Bonjour, Je suis victime depuis bientôt 5ans d'un manipulateur pervers ou pervers narcissique et alcoolique. J'ai un enfant qui aura 3 ans en août avec cet homme. Nous sommes séparé depuis 1ans et demi mais je suis revenue vers lui deux mois après la séparation car j'avais peur, peur pour mon enfant et moi-même. Supporter ses harcèlements, menaces, injures et savoir mon fils avec un homme peu fiable et alcoolique était insupportable. J'ai 4 autres enfants d'un premier mariage. Je suis seule avec mes 5 enfants. J'avais décidé de prendre sur moi et de continuer cette relation pour protéger mon fils et je croyais que ça m'éviterai le pire. Nous n'habitions donc plus ensemble mais dans la même ville. Je me disais que j'allais tenir comme ça jusqu à que mon fils soit en âge de mieux se défendre et de parler. Mais je n'ai plus pu. Épuisée, méprisée, rabaissée, insultée avec toujours l'alcool, j'ai décidé fin juin de ne plus continuer la relation et de ne plus présenter mon fils à son père. J'ai eu droit au harcèlements, menaces de mort et insulte, mes deux grands enfants de 17 ans et 16 ans aussi. Ce monsieur a fait deux nuits de garde à vue et j'ai déposé une plainte pénale avec mes deux enfants pour les menaces de mort, insultes et abus de téléphone. Nous avons été devant le juge de paix suite à ma lettre de 14 pages écrit au juge. A cette audience, il m'a laminée. C'était horrible! Une enquête va sûrement être demandée et peut être un curateur pour mon fils mais je n'ai pas encore reçu la décision du juge de paix. Le père de mon fils m'a écrit une lettre que j'ai vu dimanche où il est question de me culpabiliser et d'inversion des rôles dans le sens où il se fait passer pour la victime. Il écrit aussi le mot: pardon mais je sais que c'est une stratégie car il a toujours fait comme ça. Il me méprisait et me blessait et ensuite m'offrait quelque chose où disait ce que j'avais envie d'entendre généralement pour obtenir des faveurs sexuelle, car c'est un addicte au sexe plutôt pornographique dans sa façon de faire. Je n'ai jamais osé dire non et j'ai commencé à avoir vraiment mal lors des rapports. Maintenant nous sommes en attente de la décision du juge et je ne l'ai plus vu ou seulement de loin sans qu il me voit, car nous habitons dans la même ville. Je suis très seule, n'ayant pas de famille et je n'ai que ma grande fille pour garder mon fils occasionnellement. Mon fils présente des troubles autistiques, il ne dort que tard car il a toujours eu du mal à dormir, fait des crises et est intolérant total à la frustration. Il peut vous répéter 20 fois la même chose, c'est épuisant et nerveusement aussi. Je dois aller chez le psy une fois par semaine et une éducatrice spécialisée a commencé à venir chez nous. Je ne veux pas rentrer trop dans les détails mais pour que vous compreniez mon état d'épuisement psychique et physique. De plus j'ai toujours peur de sortir de chez moi car le père de mon fils. Je dois prendre un Temesta tellement j'angoisse, j'ai perdu des kilos et mon corps me fait mal. Quand je sors je fais des détoures pour pas risquer de le croiser ou de passer devant chez lui. Je trouve ça atrocement injuste de vivre comme ça! Je n'ai pas de voiture et je dois tout faire à pied. Je stress beaucoup quand je dois sortir mon fils. Si je pouvais, je resterais enfermée chez moi. Et lui est là, tranquille, au social avec un permis B, avec la satisfaction du travail de destruction accompli et se sert de notre fils. J'aurais des millions de choses à dire mais je vais m'arrêter là. Je ne pense pas qu'il y a grand chose à faire de plus mais je me sens si seule, démunie, fragile, blessée, détruite et cette peut de sortir. Je sens que j'ai besoin d'en parler à défaut d'avoir des solutions. Merci pour le temps que vous prendrez à lire ma lettre et si vous avez des conseil, bien sûr, je suis à l'écoute J'ai vu qu il y avait un groupe de parole. C'est seulement à Lausanne? Et est-ce pour les femmes victimes de violence physique ou psychologique aussi? Merci. Mes respectueuses salutations Ciboulette
Bonjour Ciboulette,
Notre réponse s'est fait attendre, veuillez nous en excuser. Nous avons actuellement du retard dans le traitement des questions reçues.
Vous ressentez le besoin de parler, vous avez raison d'écouter cela et d'essayer de trouver un lieu de parole. Vous avez bien fait de nous écrire. Après les violences multiples (d'ordre psychologique comme le harcèlement, les injures et les menaces, et également sur le plan sexuel) qui vous ont été infligées, rien d'étonnant à ce que vous vous sentiez "démunie, blessée et détruite". La violence laisse des séquelles et il faut du temps pour les surmonter, pour se reconstruire et retrouver confiance en soi et en la vie. Nous comprenons également vos peurs, qui sont légitimes après ce que vous avez vécu.
Vous nous dites être très seule avec vos 5 enfants. Il nous semble effectivement que vous avez besoin de soutien en ce moment, et pas seulement en ce qui concerne les difficultés que vous dites avoir avec votre cadet et qui vous épuisent. Avez-vous déjà songé à prendre contact avec Solidarité femmes à Fribourg ? Voilà un endroit où vous pourriez parler, être entendue et soutenue, et partager avec d'autres femmes ayant vécu diverses formes de violence conjugale. Ce service est ouvert à toutes les femmes, et les consultations y sont gratuites. Nous vous encourageons vivement à téléphoner pour prendre rendez-vous. Les personnes qui y travaillent sont des professionnelles spécialement formées aux questions touchant à la violence dans le couple. Tél. 026 322 22 02.
Avez-vous consulté les pages de notre site ? Vous y trouverez des informations, en particulier sur le cycle de la violence, sur l'habitude qu'ont les partenaires violents de demander pardon, sur leur tendance à rejeter perpétuellement la faute sur l'autre et à se poser eux-mêmes en victimes. Vous trouverez aussi une description des effets des violences sur les personnes qui les subissent et sur leurs enfants.
Bravo d'avoir eu le courage de partir pour vous protéger vous-même et pour protéger vos enfants. Nous espérons que vous trouverez bientôt le soutien dont vous avez besoin, et les échanges qui vous manquent aujourd'hui. Vous n'êtes pas seule ! Nous vous souhaitons bonne chance sur le chemin de la reconstruction. Prenez bien soin de vous.
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Bonjour Madame, Lors de vos deux années de relation, votre compagnon a eu au moins quatre épisodes de violences physiques...
Bonjour Monsieur, Depuis 4 ans, vous vivez des moments très difficiles avec votre partenaire. Vous utilisez même un terme très...