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Questions et réponses

Ma fille a été victime de la violence de son ex-partenaire. Comment puis-je l'aider?

Question
24 Février 2009 - old...

Bonjour, > > Je souhaite savoir qu’est ce que l’on peut faire si des révélations de > violence sont divulguées après une rupture. > > En bref, ma fille de 22 ans à vécu une relation avec un homme de 2 ans > son aînée pendant 2ans et demi. Plusieurs fois quand elle venait à la > maison > > Elle avait des marques de coups, œil au beurre noir, marque sur le > corps et même une fois les côtes fissurées, des radios ont été faite par un médecin. > > Toute sa famille lui posait la question du pourquoi du comment et du > fait qu’elle travaille dans une institution pour personnes > handicapées, l’excuse était les résidants de l’institution. > > Ma fille est très sociable et ne présentait pas de symptôme de > détresse ou de tristesse et du fait que nous avons une bonne relation, > et je croyais de dialogue. Même en l’ayant questionnée encore et > encore elle n’a jamais laissé transparaître quoi que se soit. > > Moi on fond de moi, je le savais car son compagnon lui présente tous > les symptômes d’un violent, je ne veux pas m’étaler sur lui. > > Ouf, voilà 2 semaines elle la quitté, ns lui avons trouvé un studio ou > elle vient d’emménager et avec se changement, elle commence à parler > et nous venons d’apprendre qu’en effet toutes ces marques étaient bien > les effets de colères de son ex. > > J’en suis complètement bouleversée et je me sens responsable de > n’avoir pas agis avant, mais aujourd’hui je voudrais savoir qu’est ce > que l’on peut faire pour le punir. > > Une Maman désespérée de la méchanceté de l’être humain. > > En vous remerciant de m’apporter des réponses à mon désespoir.

Réponse
27-02-2009

 

Bonjour Nanettes,

Nous comprenons à quel point vous êtes touchée par la confirmation de vos soupçons, à savoir que votre fille a été victime de la violence de son compagnon. Vous vous en doutiez mais votre fille a réussi longtemps à brouiller la réalité. Vous vous sentez aujourd'hui coupable de ne pas avoir agi avant et vous aimeriez maintenant faire payer à cet homme toute la violence qu'il a fait subir à votre fille. Au moment de votre message, votre fille a déjà franchi un pas important en le quittant. Il est toujours difficile de sortir d'une situation de violence, beaucoup de sentiments se mélangent comme la honte et la culpabilité, la victime est souvent plongée dans l'isolement et l'ambivalence de ses sentiments à l'égard de son partenaire. Il nous paraît essentiel que votre fille puisse continuer à compter sur ses proches et sa famille, elle est en ce moment vulnérable car son ex-partenaire cherchera peut-être à la récupérer, ce qui pourrait la replonger dans une certaine hésitation. Comme nous vous l'avons dit, sortir de la violence est un parcours qui peut s'avérer long et difficile, chaque personne a besoin de son propre temps pour y parvenir.

Vous souhaitez agir contre l'agresseur de votre fille, contre sa violence à son égard que rien ne peut justifier. Si votre fille le souhaite, elle peut déposer une plainte pénale contre son ex mais elle est la seule à pouvoir le faire. La violence conjugale se poursuit d'office car elle est considérée comme grave par la justice. Nous pensons que si votre fille souhaite dénoncer la violence de son ex-partenaire, il serait plus opportun que vous soyez à ses côtés plutôt que d'agir pour elle. De votre côté, vous ne pouvez pas déposer de plainte mais vous pourriez faire une dénonciation à l'autorité pénale au sujet de cette situation. Votre fille ne serait alors pas plaignante mais considérée comme témoin dans une telle démarche. Pour aller de l'avant et être aidée à mener cette réflexion, nous pensons qu'il serait très utile que votre fille consulte le Centre LAVI de votre canton. Les consultations y sont gratuites et la confidentialité y est garantie, elle pourra y obtenir des informations et des conseils sur sa situation. Ceci serait aussi l'occasion d'obtenir une écoute et un soutien et l'orienter, au besoin, vers des professionnel-les de la santé spécialisé-es dans le soutien psychologique aux victimes. Nous vous encourageons à lui transmettre ces coordonnées et, pourquoi pas, lui transmettre notre réponse.

Nous vous souhaitons bonne chance pour la suite et espérons que votre fille continuera au mieux son chemin.

Nous restons à disposition si vous souhaitez nous écrire à nouveau ou si votre fille souhaite nous contacter.

Bien à vous.

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