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Questions et réponses

La violence de mon mari a beaucoup diminué, mais je ressens encore son emprise sur moi. Est-ce toujours de la violence psychologique ?

Question
02 Février 2009 - old...

Bonjour à vous, équipe de bon conseil et d'analyse objective... Voici un an, je me tournais vers vous pour faire tomber un tabou, j'étais victime de violence psychologique, et je prenais conscience du bilan de cette violence. J'ai affronté mon mari en parlant de SA violence, je lui ai interdit de s'ccuper davantage de mes deux filles, issues d'un premier mariage mais sur lesquelles il avait la main mise depuis 10 ans, j'ai consulté un psy (que je consulte toujours), et je me suis remontée psychologiquement aussi vite que possible pour mes enfants. Pendant 6 mois, mon mari m'a fait vivre l'enfer après l'avoir affronté : cris et reproches quotidiens, insatifactions sexuelles et menaces d,aller "voir ailleurs", il est devenu maitre en chantage, il a perdu pied, il perdait tout simplement sa domination sur sa proie. Ces mois m'ont épuisée car il ne me fallait pas perdre l'ascendant gagné en refusant toute domination, en paraissant forte et sans faille. C'était une lutte de force permanente, ça l'est toujours. Il n'a pas consulté sérieusement, et a cessé à 80 % ses cris. Mais une dernière incartade de sa part a coupé le lien d,amour qui m'unissait à lui, et j'ai clairement affiché maintenant ma volonté de me séparer. Nous sommes liés par l'entreprise que nous partageons à 50/50, que je ne peux abandonner sans risquer d'être qualifiée d'irresponsable et perdre la garde de notre petit garçon, alors je reste liée à lui tant que l'entreprise n'est pas vendue. Il demeure incapable de se remettre profondement en cause et m,attribue la responsabilité de toutes les fautes. Il me dénigre et se montre agacé avec moi, il continue les mêmes actes de violence psychologique, mais très atténués. Il est très négatif, agressif dans ses mots, cassant, mais cela n'a plus rien à voir avec la violence qu'il avait avant. Par ailleurs, mon travail avec mon psy m'a aidée à reprendre confiance en moi et à choisir ma stratégie à chaque dispute, et je choisis d'acheter ma paix en ne relevant pas ses paroles blessantes, même si je vais pleurer dans la chambre pour passer le stress que je vis.Je ne l'affronte que si il dépasse les limites, et que le combat en vaut la peine. Je suis décidée à partir dès que possible, il le sait, et il se sent verrouillé de toute envie de crier car il ne domine plus vraiment. Je me sens cependant encore destasbilisée par lui, craintive, soumise, et il me faut déployer une énergie qui me parait folle pour ne pas laisser faire ces émotions et ne pas le laisser me remettre la main dessus. J'ai parfois l'impresion que la violence est un fantome du passé que j'entretiens, et pourtant, il me semble qu'il est toujours dominateur et violent psychologiquement, mais de façon plus subtile, de façon à ce qu'aucune attitude violente physique ne perce dans ses actes. Mon psy pense qu'il me tient toujours , par d,autres biais, et qu'il attaque maintenant par le biais financier (il remet en cause le compte en commun car il ne veut pas "servir à nourrir mes deux filles", alors que nous tirons bénéfice de la même entreprise dont nous sommes tous deux propriétaires et dans laquelle nous travaillons tous les deux...), comme le biais de la responsabilité de toutes les fautes. Il a dernièrement planté à mes filles que je voulais divorcer, que c'était MA décision, comme s'il n'avait aucune responsabilité. Il a des attitudes d'autoritarisme (me refuse des explications sur l'entrerise, impose ses règles changeantes dans notre vie et vit très mal que je les refuse, me fait plier à sa volonté par menaces morales ou guerilla psychologique ou par dénigrement), il se dit victime dès que je lui fais une remarque, un reproche,donc je n'ose plus rien dire car j'ai droit au sermon "je suis encore le vilain C.., tu es encore la victime, c'est moi le méchant, celui qui est violent...", ou bien "tu demandes des explications, tu lèves un oeil, tu aurais dû comprendre lorsque je t,ai dit la dernière fois..." mais finalement n'accepte rien de moi, que ce qui l'arrange , lorsque je me montre gentille... Je passe la doche écossaise,il est adorable, veut rebatir avec moi,et 3 jours après est monstrueux, méchant , susceptible avec des conséquences disproportionnées, prêt à la séparation, et je subis ces hauts et ses bas, incapable d,agir concrètement, il le sait, empêtrée dans cette entreprise qui est aussi notre maison commune et de laquelle je ne peux pas partir. Il me dit que je fais ma crise de la quarantaine, qu,il a des tords, mais que je suis excessive. Est ce encore de la violence psychologique ???

Réponse
06-02-2009

Bonjour Madame,

Tout d'abord, bravo pour le chemin parcouru, pour votre ténacité et pour les résultats déjà obtenus.

A votre question, nous répondons que oui, vouloir imposer sa loi, ses sautes d'humeur, rendre systématiquement l'autre responsable de tout ce qui ne va pas, est bien une forme de violence psychologique.

L'an dernier vous vous demandiez si vous alliez être "honnête au risque du heurt ou soumise au risque de la rupture". Actuellement, vous nous dites "ne l'affronter que si le combat en vaut la peine".  Et demain ?
Votre analyse est très claire : le coût à payer pour rester serait en effet de devoir déployer une énergie considérable dans une lutte permanente. Maintenant que vous êtes décidée à partir et qu'il le sait, comment affronter les derniers obstacles ? Sur quels alliés compter ?

Pourquoi perdriez-vous la garde de votre fils si vous quittiez la maison avec les trois enfants ? Cela pourrait être salutaire, même provisoirement, pour mettre un peu d'espace et fuir les douches écossaises...
Par ailleurs, à quand la vente de l'entreprise est-elle fixée (si elle l'est déjà) ? Avez-vous pris contact avec un/une avocate pour demander conseil au sujet de ce partage, de la maison, etc ? Peut-être feriez-vous bien d'avoir ce soutien sur le plan juridique et financier.

Continuez sur votre lancée ! Nous vous souhaitons beaucoup de force, et plein succès.

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