Bonjour, Je suis avec mon mari depuis 5 ans et mariée depuis 3 ans. Nous avons deux enfants en bas âge de 3ans et 1an. Voilà maintenant depuis le début de notre relation que nous avons eu beaucoup de peine à avoir des moments sereins car de mon côté, j'ai des parents (principalement ma mère) qui est assez envahissante et possessive avec ses enfants, en habitant chez mes parents je n'avais jamais rien eu à faire (ménage, administratif, etc...). Elle a toujours été comme ça, j'ai toujours vécu de cette manière et depuis que mon mari est arrivé, il a remarqué que son comportement était faux et m'a fait comprendre aussi qu'elle faisait des erreurs. Il a pris énormément de temps pour me parler (des heures et des heures) et pour m'apprendre les choses qu'une femme doit savoir faire vu que je n'avais rien pu apprendre lorsque j'étais chez mes parents. Il s'est fait mettre de côté de la part de ma mère et avec ceci nous avons décider de couper les ponts avec eux pour essayer de vivre plus sereinement notre vie. Cependant dès le moment ou nous avons eu notre premier enfant, les disputes venaient de plus en plus fréquentes (il n'arrêtait pas de me comparer à ma mère en m'insultant et en me rabaissant). Jusqu'à la période de Noël 2012 ou il m'a levé les mains pour la première fois. Depuis ce jour, je vis une peur quotidienne car les coups deviennent de plus en plus forts et de plus en plus fréquents, Entre deux il décide quand même de reprendre contact avec mes parents car il dit que ca peut m'aider à me réveiller car je suis encore très jeune. Nous décidons de laisser notre enfants pour la garde chez ma mère et un peu à la crèche. Tout vas bien durant les premières semaines, et peu à peu elle recommençait à lancer des petits piques (principalement à mon mari). Nous déstabilisons à nouveau la garde de notre enfant et l'enlevons de la bas pour recouper les ponts pendants presque 2ans. cependant, pendant ce temps, mon mari vit une frustration interne et me dit au quotidien qu'il me fera endurer à moi ce qu'il ressent envers ma mère. Les coups, les menaces, les insultes deviennent presque quotidiennes, même devant notre enfant il dit que c'est de ma faute , il me rabaisse devant notre premier enfant. Il n'hésite pas à me taper même devant lui. Après un peu de temps nous décidons d'avoir un deuxième enfant, la grossesse se passe mal, j'ai du faire plusieurs hospitalisations, mon mari s'occupait de notre premier enfant. mais il devenait de plus en plus irritable. il n'a pas hésiter à me frapper enceinte. Toujours en m'informant que tout était de ma faute et que s'il était devenu comme ça c'était à cause de moi avec tous mes soucis de santé et de famille (je me sentais et me sens encore desespérée...) nous avons décidé d'entreprendre une thérapie de couple. Sans succès. J'ai appelé la police un jour car il me disait qu'en rentrant il allait me tuer. J'ai perdu tous mes moyens et j'ai appelé la police. La police est arrivée et en même temps mon mari est rentré. Nous sommes allés au poste et à ce moment là il a un très bon vocabulaire. et il s'est très bien mettre les gens de son côté. Les policiers me disaient que je pouvais porter plaintes mais que mon mari n'en pouvait juste plus. J'ai décidé de ne pas porter plainte. A ce jour nous avons un deuxième enfant. Mais les disputes continuent, il me frappe, me pince me mord me crache dessus, me menace de mort à moi, mes parents, et il ne s'arrête pas devant nos enfants. il continue toujours. et il dit toujours que c'est de ma faute. Avec le stress j'ai pris du poids, et il n'arrête pas de me rabaisser à ce niveau, je suis aussi sous antidepresseur. Personne est au courant J'aimerais beaucoup divorcer mais je ne sais pas comment ça se passe. Les coûts. et surtout pour la garde des petits, il me menace en me disant que si je lui enlève les enfants il me découpe. Qu'il m'emmènerait dans un bois. Pour me frapper, frapper et frapper. Je vis une peur bleue au quotidien. la nuit quand je me réveille aussi. Est-ce de ma faute aussi ? Nous avons aussi construit une maison, et je suis à temps partiel (50%) devrais-je travailler plus sans ne plus pouvoir voir mes enfants si nous divorçons ? Merci de m'aider svp...
Bonjour,
Nous vous prions de nous excuser pour le retard avec lequel nous répondons à votre message. Nous n'arrivons pas toujours à tenir les délais.
Vous avez actuellement peur de votre mari, peur des coups qu'il vous inflige, peur de l'avenir, et vous dites vous sentir "désespérée". Nous comprenons les sentiments qui vous habitent, ils sont bien légitimes au vu de la situation. Votre mari n'a absolument pas le droit de vous maltraiter ainsi. Vous souhaitez divorcer et rien ne vous en empêche ! La loi suisse prévoit (art. 175 du Code civil) que toute personne a le droit de quitter le domicile conjugal lorsque son bien-être (et celui des enfants) est gravement menacé. Or cela semble bien être le cas pour vous, avec les menaces de mort répétées que votre mari a proférées contre vous. Il s'agit là d'un délit grave. D'autre part, la violence conjugale (quelles que soient les formes de cette violence) constitue elle aussi un délit. Vous avez droit aux prestations du centre LAVI de votre canton (aide aux victimes d'infractions) qui vous offrira son soutien, des conseils juridiques, une aide pratique et psychologique, tout cela de façon confidentielle. Les entretiens sont gratuits.
La loi vous protégera. Vous avez droit à des mesures de protection (ordonnées par la justice ou la police), ainsi qu'à une aide financière au besoin (fournie par la commune tant que le tribunal n'a pas statué sur les questions de la garde des enfants et de la pension alimentaire, si vous demandez le divorce), vous avez le droit de pouvoir consulter gratuitement un avocat plusieurs fois (la LAVI prendra en charge les frais), et cela que vous décidiez au non de porter plainte contre votre mari pour violence, coups et blessures, injures, menaces, et menaces de mort. Vous n'êtes pas toute seule, vous trouverez de l'aide.
Vous nous écrivez que personne n'est au courant de ce qui vous arrive. Dans ce cas, vous avez bien fait de vous adresser à nous, et nous vous encourageons à parler de votre situation à quelque personne de confiance, une amie, votre médecin, ou mieux encore à un service spécialisé dans les questions de violence conjugale. Il est très important que vous ne restiez pas seule avec votre souffrance, que vous vous trouviez des allié-e-s. Vivre depuis 3 ans dans la peur a de quoi rendre malade n'importe qui. Rien d'étonnant à ce que vous n'alliez pas bien, que vous ayez des problèmes de santé, que vous dormiez mal et que vous vous sentiez "désespérée". La violence a des effets néfastes sur le corps et sur l'esprit, elle est destructrice. Elle apparaît souvent lors d'une première grossesse, et elle a tendance à empirer avec le temps. Vous avez raison de vouloir vous en sortir. D'autant plus que vos enfants en souffrent également. Il est nécessaire de les protéger, et de vous protéger vous aussi. Voici quelques suggestions pour vous mettre à l'abri :
Vous pouvez quitter la maison quand vous le voulez, en emmenant les enfants. Vous en avez le droit. Si vous n'avez pas d'endroit où aller, vous pouvez vous réfugier à Solidarité femmes à La Chaux-de-Fonds, où vous serez logée gratuitement, le temps de faire le point, de décider de votre avenir, d'entreprendre les démarches nécessaires. Les personnes qui y travaillent sont formées spécialement pour venir en aide aux femmes confrontées à la violence d'un partenaire. Tél. 032 886 46 36.
Vous pouvez demander à la police ou au tribunal que des mesures de protection soient prises pour vous et vos enfants (par exemple l'interdiction à votre mari de s'approcher de vous, de votre domicile ou de l'endroit où vous travaillez). Vous pouvez aussi demandez à votre avocat-e de faire cette demande pour vous.
Si vous ne souhaitez pas partir de la maison dans l'immédiat, prévoyez au moins un plan d'urgence, comme décrit sur notre site.
Lors d'une séparation, ce n'est pas votre situation financière qui déterminera si vous aurez la garde des enfants. Cette décision dépend du/de la juge uniquement. Gardez donc précieusement toutes les preuves des comportements violents de votre mari, comme des certificats médicaux, des photos de bleus ou de contusions (faites attention à ce que sur la photo on voie bien qu'il s'agit de vous), des témoignages de voisins éventuellement, de la police, etc.
Nous aimerions encore vous dire que malgré tout ce que peut dire votre mari, rien n'est de votre faute. Dans un contexte de violence, les auteurs ont pour habitude de rejeter la faute sur leur victime, sans arrêt, au point de finir par leur faire croire que peut-être oui elles en seraient responsables. Mais c'est faux ! Le seul responsable c'est celui qui frappe. Personne ne frappe à sa place, c'est lui et lui seul qui pourrait s'en empêcher s'il le voulait. Or il préfère enfermer l'autre dans le cycle destructeur des violences.
De toute manière, que vous décidiez de partir ou de rester pour l'instant encore, nous vous conseillons vivement de vous adresser à Solidarité femmes, comme nous vous l'écrivions plus haut. Ce service est également un centre LAVI, vous y serez bien reçue, écoutée et comprise, et on vous y aidera. Les entretiens sont gratuits et on peut en bénéficier aussi lorsqu'on ne loge pas là. Vous aurez une aide concrète, vous ne serez plus seule à porter votre fardeau. N'attendez pas pour prendre contact ! Vous ne le regretterez pas. Encore une fois, tél. 032 886 46 36.
Nous restons à votre disposition si vous avez d'autres questions et vous souhaitons force et courage pour les temps à venir. Pensez à votre protection, et prenez bien soin de vous. Nos pensées vous accompagnent.
Bonjour Madame, Vous transmettez dans votre message des souffrances dans votre relation de couple, auxquelles vous avez décidé de mettre...
Bonjour Monsieur, Nous sommes très content-e-s que notre site vous ait permis de percevoir et de mieux comprendre vos comportements...
Bonjour Anny, Nous partageons votre avis au sujet de la Loi qui devrait être appliquée dans toute la Suisse...