En cas d’urgence: Police: 117 | Ambulance: 144

Questions et réponses

J'aimerais une séparation, mais elle refuse, utilisant notre fils comme moyen de pression. Où dois-je me tourner pour trouver de l'aide ?

Question
07 Octobre 2009 - old...

Bonjour, Notre couple connait de grave difficulté, nous avon connu une sépartion de deux ans et il y a dix mois, nous avons réessayé de vivre ensemble. Le problème, mon épouse est toxico-dépendante, (cannabis, cocaïne, alcool). Elle se montre verbalement violente lors de nos fréquentes disputes, moi aussi lui reprochant d'être un parasite. Elle reçoit de l'argent, mais ne participe à aucune dépense du ménage, disant que je gagne plus qu'elle... J'aimerais que nous nous séparions, mais elle refuse, elle prétend que j'ai le devoir de l'entretenir et refuse de quitter mon appartement. Nous avons un fils de 8 ans, durant la séparation j'avais sa garde... et elle l'utilise comme moyen de pression (je vais le détruire si je veux la quitter). Ou dois-je me tourner pour trouver de l'aide. Merci de votre réponse

Réponse
16-10-2009

Bonjour Loki,

Vous nous demandez où trouver de l'aide, et la réponse n'est pas aussi simple qu'il n'y paraît. Votre situation présente en effet plusieurs facettes qui requièrent chacune une approche différenciée, et peut-être vous faudra-t-il heurter à plusieurs portes.

Pour ce qui est de la séparation, du moment que vous êtes déjà passé par là, vous savez certainement quelles démarches entreprendre. Vous avez le droit de demander cette deuxième séparation même si votre femmes n'y consent pas. C'est ensuite le/la juge qui décidera si oui ou non vous aurez à payer une pension alimentaire et, le cas échéant, à combien elle se montera. Il/elle fixera également le droit de garde de votre fils, comme précédemment, et tranchera au sujet de l'appartement (pour autant que vous et votre femme soyez cosignataires du bail). Si ce dernier est à votre nom seul, en principe vous devriez pouvoir rester dans les lieux et ce sera à votre femme de trouver un autre logement.

Si l'aide que vous cherchez se situe au niveau des pressions que votre femme exerce sur vous (au moyen de votre petit garçon), vous pourriez peut-être faire appel à un service de médiation, ou de consultation familiale, ou encore de protection de l'enfance, selon ce qui existe dans votre région. Là, vous pourriez aborder ces questions avec votre femme, en présence d'une personne neutre.

Mais si votre femme n'est pas prête à vous accompagner dans ce type de démarche, et si elle n'est pas suivie par un service ou un thérapeute qui pourrait également vous venir en aide à tous deux, nous vous suggérons de contacter un service spécialisé pour les proches de personnes dépendantes. Dans le canton de Vaud, il y a par exemple la Fondation vaudoise contre l'alcoolisme (021 - 648 78 20) qui offre aux proches une aide psychologique et sociale, des entretiens de conseil et d'accompagnement. Ou Al-Anon (0848 - 848-833) pour les proches uniquement, qui propose non seulement des groupes de parole et d'écoute mais également des consultations. Ou encore l'ISPA à Lausanne (Institut suisse pour la prévention de l'alcoolisme et autres toxicomanies, 021 - 321 29 76) qui vous offrira par téléphone (à défaut de consultations) une écoute et une aide personnalisée.

Par contre, si votre préoccupation principale se situe plutôt au niveau de la violence verbale dont vous dites user tous les deux, vous pourriez vous adresser à MalleyPrairie, centre spécialisé à Lausanne (021 - 620 76 76) pour les victimes de violence, ou encore à Violence et Famille (021 - 644 20 45) qui aide les personnes ayant des comportements violents.

Vivre avec une personne toxico-dépendante demande beaucoup de force et d'énergie. Dans ce genre de situation, avoir le soutien de l'entourage ou de professionnel-le-s n'est jamais de trop. Nous espérons que vous rencontrerez bientôt les interlocuteurs ou interlocutrices le mieux à même de vous apporter l'aide que vous attendez, et nous vous souhaitons de pouvoir résoudre vos difficultés actuelles et aborder un avenir plus serein.

Gardez courage et tenez bon. Nous sommes en pensée avec vous.

 

Autres questions qui pourraient également vous intéresser

Quitter le site (touche esc) Poser une question
Retour au sommet