Bonjour, Je vous écris mais je ne sais pas si vous allez pouvoir m'aider. Voici en quelques mots ce que je vis : Je pense avoir subi de la violence psychologique mais je n'en suis pas certaine même si je retrouve certain point dans la description. Nous avons un petit garçon de 5 ans ensemble. Je lui es demandé de partir de chez nous car je n'en pouvais plus de son comportement et il l'a fait. Cela fait 3 semaines qu'il est parti mais au lieu de me sentir mieux, je n'arrête pas de pleurer car je l'aime toujours, il me manque et j'ai l'impression de n'être plus rien. Pourtant il me traitait vraiment mal, que dois-je faire pour aller mieux ? Je suis à bout. Merci
Bonjour Madame,
Vous nous écrivez car vous n’êtes pas sûre d’avoir vécu de la violence psychologique. Vous avez en tout cas mis fin à la relation, mais au lieu d’être soulagée vous n’arrêtez pas de pleurer et vous sentez « à bout ». Vous voulez allez mieux, et nous écrire est un premier pas sur ce chemin.
Etant donné le peu d’informations dans votre message, nous ne pouvons pas vous affirmer avec certitude si ce que vous avez vécu était bien de la violence ou non. Une particularité de la violence conjugale (et psychologique d’autant plus) est qu’elle est difficile à détecter. Souvent, la violence n’apparait pas du jour au lendemain, mais se construit petit à petit sans qu’on ne le réalise. C’est souvent bien après les débuts des violences que les personnes qui y sont confrontées parviennent à les nommer comme telles. Aussi, si vous suspectez avoir vécu de la violence, c’est que c’est certainement le cas. Nous imaginons que demander au père de votre enfant de partir a été une décision extrêmement difficile, et nous pouvons en tout cas vous dire que si vous avez souhaité mettre fin à votre histoire c’était certainement pour une bonne raison. Qu’il y ait eu violence ou pas, il vous « traitait mal » et vous étiez en souffrance. Si vous le souhaitez, vous pouvez néanmoins passer notre test qui permet de détecter si vous êtes/étiez confrontée à de la violence conjugale, qu’elle soit psychologique ou autre.
Lorsque de la violence est présente, le seul recours est souvent la rupture pour votre sécurité et votre bien-être. Pour les enfants également, il est important qu’ils soient protégés des effets de la violence. Pourtant, vous souffrez aujourd’hui beaucoup. Bien que cela semble paradoxal, nous comprenons votre réaction. Les violences que vous avez vécues ont en effet certainement eu des conséquences sur vous. Peut-être avez-vous coupé les ponts avec vos amis ou votre famille, vécu une baisse de votre estime, ou encore appris à vous sentir nulle et incapable ? Souvent, la violence conjugale crée une emprise, et le partenaire violent devient « tout » pour sa partenaire.
Toute rupture est difficile à vivre, et lorsque que la violence y est mêlée c’est encore plus difficile. Heureusement, il est possible de se reconstruire et d’apprendre à vivre sans l’autre. Il s’agit tout d’abord de tenir bon malgré la difficulté, et de vous rappeler les raisons de cette séparation. S’il a été violent et n’a rien entrepris pour changer, il va très certainement continuer à l’être, et replonger dans cette relation signifierait être à nouveau confrontée à ses mauvais traitements. Est-ce ainsi que vous imaginez votre futur ? et celui de votre fils ? Nous vous conseillons également de bien vous entourer dans cette période difficile, auprès d’ami-e-s ou de membres de la famille attentionnés qui pourront vous soutenir. Si vous le souhaitez, il est également souvent bénéfique de recourir à une aide professionnelle. Vous pourrez ainsi parler de ce que vous vivez en tout anonymat, et être soutenue sans jugement. Que vous préfériez faire appel à un-e psychothérapeute privé-e, bénéficier d’entretiens individuels auprès d’un service spécialisé ou encore participer à un groupe de parole avec des personnes ayant vécu les mêmes difficultés, des solutions existent pour vous aider.
Gardez courage, le meilleur est à venir. N’hésitez pas à nous recontacter si vous avez une autre question, ou pour nous donner de vos nouvelles. Nous vous souhaitons en tout cas d’« aller mieux » au plus vite !
Bonjour Skylar, Vous et votre groupe d’ami-e-s êtes inquiet-e-s au sujet d’un de votre ami. En effet, il est en couple...
Guten Tag Sie erleben seit Jahren psychische und physische Gewalt und können es nicht mehr ertragen. Sie haben Recht daran,...
Bonjour Madame, Nous vous félicitons pour les démarches effectuées depuis seulement mai 2006. Nous sommes ravi-e-s d’apprendre que nos...