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Questions et réponses

Depuis 2009, je paie tout, j'avance de l'argent, et j'ai peur de lui dire que je ne veux plus.

Question
07 Décembre 2014 - old...

Je sais que la relation que je vis depuis trop longtemps n'est pas saine, mais j'hésite encore à aller vers un avocat. Je vis en concubinage depuis 2004 quand nous avons acheté une maison en copropriété. Un enfant est né de cette union. Le père de notre enfant était divorcé 2 fois, et je me suis quand même lancée, car l'amour rend aveugle. Depuis le début, les problèmes existaient (pas de partage de loisir, mis à part le jardin, l'ordinateur, les vacances et le sexe). Bref, il perdait régulièrement ses emplois, et ns avons pu acheter la maison uniquement à cause de mes bonnes relations avec la banque, car il était au chômage. Il a bien contribué à la rénovation de la maison. en 2007 il a à nouveau travaillé, mais a perdu son job fin 2009. Il dormait déjà tout le temps les week-ends et ne faisait rien avec moi et mon fils. Notre couple allait très mal (plus de rapport sexuel depuis 2007) et je voulais faire une thérapie de couple, mais cela n'a pas marché car la thérapeute n'arrivait pas à gérer la tension. Il est tombé malade fin 2009 (maladie de douleur chronique) mais à ce jour, aucun diagnostic clair, procès perdu au tribunal cantonal (protection juridique). Et à vrai dire: je n'y crois pas à sa maladie. Mais je ne suis pas médecin. Depuis 2009, j'avance l'argent, je m'occupe de notre fils, et je travaille à 70%. Je suis prudente, alors, je lui ai fait signer des reconnaissances de dettes depuis 2009 pour sa part de dépenses (50%). Ayant perdu toute confiance en moi-même et frôler la dépression en 2011, j'ai consulté un coach pour m'aider à m'en sortir. J'ai pris 20'000 de crédit suppl. sur moi pour arriver à payer toutes les dépenses (assurance perte de gain, sa voiture, son voyage au US et la clinique Mayo). Oui, je sais aujourd'hui que j'étais bien bête.... et trop responsable devant un irresponsable total. J'ai progressé lentement. Cela fait une année que la maison est en vente. Il fallait baisser le prix, et il s'y refusait, ne répondait pas, me faisait la tête pendant des jours. Il me manque de respect. Il ne fait pratiquement rien dans la maison, que le stricte nécessaire, il ne s'occupe presque pas de son fils. Je m'occupe du 80% et lui 20%. Je me suis sentie menaçée plusieurs fois, quand je lui disait que je ne voulais pas avancer de l'argent qu'il était responsable de sa vie, et j'ai cédé trop souvant. Cette année, j'ai progressivement retiré mon soutient, et il a reçu une sommation pour des impôts arriéré, il s'est fâché avec moi (!!) et j'ai tenu bon. Il a utilisé l'argent de l'assurance prévu pour rénover le car-port abimé par la grêle. Il me fait peur, j'ai peur de lui dire que je ne paie plus rien, sauf les frais de la maison. Dernièrement, il a essayé par la gentillesse manipulative, et je lui ai dit non. J'ai plein d'autres exemples de sa passivité agressive qui m'a destabilisée pendant des années, qui dure depuis des années. La maison n'est pas encore vendue. Il a fait obstructions à la baisse de prix à plusieurs reprises, et j'ai finalement réussi. J'attends que cela: la vente de la maison, ainsi il a de quoi vivre, il me rembourse ses dettes. Mais j'arrive au bout et je me demande si je ne devrais pas tout simplement demander de l'aide externe pour forcer la dissolution de la société simple qui nous lie sur la maison. Que puis-je faire pour me protéger, et mes avoirs et mes droits? Au fait, en écrivant ceci, je prends conscience que je dois aller voir un avocat, mais j'hésite encore, car j'essaie de régler les choses à l'amiable. J'ai pourtant l'impression qu'une instance externe doit le remettre à sa place, qu'il n'a aucun droit de me forcer à quoi que ce soit. Merci de votre conseil. Région: La Côte

Réponse
02-11-2013

Bonjour Flux,

D'abord nos excuses pour le retard avec lequel nous répondons à votre message. Il ne nous est pas toujours possible de rester à jour.

Vous vous sentez actuellement "au bout" et dites être excédée par la situation que vous vivez depuis plusieurs années maintenant. Mais, devant ce couple "qui marche mal" et qui vous laisse "déstabilisée" depuis au moins cinq ans, vous avez commencé à vous poser les bonnes questions. Super !

Les détails que vous nous donnez laissent à penser que vous êtes en présence d'une forme de violence économique (à ce sujet, nous vous recommandons de lire les informations que donne notre site, si vous ne l'avez déjà fait). C'est l'un des visages que peut prendre la violence conjugale. Bravo d'avoir décidé de dire "stop", bravo de ne plus vouloir continuer ce scénario qui se répète, où vous finissez par endosser dettes, factures, paiements et responsabilités qui ne vous concernent pas. Vous avez pris conscience de la nécessité de consulter un/une avocate, voilà une première étape de franchie. C'est en effet ce que nous vous conseillerions. Allez-vous prendre rendez-vous prochainement, et franchir ainsi la deuxième étape ? Ce serait à nos yeux le meilleur moyen de vous protéger - pour répondre à votre question du comment y arriver et comment faire face à ce sentiment que vous éprouvez d'être menacée.

Vous pouvez vous adresser au Centre social protestant du canton de Vaud. Il offre des consultations juridiques gratuites et nous pensons que d'avoir l'avis d'un/une professionnelle vous sera utile. En passant, nous aimerions relever que vous avez bien fait d'exiger des reçus et des quittances pour l'argent avancé, c'est important.

Vous nous dites avoir peur des réactions de votre compagnon si vous refusez de régler ses primes d'assurance-maladie. Le soutien d'un service spécialisé comme par exemple le centre de MalleyPrairie pourrait vous être bénéfique. Pourquoi ne pas prendre contact ? Les personnes qui y travaillent connaissent bien la question des diverses formes de violence conjugale, comme la violence psychologique, économique ou autre, et les pressions exercées sur les femmes qui y sont confrontées. Les consultations sont gratuites et confidentielles, vous y trouverez une bonne écoute, de l'aide, des conseils, et vos décisions y seront toujours respectées. Tél. 021 620 76 76.

Nous espérons que ces quelques informations vous seront utiles et restons à votre disposition en cas de besoin. Bonne fin d'année et surtout une toute belle année 2015, sous le signe du changement !

 

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