Bonjour, j'aimerais vous remercier de votre réponse car il m'a confirmé que je subis tout à fait de la violence psychologique et vos mots m'ont donné du confort, même temporaire. Vos questions concernant l'avenir de ma famille et surtout le message que je souhaiterais transmettre à mes enfants sont tout à fait pertitentes. Je me les était déjà posées moi même plusieurs fois mais je ne savais pas où trouver les réponses et les solutions à mon désir de changer la situation pour le bien de mes enfants car l'image familiale qu'ils ont est tout à faut erronée. J'avais/ai peur de ce qui peut arriver en cas de séparation car comme vous le dit une séparation n'est jamais facile surtout quand il y a des enfants et je serais seule à gérer tout cela sans soutien de ma famille d'origine non plus. La seule fois que j'ai eu le courage de dire à mes parents que je n'étais pas heureuse, ils m'ont méprisaient en disant que c'était de ma faute car mon role c'était que de m'occuper du bien être de mon mari et de mes enfants! Pourtant on n'est même pas musulmans! Si je réfléchis sur ma situation actuelle, ce qui me frappe c'est que petite j'ai vécu la même experiénce dans ma famille et seulement maintenant je me rends compte que ce n''était pas tout à fait normal non plus. Mon père utilisait la même violence psychologique sur ma mère et moi (pas mes frères). En plus, ma mère subissait de la violence économique aussi car mon père lui a empeché de travailler, d'avoir un compte et une carte bancaire à elle, même de prendre son permis de conduire! Je me suis dit que je ne voulais pas être comme ma mère ni vivre un rapport de couple pareil et dès que j'ai pu je suis sortie de la maison, je me suis rendue indépendante économiquement et j'ai pris mon permis de conduire. Pourtant, je suis mariée avec quelqu'un qui se porte exactement comme mon père (dans les premières 7 années de notre mariage il n'était pas si mauvais au contraire...)! C'est pour cela que je souhaite rompre cette châine car autrement ma fille et mon fils grandissent en croyant que notre situation c'est la normalité et ils pourraient se trouver dans la même situation de nouveau... J'ai essayé de contacter les deux associations que vous m'aviez conseillées (AVVEC et CSP) mais je n'arrive pas à les rejoindre car les lignes sont toujours très chargées. Au moins pour l'AVVEC on peut laisser un message mais pas pour le CSP. Est-ce que vous pouvez me donner d'autres adresses svp? J'aurais surtout besoin de parler tout d'abord avec des professionnel-le-s sur mes droits en cas de séparation car sans travail et à mon âge c'est malheureusement cela qui pourrait faire pencher mon choix pour l'avenir. Merci beaucoup d'avance. Merci aussi pour tout les conseils et soutien que vous donnez sur votre site.
Chère Madame,
Vos mots et vos remerciements nous touchent et nous sommes ravi-e-s d’avoir pu éclaircir les questionnements liés à votre situation. Vous nous dites que ce que vous avez vécu plus jeune se répète et vous n’aimeriez pas que vos enfants - s’ils vivent une relation de violence – puissent croire que cela est normal. Devenir un exemple en vous battant pour votre liberté et vos droits est une chose dont vous pouvez être fière. Vous aimeriez avancer, sortir de cette relation de violence et construire un avenir meilleur pour vous et vos enfants mais vous n’avez pas encore réussi à avoir un entretien avec des professionnel-le-s.
Nous sommes navré-e-s d’apprendre que les lignes téléphoniques des deux associations que nous vous avons proposées sont surchargées. Avez-vous essayé de leur écrire en soulignant que vous avez été orientée par ViolenceQueFaire ? Vous pouvez essayer de contacter à nouveau le CSP par message sur ce lien en leur écrivant bien que vous venez de notre part et qu’il s’agit de violence conjugale. Elles/ils vous donnerons rendez-vous le plus rapidement possible une fois votre message lu.
En ce qui concerne l’association AVVEC, qui nous pensons est idéale dans votre situation, vous pouvez y accéder plus facilement en vous rendant à la séance d’information qui se déroule chaque jeudi à 9h dans leurs locaux. Cette séance est gratuite et ouverte à toutes et tous. Vous pourrez ainsi directement prendre rendez-vous avec les professionnel-le-s d’AVVEC à la fin de celle-ci.
Si toutefois par ces moyens vous n’arrivez pas à atteindre ces deux associations, vous pouvez téléphoner au 022 372 96 41à l'UIMPV (Unité de prévention des violences) aux HUGs qui proposent des consultations sur rendez-vous.
Nous espérons qu’avec ces quelques pistes vous arriverez à consulter auprès de professionnel-le-s plus facilement. Ne perdez pas espoir, il faut parfois du temps pour changer de situation mais les solutions existent et des spécialistes seront-là pour vous aider malgré leurs surcharges. N’hésitez pas à nous poser d’autres questions ou à nous donner de vos nouvelles. Bien à vous.
Bonjour, La situation que vous nous confiez est inquiétante, vous avez très bien fait de venir partager votre histoire sur...
Bonjour Diams, Nous vous sentons très impliqué dans la situation difficile que votre amie est en train de vivre...
Bonjour Coco, Ce que vous décrivez dans votre message relève clairement de la violence, au minimum verbale (cris, insultes) et...