochais à cette technique pour faire cesser ça. Mais très souvent, cette technique le mettais hors de lui parce qu'il savait que je cherchais à le sortir de sa colère et il me traitait de manipulatrice. Il dégradait tout. Il critiquait tout! Moi, ma vie, ma famille, notre couple, mes amis...Il était si dégradant. Il me disait et répétait des choses qui me faisaient mal et moi je restait dans mon envie de paix et je m'accrochais à coups, à ses bras, à ses genoux lorsque je me retrouvais à terre pour le supplier d'arrêter. Mais lorsqu'il est hors de lui, il casse tout ce qui lui passe par la main. Il déchire des documents importants...etc. Et bêtement, j'essaie de l'en empêcher en le tirant, en m'accrochant à lui en essayant de le retenir comme je peux. Ca l'a énervé, il m'a renversé par terre, il s'est assis sur mon ventre et je le suppliais de se relever parce que j'avais mal, parce que je venais de me faire recoudre et il a dit, plein de haine, "Non" à différentes reprises. Et même s'il voyait combien ça me faisait mal, j'étais surprise de le voir mettre encore plus de pression sur mon ventre. Il est resté longtemps sur moi. J'avais peur de perdre conscience et de ne plus être là pour mon bébé qui avait déjà subit tant de violence en étant dans mon ventre. J'avais peur d'avoir une nouvelle hémoragie. Comment pouvait-il me haïr autant? Je crois que ce qui l'a arrêté, ce n'était pas de vouloir arrêter de me faire des mals mais plutôt les conséquences potentielles de son actes (la police...etc.) Alors que j'étais à terre et qu'il appuyait sur mon ventre, il y avait le meuble bas de la télé à un centimètre de ma tête et il a mit plusieurs énormes coups de poings dedans jusqu'à se briser la métacarpe. Il m'a dit: "Ca, ça pourrait être ta tête!" Je précise que "Donatello" est un ancien champion du monde d'un sport de combat que je ne voudrais pas citer pour préserver son anonymat. Suite à cet incident, il m'est arrivé d'avoir très mal mais lorsque je suis allée chez le médecin, dieu merci, il ne semblait pas y avoir de complications. Et depuis, on ne parle plus de cet incident mais c'est tout les jours que j'entends parler du coup de poing que je lui avait mit lorsque j'étais enceinte. Depuis que notre enfant est née, il y a eu bien des disputes ravageuses aussi. Même ça ne l'a pas calmée et moi non plus d'ailleurs. Je me rends compte que le moins je me laisse faire, le plus j'arrive à garder la tête hors de l'eau mais ce n'est pas une solution. Sur la trentaine de disputes ravageuses que l'on a eu depuis le début de l'année, lors de l'une d'entre elles, il m'a propulsée plusieurs fois au sol et m'a écraser et déformé le visage avec ses mains à trois reprises. Lors d'une autre dispute, je l'ai giflé une dizaine de fois en pleurant et en le suppliant de sortir de sa haine. Lors d'une autre dispute, il a cassé deux portes de notre nouvelle maison et je l'ai mordu à la jambe. Les voisins ont appellé la police. Lors de notre dernière dispute en date, ses deux filles de 9 et 11 ans nous ont rejoint pour les grandes vacances. Notre bébé sanglottait dans son sommeil et je l'ai retrouvée enroulée dans son draps pour ne pas qu'elle bouge. Très calmement, je me suis raprochée de lui et je lui ai demandé ce qu'il avait à notre bébé. Il n'a pas apprécié cette phrase et il a commencé à crier de toutes ses forces devant les deux grandes filles et leur copine. Les enfants ont commencé à pleurer. Les petites se sont raprochées du bébé qu'elles tenaient fort dans leur bras en pleurant. J'ai vu que la grande frottait la tête du bébé en pleurant et le bébé hurlait aussi. Très bêtement, je lui ai demandé si le bébé s'était fait mal à la tête et le père à répliqué en disant: "Vous voyez comment elle est! Elle vous accuse d'avoir tapé la tête du bébé!" Il a répété ça à 5 reprises en criant et en disant aux enfants qu'il fallait qu'elles le croient. Je lui ai dit qu'il avait un problème psychiatrique devant les enfants et il a continuer à me critiquer et à chercher à m'humilier devant les enfants. Enfin, il a dit aux enfants de faire un bisou au bébé parce qu'elles n'étaient pas prêtent de nous revoir. Enfin, je suis partie me réfugier chez ma mère. Ca va faire trois semaines maintenant que j'ai quitté le foyer. J'ai peur que ça se termine entre lui et moi parce que je ne veux pas que mon enfant subisse ce qu'on subit ses soeurs. Donatello a agit comme ça toute sa vie. Il a beaucoup perdu à cause de son comportement. Même professionnellement et amicalement. Mais il dit qu'il ne regrette pas ces disputes même si elles ont fait souffrir les petites. Il est convaincu que c'est moi qui ait un problème et je ne peux plus rien dire sans qu'il ne m'en laisse l'opportunité, je ne peux pas partager mon opinion si elle est différentes de la sienne. Je dois suivre ses instructions dans notre couple, sans ça, il continueras à nous faire mal même aux enfants. Je n'ai pas le choix. Je veux protéger mon enfant. Je ne sais plus comment faire. Me battre ou me laisser écraser. Je ne vois pas d'issue. Je vous en prie, dites-moi juste comment protéger ces enfants car même s'il n'y a pas eu tant de violence physique que ça, la violence morale dans notre foyer et attroce! J'ai jamais vu autant de haine! Je ne quitterais pas cet homme avant d'avoir la certitude que mon enfant sera en sécurité lorsqu'il aura la garde car j'ai vu ses deux autres filles souffrir. Les plaies dans les caractères de ces petites filles vont être dur à penser et pour rien au monde je ne veux que ça affecte la personnalité de mon bébé. Il ne cessera jamais... Enfin bref, j'en ai fait un livre. Je suis vraiment désolée de vous avoir prit tant de temps et j'espère que je ne vous aurait pas ennuyé avec ma façon d'écrire mais c'est que je voulais exposer un maximum de détails autant de son côté que du mien. Je reste sincèrement ouverte à la possibilité que le problème vienne de moi. J'espère vraiment que vous allez pouvoir me donner un petit coup de pouce parce qu'on a déjà contacté une association par téléphone, les spécialistes ont témoigné de l'une des pertes de contrôle de Donatello et sans rien dire, il m'ont recontacté en me disant de me protéger. Ils ont avertit LAVI qui m'ont contacté. Lorsque Donatello a apprit ça, ils m'a dit que tous ces spécialistes Suisses étaient nuls et qu'ils étaient tous amoureux de moi c'est pour ça qu'ils m'ont donné raison. Que faire?... Milles mercis d'avance et encore désolée pour ma rédaction médiocre. Bien à vous, fille2décembre.

Réponse
31-07-2012

Bonjour,

Peu importe la longueur de votre message, l'important c'est de nous l'avoir envoyé. Bravo pour cette démarche !

Vous nous avez écrit un compte-rendu très clair de votre situation et des graves violences que vous avez vécues durant ces trois dernières années. Au vu des nombreux exemples que vous nous décrivez, nous ne pouvons que vous féliciter d'être partie vous réfugier chez votre mère avec votre bébé. Encore une fois bravo d'avoir pris cette décision importante.

En plus des violences physiques , votre compagnon a exercé envers vous des violences psychologiques extrêmes, sans compter une forme de violence sexuelle. Le fait de vous dénigrer, de vous humilier et de casser des objets vous appartenant, ou de casser des portes pour vous intimider, est un délit  au même titre que la violence physique. Vous êtes en droit de porter plainte contre lui, ceci jusqu'à trois mois après les faits. N'hésitez pas à le faire. Il doit comprendre qu'il a dépassé toutes les limites et ce serait une bonne chose que la justice le rappelle à l'ordre.

Lorsque survient une grossesse, il est fréquent que les choses s'enveniment et que les violences s'aggravent, ce qui semble avoir été le cas pour vous. Nous comprenons votre profond désarroi, votre peur, votre perte de confiance. Ces sentiments sont légitimes.

Vous nous demandez lequel d'entre vous est violent. Sachez qu'il y a violence et violence, et qu'il ne faut pas tout confondre. Lorsque vous l'avez insulté, giflé ou mordu, lorsque vous lui avez donné un coup de poing, c'était une réaction de colère et de perte de contrôle passagère à la suite d'autres violences répétées qui vous avaient poussée à bout et qui, elles, étaient d'une toute autre nature. Vous décrivez d'ailleurs très bien dans votre message la haine que vous avez sentie chez lui, sa volonté de vous détruire, son désir de vous faire mal qu'il exprimait à haute voix. Ce besoin de vous humilier et de vous contrôler. Cette violence-là est lourde de conséquences.

A nos yeux, votre violence à vous est bien plus un résultat qu'une cause du "chaos" que vous nous racontez. Comme vous l'écrivez, "moins vous vous laissiez faire, plus vous réussissiez à garder la tête hors de l'eau". C'était un moyen de survivre. D'ailleurs, vous réussissez à contrôler votre violence, par exemple lorsque vous avez décidé de ne plus recourir aux injures et que vous avez tenu parole. Quand votre compagnon rejette la faute sur vous, il se comporte comme la plupart des hommes violents qui refusent d'assumer leur responsabilité en la matière et persistent à blâmer leur victime, incapables qu'ils sont de se remettre en question pour sortir du cycle de la violence.

Vous nous demandez aussi que faire. Ce que nous vous suggérons est de continuer à vous protéger avec votre bébé en restant chez votre mère, ou en vous réfugiant ailleurs au besoin, par exemple à MalleyPrairie (tél. 021  620 76 76). C'est un centre spécialisé dans les questions de violence de couple et vous y trouveriez un appui très concret. Les consultations y sont gratuites et l'aide offerte se situe tant sur le plan personnel que juridique, pratique, voire financier (selon la LAVI, en tant que victime d'infractions à la loi, vous avez droit à certaines prestations). Quoiqu'en dise votre ex-compagnon, le centre LAVI peut également vous épauler. Une autre démarche que vous pouvez entreprendre est de demander le soutien d'un ou une thérapeute (les frais peuvent être pris en charge par la LAVI) pour vous accompagner durant cette période difficile de votre vie où vous avez de grandes décisions à prendre et où vous allez devoir être forte, pour vous-même et pour votre bébé. Enfin, n'hésitez pas à porter plainte si votre partenaire devait vous menacer, vous harceler ou harceler votre mère, de quelque manière que ce soit (téléphone, SMS, courriels, etc.). Il n'en a pas le droit.

Vous dites ne pas vouloir que votre enfant grandisse comme vous, sans son père, et par ailleurs vous ne voulez pas qu'il souffre comme les deux petites filles que vous avez eu l'occasion de voir de près. Nous comprenons ces craintes que peut vous inspirer l'idée d'une rupture définitive. Mais d'un autre côté, tout enfant souffre de la violence qu'exerce son père contre sa mère.

Que souhaitez-vous pour votre bébé ? La sécurité, dites-vous. C'est en effet essentiel, vous avez tout à fait raison, bravo d'avoir opté pour cette priorité. Vous nous demandez comment le protéger : d'une part en le tenant à l'écart des violences exercées contre vous, et d'autre part, pour éviter qu'en grandissant il n'assiste à des scènes pénibles lors de l'exercice du droit de visite de son père, vous pouvez demander au/à la juge d'instaurer des visites surveillées aussi longtemps qu'il le faudra. A ce sujet, vous pouvez vous renseigner plus en détail auprès du Service de protection de la jeunesse du canton de Vaud (vous pouvez les appeler de façon anonyme si vous le souhaitez. Tél. 021  316 53 53).

Nous espérons avoir répondu à vos questions et restons à votre disposition si vous en avez d'autres. Gardez votre belle détermination à protéger votre petit, faites confiance à vos ressources personnelles comme à votre force intérieure, et n'hésitez pas à utiliser en parallèle toutes les options d'aide qui s'offrent à vous. Vous y avez droit. Nous espérons de tout coeur que vous vivrez bientôt une sérénité retrouvée. Nos voeux vous accompagnent.

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