Bonjour, je vous contacte car je suis dans une situation terrible, ma copine est sa mère sont régulièrement atteinte par des actes de violence de la part du marie! Ils rentrent CHAQUE soir complétement saoul et est donc imprévisible.. (ma copine possèdent des photos pour preuve qu'ils rentrent saoul, et même une vidéo.) Je ne sais pas quoi faire, sa mère ne veut pas d'aide, elle ne veut parler à personne.... C'est invivable chaque w-e elles rentrent chez elle et je sais qu'elle n'est pas en securiter, avant de contacter la police ou quoi que ce soit je voulais avoir un avis sur qu'elle serait la meilleur chose à faire (pour ma copine, étant donner que la mère ne veut pas d'aide. Ma copine est majeur) Merci de votre aide.
Bonjour Julien,
Vous êtes témoin d’une situation difficile et il est tout à fait compréhensible que vous soyez inquiet pour votre copine et sa mère.
Vous parlez d’actes de violence de la part du mari sur sa fille et sa femme. Vous ne précisez, par contre, pas de quels types d’actes de violence il s’agit (violence physique, verbale, psychologique, etc.), nous ferons alors référence dans notre réponse à toutes les formes que la violence peut revêtir et non à une en particulier. Vous mentionnez aussi que le père a une consommation excessive d’alcool et que cela a pour conséquence de rendre imprévisibles ces actes.
La mère de votre amie ne souhaite pas bénéficier d’une aide, même si elle vit une situation insoutenable. Il n’est en effet pas rare que les victimes refusent une aide extérieure. Par peur ou par honte, elles préfèrent rester dans cette situation qu’elles connaissent même si elles en souffrent. Avec le temps, elles finissent par s’isoler totalement de leur famille et cercle d’ami-e-s et espèrent que les choses s’arrangeront d’elles-mêmes. Malheureusement, il est très rare que cela se produise. Dans le cas de la mère de votre amie, il s’agit bien de violence conjugale.
En ce qui concerne votre amie, elle est aussi victime de violence de la part de son père, mais dans son cas, on parle de violence domestique ou familiale. Vous ne précisez pas si votre amie est plus encline que sa mère à se faire aider et à entamer des démarches pour se protéger ou pas. Elle a en sa possession des preuves (photos, film) qui décrivent la situation qu’elle et sa mère subissent au quotidien. Cela nous laisse penser qu’elle serait peut-être plus à même d’accepter une aide extérieure ?
De votre côté, en tant que témoin, vous vous demandez ce qu’il faut faire pour les aider. Vous ne pouvez pas, hélas, agir à la place de votre amie et de sa mère. Mais vous avez toutefois des options :
En cas de crise, vous pouvez appeler la police, qui peut dans le cadre de son intervention, expulser immédiatement le partenaire violent du logement commun (art. 28b du Code civil, alinéa 4).
Votre copine peut également porter plainte. L'agresseur est ensuite convoqué et doit s'expliquer devant le juge. Par ailleurs, la loi prévoit également des mesures de protection pour les victimes qui le désirent. Si votre amie ne souhaite rien entreprendre pour l'instant, nous vous suggérons de respecter sa décision et de laisser mûrir les choses.
En attendant, vous pouvez l’informer des choix qui existent, par exemple en lui parlant de notre site (en particulier la page du plan d'urgence). Vous pouvez également lui remettre des documents relatifs aux victimes de violences, notamment du centre LAVI de votre canton (service officiel d’aide aux victimes d’infraction).
Si vous en avez la force, essayez de rester le plus solidaire possible et de répéter à votre amie qu’elle peut compter sur votre appui en tout temps, que vous la soutenez dans cette situation difficile à vivre et que si elle le souhaite, vous l’accompagnerez dans ses démarches. Il ne faut pas forcer ses choix et lui laisser le temps qu’il faut pour accepter la situation et décider d’y mettre un terme. Sachant que chacun avance à son rythme, il se peut également que sa mère, la voyant entamer des démarches, suive à son tour son exemple et fasse elle aussi le premier pas. Nombreuses sont les femmes qui se sortent d'une relation de violence. Mais le chemin est parfois long et difficile, c’est pourquoi la patience ne peut être que votre alliée.
Nous vous félicitons aussi des démarches que vous entreprenez pour votre amie en sachant pertinement que cela demande beaucoup d’énergie. Vous faites preuve de beaucoup de courage. Bravo !
Bien à vous.
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