Je vous remercie pour votre réponse. Mais je ne suis pas mariée et il n'y a pas encore d'enfants en jeu. Je l'aime, mais... C'est donc bien de la violence??? Mais alors que dois-je faire??
Il ne m'a jamais donné qu'un seul coup de pied. Une fois alors que je lui avais demandé de me rejoindre au lit, il m'a répondu:"va chier". Puis ensuite il me lève la main dessus sans me frapper. Juste il m'empoigne et me secoue.Est-ce que je minimise trop?? Dois-je avoir peur que ça aille plus loin?? Il est très jaloux. "Où et avec qui t'étais" sont des questions fréquentes.Et si je ne réponds pas, il devient hors de lui. En revanche, lui a le droit de mener sa vie, et si je lui pose des questions, encore une fois, il devient hors de lui et souvent, après, il pleurt.Je crois que sans lui, je respire. Mais dès que nous sommes ensemble,je sens cette tension insupportable, ces silences qui sont injustifiés, cette indifférence dont il fait preuve envers moi, parfois. J'ai si souvent l'impression d'être une plante décorative à ses côtés, sa chose, son objet.Je suis de nature heureuse, mais quand il ya ces scènes,je vois tout en noir. Il a tendance à boire. En résumé, si je ne lui montre pas qu'il est mon centre du monde, rien ne va plus. En vivant ma situation, j'ai compris que je ne devais pas me replier sur moi-même. Alors je m'ouvre. Je rencontre d'autres personnes. Tous les comportements ambigüs qu'il a eu ont même fait que je ne lui ai pas toujours été fidèle. Car j'avais besoin d'un peu d'amour et d'affection dans ces moments de solitude. Je ne peux même pas lui avouer, car je pense toujours aux conséquences et j'en aurai même peur.
Que dois-je faire?? Tout est encore si confus dans mon esprit. Un mélange de pitié et d'amour, voilà ce que je ressens pour lui. A force, je commence à ne même plus avoir peur de lui et à trouver ça normal.
Bonjour Sylvia,
Oui, vous minimisez trop.
Oui, vous pouvez bien avoir peur que ça n'aille plus loin.
La violence, c'est insidieux, ça empire, et c'est dangereux.
Ecoutez-vous :
Sans lui, vous "respirez". Avec lui, vous sentez "cette tension insupportable". Vous avez l'impression d'être sa chose, et souffrez tellement de son indifférence que vous devez aller ailleurs mendier un peu d'affection.
C'est ça, l'amour ? C'est ça que vous attendez d'un homme ? "Un seul coup de pied" ? Des injures et des hurlements ? Vous dites "l'aimer si fort"... et aussi "avoir découvert un aspect de sa personnalité qui vous rebute". Ce serait si facile si on pouvait dissocier le bon et le mauvais d'une personne ou d'une relation, comme on trierait des prunes...
Qu'aimez-vous chez lui exactement ? Faites une liste. Ensuite demandez-vous quel prix vous êtes prête à payer pour ces aspects positifs, et surtout jusqu'à quand.
Vous avez une bonne capacité d'analyse, vous savez exposer clairement les choses, ce sont de vraies compétences. Nous sommes persuadé-e-s que vous trouverez bientôt les réponses aux questions que vous vous posez actuellement sur votre vie. Elles sont essentielles, prenez donc tout votre temps, en laissant mûrir votre réflexion.
Pour l'instant, tout est "encore confus" dans votre esprit, ce sont là vos mots. En parler de vive voix avec quelqu'un, en discuter, vous aiderait sûrement à y voir plus clair. Pourquoi ne pas téléphoner à des spécialistes, comme par exemple à Solidarité femmes à Genève ? (tél. 022 / 797 10 10).
Elles connaissent bien la problématique de la violence. Avez-vous déjà envisagé de faire appel à elles ?
En lisant votre "Que dois-je faire ?", nous avons envie de vous répondre : téléphonez-leur !
De tout coeur avec vous.
Bonjour Fleur, Nous comprenons tout à fait que vous vous sentiez fanée et parfois désespérée mais nous voulont tout d'abord...
Bonjour Monsieur, Vous nous décrivez avoir eu des comportements violents à l’encontre de votre femme et votre fille et des...
Bonjour madame, Nous tenons d’abord à nous excuser de vous répondre tardivement. Votre ami vous insulte et vous...