Bonjour, Me revoici sur votre site. Je vous avais écrit au début du mois de mars en pensant que ce serait l'unique fois mais non. Mon fiancé m'a retapée hier soir. Je suis à bout. Je n'en peux plus. J'aimerai crier, parler, tout dire ce que je vis mais je n'y arrive pas. Quand je suis avec le frère de mon fiancé, personne avec qui je m'entends très bien, que je connaissais avant mon fiancé, qui se soucie un peu de ma santé (comme je vous l'avais écrit j'ai une maladie neurologique), j'aimerai tout lui dire. Et lui demander d'aider son frère. Mais rien ne sort! Hier soir, mon fiancé a commencé à être en colère parce que j'ai modifié un peu notre programme de fin d'après-midi. Simplement pour quelques minutes! 25'000 scénarios lui sont passés par la tête durant ces quelques minutes où je n'étais pas au lieu de notre rendez-vous (pourtant dans notre village, et j'étais à 5 minutes du lieu de rendez-vous!!!). Il m'a téléphoné et je lui ai dit que vu que j'étais venue à la poste pour y déposer quelque chose dans la boîte postale je voulais profiter de demander quelque chose au guichet. Il s'est énérvé et m'a raccroché au nez. J'ai tout laissé tombé et je l'ai rejoint au village pour faire les commissions, ce qui était programmé. Inutile de dire que ce fut un enfer. Il m'a maillé dessus en me disant qu'il fallait que je remplisse ce cadis car il "étais là pour porter". Et là je lui ai répondu que nous étions deux à manger qu'il fallait qu'il participe un peu. Au bout d'un moment, il m'a dit "bon vu que c'est comme ça je rentre. Tu te démérdes". Et il est parti. J'ai payé, tout rangé et j'ai quitté le magasin en étant mal à l'aise car la caissière, une personne du village me regardait avec un air un peu réconfortant car elle avait tout entendu. Je suis rentrée et j'ai trouvé la maison fermée à clé et mon fiancé pas là. Dernièrement il a perdu son jeu de clé et vu qu'il était le dernier à partir, il avait en sa possession le mien. J'ai tout laissé la porte et j'ai été boire un café au coin de la rue. J'ai bien pensé qu'il en avait fait de même. Lorsque vers 18h00, je suis rentrée, je l'ai croisé sur le chemin. Il a continué a marché devant moi. Arrivéé devant la porte, j'ai entendu qu'il mettait les clés dans la porte et qu'il insitait longuement. J'ai pensé qu'il fermait la maison à clé, en me laissant dehors. J'ai forcé la porte et lui il mettait de la force de son côté. Ensuite, je lui ai dit qu'un peu plus il me mettait la porte dans la figure. Et là il a répondu que c'était moi qui a failli le faire vis-à-vis de lui. J'ai été à la cuisine pour y déposer mes affaires. Et là j'ai vu qu'il avait acheté du vin (ce qu'il n'y est pas censé être là). Je lui ai fait la remarque. Et il a rétorqué qu'il allait se servir un bon verre après. Je lui ai dit que s'il voulait boire, il devait aller au bistrot. Pas d'alcool à la maison, c'est la régle (et elle n'est pas là pour rien et elle n'est pas là pour moi). Sur ce, il m'a suivi à la cuisine et à commencé à gueuler. Je lui ai dit que je ne voulais pas l'écouter et que je quittais la pièce. Ce qu'il a refusé que je fasse. Auparavant, il m'avait ordonné de m'asseoir et d'au moins faire semblant de l'écouter, j'ai refusé. Lorsque j'ai voulu quitté la cuisine, il m'a saisi le bras droit et m'a repoussé. Je lui ai dit quelque chose du genre qu'il fallait qu'il se gère et qu'il me laisse passer. Puis j'ai voulu m'en aller et là il m'a donné un coup dans l'épaule gauche. Je me suis mise vers la fenêtre, j'ai regardé dehors, j'ai déconnecté, il gueulé et après il a quitté la pièce. Peu après, je suis allée au salon pour prendre mon sac où était mon natel, mes cigarettes sur la table et je lui ai dit que j'allais appeller la police. J'étais dans un état tristresse, peur,...Et là, il m'a dit "mais qu'est-ce que tu crois que les flics vont faire?" ça m'a cassé. Il a rajouté "mais vas-y fais-le". J'étais effondré. Il travaille avec la police alors dans ma tête, je me suis dit qu'il savait mieux que moi. Et qu'effectivement, les policiers ne le sortiraient pas de l'appartement. J'étais effondrée. J'ai voulu prendre le cendrier pour aller à la cuisine et à ce moment là il a jetté ses cendres par terre. Quel manque de respect pour moi qui entretient notre maison! Malgré ce qui venait de se passer, il s'était mis tranquillement sur son ordinateur, "seule chose de valeur dans cet appartement" se sont ses mots, j'ai posé ce fichu cendrier sur son pc en lui disant qu'il n'avait pas à mettre les cendres par terre! Certes j'ai posé ce cendrier un peu violement mais ça n'allait pas cassé le pc. Et c'est à ce moment qu'il m'a sorti sa phrase "seule chose de valeur..." et je lui ai demandé si son ordinateur portable avait plus de valeur que moi et à ce moment il m'a répondu "au moins lui, si nous n'avons plus à manger dans les placards je peux le vendre 500 balles pour acheter à bouffer!". J'ai reposé ce foutu cendrier sur son cher et tendre pc. En quittant le salon sur ses dernières paroles, j'ai rajouté qu'il tenait plus à son pc qu'à moi et là sans que je voie quoi que ce soit arrivé il m'a donné un coup de poing dans le ventre, au niveau du plexus solaire. Selon lui ce n'est pas un coup de poing mais un revers. Je ne sais pas la diffèrence. Je suis partie à la cuisine en me disant "faut que j'appelle quelqu'un.Faut que je le fasse. Ma famille. Un ami" Je n'arrivais plus à respirer et de plus j'avais mal au niveau des côtes. J'ai pas réussi à appeller à l'aide. Je suis resté seule à la cuisine un moment en me disant que j'étais une nulle, une moins que rien. Je n'arrive pas à me défendre contre lui, je n'arrive pas à parler, je suis sûre que la justice ne fera rien contre lui. Une amende??? Je ne veux pas quitter cet appartement. Pour aller où? Je tiens à mon indépendance. Je ne veux pas à 25 ans retourner vivre chez ma Maman même si je sais qu'elle m'ouvrirait les portes de chez elle. Je n'en peux plus. Comme je vous l'ai écrit au début, je suis avec le frère de mon fiancé où même avec des membres de ma famille, certains de mes amis j'ai envie de leur dire "aidez-moi.aidez-moi à me sortir de là. je n'y arrive pas seule. je n'arrive pas à me battre contre lui, seule. je n'arrive pas à porter plainte contre lui.je veux tout vous dire. écoutez-moi j'ai été stupide (pour être polie sur votre site). j'ai écouté mon coeur au lieu d'écouter mon instinct et après c'était trop tard, l'engrenage était en route. je n'arrivais plus à m'en sortir." Que faire? Surtout quand je l'entends me dire quelques heures après qu'il m'aie tappée, qu'il ne voit pas pourquoi ce serait forcement lui qui devrait quittait l'appartement. Et là je lui réponds que vu qu'il m'a tappé et qu'il avait qu'il ne le ferait plus, j'estime que c'est à lui de partir. Et là il me répond que si c'est moi qu'il le met dans un état pareil, pour qu'il arrive à un stade de me tapper ce n'est pas à lui de quitter l'appartement. Je n'en peux plus. De plus, je suis dans un mauvais stade de la maladie depuis deux semaines, avec cet événement, les choses ne vont pas s'arranger. Je vois mon neurologue la semaine prochaine. Nous allons déjà pouvoir arranger une partie du problème mais l'autre... Après ce genre d'événement, après fortement gueulé, m'avoir tappée, m'avoir dit des choses fortement désagréables, m'avoir avoué des choses qu'au quotidien il n'est pas capable de faire. Il parle calmement et justement il veut parler. Mais moi j'ai pas envie de parler. Mais je n'ai pas le choix. Il prétend que j'ai toujours le choix avec lui... Et après y a des chouchous ici et des chouchous là... Merci d'être là et de nous écouter. Enfin de lire nos témoignages.
Bonjour Lilou,
Nous avons lu avec attention votre récit des événements qui vous sont arrivés récemment et vous avez raison, nous sommes là pour vous, pour vous lire et vous soutenir.
Vous vous sentez très seule et manquez de courage pour affronter votre fiancé. Nous pensons comme vous que vous avez besoin d’aide. Vous êtes parfois tentée de chercher l’appui du frère de votre fiancé; il nous semble que vous courriez le risque, en le faisant, qu’il manque de recul et de connaissances sur la violence de couple. Celle-ci est bien spécifique et les proches n’ont pas toujours les réactions les plus appropriées face à ce problème.
A notre avis, vous devriez vraiment vous approcher de professionnel-le-s, qui pourraient vous appuyer dans vos décisions et vous donner les informations adaptées à votre situation. Et surtout, surtout, vous pourriez parler, raconter, et alléger un peu votre coeur.
Nous sommes sensibles à votre détresse, et espérons beaucoup que vous trouviez les forces qui vous manquent pour vous mettre en mouvement et prendre des décisions par vous-même et pour vous-même.
Prenez soin de vous, nous restons à vos côtés.
Bonjour Linette, Vous vivez une situation bien difficile et angoissante, à quelques jours de l'accouchement de votre deuxième enfant. Nous...
Bonjour, Le fait que tu nous écrives constitue un pas très important et nous relevons le courage dont tu fais...
Bonjour Madame, Cela nous réjouit de lire que notre réponse vous a aidé à y voir un peu plus clair....