14-02-2008
Bonjour,
Vous sentant très concernée par les articles de notre site, vous avez décidé de nous écrire. Vous avez bien fait de réagir car personne n’est tenu de supporter d’être maltraité-e et Il n’est pas bon de rester isolée avec ses peurs et sa souffrance.
Votre ami est responsable de son comportement, quelles que soient les violences qu’il vous inflige. Nous vous encourageons à vous protéger de cette violence et de consulter le plan d’urgence en cliquant
ici afin de pouvoir vous mettre en sécurité en cas de nécessité.
Si les conditions le permettent vous pourriez profiter d’un moment de calme pour lui dire ce que vous n’acceptez pas. Si le dialogue est difficile en tête à tête, lui parler en présence de quelqu’un pourrait vous aider à lui dire ce que vous avez sur le cœur. Ceci implique que votre ami accepte d’entamer le dialogue car vous n’avez pas le moyen de l’y obliger. L’association
violence et famille propose des consultations aux auteurs de violence qui désirent faire un travail personnel ; pour cela il devrait faire une démarche volontaire. Parfois une séparation est nécessaire pour montrer clairement à l’autre qu’on n’accepte pas son comportement. Ceci vous permettrait aussi de prendre du recul pour réfléchir de quoi vous avez besoin. Vingt ans, c’est l’âge de l’entrée dans la vie active ou la poursuite de la formation, étape importante de l’existence. Votre relation de couple, telle qu’elle est actuellement, est-elle conciliable avec vos projets d’avenir.
Pour vous-même, nous vous conseillons de contacter le
Centre Malley Prairie qui offre informations, soutien et hébergement en cas d’urgence aux femmes victimes de violence conjugale.
Votre message nous a beaucoup touché-e-s , après ce premier pas, nous vous encourageons à poursuivre votre démarche. N’hésitez pas à demander de l’aide auprès des professionnels.
Nous sommes à votre disposition si vous désirez poursuivre cet échange et vous souhaitons courage pour la suite.