Peut-être ai-je infligé à mon fils des violences psychologiques quand il était enfant car ce n'était pas facile tous les jours... Si oui, comment faire pour réparer cela? Est-ce possible? Mon fils souffre d'accès de violence et le reconnaît. Mais lui et sa compagne sont "anti psychologue ou psychiatre" et pensent qu'ils peuvent règler ça seuls. Je sens qu'il souffre et je pense que les enfants qui vivent avec eux doivent souffrir de cette atmosphère. Comment puis-je les aider sans que n'interviennent toute une batterie de travailleurs sociaux? Car la situation n'est pas catastrophique. Elle pourrait simplement être meilleure pour le bien de tous. Merci de votre réponse
Bonjour Nomaré,
Vous nous contactez car vous êtes inquiète pour votre fils et sa famille. Votre fils a en effet tendance à se montrer violent, et vous souhaiteriez pour tout le monde que la situation s’arrange, mais vous demandez si c’est possible, et comment.
Vous dites que la situation n’est pas catastrophique, toutefois il est essentiel à nos yeux de ne pas minimiser la violence. La situation n’est pas juste « pas idéale », elle est inacceptable. La violence (quelle que soit sa forme) peut avoir des conséquences graves, et comme vous l’avez bien remarqué, tout le monde en souffre. C’est d’autant plus préoccupant que la violence a tendance à durer dans le temps, et même le plus souvent à empirer. Il est donc important d’agir maintenant.
La bonne nouvelle, c’est qu’il est effectivement possible de stopper le cycle de la violence ! Toutefois cela demande un vrai investissement, et cela n’est la plupart du temps efficace qu’avec l’aide de professionnel-le-s. Nous comprenons la réticence de votre fils et belle-fille à faire appel à une aide extérieure, il est vrai qu’il n’est pas facile de se confier à des inconnus et cela peut parfois donner l’impression d’un échec. Nous pensons toutefois au contraire que demander de l’aide est une première victoire, puisque cela signifie qu’on a le courage de faire les efforts nécessaires pour se construire une vie meilleure. Il est en outre possible de faire ce pas de multiples façons : participer à des séances de groupes ou faire un travail individuel, contacter un-e psychothérapeute, ou une association aidant les auteurs de violence à trouver des alternatives (à Fribourg EX-pression fait un tel travail) ou bien encore une structure qui permet un dialogue en couple ou famille (l’Office familial propose cette offre à Fribourg). Nul doute que l’une de ces méthodes pourrait convenir à votre famille. Le soutien de proches est également important dans cette démarche, sur ce point vous êtes déjà d’une grande aide pour eux.
Nous entendons bien que votre fils et sa femme ne sont peut-être pour l’instant prêts ni l’un ni l’autre à faire appel à des professionnel-le-s. Toutefois nous nous demandons comment vivent-ils la situation actuellement ? Votre fils réussit-il à diminuer ou stopper sa violence par lui-même ? Imaginent-ils pouvoir continuer à vivre cette situation de violence pendant encore un mois, un an, ou même plus si elle se poursuit ? Sont-ils conscients des risques, en particulier pour le bien-être de leurs enfants qui est actuellement menacé ? Leur méfiance envers les « psychologues ou psychiatres » vaut-elle plus que le risque de voir leurs enfants leur être retirés ? Pour l’instant, nous suggérons qu’ils prennent le temps de réfléchir à ces questions, et qu’ils se renseignent sur la violence et les possibilités d’actions qui existent, par exemple sur notre site où ils auront également la possibilité de passer des tests, ou de nous poser une question comme vous l’avez fait.
Nous espérons avoir pu vous être utile, n’hésitez pas à nous recontacter si vous souhaitez nous poser une autre question. Nous souhaitons beaucoup de bonheur à votre famille.
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