J'ai quitté mon mari en septembre 2010 suis à son caractère lunatique, sa violence verbale et son ignorance à mon égard ainsi qu'à l'égard de ma fille (15 ans d'un 1er mariage). Habitant une grande maison, nous l'avons séparée en 2 et ne nous voyions que rarement... Dès novembre 2011, le 1er coup par derrière est arrivé lorsque j'ai voulu protéger ma fille des violences verbales dont elle était victime... puis terrorisée, le 2ème coup (coccyx fissuré) est arrivé en décembre 2010... Je me suis rendue chez mon médecin, qui m'a conseillée d'aller à la LAVI... Depuis la LAVI, j'ai eu peur des conséquences et ai choisi une thérapie conjugale en laissant une chance à mon mari... celui-ci ayant peur des conséquences, m'a suivi régulièrement en thérapie... je pensais qu'il allait changer... mais dès août 2011 son caractère reprenait le dessus et a frappé avec violence ma fille. Depuis je l'ai quitté à nouveau, ai repris mon côté de la maison et j'ai fait les démarches chez mon avocate avec laquelle je n'ai rendez-vous qu'en novembre prochain. Mon inquiétude est la suivante... je me suis mise à mon compte dès le 1er août dernier en tant qu'infirmière indépendante et ne gagne pas encore ma vie comme je le voudrais... Mon mari peut-il me faire pression ou encore plus peur? Peut-il m'obliger de reprendre un job afin de mieux gagner ma vie alors que je suis sûre que dès que je serai connue j'aurai assez de travail? Je lui ai annoncé que je voulais divorcer et que j'avais pris rendez-vous avec une avocate... n'aurais-je pas dû? ... il me semble que depuis son dernier coup, j'ai été anesthésiée jusqu'à présent et que je suis entrain de me réveiller. Je n'ai pas eu le courage d'aller porter plainte à la police en décembre passé et j'ai privilégié une thérapie conjugale qui n'a servi à rien... Je vous remercie pour votre réponse...
Bonjour Louve,
Vous évoquez les violences que vous avez subies, qu’elles soient physiques ou psychologiques mais également celles qu’a subies votre fille mineure. Vous faites en sorte de la protéger. Mais peut-être est-il utile de rappeler, parce que nous savons combien les victimes peuvent être paralysées par la peur, peut-être donc est-il utile de rappeler que les violences sur enfants sont interdites et que votre fille peut recourir à un Centre Lavi qui pourrait lui venir en aide indépendamment de vous. Qu’en pensez-vous ?
Vous avez rendez-vous prochainement chez votre avocate et nous comprenons que vous allez poursuivre les démarches de séparation, de divorce ? Ces moments sont souvent décrits comme des périodes où les actes de violences peuvent récidiver. Ne pensez-vous pas que vous pourriez demander des mesures interdisant à votre partenaire de vous approcher ? Mais nous comprenons aussi que l’organisation des logements ne permet pas nécessairement cette distance…. Ou serait-ce néanmoins possible ?
Pour répondre directement à votre question, à savoir si votre mari peut vous imposer un autre choix de travail. Bien sûr que non, vous pouvez gérer votre vie professionnelle selon vos aspirations, d’autant comme vous le faites bien remarquer, qu’il s’agit manifestement d’un travail qui répond à des besoins. En attendant, le juge statuera sur la répartition des charges selon la demande que vous formulerez avec votre avocate.
Cependant, vous nommer aussi la peur qui vous habite. Et c’est bien cela qui retient notre attention. Vous seule pouvez évaluer le danger auquel vous êtes exposée et nous vous rappelons que vous pouvez demander l’aide de la police en urgence, si votre mari vous menace ou passe à l’acte. De plus, dans cette période de changement où vous vous sentez vulnérable, où vous mettez en question l’utilité des mesures que vous avez prises jusqu'à ce jour, vous pourriez demander le soutien d’un service spécialisé comme par exemple Solidarité Femmes, Pl. du Marché 8 à La Chaux-de-Fonds (des consultations sont possibles à Neuchâtel), tél.032 886 46 36 – solfemmes@ne.ch.
Il faut beaucoup de courage pour casser le processus de la violence qui vous enferme, vous isole et vous paralyse. Ne doutez pas que ce que vous avez fait jusqu’ici contribue à rompre ce cycle mais que cela prend du temps.
Avec nos encouragements pour la poursuite de vos démarches, nous restons à votre disposition.
Bonjour, Nous vous remercions pour votre question. Il va sans dire que les hommes peuvent aussi être victimes de violence...
Bonjour Madame, Une amie proche s’est confiée à vous récemment au sujet des violences sexuelles, psychologique et financières dont elle...
Bonjour Madame, Vous nous écrivez car vous êtes inquiète pour la sécurité de votre petite fille et pour la vôtre....