je vous remercie de votre réponse. En ce qui concerne ma demande d'aide à l'extérieur, je répondrai que j'ai déjà essayé. La première fois le psychiatre m'a répondu "je ne veux pas vous voir madame, cela ne servira à rien de venir toutes les semaines me raconter votre vie. Partez de chez vous, vos filles sont en danger. Et si vous voulez me revoir ce sera avec votre mari"!!! Je vous assure que c'est la réalité, heureusement que je n'ai pas un tempérament dépressif, car il y avait de quoi se jeter dans la rivière la plus proche. Pour ma fille, j'ai frappé à plusieurs portes et réussi à obtenir des rendez-vous. Nous en avons entendu de toutes sortes. Le premier psy, devant son mutisme, a eu une attitude très choquante "Tu as quel âge ? tu veux retourner à la maternelle", et cette phrase qui me restera toujours en mémoire "ton père il te dira qu'il t'aime quand tu seras à la morgue, sans doute"!!!! Je vous raconte cela car il faudrait des témoignages sur le comportement également très destructeur de certains "thérapeutes". Ensuite ma fille a vu d'autres psychiatres sans succès. J'ai eu également ce sentiment d'être abandonnée car au bout de 2 ou 3 rendez-vous, ils lui disaient "c'est à toi de prendre rendez-vous la prochaine fois..." bien entendu, elle ne le faisait jamais. Je suis donc son seul point d'appui... Mon mari et moi nous avons vu deux fois un psy, alors là, je suis passée pour la "mauvaise". Car à l'extérieur mon conjoint parle et même très bien. Lorsque j'ai dit que je faisais chambre à part, le médecin m'a regardée surpris "mais comment il fait votre mari ?", je lui ai répondu "et moi ? puisqu'il ne m'adresse jamais la parole", je n'ai eu pour toute réponse qu'un soupir accompagné d'un haussement de sourcils ! Par contre mon mari m'a dit ensuite "tu vois que ce n'est pas si grave puisqu'il n'a rien dit". Je m'interroge donc beaucoup sur ces aides, car enfin, quand on a eu la force de surmonter nos réticences et que l'on ne reçoit aucune compréhension, on est encore plus détruite. Les psy , c'est encourageant dans les articles de magazines, ou à la radio... Mais dans le réel, c'est autre chose. Ou alors ai-je le don d'attirer la "violence" ? Je n'ai pas vraiment de question à poser, juste peut-être témoigner de cette difficulté à trouver des réponses et des appuis quand on en a besoin. J'ai des amis, (mon mari aucun), une famille qui m'écoute mais j'ai quand même ce sentiment de solitude face à tout ce gachis, car je n'ai jamais voulu cela. Merci.
Bonjour Sidonie,
Vous nous expliquez les démarches que vous avez déjà entreprises auprès de psychiatres et psychothérapeutes et en effet, vous n’êtes pas restée les bras croisés, ce qui prouve que vous avez beaucoup de ressources et la volonté de trouver des solutions à vos problèmes.
En ce qui concerne la violence conjugale, celle-ci est une problématique très complexe. Les mécanismes, les conséquences pour les femmes victimes ainsi que les enjeux ne sont pas toujours bien connus par les thérapeutes qui ne sont pas spécialisé-e-s dans le domaine. D’après votre courrier, nous croyons comprendre que vous n’avez pas encore contacté www.solidaritéfemmes.fr (0800 05 9595) et nous vous encourageons à la faire. Des spécialistes du domaine de la violence conjugale pourront réfléchir et travailler avec vous sur votre vécu mais aussi chercher avec vous des ouvertures pour la situation familiale dans laquelle vous vous sentez prise au piège.
La problématique de votre fille, par contre, relève de la difficulté de motiver des adolescents ou jeunes adultes à aller consulter. Peut-être votre fille ne s’est-elle jusqu’à présent pas encore sentie assez comprise pour « accrocher » et poursuivre une psychothérapie de sa propre volonté. Parfois, il faut du temps et de la persévérance pour trouver le service ou le / la psychothérapeute qui convient.
Quoiqu’il en soit, il est peut-être temps de penser à vous pour les domaines qui vous concernent. Trouver du soutien pour avancer, pour mieux connaître vos besoins et vos envies et pour explorer les chemins qui vous mèneront vers une manière de vivre plus satisfaisante. Le sentiment de solitude nous accompagne forcément dans nos problèmes existentiels, mais le soutien des proches et des professionnels auxquels nous pouvons faire confiance, atténue la solitude et la rend plus légère.
Nous vous souhaitons tout le meilleur pour la suite. Bien à vous.
Bonjour Manolia, Nous sommes désolé-e-s d'avoir mis du temps à vous répondre. Suite à notre campagne d'affichage, nous avons reçu...
Bonjour Madame, Notre site s’adresse principalement aux femmes violentés puisque malheureusement elles sont les principales victimes de violence conjugales,...
Bonjour Laulo, Votre message fait état d’un PN, et nous pensons que vous parlez de votre ex-compagnon, que vous qualifiez...