Bonjour, Je suis un homme de 31 ans et je pense être victime de violence de la part de ma femme : insultes (c'est très fort : conn..d, encu..., va te faire..., enf..., fermes ta grosse gueule de mer..., ...) humiliation personnelle (tu ne valais rien, ne vaut rien ne vaudra jamais rien, tu n'es qu'une mer..., malade, un mec qui prend des médicaments n'a pas son mot à dire (je suis sous zoloft 50mg), immature, tout ce que tu dis est inutile...) Insulte mes proches (mes parents et mes frères : famille de mer..., puta... de famille,...). Pour elle j'ai 100% tort sur tout... La discution est clairement impossible : elle parle pendant 1 heure sans intéruption, je parle 15 sec (je n'éxagère pas...) et ça se finit par : vas te faire f... et j'en passe. Tout ça parceque je nuance ou n'est pas d'accord avec ses arguments. Je suis conscient de ma part de responsabilité dans nos problèmes (d'où suivi chez psy depuis 2007), et je le lui fais savoir : "je suis conscient que... tout ce que j'ai pu faire n'est pas juste à ton égard... ..." J'ai changé sur pas mal de points (bye bye l'avarice, l'égoïsme, la peur de l'avenir...) : ça n'a pas l'air de suffir... J'avoue également l'avoir déjà insulté trois ou quatre fois : du fait de ne pouvoir en placer une, j'étais à bout... et je le regrette. Mais elle ne regrette nullement ses insultes car de toute façon justifiées à ses yeux. Résultat : dialogue rompu, je n'ai plus envie d'aller vers elle (dégouté : et quand je lui fais part de mon dégoût elle rajoute une couche : tu crois que ce que tu me fais subir ne mérite pas ce que je te dis (comme insultes)), je ne veux plus lui parler : ça ne sert à rien, je connais le résultat d'avance. En gros, je suis effacé dans mon couple. J'ai peur de ma femme, de ses réactions (sur tout sujet...) Nous avons une fille de 14 mois... Aidez moi.
Bonjour Fagon,
Tout d'abord, nous vous prions de nous excuser pour le retard dans notre réponse, nous ne voulions pas vous faire attendre.
Les faits que vous décrivez (les insultes, les propos dénigrants) peuvent effectivement être qualifiés de violence psychologique. Vos réactions de peur et de retrait sont tout à fait compréhensibles dans ce contexte et nous imagions bien à quel point cela doit être difficile à vivre. Vous avez raison de chercher de l'aide car cette situation est inacceptable, pour vous comme pour votre fille. Elle est encore petite, mais elle ressent certainement le climat de tension qui règne à la maison et il est important qu'elle en soit protégée.
En nous écrivant, vous avez déjà fait un pas important pour sortir de cette violence et nous vous en félicitons. Par contre, vous ne nous dites pas ce que vous envisagez pour le futur. Avez-vous pensé à une séparation ? Ou alors, souhaitez-vous poursuivre cette relation ? Si c'est le cas, nous vous conseillons vivement de prendre contact avec des professionnel-le-s de votre région, qui pourront vous proposer un accompagnement individuel ou des entretiens de couple centrés sur la violence. En effet, l'aide d'un tiers nous semble indispensable, étant donné que le dialogue n'est plus possible entre votre femme et vous.
Notre site étant suisse, nous ne connaissons pas très bien le réseau français et ne pouvons donc pas vous transmettre d'adresse précise. Vous pourriez obtenir de telles adresses en vous renseignant auprès de votre mairie, de votre médecin, ou encore en téléphonant à "Violences conjugales info" au 39 19. Vous pouvez les appeler du lundi au samedi, de 8h à 22h. Il existe également une ligne téléphonique mise en place par l'INAVEM, qui répond 7 jours sur 7, au 08 842 846 37.
Enfin, avez-vous déjà évoqué ces violences dans le cadre de votre psychothérapie ? Nous pensons que votre psychothérapeute pourrait aussi vous soutenir dans cette période difficile.
Nous espérons que ces quelques pistes vous aideront. Nous restons à votre écoute en cas de besoin et vous souhaitons tout le meilleur pour la suite.
Bonjour Madame, Il nous est difficile de nous faire une idée exacte de votre situation et nous ne savons pas...
Bonjour Metou, Effectivement, c'est difficile d'admettre que la personne qu'on aime - ou qu'on a aimée - vous a détruit;...
Bonjour Monsieur, En nous écrivant vous avez fait preuve de courage. De plus, vous avez franchi un pas important parce...