Bonjour,
Vous êtes une survivante. Après de nombreuses années de violence, vous avez trouvé le courage de quitter votre partenaire, de le bloquer et de suivre une thérapie. Vous souhaitez obtenir justice et vous vous demandez quelles possibilités existent.
Nous vous remercions pour votre message. Notre association va tenter de vous aider du mieux que nous le pouvons. Notre objectif est de vous informer sur les dynamiques de la violence conjugale et de vous orienter vers des structures qui pourraient vous être utiles.
La violence conjugale est interdite par la loi. Certains actes sont poursuivis d’office, tandis que d’autres le sont sur plainte. En ce qui concerne les violences psychologiques, qui semblent avoir été très présentes dans votre relation, elles sont malheureusement souvent plus compliquées à dénoncer. Certains actes peuvent cependant être poursuivis, comme les menaces, la contrainte ou la diffamation.
S’agissant des violences sexuelles, il est possible de porter plainte, notamment si votre consentement n’a pas été respecté. La difficulté réside dans le fait qu’en l'absence de preuves matérielles, il s’agit souvent de parole contre parole, et il est malheureusement compliqué qu’un jugement aboutisse favorablement dans ce type de situation.
Ainsi, il nous est difficile de vous dire précisément quelles sont les possibilités qui s’offrent à vous pour porter plainte et quelles sont les chances que celle-ci aboutisse, car nous manquons de détails. Ce que nous pouvons vous encourager à faire est de contacter un centre LAVI. Les centres LAVI sont spécialisés dans l’aide aux victimes d’infractions pénales et pourront évaluer avec vous votre situation, ainsi que vous informer sur la possibilité de déposer plainte et sur les chances d’aboutissement. Les prestations des centres sont gratuites et confidentielles. Dans le canton de Vaud, il existe cinq centres répartis dans les villes de Nyon, Lausanne, Vevey, Aigle et Yverdon-les-Bains. Vous trouverez leurs adresses en cliquant ici.
Nous espérons que notre réponse vous sera utile. Nous restons à votre disposition si vous avez d’autres questions en lien avec la violence conjugale. Nous prendrons également avec plaisir de vos nouvelles, si vous souhaitez nous en donner.
Nous vous adressons nos meilleures pensées.