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Suis-je vraiment victime de violence psychologique?

Question
17 Juillet 2007 - old...

Suis-je vraiment victime de violence psychologique? Bonjour, Mon copain me dit qu'il m'aime mais que j'ai des problèmes d'alcool à régler... (ce qui est vrai). Nous avons eu une grosse chicane, suite à un état d'ébriété de ma part. Suite à cela, il a décidé de prendre une pause de trois semaines...cela fait maintenant six semaines qu'on ne s'est pas vus. Il dit qu'il veut rester avec moi, qu'il m'aime mais seulement si je règle mon problème et que je ne consomme plus jamais une goutte d'alcool. Il m'a également demandé d'aller dire ouvertement à tout le voisinage que j'avais un problème de consommation. Je lui dis que je veux m'aider et que je suis prête à faire des gros efforts mais depuis, il ne m'offre aucun soutien, ne veut pas me voir, me dénigre et me rabaisse à cause de ce problème. Il me dit également que je suis folle et que je suis un danger public. Il refuse de me soutenir et de m'accompagner. Il veut que je cesse de boire totalement et me demande constamment si j'ai bu, si je suis sortie avec des amis etc... Quand je lui téléphone, il m'ignore ou il ne me répond pas, ou il me raccroche au nez aussitôt que j'essaie d'avoir un dialogue au sujet de notre relation. Ou il me dit qu'il est avec une autre femme... Mais bien avant cette chicane à ce sujet, voici le portrait de la relation : nous ne vivons pas ensemble. Il a un jeune fils d'une autre femme qu'il voit du jeudi au dimanche, à toutes les semaines. Au cours des neuf derniers mois, son fils a dormi systématiquement dans notre lit, entre nous deux, malgré le fait que j'aie demandé à mon copain de rectifier le tir pour que nous puissions avoir de l'intimité. Le problème c'est que je voie uniquement mon copain la fin de semaine, donc toujours en même temps que son fils. La semaine, il disait qu'il n'avait pas de temps pour me voir, ne voulait pas faire des activités avec moi. Il rejette sur ma consommation d'alcool tout le blâme du fait que notre relation ne fonctionne pas. Au cours de la dernière année, nous n'avons eu aucun loisir de couple à l'extérieur des loisirs avec son fils. Il rejetait toutes mes invitations lorsque je l'invitait. Il critiquait constamment ma façon de faire des choses et me criait des bêtises quand je faisais une gaffe. Il se moquait souvent de moi en m'imitant, même devant mes amis et il dénigrait mon travail ou mes loisirs devant les gens, même devant son fils. Il dit que je ne pourrais même pas avoir un enfant, n'étant pas capable de m'occuper de moi-même ou de mon chat... De plus, il est souvent très vague en ce qui concerne son passé. Il passe également des commentaires désobligeants sur les autres femmes devant moi du genre : "je la sauterais bien, elle..." Ou à se retourner à outrance sur le passage des autres femmes. Il me dit souvent qu'il me trouve belle mais en même temps il critique mon nez, mes joues, mes seins... Il me dit que mes amis ne sont pas fiables, que je devrais les rayer de mon cercle, alors qu'il ne les connaît même pas. Il n'écoute pas mes opinions, quand ça ne fait pas son affaire. Tout se faisait selon son emploi du temps et ses désirs. Il a souvent fait des promesses qu'il n'a pas tenues. J'ai, une fois exprimé, un mécontentement de façon très calme et il m'a bousculée sur le mur en claquant la porte et en m'insultant. Lorsque je tentais de communiquer avec lui ou que j'étais triste, il me disait que j'étais une pleurnicharde et qu'il ne comprenait pas comment mes ex ont fait pour me "supporter" si longtemps. Il m'a demandé des services douteux, que je devais faire par amour pour lui qui ont failli compromettre mon travail et ne s'en est jamais excusé. De plus, il avait parfois des comportements sexuels agressifs et me traitait avec dégoût quand j'avais mes règles. Quand je lui disais de cesser de me rabaisser : il me disait que je ne comprends pas son sens de l'humour, que je n'accepte pas la critique ou que je suis jalouse. J'ai peur de le contrarier de peur de subir des railleries ou du sarcasme. J'ai même peur d'aller avec lui chez des amis, je ne parle pas devant eux, de peur qu'il se moque de moi devant tout le monde, alors que je suis habituellement quelqu'un de sociable. Je me sens absolument nulle parce que j'ai un problème d'alcool et j'ai l'impression que tout est de ma faute et que j'ai tout foutu en l'air... Je ne sais plus où j'en suis : je suis encore amoureuse de lui mais en même temps, j'ai une haine envers lui parce que j'ai l'impression qu'il a abusé de moi en me demandant toutes sortes de choses pour son bien-être mais à mon détriment. Je ne sens aucun soutien de sa part et il me traite avec dédain et mépris, comme si j'étais un déchet à cause de mon problème. Est-ce que c’est moi qui est cinglée? Est-ce que c'est moi qui m'imagine des choses... Mes amis disent que oui mais est-ce justement parce que ce sont mes amis et qu'ils ne sont pas objectifs? Je suis malheureuse depuis 10 mois avec cet homme mais j'ai l'impression que je suis dépendante affective et que je suis la plus moche au monde. Je n'ai plus le goût de rien d'autre que de dormir et au lieu de régler ma consommation d'alccol, ça l'augmente. Merci de bien vouloir m'aider.

Réponse
18-07-2007

Bonjour Evita,

Vos amis ont raisons. Les dénigrements, les insultes, le fait de vous bousculer, d’avoir des comportements sexuels agressifs, de chercher à vous isoler de vos amis, fait que la relation que vous décrivez avoir avec votre copain revêt effectivement de la violence psychologique et même plus.

Par ailleurs, la place de son fils n’est pas dans votre lit. Vous avez eu raison de protester, non seulement pour votre intimité de couple, mais également pour celle de son fils.

Votre relation vous conduit aujourd’hui, alors que vous n’êtes avec lui que depuis 10 mois, à éviter de le contrarier par peur de ses réactions, à commencez à douter de vous, de votre capacité, de votre physique et fait que vous n’avez plus goût à rien d’autre que dormir. Autant de signe qui confirme votre impression d’avoir été abusée par lui. Il peut être important de parler de ce sentiment avec des professionnel-le-s afin d’en comprendre les mécanismes et de retrouver la confiance en vous.

La dépendance affective dont vous parlez pourrait être liée à votre problème d’alcool, avec peut-être l’espoir secret de remplacer une dépendance par une autre, considérée comme moins toxique, même si elle peut se révéler tout aussi néfaste pour votre santé.

Vous espériez obtenir le soutien de votre copain pour régler vos problèmes d’alcool, mais il semble que l’inverse ce soit produit. Renoncer à l’alcool est une démarche difficile, qui devrait être entreprise dans un but personnel (et non pour retenir un être aimé) et pour laquelle il est préférable d’obtenir de l’aide de la part de professionnel-le-s qualifié-e dans les questions de dépendance.

Ne sachant dans quel pays vous résidez, nous ne pouvons vous transmettre d’adresses. Mais vous les trouverez auprès de votre médecin traitant ou par le biais d'internet, notamment dans la base de donnée du réseau européen wave : www.wave-network.org.

Nous vous souhaitons tout le courage nécessaire pour faire ces démarches et restons à votre écoute.

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