Bonjour, En lisant vos réponses aux messages, plusieurs questions me viennent à l'esprit. ça m'aide toujours énormément de voir que les mécanismes qui sous-tendent une relation de couple prise dans la violence sont toujours les mêmes quelque soit le type de violence exercée. Pour ma part, je vous avais dit que mon compagnon m'ignorait pendant de longues périodes et me menaçait de rompre la relation et ensuite faisait comme si de rien n'était et déclarait qu'il n'avait jamais été si bien avec une autre femme. J'ai beaucoup souffert de sa colère rentrée et mes enfants aussi, qu'il ignorait également pendant les mauvais moments. Il y a également eu 2fois des menaces de suicide, des absences de plusieurs jours sans nouvelles, et au moment où j'ai décidé de partir, des propos insultants et vulgaires. Des comportements classiques d'après ce que je peux lire sur votre site. Je n'arrive malheureusement pas à être persuadée au fond de moi que j'ai été victime de violence.Après plus de deux ans de séparation et une vie très satisfaisante depuis, j'éprouve toujours un grand sentiment de perte. J'en viens à ma question maintenant.Qu'est-ce qui fait que c'est si difficile de perdre une relation aussi peu satisfaisante? Vous proposez régulièrement comme réponse de se demander ce qu'on attend d'une relation. Je pense que je sais maintenant ce que je n'accepterais plus et ce que j'aimerais mais mon esprit est toujours préoccupé par l'échec de cette relation. Il faut dire que nous avons été follement amoureux, que nous y avons cru, que nous avons quitté respectivement nos famille pour pouvoir vivre ensemble.Il me semblait avoir fait beaucoup de choses pour cette relation et il me semblait que mon compagnon aurait dû y tenir aussi. Mais il faut se rendre à l'évidence. Ma question donc est la suivante: -Vous avez répondu à laralara que l'amour et l'attachement fort faisaient partie de ce type de relation. J'aimerais savoir si c'est le fait d'être très attaché qui conduit à une trop grande acceptation, ou si c'est le fait de vivre dans la crainte qui renforce l'attachement. En somme, j'aimerais en savoir un peu plus sur le maintien de l'attachement dans e cycle de la violence. Quels sont les mécanismes en jeu pour qu'il puisse se maintenir ou même se renforcer peut-être. ça m'aiderait beaucoup si vous pouviez me parler de ce que vous avez pu observer à ce sujet dans votre travail .ça m'intéresserait également de lire encore sur le sujet des ouvrages existants. J'ai déjà lu "femmes sous emprise" et un livre très intéressant sur la bouderie. Si vous avez d'autre lectures à me proposer, ce serait volontiers. En vous remerciant chaleureusement par avance pour votre réponse, je vous envoie mes meilleures salutations et également mes meilleurs voeux pour l'année 2010
 Bonjour balade,
A votre question sur l'attachement qui conduit à une trop grande acceptation ou sur la crainte qui renforce l'attachement, nous pouvons répondre que tout d'abord, une relation démarre ente deux personnes qui se plaisent. L'amour que l'on éprouve pour l'autre et celui que l'on reçoit nous empêche de voir une potentielle violence ou la mise en place de l'emprise et notre perte d'identité.
L'attachement que l'on éprouve nous pousse en effet à nous oublier pour l'autre, à ne pas nous écouter. La crainte elle ne nourrit pas notre attachement mais elle renforce le pouvoir de l'emprise de l'autre sur nous.
C'est difficile à croire pour notre ego et notre personnalité que l'on a pu se faire "avoir "ainsi et supporter tout cela sans réagir immédiatement. Vous avez parcouru un long chemin à ce niveau et peut-être que le plus difficile une fois que l'on a bien compris les mécanismes et le cycle de la violence, ainsi que comment fonctionne une relation entre une personne violente et celle qui subit cette violence, peut-être qu'il reste au fond de nous une frustration personnelle. En effet pour notre ego cela va prendre du temps à ne plus nous en vouloir, à nous pardonner de nous être perdue dans une relation perverse et mauvaise.
Enfin le fait de s'être fait abusée et trompée par une personne en qui on croyait et qui était censée nous rendre heureuse n'est poas facile à accepter avec le temps, on s'en veut à soi-même ainsi qu'à la personne qui nous a trompée et violentée. La part d'émotionnelle passe parfois sur le rationnel qui lui nous pousuit longtemps après la fin de la relation avec ses "mais pourquoi?".
Vous avez compris que votre relation ne pouvait pas vous rendre heureuse et avez pris la décision d'y mettre un terme. C'est un pas très important. La suite du chemin est souvent aussi difficile et cela peut prendre du temps avant que les sentiments soient réaccordés avec la raison. Ces deux éléments conjoints font qu'il est si difficile de partir et de passer par-dessus ce vécu traumatique.
Il faut essayer de laisser aller et d'être indulgent avec vous-même, de regarder vers le futur en sachant tout ce que vous avez appris par votre vécu.
L’ouvrage suivant est très intéressant, il y d’autre part une petite bibliographie sur notre site que vous pouvez consulter. Doyle, R., La femme qui se cognait dans les portes, Ed. Robert Laffont / Pavillons poche, 2008.
En espérant avoir répondu à votre question, nous restons bien sûr à votre disposition si besoin est.
Â
Â
Â
Â
Â
Â
Bonjour Madame, Nous sommes désolé-e-s du retard de notre réponse, nous avons reçu beaucoup de questions récemment. Vous vivez une...
Bonjour Madame En lisant votre message, nous avons le sentiment que vous devez agir. Vous l’avez déjà fait en...
Bonjour, Vous avez été témoin des violences conjugales qu’a subi votre frère. Ces agressions, à la fois multiples et répétées,...