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Questions et réponses

Si on changeait "elle" par "il", est-ce que cela serait encore de la violence?

Question
16 Février 2016 - Emm...

Si on changeait "elle" par "il" ... ça serait encore de la violence? Examples: Il m'arrive ou il m'est déjà arrivé de : décider de la façon dont IL doit se coiffer ou s'habiller. prendre des décisions importantes sans LUI consulter lui dicter sa conduite ou lui donner des ordres LE dénigrer ou LE ridiculiser, parfois devant d'autres gens critiquer sa façon d'élever les enfants, de tenir la maison, de faire la cuisine lui faire sentir qu'IL est nulle, incapable ne pas écouter lorsqu'IL parle l'ignorer pour LE blesser ou l'inquiéter hurler sur LUI ou de LE traiter de noms insultants vouloir toujours savoir où et avec qui IL est, surveiller ses appels, son courrier, etc. ...

Réponse
25-02-2016

Bonjour Monsieur,

L’utilisation de la violence n’est pas l'exclusivité d'un seul genre et votre question est donc pertinente. Il existe des manières différentes d’exercer de la violence qui peuvent être plus ou moins identifiables, voire habituellement attribuées soit aux hommes soit aux femmes. Néanmoins la violence reste violence lorsqu’elle est agie à l’encontre de l’Autre pour obtenir, par la force ou l’emprise, des choses ou actes contre sa volonté et causer ainsi souffrance. Ceci n’implique donc pas comme condition une différence de sexe.

Mais vous pointez par votre questionnement, en reprenant les expressions de notre test, une réalité bien diffuse, soit celle d’une identification des comportements agressifs et violents comme étant plus fréquemment masculins. Bien qu’il y ait des explications à cette identification des comportements masculins, notamment, malheureusement, la fréquence à laquelle les hommes recourent à ces violences, il est vrai qu’on pourrait oublier, voire minimiser, l’usage de la violence par les femmes, quelle qu'en soit la forme. Or, celle-ci a également de graves conséquences pour les personnes qui la subissent.

Gardons néamoins ce point fondamental en tête : lorsque la barrière du respect, de la sécurité et de l’intégrité d’autrui a été franchie, nous sommes indéniablement en présence d’éléments de violence quel-le qu’en soit l’auteur-e et la manière dont elle est exercée. Changer de comportement dans ces moments reste une nécessité indiscutable.

Merci de nous avoir donné l’occasion d’amener ces précisions qui ne vont pas forcément de soi.

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