Voilà, bien qu'ayant demandé à ce que mon mari ne revienne plus à la maison avant son départ officiel au 30 octobre (il ne restait que 3 semaines), personne ne m'a entendue. Il se remet de sa tentative de suicide mais ne perd pas espoir de me voir changer d'avis. Je suis anéantie, je ne sais plus quoi faire. Il a fait opposition à ma demande de protection de l'union conjugale qui devait entrer en vigueur le 30 octobre 2010 et nous devons repasser devant le juge le 10 janvier 2011. Les enfants sont un facteur important dans ma décision. C'est extrêment difficile de leur enlever leur père. Ma peine est énorme. Je ne vois pourtant mon salut que dans cette séparation. Si j'y renonce, je n'oserais plus me regarder en face. C'est pourtant tellement difficile pour moi de faire du mal, même si c'est pour notre bien (celui des enfants et du mien). Je ne sais plus vers qui me tourner pour trouver de l'aide. L'incompréhension est énorme et les avis divergent complètement. C'est vrai, c'est à cause de moi qu'il a tenté de se suicider. C'est vrai, je suis ambivalente, mais qui ne le serait pas avec une personne qui manipule. Pourquoi est-ce si dur de déjouer ce problème. Je continue à vivre l'enfer. Merci
Bonjour Angelise,
Vous voilà désemparée, "anéantie", avec en plus le sentiment que personne ne vous entend. Nous comprenons votre "énorme peine" et sommes en pensée avec vous. Oui, c'est très dur parfois d'assumer ses choix, et par là de devoir être la cause d'une souffrance, même si elle servira à mettre fin à une souffrance bien plus grande qui dure depuis trop longtemps.
Mais attention : ce n'est pas à cause de vous que votre mari a essayé de se suicider, il a beau vouloir vous le faire croire. Chacun de nous est responsable de ses actes. Ce pourrait bien être une nouvelle sorte de manipulation de sa part. Vous n'avez aucune raison de vous sentir coupable ! Ni d'ailleurs par rapport à vos enfants. En vous séparant, vous ne leur enlevez pas du tout leur père (ils garderont bien le contact avec lui par la suite, ce sera juste sous une autre forme) non, vous les sortez simplement d'un climat lourd de tensions et malsain pour eux comme pour vous. Comme vous l'écrivez, ce sera "pour leur bien".
Tenez bon. Vous employez des mots forts, il s'agit de "votre salut" et d' "oser vous regarder en face" à l'avenir. Si vous ne voulez plus vivre dans cet "enfer", et que votre mari ne veut pas quitter les lieux, pourquoi ne pas partir, vous ? La loi vous y autorise. Allez chez des amis, ou dans un hôtel, ou dans une maison d'accueil de Solidarité femmes, peu importe, mettez-vous à l'abri jusqu'à ce que le juge tranche sur l'octroi de la maison. L'important c'est d'emmener vos deux garçons (on pourrait sinon vous reprocher par la suite de les avoir abandonnés). Ils sont à un âge où, bien qu'étant intégrés à l'école du village comme vous nous l'aviez écrit, ils ont une grande facilité d'adaptation et pourraient s'accommoder d'une scolarisation ailleurs durant quelques semaines ou plus.
Qu'avez-vous fait jusqu'ici pour vous-même ? Etes-vous retournée chez le Dr X ? Avez-vous pris contact avec un service spécialisé pour les femmes victimes de différentes formes de violence conjugale ? Nous vous enjoignons vivement à chercher le soutien de personnes professionnelles. Nous pensons que vous avez besoin d'être épaulée durant ce processus de séparation. Car cela prend du temps, comme la chrysalide qui s'ouvre, cela ne se fait pas en un quart d'heure. Elle souffre, craque de partout, semble immobile et muette et pourtant, ça avance. Puis, même quand les ailes sont enfin dépliées, elle reste encore immobile afin de les laisser sécher, de se consolider toute entière, avant de prendre son envol de papillon.
Donnez-vous du temps, protégez-vous, et ne laissez pas passer un seul jour sans vous féliciter de votre courage. Nous sommes de tout coeur avec vous.
Bonjour, La relation que votre conjoint et ses enfants entretiennent avec son ex-femme/leur mère vous préoccupe suffisamment pour vous avoir...
Bonjour Madame, La description que vous faites de l’épisode ne laisse aucun doute, vous avez vécu un viol. Vous avez...
Bonjour Madame, Vous avez eu le courage de nous écrire, c'est un précieux premier pas sur le chemin du changement....