Bonjour, J'ai 56 ans et je suis séparé de ma femme depuis 1 année, j'ai 2 enfants, (24 et 23 ans) et le divorce vient d'être prononcé, le 15 juin. Je suis en couple depuis août 2014 avec une femme divorcée, qui a une fille de 16 ans, mais qui était son amie, ok c'est pas très malin, mais on s'aime et mon ex femme le supporte très mal jusqu'à la menacer psychologiquement et même menacer de la renverser avec la voiture quand elle promène son chien. J'ai essayé de discuter avec mon ex mais elle nie tout et en fait mainteneant elle sait comment faire pour destabiliser notre couple. Oui mon amie était son amie mais avant notre séparation je n'ai jamais eu de relation avec elle, ni d'autres non plus. Pour finir je me pose vraiment la question si j'ai le droit d'être heureux avec cette femme, c'est vrai que je n'ai pas fait tout juste mais notre couple était cassé depuis près de 10 ans, 10 ans sans relation sexuelles, j'étais devenu sa chose.... seulement après 1 mois de séparation j'ai proposé à mon amie de nous voir, elle avait peur mais pensait qu'avec le temps cela se calmerait, mais en fait non. J'ai vraiment l'impression que mon ex n'a pas avancé dans le processus de deuil, je sais que j'ai été assez direct et que je l'ai fait souffrir mais normalement on devrait aussi se remettre en question et laisser celui ou celle qu'on a aimé vivre comme il le veut.....ai-je vraiment droit au bonheur ou parce que dès qu'on a beaucoup d'années de mariage on ne peut plus vivre un nouvel amour? J'ai l'impression de faire souffrir tout le monde, même mes enfants. Merci de me lire.
Bonjour DOCO,
Vous êtes séparé de votre femme, et vous êtes depuis peu en couple avec une de ses amies. Votre ex-femme ne supporte pas cette relation, elle vous mène la vie dure et vous vous demandez finalement si vous avez le droit de trouver à nouveau le bonheur.
Dans votre message, vous nous décrivez un peu la réaction de votre ex-femme. Vous dites qu’elle vous harcèle, qu’elle vous menace, et même qu’elle menace de mort votre amie. Tout cela fait partie de violence psychologique, ce sont des faits graves. Votre ex-femme a le droit d’être en colère (de votre séparation, de votre remise en couple, du fait qu’il s’agisse de son amie,…), mais elle n’a absolument pas le droit de faire usage de violence envers vous. Quoi que vous ayez fait, la violence n’est jamais acceptable. De tels comportements sont d’ailleurs punis par la loi, vous ou votre amie êtes en droit de porter plainte contre votre ex-femme.
Vous vous demandez si vous avez le droit d’être heureux à nouveau, vous avez en effet l’impression que votre nouvelle relation fait souffrir « tout le monde ». Bien sûr que vous avez le droit au bonheur ! Nous pouvons vous assurer que « tout le monde » ne souffre pas de votre relation, à commencer par vous et votre nouvelle compagne. Vos inquiétudes portent plus particulièrement sur vos enfants. Il est vrai qu’il n’est pas facile pour les enfants de voir leurs parents se séparer et trouver l’amour auprès d’une autre personne. Toutefois cela se produit parfois, et les enfants, surtout adultes comme les vôtres, réussissent le plus souvent à bien s’adapter dans leur nouvelle configuration familiale. Il est en effet préférable pour les enfants de voir leurs parents heureux mais séparés plutôt que malheureux en ménage. La description que vous faites de votre mariage avant la séparation (« j’étais son objet ») nous laisse d’ailleurs penser que des violences étaient peut-être déjà présentes de la part de votre femme, le climat ne devait donc pas être optimal pour vos enfants. Il est en revanche impossible de s’adapter à la violence. Vos enfants ne sont peut-être que témoins de la violence de votre ex-femme, mais même ainsi cela peut avoir des conséquences sur leur bien-être. Il est donc d’autant plus important que la violence de votre ex-femme prenne fin rapidement.
Il serait selon nous important que vous soyez soutenu face à cette situation. Le centre LAVI de votre canton peut vous aider, en vous proposant des conseils juridiques mais aussi un soutien psychologique. A Fribourg, il existe deux centres LAVI : un pour les femmes victimes d’infractions (en collaboration avec Solidarité Femmes) et un pour les hommes et les enfants. Vous pouvez en contacter un seul, les professionnel-le-s du centre vous orienteront en fonction de votre demande. Plusieurs possibilités existent pour faire cesser la violence.
Nous vous conseillons d’être soutenu par un avocat pour toute démarche que vous envisagez. Le centre LAVI pourra vous aider également sur ce point. Tout en entreprenant l’une ou l’autre de ces actions, il pourrait s’avérer utile de poser clairement vos limites auprès de votre femme, en lui signifiant par exemple que ses agissements sont de la violence, que c’est illégal, que cela est néfaste pour vos enfants, et que vous ne l’accepterez pas. Nous imaginons qu’étant donné qu’il s’agit de la mère de vos enfants, il n’est peut-être pas envisageable de couper totalement le contact, toutefois vous pouvez le limiter au maximum et diminuer les risques de violence en ne vous parlant que dans des lieux publics par exemple.
Nous espérons que cette réponse vous sera utile, n’hésitez pas à nous recontacter si vous le souhaitez par la suite. Nous vous envoyons nos meilleures pensées et vous souhaitons beaucoup de bonheur.
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