Je suis enceinte de mon deuxième enfant (36 semaines), il y a 3 semaines, j'ai été hospitalisée pour cause de travail prématuré. J'ai passé 1 semaine sous perfusion à l'hopital. Mon mariage s'est install,é peu à peu dans la peur de mon côté et dans la violence verbale, paroles méchantes, propos blessants du coté de mon mari et ce mêm pour des raisons futiles. J'avais peur de lui, peur de ses réactions, je vivais avec une boule au ventre en sa présence. C'est un homme qui travaille beaucoup, qui est stressé, mais il toujours été un bon père pour notre premier enfant. Il y a 2 jours, à cause d'un geste de ma fille de 3 ans, il s'est enervé,lui a donné un claque qui m'a semblée très violente,et j'ai voulu alors la protéger en m'avançant vers lui, alors il a armé son bras et m'a giflée. J'ai cru que je vivais un cauchemard. Ma fille et moi nous pleurions. Et lui tranquillement voulait lire son journal. Il a fini par partir 20 min plus tard, ntout en disant à ma fille de 3 ans que c'était sa faute, qu'elle avait déclenché tout ça. Je lui fait comprendre qu'il n'avait pas à dire ça que c'était lui l'adulte. Si au moins, il avait montré un quelconque remord. Après son départ, j'ai appelé des amis, qui m'ont conseillée de signaler les faits à la police. Ce que j'ai fait, la police a fait le déplacement et lea agents m'ont emmenée dans une pemanence médicale pour vérifier que le bébé allait bien. Entre temps il m'a envoyé plusieurs sms me demandant pardon. Je suis allée passer la nuit chez mon frère avec ma fille. Le lendemain, il m'a proposé réparation, il a demandé pardon il avait perdu de son arrogance, et on s'est donné une autre chance, on va s'aider d'un conseiller conjugal. Mais voilà, je me sens coupable d'avoir prévenu la police, car même si je n'ai pas porté plainte, mais il sera quand même poursuivi pénalement et convoqué devant le juge. C'est la première fois qu'il en arrive à une telle extremité, c'est un bon type et là il risque la prison. J
Bonjour Didicha,
Nous comprenons bien vos sentiments mélangés, entre le souhait clair et net qu'un tel épisode ne se reproduise pas et la culpabilité d'avoir fait appel aux forces de l'ordre. Il est difficile de porter plainte soi-même contre son partenaire, et parfois difficile aussi d'accepter qu'il y ait plainte d'office à travers l'intervention de la police, lorsqu'il y a délit. Maintenant vous vous sentez mal, dépassée par la tournure des événements. C'est compréhensible.
Pour répondre à votre question, votre mari n'ira pas en prison. Selon le principe d'opportunité, à Genève, s'il s'agit effectivement d'un épisode unique, qu'il n'y a pas d'antécédents, le parquet classera l'affaire, sauf en cas de récidive. Votre mari recevra une lettre lui signifiant qu'il n'a pas le droit de vous gifler et qu'en le faisant il encourt des sanctions. Cela en restera là, très probablement. Au pire, il pourrait être condamné à des jours amende avec sursis, mais en aucun cas à une peine d'emprisonnement.
Ce qui nous inquiète en revanche, c'est ce que vous nous dites au sujet de votre mariage qui "s'est installé dans la peur" de votre côté et dans la violence verbale de votre mari. La violence conjugale s'installe parfois de manière insidieuse, sans qu'on s'en rende compte au début. Ecoutez les signaux que vous donnent votre coeur et votre corps, par exemple la "boule au ventre en sa présence". Votre tête aussi a une bonne perception des choses ! Lorsque vous lui avez fait remarquer qu'il n'avait pas à rendre votre petite fille de 3 ans responsable des deux gifles, que c'était lui l'adulte, vous aviez parfaitement raison. C'est lui seul qui porte la responsabilité de son comportement, il doit l'assumer, et personne d'autre que lui. En ce sens-là, vous avez bien agi en appelant la police, car cela permettra de le remettre face à ses actes et de poser des limites.
Vous nous dites que c'est la première fois qu'il porte la main sur vous. La violence physique fait souvent son apparition au moment d'une grossesse. Nous vous encourageons vivement à consulter ce conseiller conjugal ensemble, comme prévu, et à aborder ce thème. Votre mari aura peut-être besoin également de consulter un ou une thérapeute pour entamer un travail sur lui-même.
Il vous a demandé pardon, et vous avez accepté de lui donner une autre chance. Soyez vigilante ! Si vous ne l'avez déjà fait, nous vous suggérons de consulter les pages de notre site dédiées au piège de la violence et à ses diverses formes, ainsi qu'à ses effets.
Nos voeux vous accompagnent, vous et votre bébé à naître. Que tout se passe bien, et que l'avenir apporte à votre famille un nouvel équilibre et une belle harmonie.
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