bonsoir, Voilà j'ai fait le pas de porter plainte pénale contre le bourreau, je sais que la procédure sera longue, car il y a eu des violences physiques, psychologiques et sexuelles. Je sais que à un moment ou un autre je serai tentée de retirer la plainte par peur de dévoiler mon histoire devant le tribunal. Là je me trouve dans un autre canton pour me protéger des harcèlements, j'allais vous poser des questions bêtes auxquelles je connais la réponse : Peux on rester ami avec un homme violent ? NON NON ET NON Si je le croise dans la rue je sais maintenant que je ne dois pas le regarder, continuer mon chemin, s'il me pose une question du style pourquoi tu m'as quitté ? je lui dirai : Je voulais de la distance pendant 10 jours et pendant ce temps j'ai reçu constamment des messages et des appels de ta part, tout cela en continuant mon chemin sans le regarder, je pourrai aussi lui dire j'ai peur de toi, de tes réactions de ta violence, maintenant je ne veux plus discuter, surtout continuer mon chemin sans le regarder. La pire des choses serait d'accepter de boire un verre avec lui, ce serait comme une porte que je lui ouvrirai. Je me sens mieux depuis que j'ai donné et jeté les petits cadeaux reçus de sa part. Je n'ai pas encore fait le pas de jeter toutes les photos de lui. Il faudra le faire pourtant. Y a t- il aussi un groupe de femmes violence sur genève comme il y en a un sur lausanne ?
Bonjour Nikita,
Vous avez fait un pas très important en signifiant à l’agresseur qu’il n’a pas le droit de vous maltraiter et qu’il existe une loi qui vous protège. Nous vous félicitons car c’est une démarche difficile et demande du courage.
Vos questionnement et réflexions sont très importants et pas « bêtes » car ils mettent en évidence la difficulté de mettre fin à une relation quand il y a eu de la violence, : vous décrivez bien la peur, l’ambivalence, l’espoir du changement et en même temps le désir de tourner la page..
Vous êtes très à l’écoute de vous-même et vous arrivez et anticiper ce que vous pourriez vivre. Cela pourrait vous aider à demander de l’aide quand vous sentez que vous arrivez à un moment difficile de votre chemin. Par exemple vous pouvez demander à être accompagnée devant le ou la Juge d’Instruction lors de la procédure pénale, si vous avez besoin d’être soutenue dans ce moment. C’est un droit que vous avez en tant que victime LAVI. Vous pouvez avoir plus de renseignement à ce sujet auprès d’un Centre de consultation LAVI de votre canton (adresses utiles)
Pour ce qui concerne les groupes de parole pour femmes victimes de violence conjugale à Geneve , Solidarité Femmes offre un soutien en individuel et en groupe (Rue Montchoisy 46 1207 Genève Tel : 022 797 10 10 Site web : www.solidaritefemmes-ge.org )
Nous vous encourageons à poursuivre votre chemin, en vous souhaitant qu’ un jour vous pourrez le faire sans avoir peur de croiser le regard de l’autre...
Bon courage pour la suite.
Bonjour Free, Le complément d’information que vous nous donnez sur votre situation nous aide à compléter notre réponse. ...
Bonjour, Vous vous êtes séparée de votre mari après 8 mois de mariage et deux importantes scènes de...
Bonjour Doux, Vous n'êtes pas encore tout à fait sûr de vouloir suivre le conseil de vos amis et nous...