31-05-2007
Bonjour Madame,
Notre site s’adresse principalement aux femmes violentés puisque malheureusement elles sont les principales victimes de violence conjugales, mais comme indiqué sur en bas de
page d’accueil, les informations données sont également valables pour les hommes maltraités, même si certains lieux sont réservés aux un-e-s ou aux autres.
C’est le cas de
l’association Face à face à Genève (078 811 911 7) qui propose un soutien individuel et des groupes de thérapie aux femmes ayant des comportements violents notamment envers leur parent ou leur conjoint. Il s’agit d’un lieu spécialisé dans ce domaine auprès de qui vous devriez obtenir des conseils.
Le déni dont fait preuve votre fille face à la violence qu’elle exercer sur son petit-ami est un phénomène connu chez les personnes qui utilisent la violence. Il arrive que la peur de perdre la personne que l’on aime ou une confrontation avec la justice (puisque nos lois interdisent la violence) entraîne une prise de conscience et une volonté de changement.
Puisque votre fille refuse pour l’instant de consulter, vous pourriez profiter qu’ils soient sous votre toit pour prendre ce rôle de tierce personne. Ainsi, vous pourriez leurs exprimer vos ressentis et inquiétudes par rapport à ce que vous voyez, nommer les actes comme de la violence (en faisant référence à notre site et au test), aider votre fille à comprendre d’où vient cette violence (en a-t-elle subi, vu… ?) et évaluer comment le petit-ami de votre fille gère la situation. A vous de voir dans quel ordre et si c’est de manière individuelle ou pas.
Par ailleurs, si la presque totalité des réponses au test sont positives pour le petit-ami de votre fille, peut-être a-t-il également besoin d’un soutien psychologique. Vous ne dites rien des raisons qui font qu’il vit chez vous, mais cela l’empêche peut-être de partir pour se protéger. Il peut s’il le souhaite prendre contact avec le
Centre LAVI de Genève (022.320.01.02) pour en parler.
Nous saluons votre initiative de nous écrire et vous encourageons à continuer vos démarches pour le bien de tous. Nous restons bien entendu à votre écoute en cas de besoin.